Marc Wiltz

  • Le lotus rouge

    Marc Wiltz

    Le personnage historique Ho Chi Minh jouit de deux réputations contradictoires. Dans son pays, c'est une divinité respectée?; en Occident, c'est l'une des incarnations des barbares sanguinaires du XXe siècle. Ce livre tente de resituer sa réalité, à partir de carnets apocryphes écrits à la première personne...
    Nombreux documents iconographiques d'époque.
    POINTS FORTS DE L'OUVRAGE :
    1)Une plongée dans la vie hors du commun d'un petit paysan annamite, qui deviendra le « père » de son pays. Le parallèle avec ce que représente De Gaulle, son exact contemporain, pour les Français, sonne comme une évidence.
    2) Un moment d'histoire internationale mal connu et souvent mal interprété. Cet homme à multiples facettes a tout vu, tout connu et tout vécu avec une seule obsession : l'indépendance de son pays. Qui peut lui donner tort ?
    3) Une explication de la fascination encore vivace entre la France et le Vietnam.

  • « Pourquoi tous ces morts, au beau milieu de l'Afrique coloniale ? Pourquoi cet oubli, incompréhensible ?
    Pourquoi ce silence, que rien ou si peu ne vient troubler ? Que sait-on au juste de cette histoire ? Pour celui qui s'intéresse aux affaires du monde, à sa mémoire collective, de tels mystères n'ont pas encore reçu de réponses satisfaisantes. Pourtant, ce fait historique s'est déroulé au vu et au su de tous, décidé en plein coeur de l'Europe consciente, documentée, active. Tout a été écrit, lu, dénoncé, prouvé, argumenté. À aucun moment, il n'a été possible de l'ignorer, même par courtoisie. Mais comme par un enchantement diabolique, les morts du Congo, victimes de Léopold II roi des Belges, ont disparu sans laisser de traces. Ils se sont littéralement volatilisés.
    Pas une ligne dans les livres d'histoire. Aucun souvenir dans la mémoire des peuples. Pas de résurgences en ces temps de repentance. À croire que l'existence même de ce crime de masse insensé, qui a précédé tous les autres, est sujette à caution.
    On parle aujourd'hui de dix millions. Dix millions de morts et disparus entre 1885 et 1908, soit le tiers ou la moitié de la population concernée. Sans compter les mutilés, impossibles à dénombrer. Dix millions, victimes du cupicide d'un seul. A-t-on déjà vu cela dans notre époque « moderne » où pourtant les exemples sont nombreux ?. ».

    Pour répondre à ce mystère qui a disparu des forges de la conscience collective, sont convoqués ceux qui se sont exprimés précisément sur ce sujet inouï au moment même où les faits se déroulaient : Stanley l'explorateur, Roger Casement, Joseph Conrad, Edmund D. Morel, Mark Twain, Savorgnan de Brazza, Conan Doyle, André Gide, Jules Marchal le diplomate belge qui a tout reconstitué au péril de sa carrière,et l'historien américain Adam Hochschild.

  • Depuis « Mythologies » jusqu'aux « Conquérants », en passant par « Du bon usage des moyens de transport », « Les Vagabonds » ou « Partir en mer », Marc Wiltz, éditeur de livres de voyage depuis quinze ans, a « classé » quatre-vingts livres dont il s'est nourri pour ses propres voyages.

    Pour en faire connaître certains ou mieux comprendre d'autres, et pour dire l'affection profonde qu'il ressent pour leurs auteurs, il se livre à un salutaire exercice d'admiration. Quelques lignes suffisent parfois au lecteur pour partager immédiatement une communauté de vues avec les pages qu'il a sous les yeux - ainsi, pour lui, du Don Quichotte de Cervantès ou du Chant des pistes de Bruce Chatwin ; pour comprendre que sous ces mots se trouve le saisissement d'une intelligence qu'on ne côtoiera jamais d'aussi près - ainsi Les Immémoriaux de Victor Segalen ; pour imaginer l'aventure de partir au loin avec ce mimétisme qui rend les choses a priori plus faciles parce que déjà accomplies par d'autres - ainsi La Voie royale d'André Malraux dans les jungles du Cambodge. Et puis, il faut bien rire aussi du monde parce que vivre est une fête - ainsi, avec ses Mémoires, Giacomo Casanova est-il le grand ordonnateur de l'hommage perpétuel rendu à la beauté.

  • Rue Estelle, rue Pastoret, rue Bussy l'Indien : les murs de Marseille s'habillent de couleurs et de fresques fantaisistes. Des univers picturaux jusqu'ici peu connus car le street art en France est communément associé à Paris, considérée dans l'hexagone comme la capitale de l'art urbain. Né dans les années 1960 et interdit par la loi, le street art a gagné ses lettres de noblesse. Aujourd'hui, il a fait son entrée dans les musées, les galeries et les salles d'enchères, bien qu'il soit toujours appelé « art vandale » et que ses auteurs soient arrêtés par la police ou condamnés à des amendes.
    Ces artistes à part entière sont des globe-trotters qui ont pour un temps posé leurs sacs à Marseille. Des rues de Rio aux murs de Londres ou de Berlin, des faubourgs de Mexico à ceux de New York, ou qu'ils soient marseillais, ils puisent tous leur inspiration dans les traditions de leur pays, leur histoire personnelle et des découvertes faites au cours de leurs voyages pour créer des oeuvres souvent colorées, parfois imaginaires, mais toujours frappantes. La ville la plus ancienne de France (fondée sous le nom de Massalia vers 600 av. J.-C.) est une ville cosmopolite et vivante qui a attiré par le passé de nombreux écrivains et peintres. Elle continue à fasciner, comme le prouvent ces artistes urbains venus des quatre coins du monde, et ce livre publié pour leur rendre hommage. Il est né de plusieurs séjours et de nombreuses promenades, et se veut un voyage visuel et une rencontre avec quelques-uns de ceux qui ont oeuvré ici. Il illustre aussi ce mouvement majeur de l'art urbain, né au XXe siècle et encore en plein développement.

  • Victor Hugo découvre la Normandie pour la première fois en 1835 au cours d'un voyage romantique avec Juliette Drouet.
    Dans les bras de sa maîtresse, cet aventurier inlassable décrit les villes qu'il traverse et les paysages qu'il contemple. Il raconte ses impressions à Adèle, sa femme restée à Paris.
    Victor Hugo sur les routes de Normandie reprend des lettres, des poèmes, des fragments d'oeuvres et de discours de ce poète génial. On y retrouve ses pérégrinations amoureuses avec Juliette à Rouen, à Etretat, à Jumièges, à Caen, à Cherbourg et dans les villages du bocage ; sa description du Mont-Saint-Michel ; le drame familial de Villequier ; son discours visionnaire sur la défense du littoral normand devant la chambre des Pairs en 1846 ; son long exil volontaire - dix-huit ans - à Jersey et - , Guernesey, conséquence de son idéal de liberté et source féconde de sa force créatrice...
    C'est un long et beau voyage initiatique au coeur de la Normandie éternelle, largement illustré par dus photographies exceptionnelles et des documents d'époque.
    Victor Hugo devient ici le guide inspiré de cette région de France qu'il a parcouru pendant près de cinquante ans, et tant aimée.

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