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frédéric worms
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Qu'est-ce que ça change ? : La vie
Frédéric Worms
- Éditions Labor et Fides
- Qu'est-Ce Que Ca Change ?
- 18 Septembre 2024
- 9782830918526
C'est dans l'urgence vitale que l'on s'en souvient : la vie, ça change tout ! Il conviendrait de s'en souvenir plus souvent, par exemple en lisant ce petit livre qui tire toutes les conséquences, dont les moins évidentes, de ce que change la vie.
Si les situations critiques pour la vie confirment la radicalité de ce changement, en vis-à-vis de son contraire, la mort, cette expérience de bascule possible ne suffit pas à mettre a priori la vie avant toute chose. Des humains ne sacrifient-ils pas leur vie pour autre chose ? Et si je dois sacrifier d'autres vies pour « sauver » la mienne, comment décider ?
On appelle « vitalisme » la philosophie pour laquelle la vie est le principe premier à ne jamais oublier ; et vitalisme critique celui qui prend en charge toutes les contradictions de la vie pour en retrouver la vraie primauté et la vraie joie.
Quoi de plus urgent aujourd'hui où le vivant prime ou devrait primer mais en rencontrant des tensions et en semblant aussi nous déprimer ? Le vivant primera, oui ! Si on l'exprime simplement et entièrement. C'est l'ambition de ce livre. -
Le Pourquoi du comment : Mieux vivre grâce à la philosophie
Frédéric Worms
- Flammarion
- 28 Février 2024
- 9782080431806
Le pourquoi et le comment, c'est bien cela, la philosophie : chercher l'enjeu philosophique de chaque expérience vitale, mais aussi l'enjeu vital de chaque notion philosophique ! Ce fil rouge dans tous les dédales de la vie et de la pensée humaine guide les chroniques quotidiennes de philosophie du «Pourquoi du comment», sur France Culture, dont ce livre est un recueil en forme de table d'orientation. S'orienter, dans la vie, grâce à la philosophie, mais aussi dans la philosophie, à partir de la vie. Comment pourrait-on faire autrement ? Ce volume regroupe des textes qui interrogent demain, hier et aujourd'hui, pour toutes et tous.
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Revivre ; éprouver nos blessures et nos ressources
Frédéric Worms
- Flammarion
- Sens Propre
- 9 Avril 2012
- 9782081264250
Un verbe exprime en français l'un des secrets de notre être et l'une des clés de notre époque maniaco-dépressive : ce verbe, c'est revivre. Il a deux sens que tout paraît opposer. Revivre, c'est en effet renaître, retrouver le sentiment d'être vivant et relié à autrui. Mais c'est aussi se laisser rattraper par « un passé qui ne passe pas » et se replier sur soi-même.
Chacun de nous fait cette double expérience, souvent sans le savoir. Il faut pourtant la penser, l'affronter, résister à ce qui nous enferme, accéder à ce qui nous délivre. Inventaire de nos blessures et de nos ressources, diagnostic du moment présent, parcours dans les idées et les oeuvres, ces propos renouent avec les actes les plus intenses de notre vie.
Un art de vivre, c'est-à-dire de revivre, qui pourrait bien être le seul possible aujourd'hui.
En couverture : © Martial Mingam, Flower 130 - www.natural-reflx.net
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La philosophie de Bergson distingue toujours deux aspects ou deux sens de « la vie ». Il y a d'abord la contrainte vitale, ou mortelle, le besoin. « Primum vivere » (c'est la devise que Bergson ne cesse de citer) : d'abord survivre. Cela explique, par exemple, en l'être humain, la primauté de l'action et de la pensée qui se règle sur elle, l'espace, la technique et la science, avec leur vérité propre. Mais cette contrainte vitale nous cache un autre aspect de la vie : l'acte intérieur, qui lui permet non seulement de se maintenir mais aussi de se diversifier et de se créer dans le temps, acte présent dans chaque vivant et dans « la vie » non pas comme abstraction mais elle-même comme « élan » sur notre planète et dans l'histoire aussi des vivants humains. La vie n'est pas seulement lutte contre la mort, mais acte créateur, voici ce qu'a toujours dit Bergson, depuis la distinction entre la « durée » et l'espace (dans son premier livre) jusqu'à celle (dans son dernier livre) entre la morale close, tournée vers la guerre à cause de la limitation de la vie, et la morale ouverte, qui en retrouve l'élan, chez quelques hommes de bien qui sont, pour cette raison, prêts à accepter la mort ! Ainsi, l'aphorisme inconnu confirme tout cela : on est tourné d'abord vers la limite de la vie, et la mort nous obsède. Mais il y a un autre aspect de la vie, qui est si fort, qu'il oublie même de penser à la mort. Ainsi, cette phrase confirme toute cette philosophie, si souvent méconnue sur cette thèse centrale et ses enjeux vitaux, tout ce que Frédéric Worms a tenté de montrer depuis trente ans, et dont le présent recueil cherche à témoigner.
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Le vivable et l'invivable
Judith Butler, Frédéric Worms
- PUF
- Questions De Soin
- 12 Mai 2021
- 9782130827450
Dans les épreuves et les violences du monde contemporain. l'invivable est la pointe extrême de la souffrance, de l'injustice, et du soin qui peut et doit y répondre. Mais qu'est-ce qui est invivable ? Puisqu'il exige immédiatement une action et un soin, comment s'en prémunir et le réparer? Judith Butler critique les normes qui rendent des vies « précaires » et « invivables » (depuis Trouble dans le genre ), mais sans pour autant la lier à une philosophie de « la vie » ou du « soin ». Frédéric Worms, de son côté revendique un « vitalisme critique », pour lequel tout ce qui cause la mort relève de la vie, mais d'une manière différenciée selon les vivants, de sorte que « l'invivable » qui tue quelque chose en nous, reste littéralement vital et révèle la spécificité des vivants humains.
Mais tous les deux voient dans la différence entre le vivable et l'invivable le fondement critique pour une pratique contemporaine du soin. Pour l'un et pour l'autre, le soin complet rendra la vie humaine vivable, « plus que vivante ». Il faut s'appuyer pour cela sur les pratiques concrètes des humains confrontés à l'invivable, les réfugiés dans le monde contemporain, les témoins et les écrivains des violations du passé. Ce sont eux qui nous apprennent et nous transmettent ce qui dans l'invivable est insoutenable, mais aussi indubitable, et ce qui permet d'y résister.
Un dialogue transcrit et traduit d'une séance tenue à l'Ecole normale supérieure. -
Essai sur la pensée comme activité intérieure et contemplative mais toujours tournée vers quelqu'un.
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Suis-je le gardien de mon frère ?
Souleymane Bachir Diagne, Jean-Marie Gueullette, Delphine Horvilleur, Jean-Philippe Pierron, Frédéric Worms
- Pu De Lyon
- 2 Mai 2019
- 9782729709501
« Suis-je le gardien de mon frère ? » À partir de ce verset de l'Ancien Testament, cinq intellectuels interrogent tour à tour les rapports que l'être humain entretient avec ses semblables : une lecture plurielle consacrée à la solidarité et à la responsabilité, où se confrontent les interprétations des trois grandes religions monothéistes et de la philosophie contemporaine. Conçu à partir d'un événement organisé par la Villa Gillet dans le cadre du festival « Mode d'emploi », en novembre 2015, quelques jours après les attentats de Paris, ce livre propose une belle réflexion polyphonique.
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Cet ouvrage explore la complexité et la richesse de l'événement de la naissance, la diversité des approches sociales et culturelles, la force des enjeux qui en découlent, qu'ils soient psychiques ou politiques. Comment se déroule une naissance, quels soins l'entourent, la précèdent, la prolongent, l'accompagnent ? Quels sont ceux et celles, parents, soignants, figures médicales ou symboliques, mythologiques ou magiques, qui participent à la naissance ou à la renaissance d'un individu ?
Autour du paradigme de la naissance, se croisent d'anciennes questions et de véritables défis contemporains autour de la conception et de la fabrication des enfants. Que nous apprennent ceux qui accueillent les nouveau-nés et secondent leurs parents, mais aussi ceux qui entendent dans la souffrance d'un adolescent ou d'un adulte la douleur d'une impossible naissance à soi ? -
Si le moment présent est le moment du soin, c'est-à-dire non pas seulement d'une vulnérabilité généralisée mais de l'activité humaine qui doit y répondre dans tous les domaines, il faut penser celle-ci dans sa spécificité, sa diversité et ses ruptures, de la technique à l'éthique, de la vie à la justice : c'est le but de ce livre qui en propose à la fois une étude synthétique et des applications ouvertes.
Il fallait ressaisir l'unité du soin, ce par quoi il unifie non seulement un acte technique indispensable et une relation humaine fondamentale, et sa tension interne, la violation à laquelle il répond mais qui le menace aussi, et qui lui donne sa portée morale et politique. Il fallait ensuite approfondir cette étude sur des aspects précis qui posent chacun des problèmes singuliers et majeurs : la pandémie ou les soins palliatifs, les violations politiques et historiques.
Il fallait enfin ouvrir les discussions sur les divers points et avec les diverses approches qui tissent conjointement le moment présent. C'est l'objet de cet ouvrage, qui répond à la question liant aujourd'hui notre fragilité et notre fermeté : à quoi tenons-nous ? -
En 1983 paraissait L'Homme neuronal de Jean-Pierre Changeux. L'ouvrage eut un impact considérable, bien au-delà du monde scientifique. Il proposait un nouveau programme de recherche en neurobiologie, mais aussi une vision matérialiste des rapports entre le cerveau et la pensée. De ce fait, il suscita des réactions parfois violentes chez les philosophes et les psychanalystes.
Plus de trente ans après, nous ouvrons de nouveau le débat entre Changeux, ses collègues scientifiques, les spécialistes des sciences humaines et les philosophes. Si l'échange a lieu dans un esprit d'écoute et dans une ambiance apaisée, cela ne signifie pas que les différences de point de vue aient disparu. Ce livre montre les progrès accomplis dans la connaissance du cerveau pendant ces dernières décennies et la manière dont le débat a évolué tout en conservant sa force et son actualité. L'ensemble constitue aussi une excellente introduction à l'oeuvre de Jean-Pierre Changeux.
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Sidération et résistance ; face à l'événement (2015-2020)
Frédéric Worms
- Desclée de Brouwer
- 16 Septembre 2020
- 9782220097008
Auteur des Maladies chroniques de la démocratie, Frédéric Worms tient également une chronique dans le journal Libération. Il n'échappe donc pas à la sidération qui définit l'époque : des attentats aux épidémies, en passant par l'incendie de Notre-Dame, # Metoo ou le climat, il est saisi par l'événement.
Mais en l'exprimant, en l'analysant, en le mettant à chaque fois à l'épreuve d'une pensée du vivant et de la justice, il nous donne le premier moyen de la résistance : un sens partagé. Car l'événement, ce sont aussi des actes, des oeuvres, des ressources que l'on peut repérer et soutenir. Ces chroniques vont à leur rencontre.
Comment répondre aux dangers qui nous menacent ? En traversant l'épreuve de l'événement et en retrouvant la dimension vitale de la démocratie. Afin que les années de sidération soient aussi les jalons d'une résistance. Car rien n'est joué d'avance.
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Analyse des enjeux politiques du soin, de chacune de ses dimensions. Le soin n'est pas le seul secours, il est nécessaire de prendre en compte ses différents aspects et de montrer qu'il existe pour chacun d'eux une tâche politique précise.
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Le soin en premiere ligne
Martin Dumont, Jean-christophe Mino, Frédéric Worms
- PUF
- Questions De Soin
- 13 Janvier 2021
- 9782130827412
Alors que le monde est secoué par les effets dévastateurs d'une pandémie, la question du soin est plus que jamais au coeur des enjeux de notre société. Les auteurs et interlocuteurs de la collection " Questions de soin " prennent la parole et proposent ici leur contribution à cette réflexion, comme autant de jalons pour l'avenir. Au-delà de l'intervention, sur le moment, il faut en effet reprendre et s'appuyer sur le temps de la recherche, de la pratique, de l'enseignement à tous niveaux, du débat public sur le long terme, qui sera aussi celui de cet événement hors-normes
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Qu'il y ait un « vocabulaire de Bergson », c'est-à-dire un sens nouveau donné par lui à certains mots, au premier rang desquels celui de « durée », voire un sens nouveau pris par tous les mots des livres où s'exprime sa pensée, que cette « invention » soit même le signe de son « intuition » philosophique, c'est une chose. Que ce vocabulaire puisse être fixé dans les définitions d'un Vocabulaire, c'en est une autre, et qui ne va pas de soi, justement parce que le sens d'un mot n'est pas nouveau tout seul mais dans des livres, des paragraphes, des phrases, bref, une pensée, donc aussi pour résoudre des problèmes, désigner des objets, tracer des distinctions de manière à chaque fois différente.
Ainsi, après avoir rassemblé en un « sens fondamental » les formules où s'exprime explicitement le contenu « bergsonien » de certaines notions bien précises, après en avoir mesuré la portée critique et technique par différence avec d'autres doctrines, on ne comprendra pourtant le « sens » de ces notions qu'à travers leur usage intensif, qui reste l'élément même de la pensée de Bergson et peut-être de toute pensée. -
Pour un humanisme vital ; lettres sur la vie, la mort et le moment présent
Frédéric Worms
- Éditions Odile Jacob
- 18 Septembre 2019
- 9782738147059
« Nous avons besoin aujourd'hui d'un humanisme vital.
Et cela nous ramène à la valeur de l'humain qui est la condition de tout humanisme et sur laquelle on s'est beaucoup trompé.
Car cette valeur n'est pas une propriété simple qui excepterait l'humain du vivant ou qui pourrait être écrasée par lui. Elle réside plutôt dans des inventions humaines, réponses toujours perfectibles à tous les dangers vitaux à la fois. Ainsi, cet humanisme est vital non seulement parce qu'il situe l'humain dans le vivant, mais parce qu'il le considère comme nécessaire et urgent, pour la vie de tous les vivants.
L'humanisme suppose encore autre chose : un accès universel à tous les humains. Or, ici, nous partageons bien quelque chose mais n'est-ce pas d'abord une inquiétude ? Oui, en effet. C'est même ce qui m'a poussé à vous écrire. Mais je savais, dès que je m'y suis engagé, que cela nous permettrait aussi de rejoindre nos joies. » F. W.
Dans ces lettres adressées à une amie « inquiète et qui sait penser », Frédéric Worms explique pourquoi l'humanisme vital est la réponse philosophique aux dangers de notre temps. -
Une nouvelle connaissance du vivant ; François Jacob, André Lwoff et Jacques Monod
Claude Debru, Michel Morange, Frédéric Worms
- Rue D'Ulm
- 21 Mars 2012
- 9782728804702
La publication presque simultanée de L'Ordre biologique d'André Lwoff (1969), de La Logique du vivant de François Jacob (1970), du Hasard et la nécessité de Jacques Monod (1970) et les débats qui s'ensuivirent, ont constitué un moment fort de la vie intellectuelle française.
Comme il serait difficile aujourd'hui d'imaginer des débats analogues, réunissant philosophes et scientifiques autour de questions aussi fondamentales que la nature de l'objectivité scientifique et l'explication des phénomènes vivants ! Le contexte scientifique et culturel explique la genèse de ces trois ouvrages et les réactions qui suivirent leur publication. Dès 1971, un bel article de Georges Canguilhem en soulignait les convergences.
Ce livre montre qu'ils sont le fruit des avancées rapides survenues dans la description moléculaire des organismes vivants. L'impact de ces découvertes est d'autant plus important en France que les transformations précédentes des sciences du vivant, l'essor de la génétique et de la synthèse moderne dans les années1930 - nouvelle version de la théorie de l'évolution -, y étaient passées inaperçues. Ce recueil vise à rappeler, mais surtout à faire mieux comprendre, ce moment si riche - avec l'espoir secret d'y trouver des recettes pour réanimer une vie intellectuelle devenue aujourd'hui bien fade.
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Une anthologie des textes capitaux pour comprendre l'histoire et l'usage des droits de l'homme.
Des débats parlementaires en 1789 à l'affaire Dreyfus, jusqu'aux polémiques philosophiques des dernières années, les Droits de l'Homme n'ont cessé d'être discutés.
Quels sont leurs fondements théoriques ? Quels rapports ont-ils avec le droit ?
Comment les utiliser dans les combats politiques? Toutes ces questions sont débattues dans cette anthologie proposée par Frédéric Worms. Les textes choisis sont répartis en trois périodes :
1789, affirmer (Paine, Gentz, Kant, Fichte) 1848, revendiquer (Hegel, Savigny,Tocqueville) 1900, protéger (Bourgeois, Bouglé, Péguy) Autant de points de vue philosophiques forts et variés sur les problèmes qu'ils soulèvent et qui sont encore ceux de notre temps.
Professeur de philosophie à Lille III, directeur du Centre international d'étude de la philosophie française, Frédéric Worms est l'un des nouveaux penseurs qui comptent en France.
220e anniversaire de la déclaration des Droits de l'Homme Promotion couplée avec La question des droits de l'homme n'est pas terminée dans la collection " Débats "
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Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion
Frédéric Keck, Frédéric Worms, Arnaud Bouaniche
- Éditions Ellipses
- 1 Décembre 2015
- 9782340004092
Nous présentons ici une introduction à la lecture des Deux Sources de la morale et de la religion d'Henri Bergson, publié en 1932. Cet ouvrage est le moins fréquenté des livres de Bergson : on le ramène à quelques formules sur l'opposition du « clos » et de « l'ouvert », et à un mysticisme un peu fumeux. Pourtant, Bergson a mis vingtcinq ans à se documenter pour écrire ce livre, qui constitue une synthèse philosophique des travaux de la sociologie, de l'anthropologie et de la psychologie des religions de son temps. Surtout, on voit s'y articuler les trois dimensions qui travaillent toute la pensée métaphysique de Bergson : le vital, le mental et le social ; et on comprend mieux que l'affirmation du point de vue de la conscience individuelle ne nie en aucune façon son inscription dans la vie biologique et dans une société politique. L'existence de grands individus y est mise au service de l'action de toute l'humanité et de la vie elle-même.
F. Keck propose une présentation générale de l'ouvrage à travers son contexte intellectuel et sa méthode dualiste. A. Bouaniche commente cinq textes extraits des Deux sources ou d'ouvrages qui l'éclairent. F. Worms présente une interprétation de ce livre à la lumière du rapport entre la vie et la morale chez Bergson et dans la philosophie contemporaine. -
Les maladies chroniques de la démocratie
Frédéric Worms
- Desclée de Brouwer
- 22 Février 2017
- 9782220085135
La démocratie n'est pas finie, au sens où elle n'est pas achevée et où elle est encore capable de nous surprendre.
Elle ne retrouvera sa force qu'en admettant ses faiblesses : des maux qui ne sont pas passagers, mais constants et irréductibles. Des maladies chroniques, qui tiennent à son essence et à l'humanité même. Mais qui peuvent connaître des pics mortels. Il nous faut donc connaître et affronter ces maladies, pour revenir, non à une santé parfaite, mais à la vie humaine, avec ses créations et ses joies, dont la démocratie est une condition.
Quelles sont ces maladies ? Avant tout, une violence intérieure aux relations humaines, contre laquelle la démocratie est la seule à lutter, face à des régressions toujours possibles. Cette violence prend des formes nouvelles accentuées par les ébranlements de l'époque : le soupçon ou le cynisme, renforcés par Internet ; le racisme, nourri par le terrorisme; l'ultralibéralisme, aggravé par la mondialisation.
La démocratie qui affronte ces maux, peut seule les guérir, dans une crise qu'elle saura dépasser à condition de la comprendre. Elle se ressaisira alors et s'élargira dans le monde et à tout le monde.
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Annales bergsoniennes Tome 2 ; Bergson, Deleuze, la phénoménologie
Frédéric Worms
- PUF
- Epimethee
- 2 Octobre 2004
- 9782130538295
"On ne peut s'empêcher devant les documents ici réunis, cours inédit de Bergson au Collège de France, celui de Deleuze sur Bergson ou le dossier issu des colloques de Prague et de Paris sur "Bergson et la phénoménologie" d'éprouver un sentiment un peu illusoire mais assez fort d'assister à l'histoire de la philosophie en train de se faire.... Bergson, Deleuze, la phénoménologie, des relations parmi celles qui ne sont pas dans ou pour une histoire de la philosophie indépendante d'elles, mais qui sont et qui font en même temps la philosophie et son histoire."
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La philosophie du soin ; éthique, médecine et société
Jean-christophe Mino, Frédéric Worms, Lazare Bernaroyo, Céline Lefève
- PUF
- Hors Collection Puf
- 22 Mai 2010
- 9782130582038
La philosophie du soin que ces journées voudraient esquisser ne vise ni à
dénoncer la technique médicale pour elle-même, ni à attendre qu'elle résolve
par son évolution les problèmes éthiques. Elle cherche à penser les manières
dont les techniques peuvent, y compris dans leur matérialité, s'intégrer à la
visée du soin. Elle ne vise pas à ajouter de l'extérieur une dimension
soignante à la médecine technique existante, mais à penser le soin au coeur même
de la technique et de la médecine. Contribuer à une philosophie du soin demande
de faire converger différentes approches réflexives dans les divers champs de
la médecine qui mobilisent de manière intense la question du soin. Ce projet
rencontre aussi les problèmes soulevés par l'éthique du care. Il s'agit aussi
de s'interroger sur la manière dont cette réflexion peut initier le soignant à
se décentrer du point de vue de la technique médicale pour (re)connaître
l'existence et la légitimité de celui du malade. Comment faire que la
philosophie ne soit pas tant une initiation à l'éthique et à des principes
fondamentaux extérieurs à la question du soin, qu'une formation éthique visant
la rénovation du soin par l'attention au malade ? Ouvrage publié sous la
direction de Frédéric Worms, professeur d'histoire de la philosophie
contemporaine à l'Université de Lille 3 (UMR 8163 Savoirs textes et langage) et
directeur du Centre international d'étude de la philosophie française
contemporaine à l'ENS (Paris).
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Bachelard et Bergson : continuité et discontinuité : Une relation philosophique au coeur du XXe siècle en France. Actes du colloque international de Lyon, septembre 2006
Jean-Jacques Wunenburger, Frédéric Worms
- PUF
- 17 Novembre 2008
- 9782130570264
Un ouvrage collectif sur la relation philosophique des deux auteurs, leurs accords et leurs désaccords.
La rencontre entre Bachelard et Bergson va bien au-delà d'objections adressées par un philosophe à un autre sur un problème comme le temps, le néant, l'image... Elle va au-delà aussi de l'opposition entre deux courants trop souvent figés de la philosophie française : la conscience et le concept, la métaphysique et la science. Elle conduit en réalité au centre respectif de deux oeuvres décisives, au carrefour de toute la philosophie du XXe siècle en France et cela dans tous les domaines, scientifiques et métaphysiques, mais aussi esthétiques et éthiques. En faisant appel aux meilleurs spécialistes français et internationaux, cet ouvrage est une incitation à y revenir et à poursuivre cette investigation. -
Annales bergsoniennes Tome 1 ; Bergson dans le siècle
Frédéric Worms
- PUF
- Epimethee
- 24 Octobre 2002
- 9782130522812
Fondée en 1953 par Jean Hyppolite, la collection "Epiméthée" a été reprise en 1981, par Jean-Luc Marion, Professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne. Cette collection repose sur trois orientations : la traduction des grands textes de la tradition ; la phénoménologie, entendue comme tradition créatrice de la philosophie ; et enfin l'histoire de la philosophie.
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Annales bergsoniennes Tome 5 ; Bersgon et la politique; de Jaurès à aujourd'hui
Frédéric Worms
- PUF
- Epimethee
- 21 Janvier 2012
- 9782130586739
Bergson et la politique : ce sont d'abord des relations, connues ou inattendues, parfois les deux ensemble ! Ce sera la relation avec son condisciple, Jean Jaurès : elle n'est pas seulement un débat métaphysique essentiel de jeunesse, mais traverse leurs vies et leurs oeuvres, jusqu'aux limites brûlantes de deux guerres, en 1914, en 1941.
Ce sera la reprise, la surprise, dans la lecture que Mohammed Iqbal et Leopold Senghor font de la « Révolution de 1889 », de l'Essai, donc, avant même l'apparition de « l'ouvert » dans Les deux sources de la morale et de la religion. On n'oubliera pas non plus, bien sûr, les avancées encore méconnues de ce dernier livre, qu'il faut reprendre pour lui-même et dans ses effets eux aussi inattendus : de la rédaction de la Déclaration des Droits de l'Homme de l'ONU, en 1948, à aujourd'hui.
Tels sont les éléments du présent volume. Il comprend d'abord des inédits (lettres de Bergson à Ferdinand Buisson, article fondateur de Souleymane Bachir Diagne), et un double dossier (Bergson et Jaurès, préfacé par Vincent Peillon, Bergson et la politique, issu de rencontres internationales récentes), qui renouvellent en profondeur ces questions, ces relations. Il comprend aussi des Varia, qui reviennent au centre de sa philosophie (la durée) ou encore de ses relations (d'Aristote à Wittgenstein) et de sa réception (de l'Espagne à l'Argentine).
Comme si, dans cette relation aujourd'hui reprise entre Bergson et la politique se jouaient les questions les plus tendues tout à la fois de son oeuvre singulière et du siècle entier.