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Littérature
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Revivre ; éprouver nos blessures et nos ressources
Frédéric Worms
- Flammarion
- Champs Essais
- 19 Mai 2015
- 9782081314993
Un verbe exprime en français l'un des secrets de notre être et l'une des clés de notre époque maniaco-dépressive : ce verbe, c'est revivre. Il a deux sens que tout paraît opposer. Revivre, c'est en effet renaître, retrouver le sentiment d'être vivant et relié à autrui. Mais c'est aussi se laisser rattraper par «un passé qui ne passe pas» et se replier sur soi-même. Chacun de nous fait cette double expérience, souvent sans le savoir. Il faut pourtant la penser, l'affronter, résister à ce qui nous enferme, accéder à ce qui nous délivre. Inventaire de nos blessures et de nos ressources, diagnostic du moment présent, parcours dans les idées et les oeuvres, ces propos renouent avec les actes les plus intenses de notre vie. Un art de vivre, c'est-à-dire de revivre, qui pourrait bien être le seul possible aujourd'hui.
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«Nous savons que ce ne sont pas des pensées comme les autres, ces pensées qui nous relient ou nous séparent les uns des autres, par exemple lorsque je ne cesse de penser à ta venue ou à ton départ - ou même à ta disparition -, ou lorsque notre dispute me revient à l'esprit, ou lorsque je dois t'annoncer une épreuve - ou te déclarer mon amour. Ces pensées ont beau être singulièrement intenses, parmi nos pensées, et singulièrement vitales, dans nos vies, nous les réduisons à des cas isolés, nous n'y pensons plus.Or, le but de ce livre est simple : il consiste à expliquer pourquoi penser à quelqu'un, ce n'est pas comme penser à quelque chose, mais pas non plus une exception pour la pensée, ni dans la vie. Bien plutôt un modèle de la pensée, et une orientation dans la vie.»Frédéric Worms.
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La philosophie en France au XX? siècle : Moments
Frédéric Worms
- Folio
- Folio Essais
- 17 Avril 2009
- 9782070426423
Il est deux manières désormais d'écrire l'histoire de la philosophie en France au XX? siècle. Soit en suivant l'ordre chronologique d'apparition de chacun sur la scène. Soit, à la manière de Frédéric Worms, à travers des moments distincts et cohérents, qui s'organisent autour de problèmes philosophiques précis. Cette histoire ne répond plus à un aboutissement prévisible ou logique, elle est faite de ruptures, d'échos et de reprises. Assurément, l'importance des moments, avec leurs thèmes, leurs courants et leurs modes, tient au prestige de certaines oeuvres et de figures individuelles, si fortes qu'elles en paraissent parfois solitaires. On parle du «structuralisme», de l'«existentialisme», du «spiritualisme», mais on se souvient de Bergson, de Sartre, de Deleuze comme autant de météores. Le retentissement de ces oeuvres renvoie cependant toujours à des problèmes ou des enjeux communs, partagés entre plusieurs oeuvres et positions différentes, en philosophie mais aussi dans la science, l'art, l'histoire. Le XX? siècle philosophique en France a connu trois moments principaux : le moment «1900» (des années 1890 aux années 1930), avec le problème de l'esprit ; le moment de la «Seconde Guerre mondiale» (des années 30 aux années 60), avec le problème de l'existence ; le moment des «années 60» jusqu'au tournant des années 80, avec le problème de la structure et qui conduit, par une rupture nouvelle, au moment que nous vivons.
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Alain, littérature et philosophie mêlées
Michel Murat, Frédéric Worms
- Rue D'Ulm
- Figures Normaliennes
- 25 Janvier 2012
- 9782728804696
Ce volume s'ouvre avec des pages inédites du Journal d'Alain sur la littérature.
Elles permettent d'entrer immédiatement au coeur d'une oeuvre qui mêle étroitement philosophie et littérature, tant par ses thèmes que par sa forme, ainsi que le montrent les textes ensuite réunis. Ayant pour ambition de " changer la philosophie en littérature et, au rebours, la littérature en philosophie ", Alain pense la littérature et l'écriture, philosophe à partir de romans, de poèmes (Balzac, Stendhal, Valéry), et fait de sa propre écriture philosophique un travail littéraire, s'attachant au " style ".
Sa postérité témoigne également de ce lien : comme professeur de philosophie, comme écrivain et journaliste (on lui doit 3 498 Propos quotidiens de 1906 à 1914), il a influencé toute la pensée et l'écriture entre les deux guerres et au-delà - de Georges Canguilhem ou Simone Weil à Jean Prévost ou Julien Gracq.