James Thurber

  • Ma chienne de vie

    James Thurber

    Les tribulations loufoques d'une famille farfelue - grand-père et chien compris - par l'un des maîtres du comique anglo-saxon " Quand j'atteindrai quarante ans, mes facultés se seront peut-être repliées, telle la corolle des fleurs au crépuscule, me laissant incapable d'écrire mes mémoires en y mettant la dose idoine de sobre inexactitude, ou alors, étant venu à bout de la tâche, incapable d'aller les porter à mon éditeur...
    " C'est donc en pleine force de l'âge, dès les années 1930 dans les pages du New Yorker, que James Thurber fait paraître Ma chienne de vie, autobiographie loufoque et illustrée racontant sa jeunesse au sein d'une famille farfelue de l'Ohio. De l'effondrement du lit paternel à la visite nocturne de bien étranges fantômes, des lubies du chien Muggs à celles d'un grand-père frappadingue hanté par la guerre de Sécession, Thurber transfigure les petits événements de la vie en minuscules épopées tendres, drôles et cocasses.

  • Lire Thurber est un malicieux plaisir : cet écrivain et dessinateur - qui fut l'un des grands talents et l'un des piliers du prestigieux New Yorker - a un sens considérable du dialogue et de la repartie. L'écriture est fluide, nette, souple, et le ton fantaisiste et désinvolte. D'une redoutable clairvoyance, le caricaturiste, quand il écrit, fait mouche.
    La Vie secrète de Walter Mitty en est le parfait exemple : ce recueil de vingt-trois nouvelles et six fables animalières présente des personnages fantasques et naïfs empêtrés dans des situations d'une comique absurdité. Tel Walter Mitty, le héros de la nouvelle éponyme, qui après avoir roulé en silence jusqu'à Waterbury et déposé sa femme chez le coiffeur, part faire quelques courses et se jette dans des divagations toutes plus loufoques les unes que les autres. Devenant tour à tour capitaine de navire, médecin ou tireur d'élite, il nous place en témoin privilégié de ses vies secrètes.

  • Suite à la douzième guerre mondiale, la civilisation disparaît de la surface de la Terre. Les hommes sont réduits à l'état de bêtes ignorantes de l'amour. Jusqu'au jour où une jeune fille découvre la dernière fleur de la planète : tout peut alors renaître. Mais combien de temps durera ce fragile équilibre ?

    C'est en 1939 que James Thurber, alors caricaturiste au New Yorker, écrit et dessine ce conte pour expliquer à sa fille Rosemary l'alternance cyclique de temps de guerre et de paix.

    Une parabole écologiste et pacifiste d'une rare poésie, traduite par Albert Camus et magnifiquement illustrée.

  • À l'issue de la 12e Guerre mondiale, la civilisation s'est effondrée, les chiens ont quitté leurs anciens maîtres, toutes les forêts et les jardins ont été détruits et l'amour a fui le monde. Un jour, pourtant, une jeune fille découvre la dernière fleur subsistant sur terre et décide d'en prendre soin...
    En 1939, alors qu'éclate la Seconde Guerre mondiale, James Thurber dessine pour sa petite fille Rosemary, âgée de 7 ans, cette émouvante « parabole en images » (véritable « roman graphique » avant l'heure), pour lui raconter les cycles de la guerre, de la paix et de l'amour, à travers la résilience d'une simple petite fleur. Un conte écologiste et pacifiste, grave et tendre, mais enjoué et d'une délicate sagesse, traduit en français en 1952 par Albert Camus.

  • Un beau matin, dans la jungle, le Tigre déclare à sa compagne: «Ce soir, à la tombée du jour, je serai le roi des animaux!» Plein de certitudes, il s'en va provoquer le Lion dans sa tanière, déclenchant la fureur de celui-ci et entraînant tous les animaux dans une terrible bataille. Partisans du Tigre, partisans du Lion, batailleurs par principe ou par la force des choses s'a¡rontent ainsi férocement jusqu'au coucher du soleil, sans toujours se souvenir des raisons de leur colère. Quand la lune se lève enfin, le Tigre est vainqueur mais il ne reste qu'un macao et un cacatoes pour pleurer sur les ruines.
    À la manière d'une fable, magnifiquement illustrée en deux couleurs par Joohee Yoon, James Thurber rappelle avec ironie que sans sujets il ne sert à rien d'être roi.

  • This collection brings together the best of James Thurber's brilliantly funny, eccentric and anarchic writings. It includes his most famour work, The Secret life of Walter Mitty, in which an ordinary man's fantasies have a lire powerful hold on him than a reality, as well as an essays, poetry and cartoons gathered from all of Thurber's collections. Making fun of his own weaknesses and those of other people (and dogs) - the English teacher who looked only at figures of speech, the Airedale who refused to include him in the family, the botany lecturer who despaired of him totally - James Thurber is a true original, whose off-beat imagination shows us everyday life from a different angles.

  • James Thurber has been called "one of our great American institutions" (Stanley Walker), "a magnificent satirist" (Boston Transcript), and "a Joyce in false-face" (New York Times), The New York Herald Tribune submits that he is "as blithe as Benchley... as savage as Swift... surprisingly wise and witty," while the Times of London, out of enthusiasm and a profound regard for truth, proclaims that "Thurber is Thurber." In Fables for Our Times, Thurber the Moralist is in the ascendancy. Here are a score or more lessons-in-prose dedicated to conventional sinners and proving - what you will. The fables are imperishably illustrated, and are supplemented by Mr. Thurber's own pictorial interpretations of famous poems in a wonderful and joyous assemblage.

  • Cette grosse bête trapue à l'humeur, belliqueuse se comporta toujours comme s'il estimait que je ne faisais pas partie de la famille.
    Or il y avait un léger avantage à en faire partie, car il ne mordait pas les membres de la famille aussi souvent que les étrangers. Néanmoins, durant toutes les années où il vécut avec nous, il réussit à mordre tout le monde, sauf ma mère, à qui il tenta une fois de faire des avances, mais sans succès.

  • Cette anthologie réunit quatorze « histoires criminelles » inédites écrites entre 1929 et 1962. Parodie de récit d'espionnage (« L'homme qui en savait trop peu ») ou pastiche d'un des fondateurs du genre « hard-boiled » (« L'enfer ne se déchaîne qu'une fois », d'après James Cain), meurtre on ne peut plus domestique (« M. Preble se débarrasse de sa femme ») ou étonnante relecture de Shakespeare en mode Cluedo (« L'affaire Macbeth »), s'y expriment tout l'humour et la fine psychologie de l'auteur, créateur de la figure du « little man », citadin timide, névrosé et rêveur, mais qui n'en ourdit pas moins parfois, comme tout un chacun, de sombres projets criminels...

  • Les auturs de ce "traité" s'aperçurent un jour, à l'approche de la grande crise boursière de 1929, que quelque chose d'autre n'allait pas très fort. La panique de Wall Street, le "mardi noir" ? D'accord, mais une autre faillite venait de commencer : celle des relations entre les hommes et les femmes, les débuts de ce qui devint plus tard la guerre des sexes - et dont on ne voit d'ailleurs pas la fin. Cette crise est donc née aux Etats-Unis ; elle a lentement traversé l'Océan, l'Europe n'a pas été épargnée. Partout, les signes de la reprise restent incertains. Et puis, ne dirait-on pas, dans ce domaine, que les Européens d'aujourd'hui sont un peu des Américains d'autrefois ? Ainsi, Thurber et son complice White furent les premiers observateurs, hilares et médusés, les découvreurs sérieux et burlesque de cet immense phénomène. Des traités de sexologie, de psychologie, de savoir-faire envahissaient alors déjà les librairies ; il décidèrent d'en écrire un à leur manière.

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