Nouveautés littératures traduites

Où résident le bonheur et la plénitude, si ce n'est dans les livres, la poésie et la connaissance ?

Jon Kalman Stefansson , Le coeur de l'homme

  • Ton absence n'est que ténèbres Nouv.

    Un homme se retrouve dans une église, quelque part dans les fjords de l'ouest, sans savoir comment il est arrivé là, ni pourquoi. C'est comme s'il avait perdu tous ses repères. Quand il découvre l'inscription « Ton absence n'est que ténèbres » sur une tombe du cimetière du village, une femme se présentant comme la fille de la défunte lui propose de l'amener chez sa soeur qui tient le seul hôtel des environs. L'homme se rend alors compte qu'il n'est pas simplement perdu, mais amnésique : tout le monde semble le connaître, mais lui n'a aucune souvenir ni de Soley, la propriétaire de l'hôtel, ni de sa soeur Runa, ou encore d'Aldis, leur mère tant regrettée. Petit à petit, se déploient alors différents récits, comme pour lui rendre la mémoire perdue, en le plongeant dans la grande histoire de cette famille, du milieu du 19ème siècle jusqu'en 2020. Aldis, une fille de la ville revenue dans les fjords pour y avoir croisé le regard bleu d'Haraldur ; Pétur, un pasteur marié, écrivant des lettres au poète Hölderlin et amoureux d'une inconnue ; Asi, dont la vie est régie par un appétit sexuel indomptable ; Svana, qui doit abandonner son fils si elle veut sauver son mariage ; Jon, un père de famille aimant mais incapable de résister à l'alcool ; Pall et Elias qui n'ont pas le courage de vivre leur histoire d'amour au grand jour ; Eirikur, un musicien que même sa réussite ne sauve pas de la tristesse - voici quelques-uns des personnages qui traversent cette saga familiale hors normes. Les actes manqués, les fragilités et les renoncements dominent la vie de ces femmes et hommes autant que la quête du bonheur. Tous se retrouvent confrontés à la question de savoir comment aimer, et tous doivent faire des choix difficiles.

    Ton absence n'est que ténèbres frappe par son ampleur, sa construction et son audace : le nombre de personnages, les époques enjambées, la puissance des sentiments, la violence des destins - tout semble superlatif dans ce nouveau roman de Jón Kalman Stefánsson. Les récits s'enchâssent les uns dans les autres, se perdent, se croisent ou se répondent, puis finissent par former une mosaïque romanesque extraordinaire, comme si l'auteur islandais avait voulu reconstituer la mémoire perdue non pas d'un personnage mais de l'humanité tout entière. Le résultat est d'une intensité incandescente.

  • Le lac de nulle part Nouv.

    Cela fait bientôt deux ans que Trig et Al, frère et soeur jumeaux, n'ont plus de contact avec leur père. Et voilà qu'il réapparaît dans leur vie et réclame «une dernière aventure» :
    Un mois à sillonner ensemble en canoë les lacs du Canada. À la fois excités à l'idée de retrouver la complicité de leur enfance et intrigués par ces retrouvailles soudaines, les jumeaux acceptent le défi de partir au milieu de nulle part. Mais dès leur arrivée, quelque chose ne tourne pas rond, les tensions s'installent. Contrairement à ses habitudes, leur père paraît mal préparé à l'expédition, qui s'annonce pourtant périlleuse par ce mois de novembre froid et venteux. Tous les trois devront naviguer avec la plus grande prudence entre leurs souvenirs et la réalité qui semble de plus en plus leur échapper.
    Le nouveau roman de Pete Fromm est un voyage inattendu à travers les lacs du Canada où la surface glacée de l'eau sert de miroir à nos peurs, colères et espoirs.

  • Nous sommes dans la région de la Volga, dans les premières années de l'URSS, en 1920-1930. Jakob Bach est un Allemand de la Volga : il fait partie des descendants des Allemands venus s'installer en Russie au xviiie siècle.
    Bach est maître d'école dans le village de Gnadenthal, une colonie située sur les rives du fleuve. Un mystérieux message l'invite à donner des cours à Klara, une jeune fille vivant seule avec son père sur l'autre rive de la Volga. Bach et Klara tombent amoureux, et après le départ du père, ils s'installent ensemble dans la ferme isolée, vivant au rythme de la nature. Un jour, des intrus s'introduisent dans la ferme et violent Klara. Celle-ci meurt en couches neuf mois plus tard, laissant Bach seul avec la petite fille, Anntche.
    Après la mort de Klara, Bach s'éloigne du monde et perd l'usage de la parole. Tout en élevant l'enfant, il écrit des contes, qui de manière étrange et parfois tragique s'incarnent dans la réalité à Gnadenthal. Un autre enfant fait alors son apparition à la ferme : Vasska, un orphelin vagabond qui bouleversera la vie d'Anntche et Bach...

  • Celui qui veille Nouv.

    Celui qui veille

    Louise Erdrich

    Dakota du Nord, 1953. Thomas Wazhashk, veilleur de nuit dans l'usine de pierres d'horlogerie proche de la réserve de Turtle Mountain, n'est pas près de fermer l'oeil. Il est déterminé à lutter contre le projet du gouvernement fédéral censé « émanciper » les Indiens, car il sait bien que ce texte est en réalité une menace pour les siens.
    Contrairement aux autres jeunes employées chippewas de l'usine, Pixie, la nièce de Thomas, ne veut pour le moment ni mari ni enfants. Pressée de fuir un père alcoolique, insensible aux sentiments du seul professeur blanc de la réserve comme à ceux d'un jeune boxeur indien, elle brûle de partir à Minneapolis retrouver sa soeur aînée, dont elle est sans nouvelles.

    Pour « celui qui veille », n'ayant de cesse d'écrire aux sénateurs dans le but d'empêcher l'adoption de la loi, quitte à se rendre lui-même à Washington, comme pour Pixie, qui entreprend le premier voyage de sa jeune existence, un long combat commence. Il va leur révéler le pire, mais aussi le meilleur de la nature humaine.

    Inspirée par la figure de son grand-père maternel, qui a lutté pour préserver les droits de son peuple, Louise Erdrich nous entraîne dans une aventure humaine peuplée de personnages inoubliables. Couronné par le prix Pulitzer, ce majestueux roman consacre la place unique qui est la sienne dans la littérature américaine contemporaine.

  • Auschwitz, ville tranquille Nouv.

    « Il ne fait aucun doute que Primo Levi a apporté à la littérature italienne un regard d'auteur profondément original qui n'est pas dû seulement à la tragédie dont il a été témoin et victime. ».
    René de Ceccatty.

    Témoin essentiel de la barbarie nazie, Primo Levi n'a cessé de raconter Auschwitz tout en cherchant à comprendre les ressorts d'une inhumanité dont ses deux livres majeurs, Si c'est un homme et La Trêve, ont rendu compte avec une lucidité inégalée. L'expérience du camp qui hante et nourrit son oeuvre s'y exprime de manière diverse.
    Ainsi, les dix nouvelles qui composent ce recueil, rassemblées pour la première fois, et complétées par deux poèmes, illustrent la variété des formes littéraires que revêt l'oeuvre de Primo Levi. L'approche scientifique du monde à laquelle l'incitait sa formation de chimiste se confronte à des domaines tels que la science-fiction, le fantastique, ou à son goût pour la poésie, peut-être l'un des seuls moyens d'exprimer « l'ineffable ». Préfacés par René de Ceccaty, ces récits convoquent la voix ô combien subtile et nécessaire d'un homme de vérité et invitent à redécouvrir toutes les facettes d'un des grands écrivains du XXe siècle.

  • L'enfant qui voulait disparaître Nouv.

    Au cours d'une tournée promotionnelle pour son dernier roman, un écrivain noir américain fait la connaissance d'un enfant à la peau si sombre qu'on le surnomme Charbon. D'abord rencontré dans la salle à manger d'un grand hôtel, le gamin d'une dizaine d'années réapparaît à chaque étape de la tournée et raconte sa vie, ses parents et leur idée folle:le pousser à devenir invisible pour ne pas avoir à subir le destin que sa couleur de peau lui réserve.L'enfant existe-t-il vraiment? Affecté d'un étrange mal qui l'empêche de distinguer la réalité du produit de son imagination, l'écrivain serait bien incapable de le dire. Mais réelle ou fantasmée, cette rencontre va remettre en question son rapport à sa propre histoire, à sa condition et lui faire admettre une cruelle évidence:être noir aux États-Unis signifie vivre sous une menace constante.Comédie féroce, tragédie déchirante, manifeste contre la peur, l'oppression et les violences policières, L'Enfant qui voulait disparaître est tout cela à la fois.

  • L'homme tombé du ciel Nouv.

    Débarquant sur Terre en provenance d'un monde mourant, Newton est chargé d'une mission vitale, longuement préparée. Une série de brevets inspirés par la haute technologie de sa planète d'origine lui permet d'atteindre rapidement son premier objectif : amasser une immense fortune. Mais, obligé de vivre caché, mal adapté à la chaleur et à la forte gravité de la Terre, il souffre bientôt d'un mal-être existentiel bien humain. Plus grave encore, en dépit de sa prudence et de son camouflage, il commence à susciter un peu trop de curiosité. Que veut donc ce milliardaire fantasque et mystérieux ? La situation devient vite inconfortable, car si les humains sont moins avancés que le peuple de Newton, ils sont aussi plus dangereux.
    Adapté au cinéma en 1976 avec David Bowie, sous le titre L'Homme qui venait d'ailleurs et à nouveau en série en 2022 par CBS.

  • Les Missionnaires Nouv.

    Les Missionnaires

    Phil Klay

    Les guerres interminables de l'Amérique en Irak et en Afghanistan n'ont pas laissé indemnes Mason, médecin dans les forces spéciales, ni Lisette, grande reporter. Et pourtant, pour eux, la guerre est inséparable des notions de danger, de camaraderie, de sens de l'honneur. Elle fait partie de leur vie. En Colombie, le gouvernement américain s'efforce d'aider les autorités locales à mettre fin à la guerre civile tout en neutralisant les gangs de narcotrafiquants. Pour Mason, c'est une guerre juste, et Lisette est plus que prête à la couvrir. Côté colombien, Abel, obligé de joindre un groupe paramilitaire après la destruction de son village, et Juan Pablo, officier de l'armée, ont également été abîmés par de longues années de ce conflit auquel l'Amérique a décidé de se mêler. Avec peut-être les meilleures intentions, mais sans doute pour les pires résultats. Car le conflit colombien, vieux d'un demi-siècle et impliquant de nombreux acteurs aux alliances changeantes, se révèle aussi terriblement complexe qu'il est violent.

  • Mary Toft ou la reine des lapins Nouv.

    1726, Godalming. John Howard, médecin et chirurgien, enseigne les vertus de la rationalité à son apprenti Zachary Walsh, le fils du pasteur. Son savoir est toutefois mis à rude épreuve le jour où la femme d'un paysan des environs donne naissance à un lapin, mort et démembré. Faut-il y voir une volonté divine ?
    Quand cet événement isolé devient chronique, John comprend que rien dans son expérience de médecin de campagne ne l'a préparé à résoudre une telle énigme. Il s'en remet aux meilleurs chirurgiens londoniens et, l'affaire étant parvenue aux oreilles du roi George, Mary est transportée à la capitale.
    Miracle, monstruosité, punition divine, malformation rarissime... ou supercherie ? Tout l'art de Dexter Palmer est de faire douter le lecteur du XXIe siècle, qui finit par attendre, lui aussi, un nouveau miracle.

  • La princesse Priscilla s'est échappée Nouv.

    Elizabeth Von Arnim conte ici l'histoire d'une jeune princesse allemande, parfaite à tous points de vue. Priscilla n'a qu'un défaut : avoir été instruite par le pompeux professeur Fritzing. Fort imprudemment, celui-ci a éveillé chez la jeune fille un goût pour la liberté et une passion pour la vie ordinaire.
    Quand un prince tout aussi parfait demande sa main, Priscilla décide de s'enfuir loin du château paternel et de cette vie monotone, contraignant Fritzing à l'aider. Ils arrivent en Angleterre, s'installent dans un petit village, où Priscilla fait l'amère expérience de la vie et de ses contingences : la nécessité de l'argent, d'un logement confortable et de repas... Elle découvre aussi l'intérêt que peuvent prendre les garçons à une belle jeune fille, ce qui l'amène à une position délicate.
    Quand on assassine une vieille femme du village afin de lui dérober l'aumône extravagante offerte par Priscilla, celle-ci comprend alors qu'elle se trouve dans une situation inextricable. Heureusement, le prince, aussi amoureux qu'efficace, la retrouve et Priscilla se laisse facilement persuader de redevenir princesse.

  • Les survivants Nouv.

    Les survivants

    Alex Schulman

    « Benjamin presse le téléphone contre son oreille. Pourquoi ne peut-il intervenir ? Il regarde à travers la vitre. Il voit tous les coins où il jouait, enfant. C'est là qu'un jour tout a commencé, et c'est là que tout a fini. Il ne peut pas intervenir parce qu'il est resté figé ici et n'a jamais pu en bouger depuis ce jour. Il n'a pas dépassé neuf ans et là-bas des adultes sont en train de se battre, ses frères qui, eux, ont continué à vivre. ».

    Benjamin, Pierre et Nils sont venus accomplir les dernières volontés de leur mère : répandre ses cendres dans le lac qui borde leur maison d'enfance, non loin d'une épaisse forêt de sapins comme on en trouve en Suède. Là où, vingt ans auparavant, un drame a changé le cours de leur existence.

    Alliant la beauté d'une narration littéraire à un sens magistral du suspense, Les Survivants est un récit intense, sombre et sensuel sur l'enfance, ses secrets et ses drames. Personnalité reconnue en Suède et dans les pays scandinaves, Alex Schulman déploie dans ce premier roman salué par la critique un talent aussi singulier que puissant.

  • Bass rock Nouv.

    Dans l'Écosse superstitieuse du XVIIIe siècle, Sarah, une jeune fille de quatorze ans traquée pour sorcellerie, est secourue par le pasteur du village. Ils prennent la fuite à travers la forêt mais sont rapidement pris en chasse.
    Après avoir épousé un vétéran de la Seconde Guerre mon­diale père de deux enfants, Ruth part s'installer sur la côte écossaise, au bord de la mer du Nord. Dans sa grande demeure, face à l'îlot de Bass Rock et à ses colonies de fous de Bassan, le bonheur semble à portée de main, et pourtant... Les voyages d'affaires de son mari se font de plus en plus fréquents, et l'étrange présence qu'elle perçoit dans la maison ne fait qu'accen­tuer son malaise.
    Six décennies plus tard, Viviane, une quadra londonienne un peu paumée, retourne dans la maison de vacances de son enfance. Tandis qu'elle y dresse l'inventaire des biens de son aïeule Ruth, des fragments du passé refont surface, éclairant d'un jour nouveau la légende familiale.
    Sarah, Ruth, Viviane, un même destin, à travers les années : une vie circonscrite par les désirs des hommes.
    Evie Wyld signe ici une saga ensorcelante, peuplée d'esprits et de fantômes, sur la masculinité toxique et la solidarité des femmes..

  • La bibliothèque de minuit Nouv.

    La bibliothèque de minuit

    Matt Haig

    « Entre la vie et la mort, il y a une bibliothèque, avec des rayonnages infinis et une multitude d'autres vies à essayer. ».

    À trente-cinq ans, Nora Seeds a l'impression d'avoir tout raté. Lorsqu'elle se retrouve un soir dans la mystérieuse Bibliothèque de Minuit, c'est sa dernière chance de reprendre en main son destin. Si elle avait fait d'autres choix, que se serait-il passé ?
    Avec l'aide d'une amie bibliophile, elle n'a qu'à prendre des livres dans les rayonnages, tourner les pages et corriger ses erreurs pour inventer la vie parfaite. Pourtant, les choses ne se déroulent pas comme elle l'imaginait.
    Avant que minuit sonne, pourra-t-elle répondre à l'énigme la plus importante : qu'est-ce qu'une vie heureuse ?

  • La ville de vapeur

    Carlos Ruiz Zafón

    Un architecte qui fuit Constantinople avec les plans d'une bibliothèque inexpugnable, un étrange cavalier qui arrive à convaincre un tout jeune écrivain (accessoirement nommé Miguel de Cervantes) d'écrire un roman inégalable... on retrouve dans ce recueil une atmosphère et des thématiques familières aux lecteurs de Zafón : des écrivains maudits, des bâtisseurs visionnaires, des identités usurpées, une Barcelone gothique et certains des personnages phares de la tétralogie du "Cimetière des livres oubliés", tels Semperé, Andreas Corelli ou David Martin. Il se dégage de l'ensemble une unité parfaite et un charme profond et envoûtant, dans un halo de mystère (et de vapeur).

  • La mort entre ses mains Nouv.

    Par l'une des voix les plus originales et provocatrices de la littérature contemporaine, un polar métaphysique au suspense obsédant dans lequel la vie d'une veuve bascule le jour où, se promenant dans les bois, elle découvre un message extrêmement inquiétant.
    Au lever du soleil, alors qu'elle promène son chien dans la forêt, Vesta tombe sur un message écrit à la main, délicatement maintenu au sol par quelques cailloux. « Elle s'appelait Magda. Personne ne saura jamais qui l'a tuée. Ce n'est pas moi. Voici son cadavre. » Autour d'elle, pas de tache de sang, pas d'écharpe abandonnée : nulle trace d'un crime. Vesta n'a bientôt plus qu'une obsession : résoudre ce mystère. Qui était Magda ? Que lui est-il arrivé ? Et qui l'a tuée ? Avec le peu d'indices dont elle dispose, Vesta dresse une liste des suspects et de leurs mobiles. À mesure que son enquête avance, les dissonances bizarres s'accumulent, peut-être liées aux zones d'ombre de son propre passé... Mélange singulier de polar et de comédie grinçante, le nouveau roman d'Ottessa Moshfegh met en scène une chasse au criminel en­fiévrée où l'on ne sait bientôt plus très bien qui est le chasseur et qui est la proie, et livre une oeuvre magistrale sur les écueils de la solitude.

  • Les coeurs endurcis Nouv.

    Les héroïnes de cette saga féminine, dont l'action recouvre le second tiers du xxe siècle en Pologne, sont trois soeurs : Gerta, fiable et sérieuse, Truda, qui cède facilement aux appels du coeur, et Ilda, la rebelle, la fantasque. Leur mère, Rozela, les a élevées seule dans le village cachoube de Dziewcza Góra. Pour survivre à la guerre, puis à la terreur stalinienne, elles doivent apprendre à dissimuler leurs sentiments. L'insensibilité devient leur bouclier contre l'adversité, et, là où d'autres s'effondreraient, Rozela et ses filles poursuivent leur chemin, vaille que vaille. Il y a des mariages et des séparations, mais ni les maris ni les enfants qui viennent au monde ne constituent le centre de tout.
    Ici, les liens du sang ne semblent relier que les femmes...
    Au fil des années, la maison de la mère restera le lieu où reprendre souffle, où retrouver forces et réconfort. Dans cette éblouissante évocation de la « dureté » des femmes, aucune idéalisation, aucun violon de mélodrame facile, mais des images inoubliables

  • Les filles d'Egalie Nouv.

    « Elle » fait bon vivre en Égalie. La présidente Rut Brame travaille nuit et jour à la bonne marche de l'État, quand son époux Kristoffer veille avec amour sur leur foyer. Il y règne d'ailleurs une effervescence toute particulière : à quinze ans, leur fils Pétronius s'apprête à faire son entrée dans le monde. Car voici enfin venu le bal des débutants.
    Mais l'adolescent, grand et maigre, loin des critères de beauté, s'insurge contre sa condition d'homme-objet. Dans l'impossibilité de prendre son indépendance, il crée presque malgré lui un mouvement qui s'apprête à renverser le pouvoir matriarcal en place. L'avenir de la cité radieuse est amené à changer... pour le meilleur et pour le pire.
    Avec Les Filles d'Égalie, Gerd Brantenberg signe une dystopie féministe et résolument provocatrice. L'auteure renverse littéralement les codes de la société patriarcale : les femmes ont tous les pouvoirs, et la langue s'en ressent.
    Le féminin, omniprésent, l'emporte systématiquement sur le masculin, faisant apparaître de nouveaux mots qui soulignent avec une ironie mordante l'oppression invisible qui règne sur la gente féminine. Brûlant d'actualité et débordant d'humour, Les Filles d'Égalie, le grand roman féministe norvégien du XXe siècle, est enfin traduit en français.

  • Sucre amer Nouv.

    Sucre amer

    Avni Doshi

    À la cinquantaine, la mère d'Antara déclenche les premiers symptômes de la maladie d'Alzheimer. Tout le monde attend que sa fille unique prenne soin d'elle. Mais la jeune femme renâcle. Car plus le passé déserte l'esprit de sa mère, plus le sien en est envahi. Ma ne l'a ni élevée, ni aimée, ni respectée. Quand Antara avait quatre ans, Ma s'est entichée d'un gourou, a fait fuir son père, l'a entraînée dans la secte Osho puis abandonnée aux tortures d'un pensionnat catholique... Avec les souvenirs cruels, la colère longtemps refoulée déferle jusqu'à lui faire rêver d'euthanasie. À l'heure où elle s'apprête à devenir mère à son tour, Antara en vient à redouter le mimétisme. Ses dessins bizarres, obsessionnels, et ses installations auraient pu lui apporter la paix, si seulement Ma ne s'était pas employée à saboter sa vocation d'artiste.
    Avec ce premier roman finaliste du Booker Prize, Avni Dohsi dissèque les sentiments et les ressentiments d'un amour mère-fille impossible, et brandit à la société indienne, patriarcale et fataliste, un miroir impitoyable.

  • En hiver Nouv.

    En hiver

    Karl Ove Knausgaard

    • Denoel
    • 5 Janvier 2022

    «Quand tu liras ceci, ma chérie, si tout se passe comme prévu, si la grossesse se déroule normalement, ce que j'espère et crois mais qui n'est en rien garanti, tu sauras que ce n'est pas à cela que ressemble la vie, que les journées ensoleillées et pleines de rires ne sont pas la règle, même si elles existent, elles aussi.»Deuxième volume du «Quatuor des saisons», cycle autobiographique écrit pour son nouveau-né, En hiver est une déambulation poétique à travers les mots et le monde.La fille de Karl Ove naît au coeur de l'hiver. L'auteur contemple le monde, le voit sous un jour nouveau, celui du jeune père. Dans son style inimitable, il écrit sur tout:la lune, les animaux en peluche, les habitudes, les brosses à dents ou encore le sentiment de vivre.Nous retrouvons dans En hiver tous les ingrédients qui font la force narrative si particulière de Knausgaard:une écriture d'apparence simple qui laisse surgir des envolées d'une rare puissance.

  • Un si joli nulle part Nouv.

    Hiver 1995. Richard et Ellen Thomas, accompagnés de leurs filles de dix-huit et sept ans, Alison et Claire, partent pour des vacances de rêve dans les Caraïbes. La famille Thomas arrive à quatre. Une semaine plus tard, c'est à trois qu'ils quittent ce si joli nulle part ; le corps d'Alison a été retrouvé sans vie.

    Des années plus tard, Claire croise par hasard Clive Richardson, soupçonné à l'époque d'avoir tué sa soeur. Cette rencontre ravive chez elle le souvenir douloureux de la tragédie. Elle se lance alors dans une quête de vérité qui tourne vite à l'obsession. Désormais adulte, elle porte un regard nouveau sur le drame et sur la personnalité de cette soeur dont elle n'a que des souvenirs d'enfant. Elle veut savoir ce qu'il est arrivé à Alison, mais également comprendre qui était cette jeune femme de dix-huit ans, belle, provocante et imprévisible.

    Alors que Claire fait tout pour gagner la confiance de Clive et comprendre ce qu'il s'est vraiment passé sur l'île paradisiaque, une étrange relation se noue entre eux. Claire n'est pas la seule à être hantée par son passé...

  • Made for love Nouv.

    En quittant son époux Byron, célèbre PDG d'un empire technologique, après dix ans de mariage, Hazel s'attendait - légitimement - au pire. Qu'il la traque, qu'il la force à regagner le foyer conjugal, voire qu'il la tue. Elle n'avait cependant pas envisagé qu'il ait pu implanter un dispositif de surveillance dans son cerveau, ni que son père, chez qui elle trouve refuge, ait choisi de partager ses vieux jours avec une poupée sexuelle. Décidément, la vie est pleine de (mauvaises) surprises.
    Alissa Nutting signe une comédie noire délicieusement grinçante et follement divertissante sur l'amour, la famille et un monde obsédé par la technologie et la prospérité.

  • Parus en 1888, ces vingt-six contes juifs sont les seuls textes de Leopold von Sacher-Masoch écrits en français.
    Ces petites formes littéraires sont inspirées de contes juifs de l'Europe entière (Alsace, Russie, Pologne, Angleterre, Italie...).
    Pour la première fois au format poche.
    Précédentes éditions : Balland (1992), éditions du Sandre (2007)

  • Le gardien Nouv.

    Charles A. Morgan, chimiste, auteur, philosophe et collectionneur, laisse à sa mort une maison et une collection faite de "choses" accumulées sans hiérarchie ni direction précise, dans un geste affranchi et fou. Fasciné par son livre unique, intitulé "Stuff", un dilettante récalcitrant pose sa candidature pour aider à la préservation de "l'oeuvre" de Morgan. Il en devient le gardien au sens le plus féroce et le plus sauvage du terme, cohabitant avec ces choses qu'il continue de déchiffrer, jusqu'à devenir l'une d'entre elles.
    D'une élégance rare, la phrase de Doon Arbus épouse les méandres de la pensée d'un esprit envahi et nous entraîne irrémédiablement dans sa logique. Son premier roman est un objet étrange et envoûtant, proprement extraterrestre.

  • Une arche de lumière Nouv.

    En Irlande, à l'aube des années 1950, Eva Fitzgerald fuit les terres familiales et sa prison domestique pour s'engager dans une longue et singulière traversée. De la vie de bohème à Dublin aux étendues ardentes du Kenya colonial, en passant par le Maroc et ses rues animées, les drames qui jalonneront son voyage ne cesseront pourtant de la ramener vers les siens : un fils homosexuel, qu'il faudra protéger de la cruauté du monde, une fille qu'elle verra emprunter, comme elle, les voies de plus en plus étriquées du mariage. Jusqu'à cette « arche de lumière » - une caravane blottie en pleine nature où elle trouvera refuge en compagnie d'un chien et de quelques fantômes du passé...
    Véritable odyssée, Une arche de lumière explore un dilemme cornélien : celui d'une femme indéfectiblement liée à sa famille mais prête à tout pour accomplir ses désirs d'indépendance et son droit au bonheur. En renouant ici avec l'un des membres de la famille Goold Verschoyle, découverte dans Toute la famille sur la jetée du Paradis, Dermot Bolger dresse le portrait intime d'une héroïne au destin assurément romanesque.

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