Actes Sud

  • Une catastrophe sans doute planétaire, mais dont l'origine chimique ou nucléaire restera indéfinie, va bouleverser l'existence d'une femme ordinaire.
    A la suite d'un concours de circonstances, elle se retrouve seule dans un chalet en pleine forêt autrichienne, séparée du reste du monde par un mur invisible au-delà duquel toute vie semble s'être pétrifiée durant la nuit. le chalet est confortable, équipé de provisions et des objets de première nécessité. l'héroïne, tel un moderne robinson, va organiser sa survie en compagnie de quelques animaux familiers.
    Mais ce qui aurait pu être un simple exercice de style sur un thème à la mode devient chez marlen haushofer une aventure bouleversante oú le labeur, la solitude et la peur constituent les conditions de l'expérience humaine.

  • Mitsuo Kawano est étonné quand il croise par hasard un ancien copain d'école devenu président d'une importante compagnie. Il est encore plus surpris lorsque celui-ci l'invite dans un club très sélect où travaille une autre ancienne camarade de classe, la belle et mystérieuse Mitsuko, devenue entraîneuse.
    Mitsuo est un homme satisfait, marié, père de famille attentionné, et il a un bon métier. Certes, son mariage est désormais sexless, mais il se contente de soulager ses besoins dans les salons érotiques.
    Revoir Mitsuko, son premier amour, le poussera à revisiter ses années de jeunesse et ses rêves d'alors.

  • Au tout début du XVIIe siècle, Nsaku Ne Vunda, ordonné prêtre et baptisé Dom Antonio Manuel, est chargé par le roi des Bakongos de devenir son ambassadeur auprès du pape. En faisant ses adieux à son Kongo natal, il ignore que le long voyage censé le mener à Rome va passer par le Nouveau Monde, et que le bateau sur lequel il s'apprête à embarquer est un navire négrier. De quoi mettre à mal sa foi en Dieu et en l'homme... Wilfried N'Sondé s'empare avec ardeur d'un personnage méconnu de l'Histoire pour dénoncer les horreurs d'une époque d'obscurantisme et exalter la beauté de l'espérance.

  • Au milieu des années 1970, à New York, deux couples d'artistes ont partagé les rêves de liberté de l'époque, ils ont fait de l'art et de la création le ciment d'une amitié qu'ils voulaient éternelle et, quand ils ont fondé leur famille, se sont installés dans des appartements voisins. Rien n'a pu les préparer aux coups du destin qui vont les frapper et infléchir radicalement le cours de leurs vies , de la disparition tragique du fils unique de l'un des couples au dérapage dans le milieu des toxicomanes du fils de l'autre, bientôt impliqué dans un meurtre épouvantable.

  • "Et malgré la réflexion, la raison, le discernement, le bon sens, je ne pouvais pas méconnaître la voix d'une espèce de désir sourd, qui s'était faufilée en moi, comme honteuse d'être si insensée, et pourtant de plus en plus obstinée : je voudrais vivre encore un peu dans ce beau camp de concentration."

  • une aide-ménagère est embauchée chez un ancien mathématicien, un homme d'une soixantaine d'années dont la carrière a été brutalement interrompue par un accident de voiture, catastrophe qui a réduit l'autonomie de sa mémoire à quatre-vingts minutes.
    chaque matin en arrivant chez lui, la jeune femme doit de nouveau se présenter - le professeur oublie son existence d'un jour à l'autre - mais c'est avec beaucoup de patience, de gentillesse et d'attention qu'elle gagne sa confiance et, à sa demande, lui présente son fils âgé de dix ans. commence alors entre eux une magnifique relation. le petit garçon et sa mère vont non seulement partager avec le vieil amnésique sa passion pour le base-ball, mais aussi et surtout appréhender la magie des chiffres, comprendre le véritable enjeu des mathématiques et découvrir la formule préférée du professeur...
    un subtil roman sur l'héritage et la filiation, une histoire à travers laquelle trois générations se retrouvent sous le signe d'une mémoire égarée, fugitive, à jamais offerte...

  • Pionnier de la pensée écologique, Adam Thobias est sollicité pour prendre la tête d'une "Commission Internationale sur le Changement Climatique et pour un Nouveau Contrat Naturel". De ce hochet géopolitique, pas dupe, il tente de faire une arme de reconstruction massive. Au coeur du dispositif, il crée le réseau Télémaque, indépendant et parallèle, constitué de scientifiques ou d'intuitifs, de spécialistes ou voyageurs, tous iconoclastes, qu'il envoie en missions discrètes, du Pacifique sud à la jungle birmane, de Manaus à Moscou... Tandis qu'à travers leurs récits se dessine l'encéphalogramme affolé d'une planète fiévreuse, Adam Thobias conçoit un projet communautaire aussi alternatif que novateur.  Entretenant une intimité générationnelle avec la géographie mouvante et fragile de notre monde en crise, doté d'une foi dans la narration et d'une énergie vitale contagieuses, Pierre Ducrozet se confronte, à bras-le-corps, aux forces motrices et performatives du roman sur les enjeux du contemporain.

  • Enfant, lui seul comprenait le langage de son frère aîné, une langue totalement inconnue qu'ils ont appelée la langue pawpaw. Il s'agissait en fait du langage des oiseaux, d'un vocabulaire que les oiseaux comprenaient, de mots heureux oubliés par les humains depuis longtemps. Les parents de ces garçons ne comprenaient pas leur aîné et malgré de nombreuses consultations auprès de linguistes et autres orthophonistes, personne ne parvint à modifier son langage.
    Après la mort de leurs parents, les deux hommes restèrent ensemble dans la maison familiale. D'une gentillesse extrême, l'aîné qui ne travaillait pas allait chaque jour se poster tout contre le grillage de la grande volière de l'école maternelle, il parlait aux oiseaux puis s'offrait à quelques pas de là une sucette emballée dans un papier au motif d'oiseau.
    Son frère travaillait dans une pension. Responsable du jardin et de l'entretien, il aimait tout particulièrement les roses. Ensemble ils décidaient parfois de partir en voyage. Sacs bouclés, le duo s'arrêtait invariablement devant la volière de l'école, où ils entraient en conversation avec les oiseaux à lunettes, les moineaux de Java, les bengalis ou les canaris citron. Puis ils rentraient, oubliés les voyages, ils étaient heureux.

  • A la fin de la guerre civile espagnole, l'écrivain Rafael Sánchez Mazas, un des fondateurs de la Phalange, réchappe du peloton d'exécution des troupes républicaines défaites qui fuient vers la frontière française. Un soldat le découvre terré derrière des buissons et pointe son fusil sur lui. Il le regarde longuement dans les yeux et crie à ses supérieurs : "Par ici, il n'y a personne !" La valeur qu'il entrevoit au-delà de l'apparente anecdote historique pousse un journaliste, soixante ans plus tard, à s'attacher au destin des deux adversaires qui ont joué leur vie dans ce seul regard.

    Il trace le portrait du gentilhomme suranné rêvant d'instaurer un régime de poètes et de condottieres renaissants, quand surgit la figure providentielle d'un vieux soldat républicain. L'apprenti tourneur catalan, vétéran de toutes les guerres, raconte : les camps d'Argelès, la légion étrangère, huit années de combats sans relâche contre la barbarie fasciste. Serait-il le soldat héroïque ? L'homme laisse entendre que les véritables héros sont tous morts, tombés au champ d'honneur, tombés surtout dans l'oubli ; que les guerres ne seraient romanesques que pour ceux qui ne les ont pas vécues.

  • "En pleine guerre civile, sachant lui-même qu'il n'avait plus que quelques mois à vivre, Alexandre Blok, le plus grand poète symboliste russe, disait dans un dernier hommage à Pouchkine : «Notre mémoire conserve depuis l'enfance un nom joyeux : Pouchkine. Ce nom, ce son emplit de nombreux jours de notre vie. Les sombres noms des empereurs, des chefs de guerre, des inventeurs d'armes de destruction, des bourreaux et des martyrs de la vie. Et, à côté d'eux, ce nom léger : Pouchkine.»
    Placé du côté de la légèreté, du sourire, le roman de Pouchkine est unique dans la littérature russe : il n'apprend pas à vivre, ne dénonce pas, n'accuse pas, n'appelle pas à la révolte, n'impose pas un point de vue, comme le font, chacun à leur façon, Dostoïevski, Tolstoï, ou, plus près de nous, Soljénitsyne et tant d'autres, Tchékhov excepté...
    En Russie, chacun peut réciter de larges extraits de ce roman-poème qui fait partie de la vie quotidienne. A travers l'itinéraire tragique d'une non-concordance entre un jeune mondain et une jeune femme passionnée de littérature, il est, par sa beauté, par sa tristesse et sa légèreté proprement mozartiennes, ce qui rend la vie vivable."
    A. M.

  • Ozgür, une étudiante istanbuliote, arrive un jour à Rio en pensant loger chez un universitaire.
    Un taxi la conduit à l'adresse indiquée, où, malheureusement, on ne l'attend pas. Seule dans cette ville débordante de sensualité mais aussi de terreurs, elle décide de rester. Chaque jour, la violence se rapproche un peu plus, mais Ozgür repousse la peur, contourne la mort puis l'apprivoise. Chaque jour, la pauvreté l'étouffe davantage et le vertige l'attire, vers le fond, vers le coeur même de Rio de Janeiro, cette ville sublime qui, tout en se révélant lentement telle une créature infernale, va lui permettre d'écrire le livre de sa vie....

  • C'est pour l'enfant auquel il n'a jamais voulu donner naissance qu'Imre Kertész prononce ici le kaddish , la prière des morts de la religion juive. D'une densité et d'une véhémence qui font songer à Thomas Bernhard, ce monologue intérieur est aussi le récit d'une existence confisquée par le souvenir de la tragédie concentrationnaire. La vie d'Imre Kertész, qui connut la déportation à Auschwitz et Buchenwald, est littéralement lacérée par le sentiment de l'exil intérieur que renforcent les conditions de la vie intellectuelle et quotidienne de la Hongrie d'avant 1989.

    Proférée du fond de la plus extrême souffrance, cette magnifique oraison funèbre affirme l'impossibilité d'assumer le don de la vie dans un monde définitivement traumatisé par l'Holocauste. Ce que pleure le narrateur, ce n'est pas seulement "l'enfant qui ne naîtra pas" : c'est l'humanité tout entière.

  • Après sa disparition, une artiste plasticienne, Harriet Burden (dite «Harry»), méconnue de son vivant, fait l'objet d'une «enquête» menée par un professeur d'esthétique auprès de tous ceux qui, de près ou de loin, l'ont côtoyée de son vivant.

  • Douze nouvelles placées sous le signe d'une sobriété stylistique digne de Raymond Carver au fil desquelles des couples divorcent, des femmes noires sont traquées par des pit-bulls sur des parkings, où la liste des courses à effectuer au supermarché finit par se confondre avec un programme de vie, où des mythomanes prennent leurs semblables en otage, où la mort frappe les hommes comme les animaux, où l'on écoute battre sous la poitrine d'un autre le coeur transplanté d'un amour décédé. Au sommet de son art et avec une superbe économie de moyens, Russell Banks propose ici un recueil de textes dont l'intensité transmue le réel et le quotidien en authentiques paraboles métaphysiques.

  • 2006. Dans ce futur dangereusement proche, la représentation des corps ne fait plus recette au sein du marché de l'art, qui cote désormais des toiles humaines. Signées par de grands maîtres, elles sont louées, vendues, manipulées, livrées à tous les regards, à tous les fantasmes.

    Clara est modèle. Elle rêve d'être peinte par le dieu de l'art hyperdramatique: Bruno Van Tysch. Mais, tandis que la jeune toile est apprêtée dans un pavillon isolé des abords d'Amsterdam, la Fondation Van Tysch est en émoi. Une oeuvre de grande valeur a été dérobée et détruite par un mystérieux meurtrier qui officie suivant des rites affreusement artistiques.

    A la manière de Rembrandt, José Carlos Somoza dépeint de violents clairs-obscurs. Les déviances de l'art font écho aux dérives de nos sociétés, et les contrastes de ce magistral jeu de lumière conduisent chacun à mesurer le prix du beau à l'aune de la valeur du vivant.

  • Après la mort de sa femme et de ses enfants, david zimmer est anéanti.

    Pour tenter d'échapper au désespoir, il se lance à corps perdu dans l'écriture d'un livre consacré à hector mann, un virtuose du cinéma muet porté disparu depuis 1929.
    L'ouvrage publié, david accepte de traduire les mémoires d'outre-tombe de chateaubriand et s'enferme, au milieu de nulle part, pour affronter l'ampleur de sa tâche. c'est alors qu'une jeune femme ayant pour mission de le conduire auprès d'hector mann débarque chez lui et, sous la menace, lui impose un très long voyage.
    Malgré l'improbabilité de cette histoire, david se laisse entraîner.
    Racontée par la jeune femme, retrouvée par david et à nouveau perdue, l'histoire de l'extraordinaire et mystérieux hector mann est le fil conducteur de ce roman. mais la puissance narrative de paul auster nous entraîne bien au-delà de la magie du cinéma muet et porte ce livre au coeur d'un univers envoûtant oú la création artistique semble faire écho aux sentiments amoureux dans ce qu'ils ont de plus éphémère et de plus fragile, oú la douleur de la perte et le besoin de filiation se répondent pour remettre en question l'idée même de mémoire.

  • Dans cette magistrale fresque hantée par la question du mal, Richard Flanagan déploie l'histoire d'une passion incandescente sur fond de guerre et de captivité, épisode inoubliable dans la vie d'un médecin militaire affecté à la construction de la "voie ferrée de la mort" (la ligne Siam-Birmanie, 1943) et devenu héros de guerre malgré lui.  

  • Cet été-là, les trois frères Friedland courent après le temps. Quelques semaines avant que la grande crise économique de 2008 n'éclate, les jumeaux Iwan et Eric, mais aussi leur demi-frère Martin, redoutent le krach intime.

  • Au plus proche de l'autobiographie, Nancy Huston nous livre ici le récit de sa toute première enfance, cette période si étrange où son père va soudain demander à sa jeune femme, pourtant déjà mère de trois enfants, de quitter la maison, de partir. Puisqu'elle ne se décide pas à renoncer à ses études, qu'elle se sépare de ses enfants et ne demande plus jamais à les revoir. Commence alors une tout autre vie pour la petite, une vie heureuse malgré tout, mais cet abandon habitera à jamais son imaginaire. Un texte fondamental dans la trajectoire littéraire de Nancy Huston.

  • Blessée par l'infidélité de son mari, Ruriko décide de disparaître.
    Elle quitte Tokyo et se réfugie dans un chalet en pleine forêt où elle tente de retrouver sa sérénité. Ruriko est calligraphe. Non loin, dans un autre chalet, s'est installé Nitta, un ancien pianiste de renom devenu facteur de clavecins, un homme habité par un calme particulier qui semble absorber les sons des instruments qu'il fabrique. Bien qu'assisté chaque jour dans son ouvrage minutieux par une jeune femme prénommée Kaoru, il vit seul avec un vieux chien aveugle et sourd.
    Invitée en ces lieux par Kaoru, la calligraphe observe et s'interroge sur la relation du facteur et de son aide. Ainsi elle apprend que Nitta ne peut plus jouer en présence d'autrui, que seule persiste en lui la capacité de vivre avec des sons invisibles. Mais, un matin, la calligraphe surprend Nitta installé au clavecin jouant "Les Tendres Plaintes" pour Kaoru. Ecrites en 1996, "Les Tendres Plaintes" contiennent tous les éléments révélateurs de la personnalité littéraire de Yoko Ogawa.
    Le regard porté sur la nature, sur ses sonorités, l'intensité de ses nuits, l'indicible solitude des êtres et leurs relations fugitives donnent à cette histoire une étrange résonance : celle qui prend source au coeur de l'inconscient.

  • 30 décembre 1989, Stan et Pascal arrivent à Berlin pour quelques jours. Au pied du Mur que Berlinois et visiteurs sont occupés à détruire dans la liesse générale, ils rencontrent une fille à la peau brune et aux yeux vairons, Maya, qui subjugue immédiatement Stan. C'est avec elle et ses colocataires d'un appartement communautaire qu'ils passent le réveillon. Déjà installés tous deux dans des vies grises malgré leur jeunesse, Stan et Pascal sont conquis par la ferveur d'un peuple vivant une formidable réconciliation nationale. Il leur semble que les mots «espoir» et «fraternité» prennent là un sens sublimé par la possibilité soudaine de leur application dans la réalité du monde. Ils décident de rester à Berlin.
    Berlin, ville magique où tout paraît possible en cette année 1990, abrite les débuts du groupe de rock que Stan et Pascal montent avec Clémentine, mais surtout les soubresauts d'une passion entre Stan et Maya, la jeune femme fiévreuse qui peint inlassablement ses rêves et ses terreurs. Fille d'un exilé cubain et d'une Allemande, Maya a grandi à Iéna, en RDA, dans une ambiance plombée de crainte et de suspicion. Son enthousiasme face aux grands mouvements de l'Histoire n'a d'égale que sa déception quand la menace néonazie semble fleurir tout à coup sur les décombres du bloc de l'Est.

  • Magnus Wallace, militant écologiste, parcourt les mers à bord de l'Arrowhead pour arraisonner les navires baleiniers qui braconnent en zones protégées. Un combat pour les droits de l'animal, une insurrection singulière qui force l'admiration, racontés dans un roman qui célèbre la beauté du vivant et la nécessité d'une prise de conscience.

  • Le sergent Desportes, vieux briscard aussi courageux que respecté, défend la loi dans le sud-ouest américain. Il rencontre et sauve dans le désert un étrange gamin à la jambe fracturée, Bud, dont le cheval a été blessé. Entre ces deux hommes si dissemblables naît une étrange amitié, à la fois ambiguë et teintée, chez le sergent, de sentiments paternels. W. R. Burnett s'est inspiré de Billy the Kid pour créer le personnage si moderne de Bud, ce gamin aux multiples facettes, secret et ambitieux, intelligent et roublard, qui a quelque chose du pervers narcissique. Au fil des traques s'enchaînant sans relâche, admiration et trahison s'avèrent indissociables. L'auteur de Terreur apache nous offre ici un roman haletant, tendu, elliptique, dépouillé, qui déploie toute une galerie de personnages inoubliables et offre des remarques saisissantes sur cette région encore sauvage et cette époque de violences.

  • Dans une ferme isolée du Kentucky, quelques années avant la guerre civile, une femme blanche et deux jeunes esclaves noires se livrent à une surenchère de violence autour du cadavre décomposé du tyran domestique qui exerçait sur elles son abominable férule. Écrit après la première élection de Barack Obama, ce récit d'une rare intensité sur la sauvagerie des rapports de force tels que le racisme les a durablement instaurés aux États-Unis constitue une impressionnante plongée dans l'inconscient d'une Amérique profonde étrangement sous-représenté dans la fiction américaine contemporaine.

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