Gabriel Matzneff

  • «À Naples comme à Venise, dans le cercle amical de Nil Kolytcheff, tout va bien : Nathalie et sa jeune amante Lioubov projettent de se marier au consulat de France à Rome ; le premier long métrage de Mathilde, Les Pantoufles de Don Alfonsetto, reçoit un accueil enthousiaste de la critique italienne ; le bruit court que le hiéromoine Guérassime sera prochainement sacré évêque. Quel est le secret de famille qui, découvert par Nil, perturbe cette harmonie ? Quelle est la véritable raison du suicide de son cousin Cyrille ? Quel rôle a, sous l'occupation allemande, joué dans leur famille le Hauptsturmführer SS Aloïs Brunner ? Quels sont ces péchés d'autrui dont soudain l'insouciant Nil porte le poids ?».
    Gabriel Matzneff.

  • « Cohorte fort singulière, en vérité : Byron et Schopen- hauer caracolent en tête, suivis dans le désordre du cardinal de Retz, de Dostoïevski, Nietzsche, Alexandre Dumas et quelques autres, sans oublier un gros batail- lon d'auteurs latins. Le livre de toute une vie. Une oeuvre «matznévissime» et la plus brûlante des déclarations d'amour à la littérature. » Bernard Le Saux, L'Événement du jeudi.

    « Un des secrets de Matzneff, c'est que le grave s'y mêle au léger et le comique au tragique. La contradiction est son dieu, autant que le plaisir. C'est un sauteur latiniste, un intellectuel, un diététicien métaphysique. Il sert avec éclat la cause des lettres classiques et de la langue fran- çaise. » Jean d'Ormesson, Le Figaro littéraire.

  • Ivre du vin perdu

    Gabriel Matzneff

    Angiolina, une adolescente de quinze ans, est la figure centrale de ivre du vin perdu.
    , mais cette histoire d'un amour fou est aussi le roman du cynisme et de la drague, et les libertins frénétiques et désabusés que sont le banquier rodin et l'oisif kolytcheff y sont décrits dans leur scandaleuse vérité.
    Des hommes sensuels, des lycéennes amoureuses, des petits garçons complices, des mères menaçantes (pléonasme), le jardin du luxembourg mais aussi ceylan et les philippines, le temps qui passe, la mort qui s'approche doucement, ivre du vin perdu est un roman passionné et impudent, nostalgique et endiablé.

  • Sur ce boulevard qui traverse les cinquième, sixième et septième arrondissements de Paris, Gabriel Matzneff rencontre saint Germain, Giacomo Casanova, les lycéennes de Fénelon, l'empereur Julien, Jean-Paul II, les trois mousquetaires, Giorgio Armani et bien d'autres encore ; il nous amène au restaurant, à l'église, à la piscine, à l'hôtel, au cinéma, dans des jardins, chez des libraires...
    Ce récit où le présent mêle ses eaux à celles du passé, où alternent les scènes croquées sur le vif et les souvenirs, où la vie intime de l'auteur s'amalgame à l'histoire du Quartier latin, constitue à la fois des mémoires et un guide à l'usage du touriste : un genre littéraire hybride, mais, en définitive, extrêmement romanesque.

  • La diététique, ce ne sont pas seulement les régimes alimentaires qui furent, dès son adolescence, une des obsessions de lord byron, mais aussi sa philosophie de l'existence, et son art de vivre : le comportement qu'avait en face de l'amour, de la création littéraire, de la société, de dieu, ce pessimisme allègre, cet égoïste généreux, ce gourmand frugal, ce septique passionnée, ce grand seigneur nonchalant qui fut un révolutionnaire actif, ce nordique fasciné par l'orient, ce tempérament de droite aux idées de gauche, ce pédéraste couvert de femmes, ce disciple d'epicure qu'habitait la peur de l'enfer chrétien, cet adversaire de l'impérialisme qui vénérait napoléon, ce suicidaire amoureux de la vie, cet ami des turcs qui est mort pour la liberté du peuple grec, ce poète à la réputation sulfureuse et au coeur pur.

  • Un diable dans le bénitier est le testament spirituel d'un franc-tireur qui persiste à être soi-même, demeure fidèle à ses passions dans une société où les interdits se multiplient ; qui défend ses idées et pourfend ses adversaires avec la fougue d'Athos embrochant les gardes du cardinal.
    Ces adversaires, qui sont-ils ? La social-démocratie qui, au pouvoir en France pendant cinq ans, n'a pas eu le courage de voter une loi sur l'euthanasie, le suicide assisté ; la droite française prétendue catholique qui laisse ses églises vides, n'observe pas le jeûne du carême pascal, mais a le culot de décrier les mahométans qui font le ramadan et réclament de nouvelles mosquées ; les politiciens français qui, traîtres à la traditionnelle amitié franco-russe, se conforment servilement à la désastreuse politique étrangère des États-Unis ; les super-patriotes qui rêvent d'abolir le droit du sol ; l'imbécilité puritaine, cafarde, qui ne cesse d'étendre son ombre sur la planète.
    Surtout, dans cet essai brûlant, Gabriel Matzneff déroule ses amitiés, ses admirations, ses amours. « Créer, écrit-il, c'est faire sortir de sa cachette le diable qui est tapi dans notre propre coeur. »

  • Le général de Gaulle règne sans état d'âme sur une télévision aux ordres.
    A la veille de la première élection présidentielle au suffrage universel de la Ve République, le jeune Gabriel Matzneff, frondeur et partisan de François Mitterrand, ferraille sans trêve contre le pouvoir, persifle la bêtise des divertissements dont celui-ci ahurit le peuple. Un bouquet de joyeux duels qui, en 2012, n'a rien perdu de son actualité politique, libertaire.

  • Il s'agit du XVe volume du Journal intime de Gabriel Matzneff, qui s'étend d'août 2016 à août 2018. Le dandy byronien de 81 ans sort doucement de son cancer, il assujettit son corps à la diététique. Un oeil sur la balance, un autre sur le spectacle du monde : il donne régulièrement des chroniques à Jérôme Béglé du Point. Il relit les classiques latins, Schopenhauer, Stendhal, hante Saint-Germain-des-Prés, fait de longs séjours en Italie : Bordighera, Rome, Naples... À l'Arsenal, lors d'une réunion de la Byron Society, Gabriel rencontre Virginie. La jeune femme ressemble à Ornella Muti, récite l'angélus chaque matin, lit Oscar Wilde et Léon Bloy. Ils deviennent amants.
    L'Amante de l'Arsenal séduira les fidèles lecteurs de Gabriel Matzneff. Ils y trouveront son regard unique, ses obsessions, ses thèmes récurrents. Ils y découvriront la belle âme de Virginie et un Gabriel émouvant et serein.

  • Ce livre aurait pu s'intituler La conversation de don Juan.
    On assiste en effet à la métamorphose d'un homme. On y voit un libertin renoncer à sa vie dissolue, pécheresse, et, grâce à l'amour d'une jeune fille, se transformer en ce qu'il croyait ne plus jamais pouvoir être : un amant fidèle, irréprochable. Comme la jeune fille -une beauté fatale aux yeux bleus et aux cheveux blonds- n'a que quatorze ans, et que nos amants ont à leurs trousses une meute de citoyen vertueux, un délateur anonyme de la Brigade des mineurs, ils doivent pour s'aimer braver bien des périls.
    G.M.

  • « La liberté n'est jamais acquise, elle est une perpétuelle reconquête. Quand je vois l'imbécile «nouvel ordre mondial» prôné par les pharisiens glabres d'outre-Atlantique et les excités barbus d'Arabie (qui, les uns et les autres, prétendent régenter nos moeurs, nous dicter ce que nous devons penser, croire, écrire, manger, fumer, aimer) étendre son ombre sur la planète, j'ai l'impression d'avoir labouré la mer, écrit et agi en vain. Pourtant, je m'opiniâtre. Qu'il s'agisse de la résistance au décervelage opéré par les médias, de la résistance aux sales guerres de l'impérialisme américain, de la résistance à l'omniprésente vulgarité des mufles, de la résistance aux prurigineux anathèmes des quakeresses de gauche et des psychiatres de droite, Séraphin, c'est la fin !, où sont assemblées des pages écrites de 1964 à 2012, témoigne que je demeure fidèle aux passions qui ont empli ma vie d'homme et inspiré mon travail d'écrivain ; que, jusqu'au bout, je persiste dans mon être. »

  • La suite de la correspondance par e-mails de l'écrivain dans laquelle sont abordés les thèmes de l'amour, de la révolte, de la passion de la beauté, de l'art et de la religion, de la maladie ou de la mort.

  • Ce furent des camarades de régiment qui me donnèrent ce surnom de Gab la Rafale ; quant aux émiles, c'est ainsi qu'un de mes personnages, Alphonse Dulaurier, baptise le courriel des souverainistes, l'e-mail anglo-saxon. Ce livre est le premier pour lequel je n'aurai noirci ni carnet, ni cahier, ni feuilles volantes ; utilisé ni crayon, ni porte-plume, ni stylo ; dont il n'existe aucun manuscrit. C'est mon premier bébé de l'ère virtuelle, mon premier bébé électronique. Les Émiles de Gab la Rafale sont aussi le premier livre où les mots jaillis de mon coeur et de mon cerveau, les soubresauts de mon humeur volage, sont datés à l'heure, à la minute près : ce n'est pas un livre, c'est un électrocardiogramme, un sismographe. Je l'ai baptisé roman, en songeant à mon infortuné ami Hervé Guibert qui avait ainsi appelé ses Mémoires, et surtout parce que cette vie bariolée, contrastée, me semble aussi romanesque que la plus ingénieuse des fictions.

    G. M.

  • Je fus, en 2007, choqué par l'insistance grossière avec quoi les media de gauche comme de droite, lors de l'élection de Nicolas Sarkozv et du décès du cardinal Jean-Marie Lustiger, mirent l'accent sur les origines hongroises de l'un, polonaises de l'autre ; sur le sang rastaquouère qui coulait dans leurs veines. Ces considérations étaient d'une extraordinaire inconvenance, mais les goujats qui les exprimèrent n'étaient même pas conscients de leur goujaterie, tant ce thème de la race, des Français " de souche " et de ceux qui ne le sont pas, appartient désormais à la conversation courante, est entré dans les moeurs. Jamais depuis la Libération les crispations xénophobes n'ont été en France aussi vives. Je suis incommodé par ce retour aux racines qui est tant à la mode, par ce barrésisme de bas étage dont on nous casse les oreilles (et que Barrès assurément récuserait), par cette apologie du droit du sang aux dépens du droit du sol, par cette soudaine prolifération de l'adjectif " identitaire " que l'on chercherait en vain dans le Littré. Au coeur de ce livre qui traite de politique, d'art, de religion, se trouve donc la question de l'émigration, de l'identité nationale. Vous avez métèque ? exprime quarante ans de la vie d'un artiste qui, fils d'émigrés russes, a mis son talent et son énergie créatrice au service de la langue française qui, nonobstant son nom exotique farci de z et de f comme une dinde de Noël l'est de marrons, a l'audace de penser que ses livres servent la France, s'incorporent à son patrimoine littéraire.

  • " Ce matin j'ai été réveillé par Aude, puis appels successifs de Marie-Élisabeth, de Pascale.
    Poursuivi, coursé. Hier après-midi, pendant l'amour avec Marie-Agnès, j'ai débranché le téléphone. Débrancher le téléphone, quand je suis chez moi, c'est mon unique défense contre le harcèlement.
    Marie-Laurence a parlé d'Anne à Marie-Élisabeth. Celle-ci, furibarde, veut monter une expédition punitive contre le collège Sévigné. Elle me lance :
    -Ce n'est parce que personne ne vous résiste que vous devez vous croire irrésistible."

  • «Ce livre aurait pu s'intituler La conversion de Don Juan. On y assiste en effet à la métamorphose d'un homme. On y voit un libertin renoncer à sa vie dissolue, pécheresse, et, grâce à l'amour d'une jeune fille, se transformer en ce qu'il croyait ne plus jamais pouvoir être : un amant fidèle, irréprochable.
    Comme la jeune fille - une beauté fatale aux yeux bleus et aux cheveux blonds - n'a que quatorze ans, et que nos amants ont à leurs trousses une meute de citoyens vertueux, un délateur anonyme et la Brigade des mineurs, ils doivent pour s'aimer braver bien des périls.» Gabriel Matzneff.

  • «Voici l'archange de l'amour fou ! Il aime les filles, les garçons et le dieu des Russes. Se foutre dans un livre de Matzneff, c'est ouvrir les fenêtres. Il est très "écrivain", et c'est pas à la mode. Qui ose dire : "Moi, l'artiste" ?
    Matzneff le dit. Matzneff parle de l'art. Les autres disent "l'art est mort", et s'ingénient à le tuer. Matzneff parle des passions. Quand Matzneff a des ennuis avec les Moeurs, personne, chez les cerveaux écrivants, se casse le baldaquin pour le défendre. Matzneff serait-il d'une autre planète ?
    Y a de ça. Il porte une grande cape blanche et avance légèrement au-dessus du sol. Les pères ne peuvent pas aimer Matzneff ! Les mères non plus. Ça vole trop haut, Matzneff, c'est pas d'époque ! Ah, les temps sont durs pour les archanges ! Si vous avez des chérubins chez vous, offrez-leur Matzneff.» Victoria Thérame, Charlie Hebdo

  • Isaïe réjouis-toi "Un style fantastique, une belle aventure de vie, le pied céleste." Marc de Smedt, Le Magazine littéraire Ivre du vin perdu "Nil Kolytcheff, une figure endiablée qui mérite de passer à la postérité. C'est là, il me semble, la grande réussite de Ivre de vin perdu : être personnellement à la hauteur du mythe de Don Juan, le ranimer, le renouveler. Nil Kolytcheff, Gabriel Matzneff par lui même, à une prédilection pour la "jeune débutante" (entendre ici la voix de Leporello chez Mozart). La voici. Quinze ou seize ans, dix-sept ans au plus au plus, lycéenne. Je crois que c'est la première fois, en littérature, qu'une telle somme d'observations, de sensations, de notations nouvelles sont accumulées sur un sujet, c'est le cas de le dire vraiment, vierge. C'est étonnant, détonant, superbe." Philippe Sollers, Le Monde Harrison Plaza "Matzneff bat le rappel de ses personnages pour conjurer la malédiction, expurger la souffrance, expliquer la vie, chanter la beauté de l'existence. Allegra porte la flamme des amoureuses débutantes, elle a la beauté du dernier grand amour de Nil. Elle résume toutes les adolescentes que le Nil a aimées." Philippe Delannoy, Gabriel Matzneff

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