L'Humour avec un grand H

Parce qu'au Divan nous croyons que « lire » rime avec « rire », découvrez notre sélection de livres drôles pour booster son moral pendant cette période.

Parce qu’on ne dirait pas non à un peu de folie dans sa vie !

  • CECI N'EST PAS UN GUIDE POUR FAIRE DE VOUS UN PAPA PARFAIT.

    En revanche, en ouvrant ce livre, vous trouverez des rires en cascade, des aventures ordinaires, des émotions à la pelle ainsi que la certitude que la perfection n'est pas de ce monde, et que c'est bien mieux comme ça !

  • Intense, fripon, voluptueux, sentimental, libre, grivois, romantique, solennel, saugrenu, clandestin, cru... L'amour a mille et une variations que Laurence Castelain et Jacques Perry-Salkow effeuillent avec un plaisir communicatif. Décidément, la langue de Molière porte en germe le génie de l'amour. Et, à n'en pas douter, l'amour et l'anagramme étaient faits pour se rencontrer : l'un met sens dessus dessous les coeurs et les corps ; l'autre, les mots.

  • Un jeune homme du nom de Lucien Minor, dit Lucy, accepte un poste de sous-majordome au château Von Aux, lugubre forteresse sise au coeur d'un massif alpin. Et découvre bientôt que ce lieu aussi inquiétant que fantomatique recèle les plus noirs secrets. Un conte cruel et grinçant qui a pour protagonistes une étrange humanité, toute pétrie de mensonges, de mauvaise foi, de malignité et de perversité mais aussi d'innocence. Par l'inoubliable auteur des «Frères Sisters» (Actes Sud, 2012).

  • Hommage à la comédie de moeurs, le roman joue avec les contraintes du genre :
    Intrigue à rebondissements, tonalité ironique et humoristique, travestissements, manipulations, importance du dialogue.
    L'argument est, comme souvent dans les comédies, improbable et invraisemblable : un romancier célèbre recrute un jeune imitateur talentueux et le charge de répondre à sa place au téléphone, en imitant sa voix, le temps pour lui d'achever le livre sur lequel il travaille sans être constamment importuné.
    Le Répondeur met en scène le «petit milieu» éditorial et artistique parisien dont il fait défiler les figures emblématiques, l'écrivain solitaire travaillé par une misanthropie bienveillante, l'éditeur, le journaliste culturel ambitieux et cynique, la jeune artiste talentueuse et névrosée.

  • « Je vais essayer de me souvenir de tous les animaux qui m'ont aidé à vivre, à qui j'ai envie de dire merci. » Voilà comment démarre cette déclaration d'amour au genre animal.
    Puis les interrogations se succèdent : comment leur dire bonjour ? Doit-on les tutoyer ? Comment écrit-on à un chien ou un lapin pour leur dire notre reconnaissance du coeur ou du ventre ? D'ailleurs peut-on manger ceux qu'on aime ? Pourquoi les animaux ont-ils la politesse de ne jamais se plaindre ? Que cachent leur silence et leur beauté ? Quels sont leurs défauts ?
    Pourquoi les enfants les adorent ils ? Et finalement que pensentils des humains ?
    Un éloge tendre et subtil qui nous fait comprendre combien l'homme serait malheureux s'il ne les avait pas à ses côtés.

  • Après Rimbaud, Verlaine et Villon, Jean Teulé se devait de se pencher sur la vie et l'oeuvre de Charles Baudelaire. L'oeuvre éblouit, le personnage fascine. Cet homme au caractère épouvantable, qui ne respectait rien, qui méprisait les usages et les êtres humains en général, n'a eu d'autre ambition que de saisir cette beauté qui lui ravageait la tête et de la transmettre grâce à la poésie. Il a réuni à travers cent poèmes l'ignoble et le sublime et les a jetés à la face de l'humanité. Cent fleurs du mal qui ont changé à jamais le destin de la poésie française.
    Jean Teulé s'est nourri de cette matière pour atteindre ce lieu mystérieux où, telle la lave des volcans, surgit la création.

  • « Esther X. a décidé de se nourrir de sperme et de sang. Dans les toilettes d'un bar, elle trouve plusieurs hommes très heureux de la sustenter, jusqu'à ce qu'elle en morde un très profondément à l'oreille. Sans le savoir, il aura frôlé le pire. » « Désespéré par l'inconduite de sa petite amie, Loïc Y. absorbe cinquante comprimés de somnifère. On le sauve. Cent comprimés. On le ranime. Deux cents comprimés, on le ressuscite. Quand ça veut pas, ça veut pas. » Clin d'oeil appuyé aux Nouvelles en trois lignes de Félix Fénéon, ce recueil d'observations saisies sur le vif ouvre une fenêtre sur des mondes intérieurs chamboulés par la souffrance ou la maladie psychique. On n'y trouvera pas la pierre de folie, mais la matière de destins ici tragiques, là cocasses, partout émouvants.

  • Petit musée des traditions et de l'humour populaires français depuis 135 ans. L'Almanach Vermot est de retour, avec ses illustrateurs au regard aiguisé sur l'actualité de notre société.
    En 2021, vous saurez tout sur... la météo mois après mois, les grands moments du cyclisme, les collectionneurs, les maisons d'artistes, les bons mois de l'histoire, les erreurs judiciaires, les voyages en train, les sauvetages de l'extrême, les séries TV, l'astronomie, les randos en France, les noms d'oiseaux et bien d'autres choses encore.
    Il y en a pour tous les jours de l'année et pour tous les goûts. Qui n'a pas encore son Vermot ?

  • Broadway

    Fabrice Caro

    « Du paddle à Biarritz. Si je devais établir une liste de mes vacances idéales, le paddle à Biarritz avec un couple d'amis n'apparaîtrait pas sur la feuille, ni au dos, ni dans le cahier tout entier. Le soir où il avait lancé cette idée, tout le monde était emballé, c'était l'idée du siècle, du paddle à Biarritz, youhou, champagne. Moi-même j'arborais un sourire franc pour ne pas détonner dans l'effervescence ambiante, un sourire de photo de mariage, sans même savoir ce que signifiait le mot paddle, quoique pressentant qu'il avait de bonnes raisons de ne pas faire partie de mon vocabulaire. En rentrant, j'avais tapé paddle sur Google images, et mes appréhensions s'étaient vus confirmées : on me proposait d'aller ramer debout sur une planche en caleçon de bain avec des gens, et je me suis aussitôt vu, le dos courbé sur un paddle qui n'avançait pas, voire reculait, transpirant et rougeaud, le visage grimaçant de douleur et d'effort, tentant de rattraper à vingt mètres devant moi Denis et ses pectoraux fermes et tendus sous le vent océanique. » Une femme et deux enfants, un emploi, une maison dans un lotissement où s'organisent des barbecues sympas comme tout et la perspective du paddle à Biarritz avec un couple d'amis l'été prochain... Axel pourrait être heureux, mais fait le constat, à 46 ans, que rien ne ressemble jamais à ce qu'on avait espéré. Il s'était rêvé scintillant et emporté dans une comédie musicale à la Broadway, il se retrouve dans un spectacle de fin d'année foireux. Et s'il était temps pour Axel de tout quitter, de partir dès ce soir à Buenos Aires, au lieu de rentrer du travail et malgré l'apéro chez les voisins ? Après Le Discours, Fabrice Caro confirme son talent unique pour mêler scènes désopilantes et mélancolie existentielle.

  • Prévenu de l'opportunité d'une résidence à Malakoff (92) par un collectionneur influent - natif comme lui de Haguenau en Alsace -, le trentenaire Gregory Buchert, plasticien en mal d'inspiration, va tenter sa chance. Devant le jury, il explique combien l'exotisme slave du nom « Malakoff » l'avait subjugué dès son enfance provinciale et que, étant tombé, adolescent, sur un catalogue du peintre Sam Szafran, oeuvrant à Malakoff, il se proposait de visiter cette ville russe limitrophe de Paris et de rencontrer ce grand maître du pastel. Le jury, tombé sous le charme d'un exposé déroutant de sincérité, tout en ignorant l'existence dudit Szafran, retient sa candidature. Sitôt quitté un petit boulot de gardien d'exposition à Lille, Gregory s'installe pour trois mois dans le centre d'art. Quant à son projet, on s'aperçoit qu'il est déjà en cours : tenir le journal de son errance suburbaine. Au fil d'un voyage souvent rétrospectif, revenant sur les traces de cette ville réelle et fantasmée, il devra se contenter d'une fresque en trompe-l'oeil de la fameuse « tour de Malakoff » - en hommage au siège de Sébastopol de 1856 -, peinte sur la façade d'un petit hôtel. Quant à Sam Szafran, le prétexte initial de son séjour, il s'avère d'une approche délicate, malgré maintes tentatives du jeune admirateur pour visiter son atelier, qu'il n'aura jamais vu qu'en photo dans le catalogue d'une fondation suisse où il ira poursuivre son enquête déceptive. Mais ces demi-échecs à répétition, loin de décourager Gregory, lui fournissent la matière d'une esthétique du rapprochement hasardeux et de la pensée magique, dont nous suivons par le menu les drolatiques mésaventures dans son carnet parsemé d'images et documents glanés in situ.

  • La vie est devenue trop dure : tout le monde jette l'éponge. Présidents, psychiatres, cosmonautes, médecins, parents, enfants, CRS, PDG, artistes, tous s'effondrent. Dans ces lettres de burn-out, chacun revendique alors son droit au lâcher prise et au parler vrai. Car l'écroulement est un moment de lucidité. Ces courriers disent enfin tout, avec une sincérité frontale dont notre époque n'a pas l'habitude.
    Or, dans notre société de la performance, le véritable courage n'est-il pas de craquer ?

  • L'anomalie

    Hervé Le Tellier

    10 mars 2021. Les 243 passagers d'un vol au départ de Paris, marqué par de violentes turbulences, atterrissent à New York. Parmi eux : Blake, tueur à gages ; Lucie et André, couple français au bord de la rupture ; Slimboy, chanteur nigérian homosexuel ; Joanna, avocate américaine ; ou encore Victor Miesel, écrivain sans succès, qui se donne la mort après avoir écrit en quelques jours un livre aussitôt propulsé en tête des ventes... Trois mois plus tard, contre toute logique, un avion en tous points identique, avec à son bord le même équipage et les mêmes passagers, surgit dans le ciel au-dessus de New York. S'ensuivra une crise politique, médiatique et scientifique sans précédent, au coeur de laquelle chacun de ces personnages ou presque se retrouvera face à une autre version de lui-même... Avec cette variation spirituelle et virtuose sur le thème du double, qui nous transporte des faubourgs de Lagos et de Mumbai à la Maison Blanche, Hervé Le Tellier signe son roman le plus ambitieux.

  • Une famille n'est jamais autant une famille qu'en vacances. En vacances on voit sa peau.
    Durant leur congé estival à Royan, les Legendre sont très performants : la mère excelle en communication de crise, la petite en piano, et le père en running. Sa montre-GPS compte ses pas. Chaque jour davantage de pas. Cette famille de la bourgeoisie parisienne est en croissance.
    Seul le petit dernier tarde à performer. Tarde à apprendre à lire. Ou refuse d'apprendre. Il fait peut-être de la résistance passive. Sur une plage, il creuse un trou pour l'évasion.

  • Les services compétents

    Iegor Gran

    Les services compétents, ce sont les services du KGB dans les années 1960 en Union Soviétique. Le lieutenant Ivanov traque un certain Abram Tertz, pseudonyme choisi par un drôle d'écrivain qui s'échine à faire passer ses nouvelles fantastiques en Occident. Il sera identifié après six longues années d'une enquête souvent dérisoirement cocasse : de son vrai nom André Siniavski, avec sa femme, Maria Rozanova. Ce sont les parents du narrateur.
    Pour écrire ce roman, Iegor Gran s'est lancé depuis plusieurs années dans un important travail de documentation. Il raconte ainsi le dégel post-stalinien. Depuis 1958 et l'affaire Pasternak, on s'interroge :
    Quel est le bon dosage de la répression ? Siniavski est arrêté en 1965 et condamné à 7 ans de goulag. Libéré en 1971, il émigre en France en 1973. Son procès marque le début du « refroidissement brejnévien » et du mouvement dissident.
    Les services compétents, c'est donc le roman vrai et satirique de cette histoire intime et collective, écrit aujourd'hui par le fils de Siniavski, né l'année même de l'arrestation de son père. Les traîtres côtoient les dissidents comme les turiféraires et les Tartuffes du système. De fausses pistes loufoques trompent les zélés défenseurs de l'idéal socialiste qui ont fort à faire dans leur combat. La culture occidentale s'introduit en fraude un peu partout. La dépouille de Staline est retirée de son mausolée. Gagarine reçoit en récompense de son exploit spatial une invraisemblable liste d'objets ménagers. Et une géniale absurdité contamine tout.

  • La grande panne

    Hadrien Klent

    Accident ou attentat ? Une explosion dans une mine graphite italienne provoque l'apparition d'un immense nuage qui menace de s'enflammer au contact des lignes à haute tension. Pour éviter la catastrophe, une coupure électrique générale est décidée dans toute l'Italie. Le nuage se déplace vers la France, qui décide à son tour de procéder à un black-out. Le gouvernement prépare la population au désastre à venir et organise l'installation d'un QG de crise sur l'Île de Sein. Cette île bretonne a été choisie à cause de son autonomie en production électrique mais aussi pour ce qu'elle incarne (les marins de Sein y avaient rejoint le Général de Gaulle durant la guerre, devenant un des premiers symboles de la Résistance). Le but de l'exécutif est simple : convaincre la population que la situation reste sous contrôle.
    Hadrien Klent mêle avec un plaisir évident les histoires d'amour aux arcanes du pouvoir, les trahisons amicales aux surveillances policières. La Grande panne nous offre le portrait d'une humanité un peu paumée qui l'emporte sur la violence officielle du monde.

  • Mal aimée par une mère avare et dure, sa fille unique hérite à sa mort d'un canapé-lit remarquablement laid. Elle charge ses deux fils et sa belle-fille de transporter la relique depuis la banlieue parisienne jusque dans la maison familiale d'Auvergne. Durant cette traversée de la France en camionnette, Pierre, son frère Bernard et son épouse Martine, échangent des souvenirs où d'autres objets, tout aussi dérisoires et encombrants que le canapé, occupent une place déterminante. À travers l'histoire du canapé et de ces objets, c'est toute celle de la famille qui est racontée, mais aussi celle de la relation forte et conflictuelle entre les deux frères. Dans cet incroyable road trip familial, Pierre Jourde se joue de l'autofiction, dresse le bilan de sa vie, raconte sa famille, ses amours et ses voyages... Un récit hilarant, tendre et érudit, parfois féroce dans la description des névroses familiales.

  • Lecteur invétéré, époux d'une écrivaine nantie d'un petit renom, architecte en rupture de plans, le héros n'est pas avare de confidences sur son grand projet : écrire un livre, lui aussi. Mais son écran d'ordinateur ne se remplit que d'images qui ralentissent son travail tout en accélérant son flux sanguin... Les affres de la création deviennent de terribles compagnons dont on se distrait d'un poignet actif. Alors, le jour où, par ennui ou par dépit, notre homme commet l'incorrection de parcourir le journal intime de sa femme, il en est puni par une découverte qui porte un nom : Léon, et par une révélation : c'est un amant aux attributs hors normes. Affolé, vexé mais stimulé, cet amateur de théories cocasses se lance dans une enquête : pourquoi chez lui sexe et littérature sont-ils autant liées ? C'est une réflexion sur la sexualité et sur l'identité des personnages, parsemée de références littéraires : l'auteur y explore notamment les Léon de la littérature, Blum, Trotsky, ou encore l'adultère féminin, d'Emma Bovary à Anna Karenine.

  • Le discours

    Fabrice Caro

    « Tu sais, ça ferait très plaisir à ta soeur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie. » C'est le début d'un dîner de famille pendant lequel Adrien, la quarantaine déprimée, attend désespérément une réponse au message qu'il vient d'envoyer à sa copine, qui l'a laissé pour « faire une pause ». Vivre en même temps un chagrin d'amour et les obligations familiales, c'est être seul au monde. Entre le gratin dauphinois et les amorces de discours, toutes plus absurdes les unes que les autres, se dessine un itinéraire sentimental touchant et désabusé, digne des meilleures comédies romantiques. Un récit savamment construit où le rire le dispute à l'émotion.

  • Miss Shepherd, vieille dame excentrique, vit dans une camionnette aux abords de la résidence londonienne d'Alan Bennett. Victime de l'embourgeoisement du quartier et de quelques vauriens, elle finit par installer son véhicule dans la propriété de l'auteur. Commence alors une incroyable cohabitation qui durera près de vingt ans. Entre disputes, extravagances et situations drolatiques, la dame à la camionnette n'épargne rien à son hôte ni au lecteur.

    En excellent conteur, Bennett livre, au-delà des anecdotes, un tableau très juste du Londres des années 1970 et 1980, de sa bourgeoisie progressiste et de ses exclus. Un récit d'une grande humanité qui croque avec humour les travers de la société britannique contemporaine.

  • Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, d'un coup, rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?
    C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les soeurs Brontë, Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'oeil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde so British de Buckingham Palace s'inquiète. Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor.
    Un succès mondial a récompensé cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.

  • Lire Andrus Kivirähk, c'est à chaque fois se donner la certitude que l'on va entrer de la façon la plus naturelle dans un monde proprement extraordinaire. Les Groseilles de novembre démontrent un peu plus les talents de conteur de l'écrivain. Nous voici cette fois-ci immergés dans la vie quotidienne d'un village où tout pourrait sembler normal et où, très vite, plus rien ne l'est. Les seigneurs sont dupés par leurs serfs, des démons maraudent, des vaches magiques paissent sur les rivages, les morts reviennent, le diable tient ses comptes, une sorcière prépare ses filtres dans la forêt et, quotidiennement, les jeux de l'amour et du désir tirent les ficelles. À la fois drôle et cruel, le texte relève autant de la farce que de la chronique fantastique. Les Groseilles de novembre est un best-seller et est considéré en Estonie comme le meilleur roman d'Andrus Kivirähk.

  • La quarantaine passée, Henry Wilt a des problèmes. Beaucoup de problèmes. À commencer par une carrière au point mort, des étudiants demeurés, des quadruplées odieuses - et Eva, bien sûr, une épouse frustrée qui jubile à le rabaisser. Heureusement, Wilt est un homme plein de ressources. Sa solution ? Faire disparaître sa femme... Et s'il se retrouve engouffré dans une série d'événements cataclysmiques où se croisent pêle-mêle une voisine perverse, les espions soviétiques et un crocodile, c'est vraiment que le sort s'acharne !
    L'anti-héros so british du maître de l'humour noir fait ses débuts dans ce triptyque décapant et irrésistiblement espiègle.

  • Je suis « Roulio fauche le poil », de mon vrai nom Roinita, esthéticienne à ses heures perdues. Ma vie sentimentale est une catastrophe, ma grand-mère un danger ambulant. Il y a quatre chats possédés dans mon appartement. Tout va bien.
    L'Auteur L'auteur est une grande sauterelle originaire du sud-est et qui vit aujourd'hui en Dordogne, au milieu des champs de blé et des fientes de bovidés. Elle aime marcher pieds nus*, les déguisements improbables, la folie douce et les banquets.

    *Mais fait rondement attention où elle les pose.

  • Le capitalisme nuit gravement. Surtout aux femmes. Il les confine à la dépendance envers les hommes et les contraint de soumettre leurs relations intimes à des considérations économiques. Voilà ce que Kristen Ghodsee a conclu des vingt années qu'elle a passées à observer les répercussions de la transition du socialisme d'État au capitalisme sur le quotidien des habitantes des pays de l'ancien bloc de l'Est. Sans pour autant réhabiliter les dictatures du communisme réel, elle démontre qu'il y avait beaucoup à sauver des ruines du Mur, et que, contre le mortifère triomphalisme néolibéral d'aujourd'hui, il est encore temps de raviver l'idéal du socialisme.

    D'une plume libre et généreuse qui va de l'anecdote personnelle à l'analyse de statistiques, en passant par les notes de terrain, l'anthropologue s'adresse d'abord aux jeunes femmes, puis à quiconque souhaite contrecarrer les effets délétères du libre marché. Sous l'égide des grandes figures féministes du socialisme, Alexandra Kollontaï, Rosa Luxemburg, Clara Zetkin, elle aborde tous les aspects de la vie des femmes - le travail, la famille, le sexe et la citoyenneté - et propose des pistes pour qu'elles aient une vie (sexuelle) plus épanouie.

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