Raymond Boudon

  • Ce dictionnaire, largement refondu et augmenté, constitue un moyen d'accès rapide et efficace au savoir sociologique. Près de 400 articles présentent les concepts, les orientations, les domaines de recherche les plus variés et les plus récents de la sociologie. Ainsi, au fil des pages, c'est un panorama des problèmes sociaux contemporains qui est brossé, de l'exclusion à la mondialisation, des incivilités à la violence collective.  L'ouvrage comprend également une soixantaine de monographies sur les principaux auteurs français et étrangers de la discipline. Il est complété par une abondante bibliographie.

    Une synthèse claire et un panorama complet des grandes notions de la sociologie.

  • " Ce dictionnaire doit aider la sociologie à reprendre la place qui lui revient parmi les disciplines classiques. Il vise aussi à permettre au lecteur cultivé de mesurer l'importance de la tradition sociologique. " Tel était le souhait des auteurs lors de la première édition parue en 1982, souhait largement exaucé et conforté par les nombreuses rééditions. Ce dictionnaire s'efforce de repérer les questions fondamentales, de débusquer les idées reçues, de mettre en évidence les liens entre certains concepts, de présenter une analyse critique de la tradition sociologique.
    Chaque article longuement développé est augmenté de corrélats et d'une bibliographie. Une longue préface inédite de Raymond Boudon retrace l'évolution de la sociologie et la crise actuelle entre sociologie classique et sociologie moderne, cette dernière consistant le plus souvent " en des commentaires sur les faits de société du moment ou en des études de caractère descriptif ". L'auteur prêche pour un retour à la fonction explicative de la sociologie, " à des travaux proposant des analyses inédites, éclairantes et solides des phénomènes sociaux ".
    Ouvrage publié sous la direction de Raymond Boudon, membre de l'Institut, professeur émérite à l'Université de Paris Sorbonne, et de François Bourricaud, qui était professeur à l'Université de Paris Sorbonne.

  • Ce classique de la sociologie, qui a suscité un vif débat à sa sortie dans les années 1970, exprime un certain scepticisme envers les capacités de l'institution scolaire à réduire les inégalités.

  • Philosophie, économie, histoire, sociologie, littérature, histoire de l'art, psychanalyse ... autant de sciences humaines qui délimitent les champs du savoir. Autant de disciplines fondamentales présentes de bout en bout dans la collection "Quadrige", à travers les plus grands auteurs, les plus grands titres, les plus grands textes. Quadrige : des ouvrages d'hier et d'aujourd'hui qui sont aussi des textes pour demain.
    La collection se divise en quatre sections : -- Références (dictionnaires, histoire générale ...) jaune pantone 116 -- Textes (Bachelard, Bergson, Durkheim ...) rouge 2718 -- Essais (Laplanche, Levinas ...) bleu 2728 -- Manuels (Ellul, Denis ...) vert green c .

  • Le relativisme a représenté depuis l'Antiquité une philosophie parmi d'autres. Or, avec la " mort de Dieu ", il est devenu la philosophie dominante du monde occidental, ce qui invite à en mieux définir les contours. Il existe en effet différentes variantes du relativisme. Ainsi, pour le relativisme normatif, les normes et les valeurs sont des conventions culturelles et toutes les cultures se valent. Pour le relativisme cognitif, il n'y a pas de connaissance certaine, même en science. En retraçant l'histoire de ces relativismes, Raymond Boudon nous invite à distinguer le " bon " relativisme qui favorise le respect de l'Autre, du " mauvais ", qui engendre une perte des repères intellectuels, alimente le nihilisme et nuit à la démocratie.
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  • On ne peut comprendre pourquoi certaines institutions s'imposent de façon irréversible si l'on n'y voit pas l'effet de mécanismes de rationalisation.
    On ne peut comprendre le phénomène de la religiosité si l'on méconnaît la rationalité qu'y décèle Durkheim. On ne peut atténuer l'inégalité des chances scolaires si l'on ne voit pas qu'elle résulte de choix individuels compréhensibles. On ne peut extraire les enseignements contenus dans les sondages sans chercher à déterminer les raisons qui ont inspiré les réponses des individus... La notion de « rationalité » est donc centrale pour appréhender les comportements humains.
    Ce constat invite à cerner, depuis l'idée grecque de raison jusqu'à l'homo oeconomicus en passant par la théorie des jeux, ce concept fondamental pour toutes les sciences sociales, de la sociologie à l'économie en passant par la science politique. Mais comment concilier les versions divergentes qu'elles en proposent ?

  • Dans cet essai, Raymond Boudon oppose à la conception de l'idéologie comme irrationalisme (celle de Marx, de Pareto, mais aussi de Popper ou d'Aron) une théorie rationaliste qui prend en compte trois catégories d'effets : de position et de disposition, de communication, ainsi que les effets épistémologiques. À travers des études de cas, il s'attache à retracer l'origine des idées reçues pour tenter de comprendre comment et pourquoi l'on adhère à des idées fausses ou douteuses. Il montre que certaines idéologies peuvent s'appuyer sur des théories authentiquement scientifiques mais dont on a mal perçu les limites de validité. Marx et Popper sont renvoyés dos à dos pour avoir présenté comme généraux des cas particuliers et Foucault est descendu de son piédestal pour faute de rigueur logique.

  • Philosophie, économie, histoire, sociologie, littérature, histoire de l'art, psychanalyse ... autant de sciences humaines qui délimitent les champs du savoir. Autant de disciplines fondamentales présentes de bout en bout dans la collection "Quadrige", à travers les plus grands auteurs, les plus grands titres, les plus grands textes. Quadrige : des ouvrages d'hier et d'aujourd'hui qui sont aussi des textes pour demain.
    La collection se divise en quatre sections : -- Références (dictionnaires, histoire générale ...) jaune pantone 116 -- Textes (Bachelard, Bergson, Durkheim ...) rouge 2718 -- Essais (Laplanche, Levinas ...) bleu 2728 -- Manuels (Ellul, Denis ...) vert green c .

  • Le sens des valeurs

    Raymond Boudon

    • Puf
    • 14 Juin 2007

    " nous passons une bonne partie de notre temps à émettre des jugements de valeur et dans la plupart des cas, nous les émettons parce que nous y croyons.
    mais pourquoi y croyons-nous ? le question a été posée par toutes les sciences humaines, par la psychologie compte par la sociologie et avant elles par la philosophie. les réponses qui y ont été données sont d'une grande diversité. comment les classer ? certaines sont-elles plus acceptables que d'autres ? peut-on les unifier oe" ces questions sont d'autant plus importantes qu'aucune des théories ne rend compte de façon satisfaisante des données recueillies à travers les enquêtes.
    mais comment choisir entre l'une ou l'autre de ces théories ? peut-on se contenter de déclarer qu'elles sont toutes valables, chacune applicable selon les circonstances ? les textes réunis dans ce volume examinent cet ensemble de questions, tentent d'écarter certains malentendus et surtout de préciser la théorie de la valorisation propre à l'auteur, en reprenant certains exemples précédemment développés dans le juste et le vrac, études sur l'objectivité des valeurs et de la connaissance (fayard, 1995).

  • On peut persuader (et se persuader) d'idées douteuses ou fausses par de mauvaises raisons ou par des théories non valides, ou encore parce que l' esprit est la dupe du coeur .Un troisième cas de figure apparaît comme négligé, malgré son importance, par ceux _ moralistes, sociologues, philosophes ou psychologues _ qui ont traité de l'art de (se) persuader. En effet, les croyances fausses peuvent aussi provenir des arguments les plus justes. Il suffit pour cela que se mêlent à une argumentation fondée des a priori auxquels on prend d'autant moins garde qu'ils peuvent plus facilement être considérés comme allant de soi. Un Simmel a bien vu que toute argumentation _ y compris la plus scientifique _ comporte des propositions implicites qui peuvent en altérer la nature et les conclusions. De sorte que le sujet connaissant peut induire son public et s'induire lui-même en erreur à partir de l'argumentation la plus irréprochable.Les dérapages de l'inférence naturelle décrits par la psychologie cognitive suggèrent que l'homme moderne ne raisonne pas de façon moins irrationnelle et magique que le primitif cher à l'anthropologie du début de ce siècle. Or ces ratés de la pensée ordinaire peuvent être interprétés comme l'effet d'une contamination de l'argumentation par des énoncés implicites et inconscients.Mais la pensée scientifique n'a aucune raison d'être immunisée contre ces interférences. De fait, on peut montrer que bien des idées douteuses proviennent de théories irréprochables et que, réciproquement, les idées reçues les plus fragiles s'appuient souvent sur une argumentation valide.Les exemples analysés ici sont empruntés à diverses sciences humaines, mais la philosophie et la sociologie des sciences modernes y occupent une place de choix. D'abord parce que ces disciplines sont aujourd'hui actives et influentes, qu'elles abritent des théories solides et qu'elles donnent une forte impression de convergence et de cumulativité. Mais les conclusions relativistes qu'on en tire _ et qui ont fini par prendre la force d'un poncif _ ne sont que le résultat de ces effets de contamination de l'explicite par l'implicite.Raymond Boudon, membre de l'Institut, est professeur de sociologie à l'université de Paris-Sorbonne. On peut citer, parmi ses ouvrages essentiels, L'Inégalité des chances (1973), La logique du social (1979), La Place du désordre (1984), L'Idéologie (1986) ainsi que le Dictionnaire critique de la sociologie (1982, en collaboration avec François Bourricaud).

  • " Ma thèse est en d'autres termes qu'un paradigme ne peut être jugé sur un plan ontologique, mais seulement sur un plan méthodologique.
    La psychologie rationnelle est à l'évidence insuffisante pour expliquer la névrose, mais elle est largement suffisante pour expliquer bien des comportements quotidiens : ceux qui intéressent le plus fréquemment le sociologue. Les contraintes structurelles peuvent être d'une grande complexité. Mais dans bien des cas, on peut se contenter de descriptions simples (les classes sociales chez Marx, les Noirs et les Blancs chez Merton).
    Il est irréaliste de supporter que les individus ont toujours une représentation exacte des options qui leur sont offertes, des avantages et inconvénients attachés à chacune d'elles. Mais on peut souvent faire l'hypothèse qu'en moyenne lorsqu'une option O1, est préférable à une option O2, ce fait sera perçu. Bref, un paradigme ne peut être dit vrai ou faux, réaliste ou irréaliste. Mais il peut être plus ou moins adapté au phénomène qu'on désire analyser.
    " Raymond Boudon.

  • Cet ouvrage est d'abord une critique du relativisme régnant s'agissant des valeurs morales et aussi de la connaissance. la morale serait affaire de mode ou de convention. la connaissance scientifique ne nous proposerait pas une représentation du monde plus fiable que les mythes archaïques. ces thèmes relativistes jouissent aux etats-unis comme en europe du statut d'idées établies.

    Pourtant, ces théories relativistes contredisent les observations les plus irrécusables. aujourd'hui comme hier, les individus passent le plus clair de leur temps à porter avec conviction des appréciations morales. toute décision gouvernementale est soupesée, jugée, approuvée ou condamnée avec parfois un bel ensemble.

    On observe donc une discordance notoire entre le discours de nombre de philosophes et de sociologues sur la morale, et l'existence de sentiments moraux forts et souvent consensuels.

    Pourquoi ce relativisme? il résulte de mouvements de pensée (marxisme, nietzschéisme, freudisme, durkheimisme) qui proposent de voir dans les valeurs des illusions. leur influence, associée à celle de l'empirisme et du positivisme qui introduisent un gouffre béant entre l'être et le devoir-être, confirme l'idée que les valeurs ne sauraient être fondées de façon objective. la certitude morale ne serait qu'une illusion produite par des forces sociales ou psychiques agissant à l'insu des individus.

    Ce relativisme normatif représente-t-il un horizon indépassable? certainement pas. d'autres courants des scienes humaines, tels le contractualisme, l'utilitarisme et la théorie de l'action le rejettent.

    S'appuyant sur une critique constructive de ces travaux, la théorie cognitiviste développée ici tente de les généraliser, de les synthétiser, de les dépasser et de proposer une explication de l'origine des sentiments moraux et des jugements de valeur. de son côté, le relativisme cognitif est, lui aussi, résistible. les voies de la connaissance ordinaire comme celles de la connaissance scientifique sont complexes. mais cela n'impose pas de renoncer aux notions de vérité et d'objectivité. comme le juste, le vrai existe.

    Raymond boudon, de l'académie des sciences morales et politiques, est professeur à la sorbonne. il est l'auteur, entre autres ouvrages, de l'inégalité des chances, d'effets pervers et ordre social, de la place du désordre, de l'idéologie ou l'origine des idées reçues, et de l'art de se persuader.

  • "Les textes de ce livre, suggèrent que ces auteurs partagent aussi des intuitions théoriques et méthodologiques communes. Ils ont tous vu que la question de savoir comment il est possible d'expliquer de façon scientifiquement acceptable les croyances collectives était une question à la fois redoutable et cruciale pour la sociologie. Ils ont tous vu que la question de la bonne manière d'analyser la relation entre comportements individuels et phénomènes collectifs étai aussi difficile qu'essentielle. Ils ont tous comprisque la réponse que l'on donne à la question des principes de comportement que le sociologue est en droit de prêter à l'acteur social était l'une des clefs de l'efficacité des sciences sociales ..." Texte de couverture.


    Table des matières Avertissement I. Le pouvoir social : variations sur un thème de Tocqueville II. L'Éthique protestante de Max Weber : le bilan de la discussion III. Durkheim et Weber : convergences de méthode IV. Should one still read Durkheim's Rules after one hundred years ?

    V. Les problèmes de la philosophie de l'histoire de Simmel : l'explication dans les sciences sociales VI. Le phénomène idéologique : en marge d'une lecture de Pareto VII. L' « analyse empirique de l'action » de Lazarsfeld et la tradition de la sociologie compréhensive Appendice : Discours à l'occasion de l'inauguration de la rue Durkheim à Paris, 7 décembre 1996.

  • La sociologie a expliqué avec succès nombre de phénomènes sociaux énigmatiques, notamment macroscopiques, par les méthodes qui sont celles de toute autre science. Elle a élucidé les causes de phénomènes structurels, comme l'inégalité des chances scolaires, la persistance des croyances magiques, l'exception religieuse américaine, l'exception française du pouvoir de la rue ou la tendance des démocraties et particulièrement de la démocratie française à l'oligarchie. Elle s'est aussi intéressée aux phénomènes tendanciels, comme la sécularisation des croyances religieuses, la disparition progressive des tabous moraux ou l'installation du culte des droits de l'homme ; aux phénomènes conjoncturels, comme le déclenchement de la chute de l'Empire soviétique par la guerre des étoiles. La sociologie comme science doit laplupartdesessuccès au postulat de l'individualisme méthodologique. Il conçoit les phénomènes sociaux comme des effets collectifs engendrés par la combinaison d'actions individuelles rationnelles, au sens, non pas utilitariste, mais cognitif du terme. Ces effets peuvent être positifs, négatifs ou neutres, voulus ou non voulus, prévisibles ou non. Cette autobiographie intellectuelle de l'auteur, à travers l'examen notamment de L'Inégalité des chances, Effets pervers et ordre social, La Logique du social, La Place du désordre, Le Juste et le Vrai, Tocqueville aujourd'hui et La Rationalité, propose au lecteur une promenade dans la sociologie comme science, celle qu'on qualifie aujourd'hui d'analytique ou d'explicative.

  • Selon une boutade d'Amartya Sen, la théorie économique traite l'homo ¦conomicus comme un rational idiot : c'est parce qu'il est un calculateur rationnel qu'il produit dans maintes circonstances des résultats indésirables, non seulement d'un point de vue collectif, mais même de son propre point de vue. En outre, ce modèle rend inintelligible une multitude de comportements pourtant banals, comme le vote. S'inspirant de la boutade de Sen, on peut avancer que la sociologie, la science politique, la psychosociologie et l'anthropologie prêtent souvent a contrario à leur homo sociologicus les traits d'un irrational idiot, croyant ce qu'il croit ou faisant ce qu'il fait sous l'effet de forces sociales et culturelles, de forces psychologiques ou de forces biologiques : par exemple parce que c'est ce qu'on croit ou fait autour de lui. Les deux modèles ont un intérêt scientifique qui transcende les disciplines particulières. Cela explique qu'ils soient solidement installés. Mais ils sont souvent utilisés à contre-emploi. Or, comme l'ont enseigné les plus grands, les sciences sociales ne sont pas condamnées à un dilemme porteur à la fois d'inefficacité scientifique et d'une représentation schizophrénique de l'acteur social.

  • Cet ouvrage réunit les interventions de chercheurs, juristes, professeurs en philosophie, sociologie français et étrangers qui se sont tenues à l'Académie des Sciences morales et politiques à l'occasion du 150e anniversaire de la naissance d'Emile Durkheim. Placé sous le patronage de Raymond Boudon, ce colloque a ceci d'original qu'il revient sur l'oeuvre de Durkheim pour en balayer les idées reçues.

  • Il n'y a pas de table afghane, parce que la tradition veut que l'on mange assis sur le sol, autour d'une nappe posée sur un tapis. Soupes, légumes en salade ou ragoûts, crêpes farcies, riz palao, feuilles de vigne, viandes grillées ou en
    boulettes, halva ou bakhlava pour les douceurs, parfums de safran, coriandre ou gingembre, petits gâteaux pour le thé à la cardamome, pain traditionnel , conserves de citrons ou concombres : l'Afghanistan , carrefour au coeur de l'Asie centrale, a assimilé et remodelé les influences culinaires des diverses invasions ou occupations : cuisines de la Méditerranée, cuisine arabe, turque ou même russe.

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