Littérature traduite

  • Federico est jeune, assoiffé de vie, mais conditionné par les contraintes d?un monde encore fermé et par une mentalité traditionaliste, toujours tiraillé entre les impulsions de son tempérament passionnel et le désenchantement de devoir accepter des choix souvent imposés par d?inévitables compromis. Federico raconte sèchement et sobrement sa complexe biographie existentielle: les années universitaires pleines d?insouciance, le retour au village natal dans l?arrière-pays abruzzain et les soudains problèmes économiques de sa famille; le début difficile de sa profession d?expert-comptable, les histoires sentimentales malheureuses avec Francesca et Marta, la joie d?un enfant. Ce sera Davide, le fils tant désiré et aimé, qui dissipera les conflits irrésolus qui animent le protagoniste. Federico réussira à instaurer un rapport de sincère complicité et d?affection réciproque avec son fils. Il parviendra à surmonter l?hostilité et la rancune de Marta, son ex concubine, mue par un désir de vengeance qui augmentera au moment où elle tentera de tenir le père et le fils éloignés l?un de l?autre. Un roman sur les vicissitudes que chacun de nous pourrait vivre, capable d?affronter des thèmes fortement actuels et jamais assez débattus: les formes de la famille, la séparation, le rôle difficile du père ou de la mère célibataire. Des moments de réalité qui se colorent de teintes chaudes et sincères.

    Ouvrage traduit par Berta Corvi

  • Est-il plus avantageux pour une personne d'être de sexe masculin ou féminin ? Terrible dilemme pour Bla-Yassoua (la femme-homme), héros mythique de cette oeuvre, qui, pour faire le bon choix, part à la conquête du monde. Simple prétexte pour l'auteur pour nous entraîner dans une époustouflante odyssée, dans une Afrique balafrée par le sida, l'intolérance religieuse et surtout, les guerres civiles. Mais, loin de célébrer le fatalisme ou l'afro pessimisme, cette oeuvre, par sa profondeur spirituelle, révèle l'Afrique à elle-même, dans ce qu'elle a de plus intime, mais la révèle aussi au reste du monde, dans ses mystères les plus impénétrables. L'auteur nous livre aussi, dans une deuxième partie intitulée « La voix du silence », quelques réflexions spirituelles sur la Vie. Un véritable régal pour tous ceux qui sont en quête d'eux-mêmes.

  • Elle n'est jamais très loin, on la prend de plein fouet et elle nous suit à la trace. Qui n'a jamais eu HONTE ? Ces pincements au coeur comme un caillou dans la chaussure, ces douleurs comme une pierre dans le ventre, Fatima Aït Bounoua nous en donne à voir à travers seize nouvelles seize situations, seize honteux. Des mots pour ceux qui les ont ravalés, des tranches de vie un peu écrasées, des petits bijoux d'écriture quand les perles ont roulé par terre. « Et au milieu, il est là, seul, la tête dans ses genoux, protégée de ses mains, aussi seul sur cette terre sablée, qui devrait être pourtant familière, que dans la cour de l'école. Il échappe aux cris des enfants, il s'imagine se lever, s'arracher la langue pour la leur jeter, pour la jeter aussi aux chiens errants, aux chiens rongés de tiques et de pisse, aux chiens qui eux s'acceptent, rien qu'en se reniflant sans même avoir appris à aboyer. La langue gisera, recouverte d'une fine couche de poussière collant à la surface humide de la chair, comme la chapelure sur une tranche de dinde. Les chiens la renifleront, la feront rouler, la partageront peut être et plus personne ne lui en parlera. » Au sommaire: L'héritage L'Homme sans secrets Muses fracassées « Il faut qu'on parle. » Le Passeur amoureux Mohamed et le Sultan C'est moi qui l'ai fait ! Poupées déchirées « Tu te vexes pour rien ! » Tu fais quoi de tes journées ? Arracher la langue. Chronique d'une violence ordinaire Le mot Elle sait pas s'y prendre. « Tu te vexes pour rien ! » Et moi ?

  • Ces "Lettres citadines" s'étendent sur plus de vingt années de correspondance durant lesquelles l'auteur, passionné de voyages et répondant sans cesse aux questions de ses amis souvent exilés ou vivant loin de lui, dresse une peinture de son moi profond et jette un regard critique sur les actualités brûlantes et les moeurs des villes qu'il fréquente.

  • C'est l'histoire d'un petit garçon devenu une légende vivante, rien que pour avoir été à l'école à dos d'âne, dans un village de trois mille habitants où il était le seul petit français, au milieu d'une île paradisiaque.
    Fils de gardien de phare, d'une précocité certaine, son enfance et son adolescence sont animées, pleines d'anecdotes et de situations aussi riches que cocasses. Il arrête assez tôt ses études et décide tout jeune d'affronter la vie sans y avoir été contraint, ni par nécessité non plus, uniquement par sa seule volonté. En moins de cinq années, de l'enfance à l'adolescence, le petit garçon a vu défiler à une allure vertigineuse une partie de sa vie en très peu de temps. Malgré son jeune âge, il a fait face, également, à cinq ans d'aventures amoureuses sentimentales passionnées et tumultueuses. Il quitte son île à l'âge de 21 ans, et y revient à 45 ans pour y finir ses jours.
    Ce récit et ces faits sont rigoureusement authentiques.

  • Un homme qui pensait être arrivé à la fin de sa vie, se rend compte, grâce à l'arrivée impromptue d'une jeune femme dans sa demeure, qu'il lui reste encore une dernière course à faire. Sa vie défile, ses regrets, ses erreurs mais aussi ses joies, dont sa mère et sa grande-tante Aby ont été les moteurs. Son amour pour une femme, ses illusions, ses souvenirs défilent dans sa mémoire tout au long de ces quelques jours en compagnie de cette femme qui est, elle aussi, à la recherche d'elle-même. Dans cette quête, elle fera vivre à la bourgade des péripéties truculentes. Pendant ces quelques jours, ce petit coin du monde sera le théâtre d'une histoire de la vie.

  • « [.] Sur la piste, semblable à un ruban noir étiré sur une steppe nivelée, l'avion était posé comme une sauterelle, avec la prétention de survoler toute la planète. Sa queue était remontée vers le ciel bleu clair et ses ailes, pendant horizontalement, lui procuraient un aplomb parfait. Sa tête, qu'on eût dit l'ogive d'un missile, perçait le vide à l'avant, et le reste du corps, long et immense, dénotait son habileté à fendre les airs. [...] Je regardais le gros insecte, et j'étouffais de commotion, avec à la fois une joie assortie d'une curiosité insensée : «Avion, tu vas voler ? Tu pourras ?» Oui, intérieurement, je lui demandais cela. Et par le tintement régulier de ses moteurs, couplé avec le clignotement de ses feux, l'insecte géant semblait me répondre : «Oui, je pourrai. Je pourrai voler ; je pourrai voler infailliblement dans le ciel». »

  • Avènement d'un amour et d'une paix entre marchands et vigiles, espoir recouvré par les locataires d'un supermarché, telle est la teneur dialectique de cet ouvrage.

    À travers les autres nouvelles, le lecteur suit les déboires d'une pauvre femme et les péripéties d'une administration coutumière. Mais au-delà de la marginalisation de la femme, et des impasses sociales, c'est surtout la problématique de la gestion des ressources humaines qui se pose.

  • Elles

    Saida Mounaime

    Tout doucement et au fur et à mesure que les pages se succèdent, nous pénétrons dans l'intimité et les réalités propres à la femme marocaine. Puis, nous nous heurtons aux blessures des unes, à l'arrogance des autres, pour enfin nous retrouver face à une Aïcha-Chenna, à une Mahjouba Edbouche et bien d'autres encore.

    Cet ouvrage est, non seulement, un hommage rendu à toutes ces femmes qui mènent un combat avec intelligence et sagesse, contre les plus cruelles réalités ; mais c'est aussi la métamorphose d'une mère handicapée, blessée, de plus en plus dépendante, alors qu'elle est assoiffée de liberté.

  • Ce recueil réunit un choix de haïkus et de petits poèmes traduits de l'arabe du poète irakien contemporain Adnan Al-Sayegh. L'auteur plonge les lecteurs dans une atmosphère fantastique inspirée de la situation arabe actuelle, tout en s'élevant à un niveau existentiel où se mêlent le subjectif et l'objectif, se posant les questions de l'identité et du devenir dans une tonalité ironique voire acerbe...

  • « Ma machette se retrouva dans ma main droite, hors de son fourreau. Mon bras se détendit comme mû par un puissant ressort. La lame mille fois aiguisée alla caresser la tempe gauche du jeune homme, cette tempe qui quelques secondes plus tôt était encore en train de recevoir des tapes affectueuses usurpées à notre dignité de coupeur de canne à sucre. Un deuxième coup de machette sectionna la trachée artère du malheureux soupirant qui s'abattit sur le sol comme un pantin mal réglé. Du sang gicla et inonda la place. Masséo poussa un cri inhumain, un cri de folie. En même temps, elle s'élança en direction de la porte. Elle cogna violemment son front contre le cadre et s'affala à la renverse ; sa tête devint une gourde trouée laissant échapper du rouge. »

  • 1989. Le Liberia brûle sous les feux des armes de guerre. Prince Mike, le père de Holyçane la petite albinos, est inquiet : les Africains croient que les albinos détiennent de pouvoirs surnaturels, c'est pourquoi les foudres de guerre les kidnappent pour les sacrifier aux fétiches. Ces supposés pouvoirs font que les albinos sont victimes de crimes rituels sur le continent noir. Leurs corps sont recherchés pour leurs supposées puissances pour réussir en affaire, en politique, en amour et même pour la guérison du sida. Prince Mike qui compte faire de Holyçane une célèbre jazzwoman, se réfugie avec elle dans une capitale où pullulent en grande abondance, les chasseurs d'albinos...

  • « Si le sentiment amoureux est une chose naturelle pour certains, il est évident qu'il n'en est pas de même pour d'autres, d'où cette grande différence dans ses manifestations et sa démonstration dont les attentes diffèrent selon les besoins. À mon avis, c'est la seule prescription ouverte à toutes doses et qui peut se consommer sans modération. Je suis amoureuse de l'amour depuis ma plus tendre enfance. Pourtant, je reste exigeante d'une certaine qualité de celui-ci.
    Si j'avais une définition à donner de l'amour, je dirais que « c'est la vie », mais seulement quand il est vécu dans sa plénitude.
    Les véritables histoires d'amour englobant toutes les formes d'amour racontées dans ce livre sont celles qui ont brisé les tabous, bousculé les principes et bouleversé les moeurs. »

  • La poésie ne peut pas être racontée. Elle est ou elle n’est pas purement émotionnelle !

  • En 2008 se déclenche une crise économique aux États-Unis. Les États étant interdépendants, comme une gangrène, cette crise va contaminer le reste du monde. Au moment où les populations les plus riches profitent de la situation et s'enrichissent, les plus pauvres, elles, vont s'appauvrir davantage. La France, bien que cinquième puissance économique mondiale, ne sera pas à l'abri de la crise. Des familles entières venues d'Afrique, d'Asie, d'Europe de l'Est, des Balkans à la recherche d'une vie meilleure seront dos aux murs et la devise «poubelles contre nourriture » sera leur voie de sortie honorable. L'auteur, lui-même venu d'Afrique, est confronté à ces situations. Sans papiers ni domicile fixe, il se réfugie dans un squat au porte de Saint-Ouen avec des compagnons de misère dont quatre vont perdre la vie en l'espace de trois ans de manière miraculeuse. Il a aussi travaillé comme biffin dans la région parisienne. Son expérience donne à ce récit un ton de criante vérité.

  • Oser tout quitter pour un rêve ? Voilà le deal que passe avec lui-même un simple prof d'anglais, fan de culture anglo-saxonne à la limite de l'aliénation. Le rêveur s'appelle Mekki, mais on le surnomme Mickey. Surnom à l'appui, il opte pour un style de vie à l'américaine et roule en jeep. Ce trentenaire n'a de marocain que la nationalité ! Il se plaît à afficher son désir de s'exiler aux States : changer d'existence, c'est cool ! En fait, Mickey est un homme pressé qui passe le plus clair de son temps à courir, de l'institut anglais à la brasserie Le Capitole, rencontrer son alter ego « le Kid », retrouver son ex, ou sortir sa nouvelle fiancée. Rien ne le détourne de son projet de « départ », ni ses conquêtes féminines ni le sarcasme de ses collègues ou ses créanciers. Parcours de combattant ! Go Mickey go !

  • Le recueil L'Étrangère ou L'Ours et le papillon se compose de trois nouvelles suivi d'un scénario original de court métrage. « La première fois » en est le thème commun. Chacune des quatre créations relate des épisodes exclusifs de vie humaine : premier stage de formation, Salut, l'artiste !, première peur d'enfant, Aisha Q., premier amour d'adolescent, L'Étrangère et premier rêve d'adulte désabusé avec Bouée de sauvetage.

  • Palmier Tes dattes N'ont plus aucune utilité Les mèches de ta chevelure N'ont plus aucune utilité Ô palmier arrache Tes racines Du ventre de la terre Je te planterai dans mon coeur Et je t'offrirai le meilleur de moi-même.

  • Chez les MC Collins, couple de race blanche, fondamentalement raciste et très médiatisé, c'est la naissance de Paradoxe, un bébé de race noire ; pas un métis, mais un bon Black.
    Entre les MC Collins, l'équipe médicale et Vino le caméraman qui a immortalisé les moments gracieux de la naissance, on se bat, organisé en pro et anti Paradoxe. Au cours de cette bataille pour l'honneur, les droits fondamentaux de l'Homme et la morale, l'équipe médicale dirigée par le Pr Bistouri et le Médecin-chef, appuyée par Vino, deviendront, bien malgré eux, des Héros, crédibles défenseurs de la vie humaine et les protecteurs de Paradoxe contre ses propres géniteurs. Une situation qui expose la guerre des grandes ambitions humaines de notre époque, autrement racontée par l'humanisme de Valery Kammegni.

  • À la proclamation de l'indépendance de la jeune République de Sao, l'ancienne puissance coloniale informa les nouvelles autorités nationales que le sous-sol du pays ne recelait aucun indice d'hydrocarbure exploitable. Au détour d'un entretien avec un Saoudien, le président apprit qu'il existait de l'huile dans les entrailles de ses terres. Une carte des bassins sédimentaires du continent lui fut offerte. Le président signa sans attendre un accord de prospection avec une société américaine qui se révéla positive. Ce fut alors le commencement des intrigues qui menèrent à la chute du régime et à la guerre civile.

  • Belyse est la fille et l'unique enfant du colonel Boris. Elle est tombée follement amoureuse d'Armel, orphelin devenu mendiant après que sa famille lui ait capté son héritage. Ce fol amour est réciproque et Belyse supplie son père d'héberger Armel.
    Pour ne pas perdre sa fille, Boris accepte.
    A sa majorité, Jimmy, fils et enfant unique du président Samson, demande - en vain - la main de Belyse. Il menace d'abord de se suicider puis concocte un plan : emprisonner Boris pour tenter d'enlever sa fille et, pire encore, tuer Armel, sa seule chance de se faire aimer de Belyse.
    Boris est emprisonné, Armel assassiné, mais la vengeance est amère pour Jimmy...

  • De l'autre rive est un autre regard, une vision des choses et des comportements ;
    De l'autre rive, c'est le regard, peut-être, d'un fou sur la société, d'une victime de la séparation des parents ;
    De l'autre rive est le regard d'un fou, le fou, victime d'une injustice, d'un abus, d'un excès de pouvoir ;
    De l'autre rive, c'est le regard sur un paysan, un artisan qui ne vit que de sa force de travail, de son savoir-faire, de son savoir-être et de la générosité de la nature ;
    De l'autre rive, c'est l'autre visage et les tracasseries de l'administration, le manque de communication directe entre le pouvoir et les populations ;
    C'est le regard contre la facilité, l'opportunisme politique, voire l'imposture et l'oisiveté ;
    Enfin, De l'autre rive, c'est le lever du voile sur l'une des coutumes et traditions de ce coin de l'Afrique, le Tchad.

  • Quand les oiseaux volent en liberté est un roman romantique, historique et politique. Juan Carlos Alarcón y raconte la passion des convictions politiques, l'amour et la mort dans les années 70 en Argentine. Cette passion ravive la mémoire et le vécu intense d'une génération. Cette littérature récrée une intimité, comme une offrande à ceux qui arrivent, à ceux qui ont survécu, à ceux qui sont d'un côté ou de l'autre de la barricade. Ce roman décrit l'atmosphère de l'époque et nous invite à la réflexion grâce à une lecture de la vie quotidienne facile d'accès. Dans les vestiges d'une Cordoba explosive et pleine d'espoir, les personnages sont la jeunesse, le conflit et les victimes d'une époque.

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