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Éditions Ellipses
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Qu'il y ait un « vocabulaire de Bergson », c'est-à-dire un sens nouveau donné par lui à certains mots, au premier rang desquels celui de « durée », voire un sens nouveau pris par tous les mots des livres où s'exprime sa pensée, que cette « invention » soit même le signe de son « intuition » philosophique, c'est une chose. Que ce vocabulaire puisse être fixé dans les définitions d'un Vocabulaire, c'en est une autre, et qui ne va pas de soi, justement parce que le sens d'un mot n'est pas nouveau tout seul mais dans des livres, des paragraphes, des phrases, bref, une pensée, donc aussi pour résoudre des problèmes, désigner des objets, tracer des distinctions de manière à chaque fois différente.
Ainsi, après avoir rassemblé en un « sens fondamental » les formules où s'exprime explicitement le contenu « bergsonien » de certaines notions bien précises, après en avoir mesuré la portée critique et technique par différence avec d'autres doctrines, on ne comprendra pourtant le « sens » de ces notions qu'à travers leur usage intensif, qui reste l'élément même de la pensée de Bergson et peut-être de toute pensée. -
Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion
Frédéric Keck, Frédéric Worms, Arnaud Bouaniche
- Éditions Ellipses
- 1 Décembre 2015
- 9782340004092
Nous présentons ici une introduction à la lecture des Deux Sources de la morale et de la religion d'Henri Bergson, publié en 1932. Cet ouvrage est le moins fréquenté des livres de Bergson : on le ramène à quelques formules sur l'opposition du « clos » et de « l'ouvert », et à un mysticisme un peu fumeux. Pourtant, Bergson a mis vingtcinq ans à se documenter pour écrire ce livre, qui constitue une synthèse philosophique des travaux de la sociologie, de l'anthropologie et de la psychologie des religions de son temps. Surtout, on voit s'y articuler les trois dimensions qui travaillent toute la pensée métaphysique de Bergson : le vital, le mental et le social ; et on comprend mieux que l'affirmation du point de vue de la conscience individuelle ne nie en aucune façon son inscription dans la vie biologique et dans une société politique. L'existence de grands individus y est mise au service de l'action de toute l'humanité et de la vie elle-même.
F. Keck propose une présentation générale de l'ouvrage à travers son contexte intellectuel et sa méthode dualiste. A. Bouaniche commente cinq textes extraits des Deux sources ou d'ouvrages qui l'éclairent. F. Worms présente une interprétation de ce livre à la lumière du rapport entre la vie et la morale chez Bergson et dans la philosophie contemporaine. -
Rousseau, Emile ou de l'éducation (Livre IV)
Frédéric Worms
- Éditions Ellipses
- 13 Juillet 2001
- 9782729806347
Émile ou de l'éducation n'est pas seulement, « comme le pensent ceux qui ne jugent des livres que par leurs titres », un traité d'éducation, la célèbre éducation « naturelle », allant contre tant d'habitudes et vouée à tant de malentendus. C'est aussi un ouvrage de philosophie morale et politique, le plus grand peut-être de Rousseau, qui le publie la même année que Le Contrat social, en 1762, et pour le compléter. Pourtant, c'est bien de l'individu et de son développement « naturel » qu'il faut partir pour rejoindre la morale et la politique, et c'est pourquoi le livre IV, ici commenté en détail, est crucial : ouvert par la puberté, qui ancre les relations humaines jusque dans le corps de l'individu, il passe par la pitié pour arriver à la justice, fait le détour de la Profession de foi du vicaire savoyard, complète enfin la pratique et la théorie morale par l'éducation du goût. C'est dire son autonomie et son importance. Plus encore, c'est tout le livre qui s'éclaire : au-delà de sa nostalgie apparente pour la nature ou la politique pures, Rousseau y découvre les contradictions inhérentes dès le départ aux relations humaines, entre l'attachement spontané et les injustices possibles, qui en font des relations morales. Ce dont l'essai introductif joint ici au commentaire tente de mesurer la portée.
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Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion
Frédé Worms, Frédéric Keck, Arnaud Bouaniche
- Éditions Ellipses
- 12 Février 2004
- 9782729816360
Nous présentons ici une introduction à la lecture des Deux sources de la morale et de la religion d'Henri Bergson, publié en 1932. Cet ouvrage est le moins fréquenté des livres de Bergson : on le ramène à quelques formules sur l'opposition du « clos » et de « l'ouvert », et à un mysticisme un peu fumeux. Pourtant, Bergson a mis vingt-cinq ans à se documenter pour écrire ce livre, qui constitue une synthèse philosophique des travaux de la sociologie, de l'anthropologie et de la psychologie des religions de son temps. Surtout, on voit s'y articuler les trois dimensions qui travaillent toute la pensée métaphysique de Bergson : le vital, le mental et le social ; et on comprend mieux que l'affirmation du point de vue de la conscience individuelle ne nie en aucune façon son inscription dans la vie biologique et dans une société politique. L'existence de grands individus y est mise au service de l'action de toute l'humanité et de la vie elle-même. F. Keck propose une présentation générale de l'ouvrage à travers son contexte intellectuel et sa méthode dualiste. A. Bouaniche commente cinq textes extraits des Deux sources ou d'ouvrages qui l'éclairent. F. Worms présente une interprétation de ce livre à la lumière du rapport entre la vie et la morale chez Bergson et dans la philosophie contemporaine.