Claude Malecot

  • L'image la plus connue de Victor Hugo est certainement celle du patriarche à la barbe blanche photographié par Félix Nadar, qui a voué un véritable culte à l'écrivain dès les années 1850. Or, dans son atelier sont venues poser toutes les célébrités des lettres, des arts et du monde politique, dont beaucoup ont joué un rôle important dans la vie d'Hugo: éditeurs, journalistes, députés....
    Cet ouvrage illustre un demi-siècle de rencontres autour de Victor Hugo grâce à quelque 200 portraits photographiques et caricatures de Félix Nadar ou de son fils Paul. Il fait ainsi revivre tout un contexte d'échanges entre le grand homme et ses contemporains - échanges amicaux, admiratifs ou au contraire virulents et hostiles, mais jamais indifférents.

  • " mon cher nadar.
    Mes enfants sont dans le ravissement de mes photographies, et ils vous remercient de les avoir faites et ils me remercient de vous les avoir fait faire. " ainsi george sand félicite-t-elle félix nadar, le 24 mars 1864 : le célèbre photographe vient d'exécuter une série de portraits de la femme de lettres, alors au faîte de sa gloire. " daguerréotypée " par richebourg en 1852, l'écrivain avait pourtant vécu comme un désastre ses premiers contacts avec la photographie.
    Ce livre présente pour la première fois ces épreuves refusées par le modèle mais récupérées dix ans plus tard par l'entreprenant nadar. pour enrayer la diffusion d'une image qu'elle détestait, george sand n'avait plus qu'à offrir sa tête au grand portraitiste. cet ouvrage permet également de découvrir, à travers une trentaine de lettres totalement inédites, les états d'âme de la " bonne dame de nohant " quant à ses photographies et de comprendre les liens d'amitié qu'elle noue avec la famille nadar.

  • Colette a vécu près de vingt ans dans ce « village dans la ville » que constitue pour elle le Palais-Royal. Visiteurs et photographes, souvent mandatés par Colette elle-même, très friande de poses et d’images, défilent dans son antre bourré de livres, de bibelots, de souvenirs, de tissus. L’ouvrage permet ainsi de redécouvrir à travers elle un Palais-Royal vivant, populaire, habité, plein de gouaille et de surprises nocturnes, tel qu’il était avant de devenir l’écrin superbe et monumental d’aujourd’hui. On comprend aussi peu à peu, à travers les citations et les photographies accumulées, à quel point le lieu a compté dans la personnalité de Colette, à commencer par l’image qu’elle avait d’elle-même et qu’elle a voulu laisser à la postérité: Colette à son bureau, fixant l’objectif de son œil de « naïade avisée », un stylo dans une main, un chat sous l’autre... C’est au Palais- Royal que l’emblème de la femme-écrivain s’est construit, pour la postérité.

  • Le 3 août 1954, Colette disparaissait, en son appartement du Palais-Royal, au coeur de Paris, qu'elle habitait depuis plusieurs décennies. Sidonie-Gabrielle Colette, bourguignonne dans l'âme, était devenue l'incarnation de ce quartier de Paris où sa figure de femme de lettres s'était définitivement construite. C'est là-même que la République lui organisa le rare privilège de « funérailles nationales ».

    Visiteurs et photographes ont défilé dans son antre bourré de livres, de bibelots, de souvenirs, de tissus. Clouée par l'arthrite dans son « lit-radeau » dès la fin des années 1940, Colette observe le jardin, Paris et la vie des autres « de sa fenêtre ». Ce livre permet de redécouvrir à travers elle un Palais-Royal vivant, populaire, plein de gouaille et de surprises nocturnes, tel qu'il était avant de devenir l'écrin superbe et monumental d'aujourd'hui. Autour de Colette, ce sont ses voisins qui revivent : Jean Cocteau, Jean Marais, Emmanuel Berl et Mireille, Christian Bérard, Pierre Lazareff, ou Raymond Olivier, mais aussi de jeunes visiteurs comme Truman Capote, Leslie Caron ou Jean Genet.

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    Ou comment l'héritier d'une maison réputée, fort de la dernière invention d'eastman - les premiers appareils kodak à films à rouleaux -, s'aventure sur la ligne russe du transcaspien au moment même où jules verne se lance dans la rédaction d'un roman consacré précisément à ce nouveau réseau ferroviaire. l'exposition universelle de paris en 1889 permet à paul nadar de rencontrer george eastman, dont il a adopté et commercialisé les productions.
    Paul décide de tester ces nouveaux petits appareils de photographie instantanée, le kodak et son propre détective nadar, dans un périple aventureux qui fait de lui l'émule des explorateurs qu'il a vu défiler dans l'atelier familial, comme mariette et savorgnan de brazza. arrivé à constantinople par l'orient-express le 17 août 1890, il traverse la mer noire, le caucase..., parcourt deux mois durant le turkestan russe et en rapporte une moisson de clichés d'une étonnante modernité.
    Ce très bel ouvrage invite le lecteur à découvrir l'odyssée de ce précurseur du reportage, commentée par lui-même ou ses compagnons de voyage, ou bien encore par le petit journaliste de jules verne, claudius bombarnac.

  • Jeune étudiant en architecture, charles vapereau s'embarque pour l'indochine en 1870.
    Deux ans plus tard, il s'établit à pékin comme titulaire de la chaire de langue, littérature et législation françaises. il y restera 25 ans et deviendra, après son retour en france, une sommité reconnue sur la chine. c'est lui qui réalisera la célèbre section chinoise de l'exposition universelle de 1900. ce livre présente les vues sur verre, inédites, d'un grand voyage au japon effectué en 1897 par vapereau et son épouse avant leur retour en europe.
    D'une grande fraîcheur de coloris, ces instantanés ont été réalisés grâce aux prouesses techniques de l'express détective nadar; ils ont ensuite été dupliqués, coloriés à la main et projetés en conférence à travers une "lanterne magique". on y découvre la transformation du japon de l'ère meiji après son ouverture à l'occident, ou encore un reportage saisissant sur le peuple autochtone des aïnous. un regard, remarquablement neuf pour l'époque, sur un univers méconnu.

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