Laurent Vidal

  • Les hommes lents - resister a la modernite, xve-xxe siecle

    Laurent Vidal

    • Flammarion
    • 15 Janvier 2020

    L'histoire de la modernité est d'abord celle d'une discrimination : en érigeant la vitesse en modèle de vertu sociale, les sociétés modernes ont inventé un vice, celui de la lenteur - cette prétendue incapacité à tenir la cadence et à vivre au rythme de son temps. Partant d'une violence symbolique et d'un imaginaire méconnu, Laurent Vidal fait la genèse des hommes lents, ces individus mis à l'écart par l'idéologie du Progrès.
    On y croise tour à tour un Indien paresseux et un colonisé indolent à l'époque des grandes découvertes, des ouvriers indisciplinés dans le XIXe siècle triomphant ; plus proches de nous, le migrant en attente ou le travailleur fainéant restent en marge de l'obsession contemporaine de l'efficacité. Mais l'auteur révèle avant tout la façon dont ces hommes s'emparent de la lenteur pour subvertir la modernité, à rebours de la cadence imposée par les horloges et les chronomètres : de l'oisiveté revendiquée aux ruses déployées pour s'approprier des espaces assignés, les hommes lents créent des rythmes inouïs, jusque dans les musiques syncopées du jazz ou de la samba.
    En inventant de nouveaux modes d'action fondés sur les ruptures de rythme - telles les stratégies de sabotage du syndicalisme révolutionnaire -, ils nous offrent un autre regard sur l'émancipation. Mêlant la rigueur de l'historien à la sensibilité d'un écrivain qui puise aussi bien dans la littérature que dans les arts, cet essai ouvre des horizons inédits pour repenser notre rapport à la liberté.

  • Partant d'une violence symbolique et d'un imaginaire méconnu, Laurent Vidal fait la genèse des hommes lents, ces individus mis à l'écart par l'idéologie du Progrès. On y croise tour à tour un Indien paresseux et un colonisé indolent, des ouvriers indisciplinés et, plus proches de nous, le migrant en attente ou le travailleur fainéant.Mais l'auteur révèle aussi la façon dont ces hommes s'emparent de la lenteur pour subvertir la modernité:de l'oisiveté revendiquée aux ruses déployées pour s'approprier des espaces assignés, les hommes lents créent des rythmes inouïs, jusque dans les musiques syncopées du jazz ou de la samba. En inventant de nouveaux modes d'action fondés sur les ruptures de rythme, ils nous offrent un autre regard sur l'émancipation.Mêlant la rigueur de l'historien à la sensibilité de l'écrivain, cet essai ouvre des horizons inédits pour repenser notre rapport à la liberté.

  • Mazagão ; la ville qui traversa l'Atlantique

    Laurent Vidal

    • Flammarion
    • 28 Février 2008

    1511 : la couronne portugaise, dans un grand mouvement de reconquête des serres infidèles, fonde la citadelle de mazagao, sur la côte marocaine.
    Les siècles passant, la forteresse et ses habitants sombrent dans l'oubli ; c'est que le portugal s'est tourné vers la nouvelle perle de son empire, l'amazonie. dès lors, quand, en 1769, une année de soldats maures et berbères assiège mazagao, l'idée germe de sauver ses habitants, non point en les ramenant en europe, mais en les transportant de l'autre côté de l'atlantique: au brésil.
    Une véritable odyssée commence alors, avec la mise en navires des familles, des objets du culte et des livres de l'administration.
    Une escale de six mois à lisbonne précède l'arrivée à belém, capitale de l'amazonie portugaise, où une nouvelle attente débute - de plusieurs années cette fois. au bout du fleuve, la nouvelle mazagao tarde à sortir du sol. dans l'intervalle, des hommes sont morts, des enfants sont nés : la ville nouvelle n'est déjà plus l'ancienne. au traumatisme du déplacement s s'ajoutent la difficile adaptation au climat équatorial et la cohabitation avec les indiens ou les esclaves africains.
    Que deviendra mazagao ?
    .

  • Ils ont rêvé d'un autre monde ; 1841

    Laurent Vidal

    • Flammarion
    • 27 Août 2014

    Ils sont tisserands, chaudronniers, fabricants de chandelles, vanniers, horlogers, machinistes, bûcherons, savonniers... : à partir de 1841 des centaines d'artisans et d'ouvriers s'embarquent pour le Brésil avec femmes et enfants, laissant tout derrière

  • Science sociale jugée incontournable pour comprendre le monde dans lequel nous vivons l'anthropologie s'expose malgré tout au risque d'être contournée. Critiquée, objets de stéréotypes, l'anthropologie doit se pencher sur l'image d'elle-même qu'elle renvoie.

    Cet ouvrage se consacre à ces discours sur l'anthropologie, comme aux pratiques et théories qu'elle défend. En montrant le caractère à la fois réducteur des critiques qui lui sont adressées (sur son rapport au collectif, aux publications, à l'écriture, à la méthode) et limité des réponses qu'elle leur apporte, il est impératif de proposer des voies qui permettent d'expliciter les choix de l'anthropologie. L'enjeu est de taille : éviter que les singularités de l'anthropologie ne la marginalisent.

    Ce miroir tendu à l'anthropologie est aussi le reflet de la recherche en général qui doit impérativement retrouver le sens de ce qui l'anime : l'évaluation, les financements, les publications, le rapport au monde de la décision doivent être réinventées pour que le chercheur ne se trouve pas contourné dans la société, à l'image de l'anthropologie dans la science.

  • Expériences du partenariat au Sud

    Laurent Vidal

    • Institut recherche developpement
    • 30 Octobre 2014
  • Les larmes de Rio

    Laurent Vidal

    • Aubier
    • 24 Août 2009

    Le 20 avril 1960, Rio de Janeiro se prépare à vivre une journée décisive.
    Dans quelques heures, elle ne sera plus la capitale du Brésil : le pouvoir part s'installer à Brasiia, nouveau symbole de la modernité brésilienne. Le président Juscelino Kubitschek, qui a projeté ce transfert, orchestre les cérémonies destinées à ôter à la ville ses attributs de capitale. Laurent Vidal s'est penché sur cette journée particulière, dont il reconstitue le déroulement presque heure par heure, au terme d'une enquête minutieuse : fouillant dans les archives des journaux, interrogeant des témoins, donnant la parole aux acteurs du pouvoir, maîtres de ce départ, ainsi qu'aux habitants et aux poètes, spectateurs de cet événement soigneusement mis en scène, il redonne vie à un moment clé de l'histoire de la Ville Merveilleuse.

  • L'anthropologie ne peut plus étudier le fonctionnement des sociétés et la construction de l'altérité sans se pencher sur ses démarches, ses positions éthiques et méthodologiques.
    Au coeur de ce livre, le principe d'une réflexivité comme condition d'une ouverture de l'anthropologie (à d'autres objets, vers d'autres disciplines) est décliné autour des figures du singulier. Entendu comme condition d'accès au social, le singulier est celui des représentations et des actions d'individus qui mettent en jeu leur savoir et leur santé, leur légitimité et leur avenir. Des recherches menées en Afrique - au Niger, en Côte d'Ivoire et au Sénégal - dans les champs religieux et sanitaires, sur la possession rituelle, les prises en charge sociales du sida et les pratiques des soignants, servant de fil conducteur à une anthropologie du singulier qui explore, aussi, le singulier de la démarche anthropologique.
    Se met alors en place un va-et-vient permanent entre, d'une part, les réponses à la maladie, les rapports au risque et à l'autre - qu'il soit proche, souffrant ou savant... - et, d'autre part, l'attitude du chercheur et les arguments de la discipline rendant possible ce regard-là. Au terme de ce parcours, c'est la dimension scientifique de l'anthropologie qui se trouve questionnée et mise en perspective - dans un ultime retournement du regard - avec la science médicale en général, et la clinique en particulier.

  • Le sida au Cameroun ; nouvelles militances et société civile

    Laurent Vidal

    • L'harmattan
    • 30 Juin 2014

    Les associations de lutte contre le sida sont à la croisée des chemins : reconnues comme importantes pour faire avancer les causes, elles sont sommées de se professionnaliser, souffrent de financements en baisse et se caractérisent par leur grande hétérogénéité. Quelles sont les activités de ces collectifs au Cameroun ? Comment sont-ils perçus par les institutions de lutte contre le sida ? Comment conçoivent-ils leur propre rôle ? Des chercheurs et des militants associatifs s'unissent ici pour répondre à ces questions.

  • Cet ouvrage s'attache à étudier le quotidien de soignants qui composent avec des savoirs en perpétuelle évolution, pour répondre aux attentes des malades et de la société. Les vies professionnelles de médecins, d'infirmiers, d'aides-soignants ou de pharmaciens sont approchées dans leur confrontation avec deux maladies - la tuberculose et le paludisme - et avec une action de santé publique - la prévention. Les études ont été menées dans des structures de santé urbaine au Sénégal et en Côte d'Ivoire par une approche interdisciplinaire et comparative réunissant anthropologues, sociologues et historiens.

  • Qu'est-ce que « faire de l'anthropologie », comment « être anthropologue » aujourd'hui ? Pour répondre à ces questions, cet ouvrage s'intéresse à la « fabrique » de l'anthropologie : à partir de recherches menées dans le champ de la santé en Afrique, il invite en effet le lecteur à comprendre comment une recherche est imaginée, mise en place, suivie mois après et mois et conclue, cela en se penchant sur les discussions et négociations engagées avec ses différents acteurs (collègues, populations « enquêtées », décideurs...).
    Partant de là, sont alors progressivement interrogées des préoccupations qui sont finalement au coeur de la pratique de toute anthropologie : la collaboration avec d'autres disciplines, la négociation de sa place dans le « monde de l'intervention » - ici la santé -, la dimension scientifique de sa démarche, soucieuse de comprendre l'existant mais aussi d'agir sur lui. Le sida, la tuberculose, le paludisme ou la santé maternelle, tout comme les rapports à la maladie et les pratiques des soignants qui sont au coeur des recherches décryptées, permettent alors de dessiner une anthropologie critique des projets de recherche qui rend indissociable le regard sur l'autre (qu'il soit médecin, malade, décideur ou chercheur) et une attention à ses propres choix de chercheur (en matière de méthode, d'objet et de terrain). C'est à cette tentation-là - difficile à atteindre, jamais définitivement acquise - que l'anthropologie est invitée à céder.

  • Le silence et le sens ; essai d'anthropologie du sida en Afrique

    Laurent Vidal

    • Economica
    • 3 Avril 2001

    A l'origine de cet ouvrage, un constat paradoxal : la recherche médicale et les intervenants dans le domaine du sida en Afrique sollicitent les analyses d'une anthropologie qui doit, dans le même temps, réévaluer ses méthodes et ses concepts à la lumière des caractéristiques de l'épidémie.
    Au terme de quatre années auprès de malades d'une métropole africaine fortement touchée par le sida (Abidjan), l'auteur se propose donc d'engager une réflexion sur la capacité de l'anthropologie à penser le malade dans ses relations sociales : qu'il s'agisse de réfléchir à la position de médiateur de l'anthropologue (du patient au médecin), de saisir les représentations que le malade se forge de son affection, de l'intervention des médecins et de l'attitude de ses proches, ou d'analyser, enfin les choix des praticiens en matière d'annonce de la séropositivité.
    Inséré dans un dispositif de silence autour d'une maladie qui, plus que tout autre, pose jusqu'à son terme la question du sens (de la contamination, du rapport à autrui), l'auteur entreprend de dévoiler la richesse des réponses que chacun apporte à la maladie. Le lien qui unit ces silences à des systèmes de représentations dynamiques traduit un des défis majeurs de la vie du séropositif : maîtriser le silence afin d'accepter le sens de la maladie.

  • Rituels de possession dans le Sahel

    Laurent Vidal

    • L'harmattan
    • 3 Mai 2000

  • En 1769 les Maures assiègent la ville fondée au Maroc en 1514 par le Portugal. Les autorités portugaises la vident de ses habitants qui, après 6 mois de transit au Portugal, sont envoyés en Amazonie pour peupler la ville de la Nouvelle Mazagao qui tarde à sortir du sol. Histoire d'un traumatisme et d'une difficile adaptation au climat équatorial comme à la cohabitation avec les Indiens.


  • Si le statut de capitale est parfaitement révocable, chaque transfert est pourtant vécu par les habitants de la ville qui perd le titre, comme par ceux qui vont le conquérir, comme un évènement majeur, suscitant rêves et sentiments d'abandon. Si la ville est l'espace de prédilection du politique qui peut s'y déployer mieux qu'en aucun autre lieu et s'y mettre en scène, que dire de ces rapports lorsque le pouvoir se projette dans une ville qui n'existe pas (dont on ne sait même pas si elle est à venir) ? Et que dire encore de ces rapports lorsque, cette fois, le pouvoir quitte la ville ?

    Avec le soutien de l'université de La Rochelle.

  • Lip

    ,

    • Dargaud
    • 20 Mars 2014

    Un scénario/document mâtiné de fiction qui raconte la prise en otage des montres Lip par les ouvriers de l'usine. 329 jours de lutte racontés à travers le prisme d'une ouvrière, Solange, d'abord réticente puis partie prenante, qui perdra tout au cours du conflit. L'affaire Lip a tenu en haleine toute la France en 1973, les ouvriers ayant décidé d'occuper l'usine et de cacher le stock de 25 000 montres comme trésor de guerre. Un roman graphique de 176 pages - dont un cahier supplémentaire inédit - pour découvrir la lutte des ouvriers dont le leitmotiv était : « On fabrique, on vend, on se paie ! »

  • Monsieur chien

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    • Mango
    • 12 Février 2021

    « Qu'est-ce qu'il est heureux, ce matin, Monsieur Chien ! Il a rendez-vous avec l'Amour. Il a rendez-vous avec l'Amour au 22 rue de l'Espoir. Ça ne s'invente pas ! Une histoire qui parle de bonheur, d'amour et de générosité. »

  • Tiago, baby-sitter des animaux t.1 ; quel zoo !

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    • Magnard
    • 8 Avril 2016

    Votre animal de compagnie ne peut pas rester tout seul à la maison ? Vite, appelez Tiago. Les animaux, c'est son truc !

    Tiago adore les animaux, tous les animaux, qu'ils soient à poils, à plumes, ou même à écailles ! Sauf qu'il n'avait pas prévu qu'il deviendrait le baby-sitter officiel de tout son quartier. Quel travail... Mais comment ne pas fondre ? Ils sont tous si mignons !

  • Tiago, baby-sitter des animaux t.2 ; tombé du ciel !

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    • Magnard
    • 8 Avril 2016

    Votre animal de compagnie ne peut pas rester tout seul à la maison ? Vite, appelez Tiago. Les animaux, c'est sont truc !

    Tiago adore s'occuper des animaux. C'est une vraie passion ! Mais là, ses petits pensionnaires sont si nombreux qu'il ne sait plus du tout où donner de la tête. Heureusement, un invité surprise va venir à son secours. Et Tiago ne pouvait rêver d'un meilleur assistant !

  • Tiago, baby-sitter des animaux t.6 ; c'est la classe !

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    • Magnard
    • 25 Août 2017

    C'est la rentrée pour Tiago, Birblux et leurs petits pensionnaires ! Aujourd'hui, la maison se transforme en école. Tiago et Birblux ont un peu le trac pour cette première journée en tant que professeurs... Au programme : chant, sport, écriture et exercices pratiques, les petits seront bien occupés ! Mais faire cours à un groupe d'élèves si nombreux et si différents les uns des autres est loin d'être facile ! Marilyn la fourmi, Gisèle l'éléphante, Romulus le poulpe et les autres ont beau être motivés, ils ne sont pas toujours très disciplinés et leurs deux professeurs sont rapidement dépassés. Ils s'emmêlent les pinceaux, s'embrouillent dans leurs leçons... C'est qu'être maîtres d'école, ça ne s'improvise pas ! À la fin, révolution : les petits décident d'inverser les rôles. À eux de montrer à Tiago et Birblux comment s'y prendre pour bien faire la classe !

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