Xavier de Bengy

  • Être heureux au travail, y trouver du sens et de la joie, voilà une quête qui peut sembler bien peu réaliste. Pourtant, dès lors que l'on se met à cultiver sa vie intérieure, à favoriser une écologie personnelle intégrale, tout s'oriente différemment et des intuitions inconnues affleurent à la surface de notre conscience. Cet écho donne un puissant sentiment d'utilité et de capacité d'action.
    Mais toutes n'ont pas la même saveur. Certaines orientent vers ce que l'on peut engager du meilleur de soi-même et avoir une action positive pour transformer le monde. D'autres peuvent conduire à des impasses ; cela suppose d'apprivoiser ses fragilités, ses peurs et ses attachements, pour garder le cap de l'unité intérieure dans les milles et vents contraires de la vie professionnelle.
    Honorer ces intuitions ne va pas de soi. Comme pour un voyage, il faut se préparer et prendre du temps. Un guide progressif, subtil et concret sera utile à tous ceux qui s'interroge sur le sens du travail.

  • La tristesse du Christ (1535) est le dernier ouvrage non achevé de Thomas More, dont l'écriture s'interrompt au moment de sa condamnaon lorsqu'on lui rere le nécessaire pour écrire. A travers une contemplaon de la Passion, Thomas More nous y livre une Leco Divina extrêmement forte et personnelle, très émouvante et concrète, de par son imprégnaon de l'Ecriture en général et des Pères de l'Eglise ; et de par sa passion propre du moment, puisqu'il sait qu'il va à l'échafaud. Dans ce monde de la Renaissance qui présente de fortes similitudes avec le notre, Thomas More, homme du monde, puise son acon dans les Ecritures. On retrouve aussi dans ce texte une dimension testamentaire de la vie d'un Saint.
    C'est toute la richesse d'une vie qui permet en même temps, ceQe contemplaon et la réalité de sa propre passion vers le martyr, comme l'aboussement d'un long chemin.

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