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  • C'est l'évènement culturel majeur de 2021 : après le temps long de sa rénovation, l'Hôtel de la Marine ouvre ses portes au public. Ce monument exceptionnel, rendu aux Parisiens est l'un des sites touristiques majeurs de la capitale, place de la Concorde. Cet album abondamment illustré, permet de découvrir l'ampleur des travaux réalisés dans l'ancien Garde-Meuble de la Couronne par le Centre des monuments nationaux, ayant permis de restaurer un cadre somptueux et majeur dans l'organisation de la vie politique française : on pourra notamment y découvrir la spectaculaire verrière de l'architecte Hugh Dutton au-dessus de la cour de l'Intendant, la redécouverte de décors du XVIIIe siècle, la restauration méticuleuse des modénatures de Gabriel, la création d'un parcours de visite et d'un remeublement réalisé notamment grâce au Mobilier national. L'hôtel de la Marine accueille également la Fondation pour la mémoire de l'esclavage, ainsi que les chefs d'oeuvres de la collection Al Thani qui seront révélés au public.
    Une place. Un architecte. Un roi. La rencontre des trois permit à l'édifice de voir le jour : Louis XV fit le choix d'une place royale, confiée à Jacques-Ange Gabriel, premier architecte du Roi. Après avoir accueilli le Garde-Meuble de la Couronne, il abrita le secrétariat d'État à la marine après la Révolution pour devenir l'Hôtel de la Marine. Désaffecté en 2005, il vit sa destinée confiée au CMN.
    Alexandre Gady, éminent spécialiste de l'architecture, propose de faire découvrir un monument remarquable de l'histoire de France.

  • Édifiés sur les rives de la Loire ou de ses affluents, parfois plus distants, voire éloignés dans les terres, les châteaux qui jalonnent la «vallée des rois» ont largement dépassé la centaine d'édifices entre le XVe siècle et l'aube du XVIIe. Aujourd'hui, quelques-uns ont disparu, mais beaucoup ont survécu et sont ouverts au public. Généralement modifiés au fil des siècles, ils ont suivi les évolutions architecturales et culturelles de la France.

    Une introduction historique guide le lecteur avant la découverte en images d'une cinquantaine de châteaux, à visiter, classés par ordre alphabétique et accompagnés d'une carte pour se repérer dans la région.

  • En 1878, trois ans après l'inauguration de son monument, Charles Garnier écrivait dans son Nouvel Opéra : « L'opéra est un art riche - une synthèse des arts - et le lieu dans lequel les hommes viennent le goûter doit préparer, accompagner, compléter leur plaisir. Le bâtiment doit être à l'unisson ; il doit constituer un équivalent, dans l'ordre de l'architecture, de ce qu'est l'art lyrique dans celui du spectacle. » Un siècle et demi plus tard, l'Opéra Garnier n'en finit pas d'étonner le visiteur car son architecte de génie en avait pensé chaque recoin, capable de fondre en une subtile alchimie l'ensemble des arts par une succession de chocs architecturaux : sur la façade où les ors brillent, masques, festons et fonds mosaïqués enchevêtrent leurs reflets dans la polyphonie des marbres aux origines multiples ; la statuaire, extraordinaire, orne frontons, loggias et avant-corps et se dresse fièrement vers le ciel.

    Une fois à l'intérieur, l'escalier, spectacle théâtral à lui seul, est déjà un avant-goût de ce qui se déroulera plus tard, sur la scène. On éprouve la sensation d'être accueilli dans un temple de l'esprit, un décor baroque et un foisonnement de couleurs.
    C'est à une découverte exhaustive de l'Opéra que nous convie Gérard Fontaine pour découvrir sous tous ses angles le bâtiment rêvé et réalisé par Charles Garnier. Ce texte initiatique nous entraîne dans les dédales secrets et magnifiques vers la salle, la scène et le foyer de la danse où peintures et sculptures, témoins silencieux de milliers de représentations et d'aventures humaines, décorent les moindres recoins.

    Dans ce récit vivant et tonique, publié à l'occasion des 350 ans de l'Académie nationale de musique, où l'on retrouve également la pensée de Charles Garnier à travers des citations choisies, toutes les oeuvres, peintures et sculptures, sont inventoriées. Enfin la « palette Garnier » décrit techniques et matériaux choisis par l'architecte. Cette somme est accompagnée des superbes photographies de Jean-Pierre Delagarde qui a su restituer l'ambiance de ce lieu mythique, cette oeuvre d'art totale.

  • Le château de Blois témoigne d'une histoire architecturale longue et complexe, réunissant autour d'une même cour quatre châteaux, quatre époques : la forteresse médiévale avec la salle des États et la tour du Foix ; l'aile gothique de Louis XII, construite à la fin du xve siècle, qui révèle une préciosité inédite et une ornementation luxueuse ; l'aile de François Ier, d'inspiration italienne et caractéristique de la première Renaissance française, avec l'imposant escalier monumental en vis et la grandiose façade des Loges ; enfin l'architecture classique du xviie siècle de l'aile Gaston d'Orléans, avec sa façade extérieure sobre, qui cache à l'intérieur la coupole de François Mansart et son extravagante cage d'escalier. Le château porte donc la trace de ces expérimentations architecturales variées, les nouveaux bâtiments s'imbriquant à chaque période dans les précédents.

    Les auteurs retracent l'histoire exceptionnelle de ce château et expliquent certains événements marquants, dont le « coup de majesté » du roi Henri III qui fit assassiner le duc de Guise en 1588 dans ses propres appartements.

    Le portfolio témoigne ainsi de ces nouvelles façons de concevoir l'espace bâti au fil des siècles ainsi que de la richesse des trois musées abrités au sein même du château : le musée archéologique dédié à l'actualité des fouilles ; le musée lapidaire lié à la restauration ; le musée des Beaux-Arts réunissant des oeuvres d'art allant du XVIe siècle au XIXe siècle (peinture, sculpture et arts décoratifs).

  • Véritable icône de l'architecture moderne, la villa E-1027, première création architecturale de la designer d'origine irlandaise Eileen Gray, est construite de 1926 à 1929 sur un terrain dominant la baie de Roquebrune-Cap-Martin face à Monaco. Elle a valeur de manifeste, tant pour l'architecture elle-même que pour les meubles fixes et mobiles, les luminaires et les décors qui en sont indissociables. Le Corbusier, habitué des lieux depuis 1937 et amoureux de la Méditerranée, y réalisa plusieurs peintures murales.
    Sur la parcelle voisine, Thomas Rebutato fait construire en 1947 son cabanon de week-end qui devient en 1949 le restaurant-guinguette « L'Etoile de mer ». Une forte amitié naît alors entre le propriétaire, son fils, le jeune Robert, et Le Corbusier. Ce dernier y réalise deux peintures murales et un tableau, qui viennent habiller la construction préfabriquée en bois et plaques de fibrociment reposant sur des plots de béton.
    En 1951, Le Corbusier demande à son ami Thomas Rebutato de lui céder un morceau de sa parcelle, pour y construire, juste à côté de la guinguette, une habitation de vacances, témoignage des réflexions de Le Corbusier sur l'habitat minimum et la production standardisée.
    Ce nouvel album de la collection Regards est la première présentation de ce site unique dont la gestion est désormais assurée par le Centre des monuments nationaux.

  • Notre-Dame de Paris est la « cathédrale gothique » par excellence. Sa construction commença au XIIe siècle et dura plus de 170 ans. Sa célèbre façade occidentale a exercé une influence considérable dans l'Europe entière, par son équilibre et son harmonie sans équivalent. Son chevet est un véritable chef-d'ouvre de légèreté qui évoque une nef avec des rames. La cathédrale renferme de célèbres grandes orgues, une collection de peintures et un trésor.
    Depuis toujours intimement liée à l'histoire de France, restaurée par Eugène Viollet-le-Duc et chantée par Victor Hugo au XIXe siècle, Notre-Dame de Paris attire aujourd'hui plus de douze millions de visiteurs par an.

  • Conçue et réalisée entre 1902 et 1908 sur le modèle des maisons nobles de l'île de Délos, (iie siècle av. J.-C.) la villa Kérylos n'est pas une simple reproduction, mais une réinvention de la Grèce antique. Loin du pastiche, il s'agissait pour Théodore Reinach, le commanditaire, et Emmanuel Pontremoli, l'architecte, de créer une oeuvre originale en « pensant grec ». La demeure allie avec subtilité le luxe antique et le confort moderne propre aux villas de la Belle Époque. Conçue comme une oeuvre d'art totale, L'architecte et son commanditaire ont non seulement créé une maison grecque mais ils en ont aussi restitué les meubles, la vaisselle, les tissus, le décor ont été restitué dans le même esprit. La villa Kérylos est l'aboutissement d'une recherche à la fois artistique et intellectuelle.

    Cet album abondamment illustré revient sur l'histoire de cette création originale et permet de découvrir la richesse et la subtilité de ses décors. L'auteur, Adrien Goetz, grand connaisseur de la villa, guide le lecteur dans une visite détaillée, enrichie par sa connaissance intime des lieux.

  • Située aux confins de la Normandie et de la Bretagne, l’abbaye du Mont-Saint-Michel a été l’un des plus fabuleux chantiers du Moyen Âge. Cette prouesse de l’architecture monastique s’étage sur trois niveaux principaux autour du rocher en granit du Mont. Les cryptes et la nef romanes, le choeur gothique et la Merveille constituent un vaste ensemble religieux et artistique dont la beauté est à la mesure de son importance dans la chrétienté.
    Au pied de l’abbaye, le village aux maisons à colombages se serre à l’intérieur d’une enceinte fortifiée qui a pour particularité d’être bâtie sur du sable !
    Emergeant des eaux de la baie, le Mont-Saint-Michel, par son aspect monumental et pittoresque, compte au nombre des sites les plus extraordinaires du patrimoine mondial.

  • Situé au confluent de la Sarthe et de l'Huisne, Le Mans est la ville résidence des princes Plantagenêts.
    L'importance de son patrimoine religieux roman et gothique témoigne de sa situation : la cathédrale Saint-Julien, l'abbatiale Notre-Dame de la Couture, l'abbaye de l'Épau... Et si l'empreinte médiévale se remarque aussi dans l'architecture civile, avec les maisons du Pilier-Rouge ou de la Reine-Bérangère, d'autres demeures, celle d'Adam et Ève ornée de thèmes illustrant la fécondité, ou l'hôtel de Vignolles, relèvent de l'élan de la Renaissance mancelle. Au XVIIe siècle, les oratoriens, bénédictins ou visitandines construisent collèges et bâtiments conventuels. Au siècle suivant, les élites se font édifier de nombreux hôtels classiques. Glissement progressif des styles, tous semblent ici se fondre pour offrir son unité à la ville, aujourd'hui carrefour de l'Ouest européen.
    L'équipe constituée autour de l'animateur du patrimoine est composée d'une vingtaine d'auteurs très impliqués localement : universitaires, historiens et historiens de l'art, architectes, archivistes, conservateurs de musées.

  • Édifice majeur de l'architecture du XXe siècle et de l'oeuvre du célèbre et talentueux architecte Charles-Édouard Jeanneret, dit Le Corbusier, la villa Savoye à Poissy (Yvelines), livrée en 1931, frappe par sa radicalité formelle. Implantée sur un terrain de 7 ha dominant la vallée de la Seine, cette villa, baptisée " les Heures claires " par ses propriétaires, Pierre et Eugénie Savoye, achève la période dite " des villas blanches " de l'architecte. Cette construction est la parfaite illustration de la théorie des cinq points de l'architecture moderne formulée en 1927 : les pilotis, les toits-jardins, le plan libre, la fenêtre en longueur et la façade libre.
    Au-delà de l'histoire de la villa et du décryptage de ses particularités architecturales abordés dans les deux premières parties de l'ouvrage, l'auteur convie à une découverte renouvelée de cet édifice dans les riches annexes de l'ouvrage.

    Historien de l'architecture, Dominique Amouroux est l'auteur de guides, de monographies et de chroniques sur l'architecture moderne et contemporaine. Il collabore régulièrement aux revues 303, Recherches et créations, Archi-Créé, Architecture à vivre. Il est également l'auteur de Louis Arretche dans la collection " Carnets d'architectes ".

    - Signée par Le Corbusier, architecte phare du XXe siècle.
    - La maison manifeste de la modernité à 30 km à l'ouest de Paris.
    - La parfaite illustration de la théorie des cinq points de l'architecture moderne.
    - Un format pratique, un texte historique concis et un ensemble d'images largement commentées pour une approche attrayante du monument à un prix raisonnable.

  • Fondée au Xe siècle, l'abbaye de Cluny fut, durant le Moyen Âge, une capitale spirituelle au rayonnement considérable, son rôle de pacificateur du monde féodal contribuant à l'établissement de la culture européenne.

    Elle compta parmi ses abbés de hautes figures dont Pierre le Vénérable. Bien que démolie en large partie à la Révolution, l'abbaye a conservé des vestiges qui révèlent son gigantisme et sa splendeur passée. Entouré d'un bourg monastique, son site abrite de nombreuses constructions médiévales, un ensemble unique en Europe de sculptures romanes ainsi que de riches témoignages des siècles suivants.

  • La Villa Arson à Nice par Serge Gleizes - La Villa séduit par son emplacement idyllique sur les hauteurs de Nice, face à la mer.
    - Ouverte au public, c'est une des adresses d'un tourisme culturel de la ville, hors des sentiers niçois habituels.
    - Labellisé " patrimoine du xxe siècle " en 2000.
    - L'architecte Michel Marot, grand prix de Rome en 1954, a reçu en 1963 le prix de l'Équerre d'argent pour l'église Sainte-Agnès de Fontaine-les-Grès (Aube), classée monument historique en 2010. Il a collaboré avec André Minangoy au projet de Marina Baie des Anges à Nice. Architecte des Bâtiments civils et Palais nationaux, il a eu en charge l'Arc de Triomphe notamment, ainsi que la rénovation des secteurs sauvegardés de Troyes et du Marais à Paris.

    La Villa Arson est la seule institution nationale dédiée à l'art contemporain à réunir un centre d'art et une école supérieure d'art. C'est en outre un des fleurons de l'architecture des années 1970, construit par Michel Marot. Implantée sur la colline Barthélemy, la Villa occupe un vaste domaine de plus de 2 ha dominant Nice et la baie des Anges. Elle enchâsse la villa à l'italienne des Arson (XVIIIe siècle) dans un ensemble architectural peu banal : un métissage entre le minéral et le végétal, aux murs en béton habillés de galets du Var. Un hall monumental dessert le vaisseau principal et se poursuit en une " rue " centrale, ponctuée de patios. Celle-ci dessert l'école d'art, logée sous les terrasses en gradins, sorte de jardins suspendus qui préservent l'emprise au sol et les arbres remarquables admirés par les premiers touristes. Le centre d'art et la résidence d'artistes s'organisent autour de l'ancien jardin d'été ponctué d'oeuvres d'art.

    Journaliste, ancien rédacteur en chef adjoint au magazine AD, Serge Gleizes collabore aux pages déco, architecture et design du mensuel M (Le Monde) et à Ideat.

  • La Sainte-Chapelle est construite par Saint Louis, au milieu du XIIIe siècle, au coeur du palais de la Cité, résidence du souverain et siège de son administration.
    Palatine et reliquaire, la Sainte-Chapelle se compose de la chapelle basse, destinée au personnel du palais, et de la chapelle haute, chapelle royale où étaient conservées les reliques liées à la passion du Christ rachetées par Saint Louis à l'empereur de Constantinople. Son architecture et le culte des reliques qui y était célébré ont influencé toute la création artistique ainsi que la liturgie jusqu'au XVIe siècle. La Sainte-Chapelle est ornée d'un ensemble unique de quinze verrières et d'une grande rose qui forment de véritables murs de lumière. Au milieu du XIXe siècle, la Sainte-Chapelle a bénéficié d'une restauration qui a autant restitué le gothique rayonnant d'origine que créé une vision idéale de l'architecture sacrée médiévale.
    Proposant dans une formule largement illustrée l'histoire du monument et sa visite détaillée, la nouvelle édition de ce guide intègre les derniers acquis de la recherche sur les décors peints et les restaurations spectaculaires des vitraux.

  • Fille de la Seine, Paris a grandi au fil de ses méandres, tandis que ses monuments et ses palais tissent la toile de son histoire. C'est à un carrefour fluvial qu'elle doit sa naissance. Mais sa première implantation est aujourd'hui encore imprécise.
    Paris s'est bâtie à la campagne en absorbant les villages, les fermes mais aussi les forêts, les prairies, les marais et même les vignobles qui faisaient l'orgueil du Bassin parisien.
    Au fil des siècles, il suffit de suivre l'évolution de ce petit bout de terre que l'on appelait Lutèce et qui abritait les Parisii. Tout en s'accroissant, la cité prend le nom de Paris au IVe siècle tandis qu'en 508, Clovis lui octroie le statut de « siège du royaume ». Des Carolingiens aux Bonapartes, Paris s'affirme dès lors comme capitale. Elle triomphe des invasions, des révoltes, des massacres et des occupations diverses. Elle se protège derrière ses enceintes que sa croissance démographique repousse chaque fois un peu plus loin.
    Cette longue promenade dans les quartiers de Paris à la recherche de leur passé révèle bien des surprises. Car si la « ville lumière » demeure attachée à ses vingt arrondissements créés en 1860, elle reste la capitale touristique du monde. Au fil des pages de ce « Regards » exceptionnel, le lecteur vagabondera du Louvre à la Fondation Louis Vuitton, des quais de Seine aux passages couverts, de la Sainte-Chapelle à la Tour Eiffel.

  • Qui arrive à Jumièges est saisi par les vestiges de l'immense abbatiale bâtie au creux d'une boucle de la Seine au temps de Guillaume le Conquérant. Symboles du rayonnement de l'un des plus anciens et des plus importants monastères d'Occident, ses tours dominent le village et la campagne environnante. Le parc sert d'écrin à ses ruines grandioses : malgré les destructions, cette architecture exceptionnelle renvoie au passé de l'abbaye marqué par la protection des rois, la grandeur de ses abbés, l'intense activité intellectuelle et artistique de ses moines.

  • À Carcassonne s'est joué en grande partie le destin du Languedoc ; là aussi, et pour la première fois loin de l'Île-de-France, s'est affirmée la puissance des rois capétiens. Garante de la paix entre la France et l'Aragon, la Cité a parfaitement rempli son rôle dissuasif de place forte imprenable. La double enceinte de remparts, le château comtal, la basilique Saint-Nazaire, les rues de la bastide Saint-Louis retracent une histoire qui s'inscrit pleinement dans celle, plus large, de la formation du territoire national. La beauté fonctionnelle des ouvrages militaires, l'architecture et le décor de Saint-Nazaire - les uns et les autres restaurés par Eugène Viollet-le-Duc au XIXe siècle - valent à la Cité de Carcassonne de compter aujourd'hui au nombre des chefs-d'oeuvre du patrimoine mondial.

  • Sis au coeur de la Touraine, en ce Val de Loire prisé par tant de rois, Azay-le-Rideau fut bâti sous le règne de François Ier par un riche financier soucieux d'asseoir son récent titre de noblesse. Mais les procès engagés par François Ier pour renflouer les caisses de l'État, déciment la grande bourgeoisie d'affaires et Gilles Berthelot, craignant pour sa vie, abandonne le château inachevé et s'enfuit hors du royaume.

    Petit joyau des prémices de la Renaissance française, doté d'un des escaliers les plus innovants et orné d'une dentelle de pierre ciselée, le château se para au cours des siècles et des générations d'une entrée inspirée par celle de Vaux-le-Vicomte et d'un parc à l'anglaise. Ce n'est pourtant qu'au XIXe siècle, après son achèvement par les marquis de Biencourt dans un style néo-Renaissance qu'il acquiert son image du « château de la Loire » idéal.

  • Fille de la Seine, Paris a grandi au fil de ses méandres, tandis que ses monuments et ses palais tissent la toile de son histoire. C'est à un carrefour fluvial qu'elle doit sa naissance. Mais sa première implantation est aujourd'hui encore imprécise.
    Paris s'est bâtie à la campagne en absorbant les villages, les fermes mais aussi les forêts, les prairies, les marais et même les vignobles qui faisaient l'orgueil du Bassin parisien.
    Au fil des siècles, il suffit de suivre l'évolution de ce petit bout de terre que l'on appelait Lutèce et qui abritait les Parisii. Tout en s'accroissant, la cité prend le nom de Paris au IVe siècle tandis qu'en 508, Clovis lui octroie le statut de « siège du royaume ». Des Carolingiens aux Bonapartes, Paris s'affirme dès lors comme capitale. Elle triomphe des invasions, des révoltes, des massacres et des occupations diverses. Elle se protège derrière ses enceintes que sa croissance démographique repousse chaque fois un peu plus loin.
    Cette longue promenade dans les quartiers de Paris à la recherche de leur passé révèle bien des surprises. Car si la « ville lumière » demeure attachée à ses vingt arrondissements créés en 1860, elle reste la capitale touristique du monde. Au fil des pages de ce « Regards » exceptionnel, le lecteur vagabondera du Louvre à la Fondation Louis Vuitton, des quais de Seine aux passages couverts, de la Sainte-Chapelle à la Tour Eiffel.

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