Flammarion

  • Etes-vous religieux ? A cette question, la plupart d'entre nous répondraient non. Et pourtant, la religion, loin de disparaître, tient toujours dans nos sociétés une place importante. Certes, les églises sont désertées et la réunion dominicale se fait plus souvent autour de la télévision que de l'autel. Mais les sectes se multiplient et les discours sur Dieu et l'au-delà nous fascinent. C'est sur l'explication de ce paradoxe que se penche Danièle Hervieu-Léger. Comment, dans une France laïque et républicaine, d'immenses manifestations ont-elles pu mobiliser les citoyens pour la défense de l'enseignement privé ou unir les jeunes lors des Journées mondiales de la jeunesse autour du pape ? La religion qui nous séduit aujourd'hui n'a que peu de traits communs avec celle dans laquelle nous ont élevés nos parents. Chacun de nous «bricole» la sienne, empruntant au christianisme, au judaïsme, à l'islam, mais aussi au bouddhisme ou au taoïsme. Les figures mobiles du pèlerin et du converti l'emportent sur celle, classique, du pratiquant.
    En France, la question religieuse est aussi politique. La République a organisé la cohabitation des différentes confessions selon le modèle catholique. Confronté à la prolifération des croyances et des communautés, l'Etat est privé de ses interlocuteurs institutionnels habituels. La laïcité se grippe, le débat sur les sectes s'enlise, la question du voile empoisonne la vie publique. Peut-on imaginer un modèle de laïcité médiatrice, capable de mobiliser les «familles spirituelles» au service de la refondation du lien social ?

  • 1 000 prêtres, 2 500 séminaristes, 70 000 laïques au sein du mouvement Regnum Christi, 150 collèges et 9 universités, ainsi que des entreprises, des terrains, des immeubles et une fortune estimée à 20 milliards de dollars.
    Les révélations sur cette congrégation religieuse créée en 1941 pourraient provoquer le plus gros scandale que l'Église catholique ait connu depuis bien longtemps.
    En 1997, lors des JMJ à Paris, Xavier est abordé par un jeune prêtre. Ce religieux fait partie de la Légion du Christ, une communauté très ancienne créée en 1941 au Mexique par un prêtre devenu une icône : Martial Maciel.
    Séduit autant qu'intrigué par cette communauté, Xavier s'engage à 22 ans pour devenir légionnaire du Christ. Il y restera presque sept ans.
    Xavier Léger a aujourd'hui 33 ans, l'âge du Christ au moment de sa crucifixion. Il est l'un des rares anciens à oser se lever contre la Légion du Christ. Il dénonce tout ce qu'il a vu, enduré, souffert, avant de prendre une fuite salvatrice, il dénonce le système, fait d'interdits, d'humiliations, d'abus sexuels dont sont victimes des novices encore enfants.
    Abus dénoncés dès les années quarante par plusieurs victimes de Martial Maciel lui-même qui a été protégé par tous les papes qui se sont succédé en 70 ans.

  • Claude Chirac n'a pas autorisé cette biographie, trop soucieuse d'entretenir le mystère et le secret qui pendant douze ans lui ont permis, sans jamais s'exposer, d'exercer un pouvoir incomparable auprès de son père. Chargée de sa communication, elle a été non seulement l'unique confidente, mais le gourou du chef de l'État, façonnant son image au gré des événements, inspirant jusqu'à certaines de ses décisions politiques. Ce que cette enquête révèle, ainsi que les facettes d'une personnalité complexe et secrète. Protégée de l'indiscrétion des journalistes, Claude Chirac a usé de ses titres de communicante et de « fille de » pour distiller des informations stratégiques ou faire diversion quand il le fallait. Relations, fréquentations jet-set, omniprésence dans les coulisses du pouvoir, hier à la mairie de Paris, aujourd'hui à l'Élysée, elle a mené dans les palais dorés de la République une vie de princesse traversée aussi par des drames que cet ouvrage retrace sans fard. À 44 ans, elle s'est blindée au fil des trahisons politiques et des épreuves. Sa sur a tenté de se suicider, elle a perdu son amie d'enfance à 24 ans, son mari est mort après sept mois de mariage et celui qui lui avait tout appris de son métier a été emporté par un cancer.
    À l'aide de nombreux témoignages et d'une enquête fouillée, l'auteur brosse le portrait inédit d'une femme de pouvoir. Au crépuscule du chiraquisme, voici un ouvrage éclairant sur une «fille de l'ombre».

  • Cette enquête montre que les trafics d'armes s'effectuent sous les yeux des dirigeants des pays démocratiques. Elle révèle l'ampleur des connexions entre les trafiquants et les services officiels.

  • Pourquoi les dossiers des ministres disparaissent-ils des archives de la DGSE quand ces derniers entrent au gouvernement ? Pourquoi des enquêtes sont-elles menées sur des journalistes ? Quel est le dossier qui a permis à Jacques Chirac d'affronter les Etats-Unis à propos de l'Irak ? Quels sont les secrets qu'a voulu cacher Charles Hernu ? Quel futur ambassadeur de France le FBI a-t-il essayé de compromettre ? Pourquoi la Piscine- son surnom - a-t-elle été chargée de démanteler une filière d'immigration clandestine à l'aide de balises Argos ? Mémoire de la DGSE, Pierre Siramy raconte de nombreuses affaires et faits d'armes inédits de ce service d'espionnage, le plus secret de la République.
    Derrière les hauts murs ultra-protégés des services secrets, là où le commun des mortels ne pénètre jamais, on ouvre avec lui les dossiers sensibles des 25 dernières années. Son témoignage - unique - dévoile aussi le dessous du recrutement des " sources " par les agents secrets et les techniques sophistiquées du renseignement, et se double d'un récit où, loin du mythe de James Bond, les luttes de clans, les directives émanant de petits chefs tatillons, la docilité au pouvoir politique conduisent parfois à faire oublier que la DGSE est, avant tout, un service d'élite au service de la France.

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