Beatles ou Rolling Stones ?

C'est l'éternelle question du rock : Plutôt Beatles ou Rolling Stones ?!

Voici notre sélection de livres autour de chaque groupe.

Et pour se faire sa propre idée, rendez-vous le jeudi 26 mars avec Yves Delmas  et Charles Gancel autour de leur livre Beatlestones paru aux éditions Le Mot & le Reste

  • Des controverses, il y en a eu et il y en aura toujours. Tabac brun ou tabac blond ? Fender ou Gibson ? Borg ou McEnroe ? Mais l'une d'entre elles a marqué la fin du XXe siècle et résonne encore : Beatles ou Rolling Stones ? Mieux qu'aucun autre, mais chacun à sa façon, ces deux groupes ont incarné leur époque et la génération qui les a portés : génie créatif, jeunesse, insolence, libération, sexe, drogue...
    L'aventure populaire commune qui les a rapprochés les oppose pourtant en permanence. Pas de place pour le compromis. On est Beatles ou Stones, conservateur ou rebelle, sage ou turbulent, pop ou rock. Mais vient un moment où il faut trancher, selon les faits et non les goûts. Avec la tendresse qui sied à ces deux géants qu'ils admirent, Delmas et Gancel démontrent qui, des Stones ou des Beatles, est l'irréfutable matrice musicale et culturelle de ces cinquante dernières années.

  • À l'été 2015, le passeur qui a toujours su faire découvrir un pan de la culture musicale à l'aune de sa perception intime, démarre son émission Very Good Trip sur France Inter. Celle-ci voit son premier cycle s'ouvrir sur la pop baroque des Beatles que Michka rattache au psychédélisme. Cette notion qui transcende les formes artistiques est le fil rouge de l'ouvrage : une sélection de ses émissions se consacrant aux représentants originaux mais aussi actuels de cette culture. Bee Gees, Beach House, Grizzly Bear, Queen, Radiohead ou Brigitte Fontaine apparaissent dans leurs différences mais, sous la plume de Michka Assayas, emmènent le lecteur à la découverte d'un univers homogène, offrant au lecteur des pistes d'écoutes toujours plus transversales qu'il sera libre d'arpenter à son gré.

  • En 1962, âgé de quinze ans, Geo Emerick décroche le job de ses rêves : il devient assistant ingénieur du son aux Studios d'Abbey Road. Dès sa deuxième journée il assiste à la toute première séance d'enregistrement des Beatles. À 19 ans il devient ingénieur du son en titre et se charge de l'enregistrement de leur album Revolver . Dans cet ouvrage il relate ses expériences d'ingénieur du son et nous fait visiter l'envers du décor des innovations musicales et des expérimentations sonores d'où résultèrent les meilleurs disques du groupe.

  • Ceci est le récit du très mystique Rooftop concert privé des Beatles en janvier 1969 sur le toit du QG d'Apple, leur compagnie. 42 minutes entrées dans la légende, deux ans après leur dernier concert, eux qui avaient décidé d'arrêter la scène pour se concentrer sur le studio. Cette prestation live sera la dernière des Beatles avant l'annonce de leur séparation, en septembre de la même année, et possède donc cette aura si particulière que l'auteure rattache à l'Ascension du Christ. Avec humour (mais précision) elle revient sur cet épisode christique avec Ringo en Saint-Esprit, George en Fils et John et Paul en Père, par alternance. Les f!dèles aussi sont là pour accompagner la démonstration, jusqu'à la fin du concert, des premiers concerts en cave à la montée au ciel des Fab Four.

  • Une analyse de tous les titres des Beatles, dans l'ordre chronologique de leur enregistrement, qui détaille les thèmes développés, l'élaboration technique et les interactions entre les musiciens, tout en les plaçant dans leur contexte sociologique et musical. L'auteur explique également l'impact des chansons du groupe à la lumière des changements sociaux et culturels des années 1960.

  • Cet ouvrage retrace la carrière musicale des Rolling Stones et notamment les conditions dans lesquelles ils passent du statut de cover band fondé par Brian Jones en 1962 à un groupe de pop de renommée internationale en contribuant à l'essor de la musique britannique à partir de 1965 avec Satisfaction. Il met en lumière l'évolution des rapports entre B. Jones, K. Richards et M. Jagger.

  • Réalisé dans des conditions rocambolesques dans l'immense villa Nellcôte louée par Keith Richards en 1971, alors que tous les Rolling Stones étaient en exil sur la Côte d'Azur, Exile On Main Street est souvent perçu comme un des meilleurs albums des Stones. La variété des compositions, la tournée américaine S.T.P. qui suivit cet enregistrement, le documentaire Cocksucker Blues consacré à cette même tournée et interdit par les Stones eux-mêmes car trop compromettant, les séances d'improvisation dantesques enregistrées qui servirent de base à leur seul double album studio, la tension grandissante au sein du groupe. T out ce qui entoure cet album est mythique. À cette époque, les Stones ont vraiment dansé avec le Diable et Robert Greenfield le raconte.

  • Mai 1972, après avoir enregistré leur meilleur album dans des conditions incroyables racontées dans Exile On Main Street, les Rolling Stones débutent leur tournée américaine. La tension est intense : la dernière tournée s'est finie à Altamont sur le meurtre d'un spectateur. Dès la première date tout va de travers, les journalistes et les photographes les harcèlent, Truman Capote les suit et raconte les foules hors de contrôle, les groupies, les orgies, la police, les Hell's Angels. Les derniers concerts, fantastiques, démontrent que 55 jours et nuits de drogues, d'alcool et de débauche n'ont pas eu de prise sur le groupe. Le journaliste de Rolling Stone Robert Greenfield raconte la vie sur la route, telle que les Rolling Stones l'ont vécue : brutale, cinglée, excitante, fiévreuse, énorme.

  • Tony Sanchez se lie d'amitié avec les Stones au début des années soixante. Il devient leur fournisseur de drogue et partage avec eux de nombreux moments, les hauts comme les bas. Après une cure de désintoxication, Tony Sanchez décide comme exutoire d'écrire la chronique de ces folles années passées aux côtés des Stones. Témoignage de premier plan, écrit avec sincérité, ce livre n'agite pas seulement les habituels faits d'armes des trois rock stars (les excès, le côté magie noire), mais montre une grande compréhension de leurs personnalités et de leurs liens complexes.

  • En 1967 les babyboomers occidentaux ne sont plus des teenagers et la musique qui les accompagne est devenue, elle aussi, adulte. La maturité de la jeunesse occidentale est devenue évidente et cette déferlante occupe toutes les sphères de la culture.
    Cependant, cette génération ne peut s'affranchir d'une dure réalité. En 1968, le Vietnam est en guerre et les affres des réalités économiques et politiques prennent le pas sur la génération du flower power. L'économie est désormais au coeur de l'industrie du disque et les années 70 vont surfer sur cette immense vague mise en place au cours de ces trois années. Cet ouvrage étudie une centaine de disques de l'époque, tant français qu'anglosaxons, dressant des ponts entre des phénomènes sociaux majeurs et le son de cette génération en marche.

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