Cairn

  • Avec les débuts de la guerre d'Espagne arrivèrent les premiers réfugiés. Mais ce fut en 1939 que la retirada, la retraite de l'armée républicaine espagnole, jeta sur les chemins de l'exil une immense vague de 500 000 personnes. La France, prise au dépourvu et déchirée par un violent débat interne, les rassembla dans des camps qui, trop souvent improvisés dans l'urgence, se résumaient à une plage battue par les vents d'hiver.
    Nombre d'entre eux tentèrent l'aventure du retour ou réémigrèrent en particulier vers l'Amérique latine. Les autres furent enrégimentés, embrigadés, ballotés de camps en compagnies puis groupements de travailleurs étrangers et constituèrent une main d'oeuvre contrainte sur les chantiers du Mur de l'Atlantique ou en Allemagne. Pourtant, ils s'engagèrent aussi précocement dans la Résistance ou, de Narvik à Paris libéré et à Berchtesgaden, parcoururent tous les champs de bataille sous l'uniforme français.
    Mais pour ces républicains, la libération de la France n'était que le prélude à la reconquête d'une Espagne qu'il fallait affranchir du joug franquiste. Espoirs pourtant déçus, ravivant au sein de l'exil des affrontements souvent hérités de la Guerre civile. Jusqu'à ce que, "posant enfin leurs valises", vienne pour eux le temps de l'intégration.

  • La photographe Gabrielle DUPLANTIER a parcouru le Pays basque à la recherche des chapelles et des oratoires qui ponctuent des paysages familiers. En partant des sites habituellement fréquentés par les pèlerins ou par les voyageurs, elle a conduit son regard vers des lieux éloignés des sentiers balisés, parfois même oubliés de l'histoire. Elle en propose une vision très personnelle où les murs se parent de lumières particulières.
    Les conditions atmosphériques révèlent des moments suespendus. Les saisons vibrent de couleurs étonnantes.
    Le lecteur est invité à grimper sur les collines jusqu'aux sanctuaires qui les protègent, conduit sur le sentier littoral à la rencontre des amrins ou les chelins basques de Compostellle, guidé par les représentations du grand Saint Jacques.

    La photographe l'introduit également dans les chapelles des domaines privés, chateaux, maisons nobles, institutions ou établissements d'enseignement. Elle révèle enfin un épisode particulier de l'histoire du diocèse de Bayonne qui vit au XIXe siècle bon nombre d'églises paraoissiales réduites à l'usage de chapelles. Elles sont ici revisitées.

  • En 1889, Lucien Briet arrive dans les Pyrénées, avec dans ses bagages les écrits de Ramond de Carbonnières et un appareil photographique.
    Cet autodidacte originaire de l'Aisne va prendre part à l'épopée pyrénéiste de la fin du XIXe siècle, avant de se consacrer exclusivement, à partir de 1902, à une région sauvage située sur le versant sud des Pyrénées centrales, entre la Catalogne et la Navarre : le Haut-Aragon. De ses campagnes photographiques, Briet ramène des images exceptionnelles : des paysages inédits bien sûr, mais aussi - et peut-être surtout - les hommes et les femmes qui les peuplent.
    Lorsque, en 1911, il abandonne le Haut-Aragon pour des raisons restées obscures, c'est également la fin de son activité créatrice. Un siècle plus tard, seuls les clichés de Briet témoignent de ce que fut le Haut-Aragon. La Guerre Civile, l'exode rural, la déforestation ont chassé les habitants, modifié les paysages et les écosystèmes. Le Haut-Aragon n'est plus que silence, sources taries, villages abandonnés, maisons éventrées, églises en ruines.
    À partir de ces fragments, l'auteur de cet ouvrage met ses pas dans ceux de Lucien Briet, à la recherche d'un monde disparu. Grâce à la mise en parallèle des images anciennes et actuelles, un lien est établi entre le passé et le présent, la vie et la mort, la présence et le vide...

  • Tout en restant dans la Haut-Adour, l'auteur consacre ses observations et ses recherches à la célèbre vallée de Campan. Il dépeint les différents aspects qui faisaient l'originalité de ces populations montagnardes : vie agricole, architecture des granges, vie domestique, et vie avec les autres... tels qu'on pouvait encore les observer au début du siècle et qui ont fait l'admiration des voyageurs au XVII et XIXe siècles. Il y ajoute le résultat de ses recherches en archives sur l'histoire de cette attachante communauté pastorale à la veille des mutations inéluctables du XXIe siècle.

  • Un livre de contes à lire et à raconter et l'expression du patrimoine culturel oral des Pyrénées ; plus particulièrement des montagnes béarnaises et bigourdanes.

    Une aventure au pays des derniers ours de France. Jean jeune garçon de notre temps apprend l'été le métier de berger avec les brebis et les chiens, l'âne ; et il rêve de rencontrer la Bête mystérieuse qui toujours se dérobe.
    Jusqu'au jour... Et Jean n'est pas au bout de ses surprises

  • L'Aventure du Néouvielle À l'écart de l'axe frontière, le massif du Néouvielle doit sa réputation à ses richesses naturelles. Ici, le pin à crochets à élu domicile plus haut qu'ailleurs, bouquets de lacs et lits de verdure égaient la minéralité granitique ambiante. Dans un espace fragile estampillé « Réserve Naturelle », sommets décharnés, prairies d'altitude et retenues d'eau pure se côtoient dans un somptueux tableau qui résiste tant bien que mal aux assauts du temps, du progrès et de... la démesure. L'Aventure du Néouvielle et de ses sommets satellites est dictée par deux siècles de conquêtes, souvent méconnues... qui ne va pas sans quelques désagréments. Elle débute à l'orée de la Révolution au Turon avec Reboul et Vidal ; la cime du Néouvielle accueille le grand Chausenque en 1847. Depuis explorateurs, cartographes, botanistes, grimpeurs, randonneurs, pêcheurs, industriels ou simples badauds forment un cortège humain dont les traces sont restées discrètes. Il était de bon ton de les remettre au goût du jour. À la différence d'autres grands massifs pyrénéens (Vignemale, Balaïtous ou Canigou...), le Néouvielle n'a jamais fait l'objet d'une monographie. Il était donc grand temps de réparer cette injustice !

  • « Si Aragnouet m'était conté », tisse des passerelles entre le passé légendaire de la Haute-Vallée d'Aure à travers les dures conditions de vie des montagnards agriculteurs se jouant des frontières avec leurs voisins aragonais et les bouleversements économiques apportés par un nouvel « eldorado », celui de la « houille blanche ». Amoureux de son pays, l'auteur, Jean-Bernard Vidal, a puisé dans sa mémoire familiale, collecté les archives, chroniques et témoignages d'un patrimoine méconnu, jusqu'en 1939 - date de sa propre naissance - où les changements s'accélèrent. Les cables aériens qui véhiculaient les minerais d'Espagne entre Parzan et le Moudang, tombent alors en désuétude, tandis que se construisent les routes, barrages et centrales hydroélectriques parallèlement à l'essor du tourisme, avant la création des stations de ski de Saint-Lary et Piau-Engaly et le percement du tunnel Aragnouet-Bielsa sous l'impulsion visionnaire de Vincent Mir.

  • L'auteur commente et raconte sa vie pastorale de paysan de montagne et de sa famille.

  • Après le succès critique et commercial de Maisons du Pays Basque, Dominique Duplantier a souhaité continuer de montrer le travail qu'il effectue patiemment depuis près de 30 ans. Cet album qui sera le pendant de maisons du Pays Basque est consacré au secteur sauvegardé de Bordeaux. Travail exceptionnel ! Dominique Duplantier est passé maitre dans l'art de dessiner les villes. Rassemblés en album, ses dessins d'architecture « à main levée » constituent de véritables ouvrages de référence.
    En quelque 200 dessins d'une précision extrême, il nous invite à découvrir ou redécouvrir le secteur sauvegardé de Bordeaux. Ces dessins de rues qui suivent le linéaire de la voie permettent de voir d'un seul coup d'oeil l'immeuble et son environnement, restituant la variété ou l'harmonie d'une rue. Son graphisme sensible en restitue l'émotion, l'ambiance.
    Observant les détails d'architecture et remémorant quelques évènements en lien avec la construction des édifices, on parcourt une cinquantaine de rues du « vieux Bordeaux » : vestiges médiévaux, éléments de la Renaissance, embellissement et lotissements classiques et néo-classiques, apports du XXe siècle, tous ces caractères architecturaux sont évoqués et confrontés dans un texte agrémenté de références à de plus anciens écrits.
    L'originalité de l'ouvrage réside aussi dans le choix des auteurs à ne pas s'attacher aux seuls monuments publics dont l'histoire est bien connue mais au contraire à décrypter l'architecture privée, trop souvent oubliée.

  • Ce livre conséquent, 1600000 signes, regroupe les plus grands spécialistes des Landes (agrégés, Professeurs à l'Université de Bordeaux III) sous la direction de feu Serge LERAT. Il s'agit de la réédition d'un livre réellement introuvable, extrêmement peu diffusé lors de sa sortie en 1984 aux Éditions S.N.E.R.D (la maison d'édition n'ayant pas survécu à cette publication monstrueuse). On peut donc considérer ce texte comme un inédit.
    Le livre met l'accent sur ce qui fait l'originalité du département des Landes. Il s'appuie sur des études d'Abbés érudits et sur de nombreux articles de la société de Borda ainsi que sur des recherches inédites menées par les auteurs. Il présente « l'Histoire totale des Landes » : administrative, démographique, militaire, économique, des mentalités... afin d'approcher la vie des Landes et des Landais depuis 200 ans. Ce livre étant destiné à un public large, les auteurs ont insisté sur la suite chronologique des événements dans les domaines politiques, religieux et culturel afin de ne surtout pas tomber dans des monographies trop spécialisées et trop locales.
    Le livre se termine par un dictionnaire des Communes des Landes.
    C'est sans conteste LE livre de référence sur l'Histoire des Landes.

  • "La montagne est un milieu rude et tendre à la fois où les fleurs racontent l'altitude, les sifflements l'approche du prédateur et où la trace fait battre plus vite le coeur. Dans la veine des grands aquarellistes, en restituant leurs étonnants reflets, Marc Large les étudie, les raconte et mieux encore transmet les émotions du moment.
    Pour parvenir à retranscrire aussi merveilleusement à la seule pointe de son crayon la vie sauvage, à souligner le galbe d'une fleur, l'ombre portée d'une lame de nuage sur un versant, le mouvement ou l'arrêt de l'animal, on imagine l'attente, le regard, la traque, les heures passées pour l'instant décisif et je pense à son extraordinaire rencontre avec l'ours.
    La randonnée à laquelle nous invite Marc Large est la course idéale. Ses dessins ne sont jamais définitifs, ils fixent une impression. Sa façon à lui de répondre pourquoi il aime la montagne, cette montagne, notre montagne..." Txomin Laxalt.

  • Voici enfin réédité La Transhumance Pyrénéenne, seul ouvrage proposant une description minutieuse des lieux et des rythmes de la transhumance dans les Pyrénées centrales.
    Publié en 1931, cet ouvrage exceptionnel reste parfaitement actuel.

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