Inspirations lectures : Essais & documents

Enlivrez-vous vers la Tanzanie !

  • Suivi d'une étude de Jacques Van Nieuwenhove sur Présence chrétienne en société socialiste.

  • C'est d'abord une galerie de portraits de Jeunes des rues.
    Depuis les tas d'ordures de Dar es-Salaam jusqu'au sommet du Kilimanjaro, mais, plus souvent, dans les comissariats et tribunaux de Dodoma, une petite ville perdue au bout de nulle part sur le vaste plateau aride de la Tanzanie, ils ne se laissent pas oublier. La vie de ces jeunes est d'eau, quand elle apporte la vie mais quand elle fait défaut, quand la sécheresse rythme les saisons de ce pays essentiellement agricole.
    Leur vie est aussi de feu, le feu de leurs espoirs si souvent déçus, le feu qui dévore les voleurs brûlés vifs... Ce récit superbe et plein d'humour se lit comme un roman. Cependant, rien n'est inventé. Durant dix années passées au service de ces jeunes, l'auteur s'est laissé conduire par eux bien plus loin qu'il ne le pensait. Il nous donne un livre de partis pris, mais aussi de foi. Pour ces jeunes il y aura un avenir.
    Un livre que le lecteur n'oubliera pas facilement.

  • L'ouvrage de Jean-Luc Paul analyse le fonctionnement global d'une société matrilinéaire bantu de Tanzanie, la société luguru, et ses transformations historiques en période précoloniale.
    Les premiers chapitres décrivent et analysent les modalités de peuplement des Monts Uluguru depuis le milieu du XVIIIe siècle et les stratégies sociales qui leur sont liées, description et analyse articulées à l'étude du mode de mise en valeur traditionnel du milieu et à son évolution au cours du temps. Les chapitres suivants traitent de la reproduction sociale luguru durant la " période pionnière ".
    L'étude des cycles viagers masculins et féminins et des règles d'alliances, leur confrontation aux stratégies de reproduction sociales et aux contraintes démographiques spécifiques de ce type de société permettent de dégager la cohérence d'un système social spécifique que l'auteur qualifie d'ambiarcal. Outre la découverte de ce système social singulier qui équilibre la répartition de l'autorité économique et politique entre les genres, l'intérêt incontestable de ce travail réside dans son caractère transdisciplinaire, à travers l'analyse des réseaux de détermination entre faits relevant de sphères différentes.
    L'histoire, l'anthropologie, la démographie, l'agronomie et l'écologie sont ainsi mobilisées avec bonheur pour éclairer et comprendre les phénomènes sociaux. L'auteur échappe ainsi aux dangers d'interprétation sous forme de causalités simples et mécaniques et offre un exemple de transdisciplinarité individuelle.

  • Le dernier empire de la presse : une sociologie du journalisme au Japon Nouv.

    À l'heure où la transition numérique paraît achevée dans les pays occidentaux (baisse des tirages, digitalisation, concurrence des médias gratuits en ligne), la presse japonaise affiche une santé à faire pâlir ses homologues de jalousie. Les quotidiens au plus fort tirage dans le monde, le Yomiuri Shinbun (autour de 8?millions d'exemplaires par jour) et l'Asahi Shinbun (6?millions), sont tous deux édités dans l'archipel. Longtemps perçu comme le pays de la modernité électronique et informatique, le Japon paraît présenter dans ce domaine une capacité de résistance inattendue aux nouvelles technologies.
    À cette singularité s'en ajoute une autre?: on n'y trouve ni école de journalisme, ni association ou syndicat représentatif de la profession. Autrement dit, la résilience de la presse se double d'une sous-institutionnalisation du métier de journaliste.
    Pour éclairer ce paradoxe, César Castellvi s'est immergé pendant plusieurs années dans la rédaction d'un des plus grands journaux du pays. Il s'attache à mettre en lumière le fonctionnement d'un modèle singulier et néanmoins typique de l'organisation du travail au sein du capitalisme nippon du XXe?siècle. Un modèle aujourd'hui bousculé par une crise des vocations, une nette féminisation du métier et la fin de l'anonymat des journalistes, sur fond d'érosion des tirages. Le dernier empire de la presse serait-il, à son tour, en train de s'éteindre??

  • A la charnière de deux siècles, entre 1880 et 1914, s'est produit l'un des événements majeurs de l'histoire des temps modernes : le partage de l'afrique.
    Sept puissances européennes ont participé à ce que l'on a appelé " la course au clocher ", menée jusqu'au coeur d'un continent alors très mal connu : avec la france qui y établit une grande part de son empire colonial, l'allemagne, la belgique, l'espagne, la grande-bretagne, l'italie et le portugal. sept sphères d'influence, plus ou moins vastes, pour cette afrique qui, plus d'un siècle après, malgré des décennies d'indépendance, en porte durablement l'empreinte, à commencer par les frontières héritées de la colonisation et toujours plus contestées.
    Pour la première fois sont rassemblés dans un récit global tous les épisodes d'une histoire complexe oú s'intriquent diplomatie et économie, oú se croisent hommes d'etat, chefs militaires, aventuriers chercheurs d'or ou de diamants : brazza et stanley, bismark et ferry, rhodes, goldie et léopold ii, le roi qui se veut entrepreneur au congo ; mais aussi samori, ménélik, le khédive égyptien, le sultan chérifien ou encore, au large du continent, la reine de madagascar.

  • Si l'Afrique ancienne n'a pas d'écritures, elle a bien sûr une histoire depuis longtemps sous-estimée lorsqu'elle n'est pas simplement niée. À partir des traces laissées par des civilisations brillantes et les traditions orales, François-Xavier Fauvelle-Aymar reconstitue de manière captivante la richesse de ce continent retrouvé. En trente-quatre courts essais, Le Rhinocéros d'or offre un panorama de l'Afrique subsaharienne du VIII ?au XV ? siècles.

  • L'Afrique est un continent immense et les sociétés qui l'habitent ont connu des trajectoires historiques multiples au cours des millénaires, sans cesser d'interagir entre elles et avec les mondes extérieurs. Cinq grandes périodes scandent cette histoire :

    - L'Afrique ancienne (depuis la préhistoire jusqu'au XVe siècle), à la fois berceau et creuset de diversité linguistique, technique, politique.
    - L'Afrique moderne (du XVe au XVIIIe siècle), ses grands royaumes et le début de la présence européenne.
    - L'Afrique souveraine (XIXe siècle), après l'abolition de la traite atlantique et les reconversions économiques africaines.
    - L'Afrique sous domination coloniale, entre « partage » du continent, résistances anticoloniales et décolonisations.
    - L'Afrique des indépendances, qui relève de nombreux défis politiques, économiques et sociaux.

  • L'apartheid, cette utopie totalitaire, voulait figer le temps, l'empêcher de mélanger les individus, de transformer les identités. Avec la transition démocratique « miracle » sud-africain des années 1990, la lente naissance d'une nation a repris son cours.

    Il faut donc partir de loin pour saisir le présent. Au cours des siècles, dans la rencontre et l'échange, dans la violence de la conquête et de l'exclusion, se sont redessinés les espaces et les cultures. Des sociétés se sont façonnées : les royaumes africains du Zimbabwe au pays Zulu, la colonie du Cap de Bonne-Espérance, le pays de la ségrégation instituée. De cette histoire multiple, de mémoires souvent blessées, de territoires morcelés, les habitants du sud de l'Afrique ont fait l'Afrique du Sud.

empty