Mathieu Deldicque

  • S'il est un artiste qui, par son nom même, domine toute l'histoire de l'art et continue de déchaîner passions et polémiques, c'est sans conteste Léonard de Vinci (1452-1519). La célébration du 500e anniversaire de sa mort constitue l'occasion d'écrire une synthèse subjective sur la vie, l'oeuvre et la fortune d'un homme qui continue, malgré tout, de demeurer insaisissable.
    Peinture, dessin, architecture, musique, ingénierie, anatomie, cartographie, poliorcétique, hydraulique, physique... Toutes les disciplines savantes ont semblé intéresser cet insatiable curieux, à la polyvalence admirable, archétype même de l'homme de la Renaissance.
    Après avoir brossé un panorama de la carrière d'un homme qui a irradié de ses apports bien des foyers artistiques, Mathieu Deldicque se penche sur les recherches que le peintre de La Joconde a menées dans bien des domaines de l'art et de la connaissance.

  • Si les Clouet de Chantilly sont très célèbres, on connaît moins le reste de la collection de dessins français de la Renaissance du musée Condé.
    Primatice, Nicolò dell'Abate, Jean Cousin, Baptiste Pellerin : tous les grands noms de l'École de Fontainebleau, née des chantiers décoratifs commandés par François Ier au château de Fontainebleau, y sont remarqua - blement représentés.
    C'est l'histoire du développement de cette nouvelle esthétique qui est au coeur d'un catalogue qui fait la part belle à des feuilles dont la plupart n'ont jamais été montrées et qui pourtant sont essentielles dans l'histoire de l'art de la Renaissance française.

  • Le musée Condé conserve un fonds graphique unique au monde, 366 portraits dessinés par les deux plus grands portraitistes de la Renaissance française, Jean et François Clouet. Parmi eux figurent de délicates feuilles consacrées à des modèles féminins, célèbres dames de la Renaissance (comme Renée de France, Éléonore de Habsbourg ou Diane de Poitiers) ou belles inconnues.
    Les portraits aux deux ou trois crayons de Jean (le père) et François (le fils) Clouet ont immortalisé la fastueuse cour des Valois. Travaillant dans la tradition flamande, ces artistes ont également été, dans une moindre mesure, sensibles au portrait italien connu par l'intermédiaire de Léonard de Vinci. Si leurs portraits sont réservés, à l'origine, à la famille royale, et notamment aux filles du roi, leur usage s'étendit progressivement aux courtisans, aux dames ou demoiselles d'honneur de la reine et aux femmes qui l'entouraient.
    Éléments indispensables d'une civilisation de cour, les nobles dames prétendaient en effet à une représentation officielle, au même titre que leurs époux. Il s'agissait de fixer leur noblesse et d'inscrire, par leur introduction dans le cénacle des personnages portraiturés, leur appartenance à une société curiale qui fixait alors ses règles. Les portraits dessinés des Clouet participèrent de l'affirmation du statut et du rang des femmes, au sein d'un univers où leur place grandissait.
    La collection de portraits dessinés du musée Condé provient en grande partie d'un fonds constitué par une grande dame de la Renaissance, Catherine de Médicis. La reine, férue des crayons des Clouet, a en effet créé l'une des premières collections d'arts graphiques connues. Entourée d'une cour féminine brillante, elle aimait paraître en compagnie de ses dames qui faisaient sa fierté. Souveraine dans le domaine de la représentation féminine, elle récompensait la fidélité de celles-ci en commandant leur portrait, véritable marque d'amitié. Ces dessins, dus à François Clouet, ne reflétaient plus uniquement la beauté ou la piété de leur modèle, mais aussi leur rang, leur esprit, grâce à des visages plus individualisés et des regards plus aiguisés. Les somptueuses mises des comparses de la reine, reproduites dans tous leurs détails, prirent une ampleur inégalée jusqu'ici.

  • Dessinateur et graveur au burin, Robert Nanteuil est l'un des portraitistes les plus recherchés du siècle de Louis xiv. Après quelques gravures de jeunesse consacrées à des sujets religieux (dont un extraordinaire Moïse d'après Philippe de Champaigne), Nanteuil se spécialise dans l'art du portrait. Apprécié des puissants, il dessine au pastel et grave sur cuivre les traits des plus grands personnages de son temps.
    Très apprécié de Louis xiv dont il réalise onze portraits différents, il devient dessinateur et graveur du roi en 1657.

  • Trésor de la culture et du patrimoine français, le domaine de Chantilly fut reconstruit après la Révolution par Henri d'Orléans, duc d'Aumale et fils du roi Louis-Philippe. C'est à l'intérieur de cette demeure d'exception que le dernier prince français abrite sa spectaculaire collection d'oeuvres d' art, de meubles historiques et de précieux manuscrits, constituant aujourd'hui le riche patrimoine du musée Condé. Cet ouvrage nous invite à découvrir (ou redécouvrir) l'un des plus beaux domaines de France, ses majestueuses écuries et ses splendides jardins, en compagnie du duc d'Aumale.

  • 36 chefs d'oeuvre de la peinture française du XVIe siècle, les plus beaux portraits de la Renaissance, autrefois présentés au château d'Azay-le-Rideau, y sont à nouveau présentés pendant l'été 2021.
    En 1939, un exceptionnel ensemble de portraits du XVIe siècle était donné au musée Condé de Chantilly par la vicomtesse de Montaigne de Poncins. Cette collection avait été réunie aux XIXe siècle par ses ancêtres, les marquis de Biencourt, alors propriétaires du château d'Azay-le-Rideau. Pour la première fois depuis ce don, 36 chefs-d'oeuvre restaurés pour l'occasion, quitteront Chantilly pour retrouver les murs du château d'Azay-le-Rideau où ils étaient autrefois admirés. L'occasion de retrouver les portraits de Charles VII, Charles IX, Catherine de Médicis, Marguerite de Navarre, Anne de Montmorency ou encore d'Henriette de Balzac d'Entragues... dont les auteurs se nomment Jean Fouquet, François Clouet, Jean Decourt ou François Quesnel, les plus grands noms de la peinture française de l'époque. Conservateur du patrimoine au musée Condé, Mathieu Deldicque fait revivre ici l'art du portrait à la française, mis au point par Jean Clouet et son fils François Clouet, qui allie vérité des traits du modèle et acuité psychologique. Il permet également au lecteur de comprendre le fonctionnement d'un atelier de portraitiste, ainsi que l'usage du portrait à la Renaissance qui pouvait être aussi bien un cadeau diplomatique que destiné à orner une galerie familiale. Alexandra Zvereva, spécialiste de la peinture du XVIe siècle, retrace quant à elle l'histoire de cette collection unique.

  • En 2020, 500 ans après la mort de Raphaël, le musée Condé lui rend hommage en exposant son fonds de dessins, riche en oeuvres autographes ou dues aux élèves du maître, assorties de quelques prêts prestigieux.
    Cela sera l'occasion de redécouvrir la brève mais florissante carrière du peintre, à travers les grandes étapes de sa formation et l'évolution de son style. Le parcours, à la fois thématique et chronologique, prend corps à partir des premières esquisses du maître, réalisées au tout début du XVIe siècle, lorsqu'il s'installe en Ombrie et que l'influence du Pérugin et de Pinturicchio est encore frappante.
    Inévitablement attiré par Florence, Raphaël devient de plus en plus populaire et parvient à obtenir des prestigieuses commandes de la part des nobles familles florentines. La série des Vierges à l'Enfant, exploitant la célèbre structure pyramidale directement empruntée à Léonard de Vinci, sera une source d'inspiration pour les générations suivantes.

  • Exposition organisée par le Domaine de Chantilly - musée Condé, du 1 er juin au 6 octobre 2019 dans la salle du Jeu de Paume de Chantilly.

    Le 500 e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci est l'occasion de célébrer, au Domaine de Chantilly, le génie de cet artiste en présentant une exposition inédite, dédiée à l'une de ses oeuvres phares, quoique méconnue et énigmatique : la Joconde nue.
    Le musée Condé de Chantilly conserve la plus célèbre représentation de la Monna Vanna, mieux connue sous le nom de Joconde nue, un carton de grande taille (quasiment celle de la Joconde du Louvre) qui n'en finit plus d'interroger.
    En se penchant sur une oeuvre emblématique et oubliée de Léonard de Vinci, l'exposition du Domaine de Chantilly rendra hommage à l'une des plus énigmatiques inventions du maître, tout en donnant à voir une véritable leçon d'histoire de l'art consacrée au développement d'un genre pictural, entre la France et l'Italie de la Renaissance.
    À la manière d'une enquête policière, le catalogue présentera les résultats des analyses scientifiques et dévoilera enfin qui a pu réaliser ce fameux carton.

  • Formé par Horace Vernet, puis par le baron Gros, Eugène Lami (1800-1890) apprit l'aquarelle auprès de l'Anglais Bonington et voyagea Outre-Manche.
    Louis-Philippe l'engagea pour le musée de Versailles à partir de 1832, ce qui lui permit de se lier aux enfants du roi et de travailler à leur service. « Peintre du dandysme officiel » selon Baudelaire, il sut décrire avec verve les loisirs aristo - cratiques et la modernité des princes d'Orléans et fut le meilleur pour transcrire les fêtes et les fastes du régime.
    Eugène Lami fut également un décorateur de talent. C'est aux Tuileries, pour les fils du roi et leurs épouses, puis à Chantilly, pour le duc et la duchesse d'Aumale, qu'il créa des décors d'un historicisme précurseur, annonçant ceux du Second Empire.
    Après la chute de la monarchie de Juillet, il fut l'auteur pour les Rothschild, à Ferrières ou à Boulogne, de décors baroques à la théâtralité affirmée.
    Alors que les seuls appartements décorés par Eugène Lami encore conservés de nos jours, ceux du duc et de la duchesse d'Aumale à Chantilly, sortent d'une ambitieuse restauration, ce catalogue offre l'occasion de découvrir un artiste virtuose, entre projets de décor novateurs, portraits enlevés des princes et princesses d'Orléans, scènes familiales où l'intime rejoint l'Histoire, et loisirs de l'élégante société de la monarchie de Juillet.
    Déjà parus dans la même collection :
    - PIERRE-PAUL PRUD'HON 96 pages ? 14,50 € Mars 2016 ISBN : 978-2-87844-212-0 ??????????????
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  • Le dernier commanditaire du moyen age. l'amiral de graville - vers 1440-1516 Nouv.

    Amiral de France à partir de 1487, Louis Malet de Graville (vers 1440-1516), est un oublié de l'histoire. Ce riche seigneur à la longue carrière politique est pourtant l'un des piliers des cours de Louis XI, de Charles VIII et de Louis XII. Mieux, c'est l'un des commanditaires laïcs les plus actifs de cette longue fin du Moyen Âge pendant laquelle le renouveau de la Renaissance est en germe.En explorant toute l'étendue de la commande artistique de l'amiral de Graville, celle, ordinaire, attendue pour un seigneur aussi important, mais celle aussi, plus intime, qui révèle ses originalités, cette étude met à l'honneur une personnalité unique et attachante. Elle apporte un nouvel éclairage sur les modalités et les enjeux de la commande nobiliaire autour de 1500. Manuscrits superbement enluminés, fiers châteaux gardiens de l'identité familiale, églises rurales insoupçonnées de style flamboyant, mais aussi vitraux, sculptures, tapisseries, portraits peints ou dessinés, c'est, par le prisme l'amiral de Graville, tout un pan de l'histoire de l'art qui ressurgit.

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