Jean Rhys

  • La créole Antoinette Cosway raconte son enfance au domaine Coulibri, à la Jamaïque. Entre l'indifférence de sa mère et les révoltes des esclaves, son destin bascule : elle est envoyée dans un couvent qu'elle quittera à l'âge de dix-sept ans pour se voir épouser un Anglais, distant, égoïste et arrogant. Poussée par la haine qu'il lui porte, elle sombrera dans l'alcoolisme et la folie meurtrière.
    Il fallut neuf ans à Jean Rhys pour écrire La prisonnière des Sargasses qu'elle publie en 1966, après un silence de vingt-sept ans. Elle y évoque la solitude et la démence, dans une écriture d'une extrême densité et d'une grande pudeur, qui font de ce roman l'un des plus forts et des plus attachants qu'elle ait écrit.

  • Un soir de l'été dernier, il faisait chaud comme aujourd'hui, et j'étais heureuse. Les gens prétendent qu'on n'est jamais complètement heureux. Moi, je l'étais.

    Porte d'entrée magnifique dans l'oeuvre de Jean Rhys, ce recueil de nouvelles, restées longtemps inédites en français, nous entraîne dans la bohème de l'Europe d'avant guerre, Vienne la magnifique, Paris et ses cafés, puis plus loin encore, au-delà des océans, vers les souvenirs d'enfance ensoleillés des Caraïbes.
    Poète, lady, rêveur pathétique ou amoureuse éperdue, les personnages de Jean Rhys arpentent la vie avec pour seul bagage la nostalgie, le bonheur enfui, et toujours cet humour sombre, si bien dosé.

    Dans un style elliptique qui lui est propre, Jean Rhys va à l'essentiel. Ce qui intéresse la romancière, c'est la vérité, la vie ici, le coeur qui continue de battre, de se battre, comme elle : une femme en révolte permanente qui a fait de la poésie et de l'ironie ses armes les plus puissantes.

  • Au jour de sa mort le 14 mai 1979, à près de quatre-vingt-dix ans, Jean Rhys travaillait depuis environ quatre ans à un ouvrage autobiographique qui n'avançait qu'avec une extrême lenteur à cause de sa fragilité physique.
    Elle parvint à mener les quinze brefs chapitres décrivant son enfance au point où la perfectionniste qu'elle était pût les considérer comme achevés. Ils racontent son histoire jusqu'au moment où elle quitta l'île de la Dominique, aux Antilles, où elle était née, pour aller poursuivre ses études en Angleterre. Pendant la dernière année de sa vie, elle songeait quelquefois à la possibilité de publier ces chapitres indépendamment ; mais elle concluait toujours en espérant avoir le temps de réviser et de polir le reste de son travail, qu'elle avait déjà dicté dans une première version.
    Ce délai ne lui fut pas accordé. Ses éditeurs eurent le choix entre deux solutions : soit compléter le volume en y incluant les passages non révisés dans leur état brut, ce qu'elle ne leur aurait pas laissé faire de son vivant, soit en retirer des parties de son histoire dont ils savaient qu'elle souhaitait les raconter, ce qu'elle ne pourrait plus jamais faire. La décision de publier fut en grande partie motivée par le fait que, dans les chapitres non révisés, elle racontait comment elle avait commencé à écrire. ce qui était du plus haut intérêt pour tous ceux qui aiment et admirent son oeuvre et ne pouvait être puisé à aucune autre source.
    Avec cette autobiographie inachevée, Jean Rhys laissait un impressionnant fragment d'autoanalyse intitulé « extrait d'un journal ». Elle l'avait écrit à la fin des années 1940 et comptait l'incorporer au volume si elle trouvait le moyen. La chose aurait peut-être été impossible : ces pages ont un style très différent du reste. Elles sont présentées ici en appendice et non comme partie intégrante du récit.

  • Bonjour minuit

    Jean Rhys

    Sasha Jansen retourne à Paris où elle a vécu vingt ans plus tôt un grand amour et l'échec de cet amour. Elle s'efforce d'éviter les rues et les cafés d'autrefois, mais le passé l'envahit. Avec un humour désabusé, elle accueille les rencontres que lui propose le Montparnasse d'avant-guerre. Elle accueille même, avec un mélange d'agressivité et de désespoir, ce jeune homme rencontré au Dôme - et qu'elle appelle «le gigolo» - qui la prend pour une riche Anglaise à cause de son manteau de fourrure. Elle sent revivre son coeur d'autrefois mais, incapable de vivre comme de mourir, elle ne trouvera d'issue que dans une dernière parodie d'amour.
    «Pleurer à cause d'un chagrin d'amour, et puis, juste après, pleurer parce que ce serait bien d'avoir une robe neuve. Les microscopiques mouvements de nos âmes puériles, elle n'en cache rien, tant pis pour ceux que ça dérange, c'est ainsi que nous sommes, je ne crois pas en l'humanité, dit souvent Jean Rhys, je ne crois qu'à l'amour, et en plus je déteste les sermons.» Geneviève Brisac.

  • « L'imaginaire », aujourd'hui dirigée par Yvon Girard, est une collection de réimpressions de documents et de textes littéraires, tantôt oeuvres oubliées, marginales ou expérimentales d'auteurs reconnus, tantôt oeuvres estimées par le passé mais que le goût du jour a quelque peu éclipsées.





  • Quai des grands-augustins

    Jean Rhys

    Julia martin, une anglaise de trente-six ans, est abandonnée par son amant.
    Nous suivons sa dérive, d'un petit hôtel parisien de la rive gauche jusqu'à londres, puis de nouveau à paris. entre-temps, une sensibilité aura été détruite, à jamais.
    S'il fallait analyser l'art d'un grand écrivain, chaque page de ce roman deviendrait exemplaire. à travers un personnage de femme meurtrie, dont la démarche est de plus en plus floue, jean rhys parvient à exprimer de façon inimitable l'absurdité d'un destin.
    Rien de spectaculaire, et pourtant on a l'impression d'aller au-delà du possible parce que l'essentiel est dit, qui nous atteint au plus profond, bouleversant nos certitudes.

  • WIDE SARGASSO SEA

    Jean Rhys

    Antoinette Cosway is a Creole heiress - product of an inbred, decadent, expatriate community - a sensitive girl at once beguiled and repelled by the lush Jamaican landscape. Soon after her marriage to Rochester rumours of madness in the Cosway family poison Rochester's mind against her.

  • Petronella, une jeune choriste, passe quelques jours à la campagne chez un couple qui ne cesse de se disputer. De retour à Londres, elle fait la connaissance d'un homme qui lui donne rendez-vous en septembre... 1914. Accusée de boire et de chanter par ses voisins excédés, la créole Selina est emprisonnée pour avoir cassé une vitre. C'est là qu'elle entend quelques notes de musique qui vont bouleverser sa vie. Deux histoires de femmes malmenées par la vie dont le destin bascule au hasard d'une rencontre.

  • Quatuor

    Jean Rhys

  • If Antoinette Cosway, a spirited Creole heiress, could have foreseen the terrible future that awaited her, she would not have married the young Englishman. Initially drawn to her beauty and sensuality, he becomes increasingly frustrated by his inability to reach into her soul.

  • Anglais Voyage in the Dark

    Jean Rhys

    'It was as if a curtain had fallen, hiding everything I had ever known,' says Anna Morgan, eighteen years old and catapulted to England from the West Indies after the death of her beloved father. Working as a chorus girl, Anna drifts into the demi-monde of Edwardian London.

  • Good Morning, Midnight

    Jean Rhys

    Saved, rescued, fished-up, half-drowned, out of the deep, dark river, dry clothes, hair shampooed and set... Set in a 1930s Paris of shabby hotel rooms, seedy bars and drunken encounters, Jean Rhys's semi-autobiographical portrayal of a young woman's sexual encounters is a searingly honest exploration of loneliness and yearning. Ten new titles in the colourful, small-format, portable new Pocket Penguins series

  • Voyages dans les tenebres

    Jean Rhys

    • Denoel
    • 20 Février 1974

    « L'imaginaire », aujourd'hui dirigée par Yvon Girard, est une collection de réimpressions de documents et de textes littéraires, tantôt oeuvres oubliées, marginales ou expérimentales d'auteurs reconnus, tantôt oeuvres estimées par le passé mais que le goût du jour a quelque peu éclipsées.

  • Anglais La grosse Fifi

    Jean Rhys

    "There was nothing of the blond beast about the gigolo - he was dark, slim, beautiful as some Latin god. And how soft his eyes were, how sweet his mouth ...

    Horrible, horrible gigolo!" These four haunting stories from the author of Wide Sargasso Sea capture moments in the lives of European dilettantes, ingénues, businessmen, soldiers and artists at a time when the world was enjoying freedom after war. But with freedom comes the greater opportunity for self-destruction, and Rhys is at her redolent best when writing about the desires of people striving unsuccessfully after happiness.


    This book contains La Grosse Fifi, Vienne, Tea with an Artist, and Mixing Cocktails. They are all taken from a selection from The Left Bank in Penguin's edition of Tigers Are Better Looking.

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