Sciences humaines & sociales

  • Christine a un père qui souffre d'Alzheimer, Paul un fils en situation de handicap et Claire un mari qui vient d'être victime d'un AVC. Ils sont 11 millions à prendre soin d'un proche fragilisé par la maladie, le handicap et/ou le grand âge. Ils font partie de ces « aidants » qui s'ignorent, qui donnent de leur temps, de leur énergie et leur vie pour des proches, des voisins, des amis.
    Il faut aujourd'hui réussir à combiner travail, famille et aide à des personnes en difficulté, avec un poids affectif, physique, financier peu considéré. L'auteur a été elle-même aidante à son insu, et cela l'a interrogée. Elle a fondé La Compagnie des Aidants pour former, accompagner, soutenir ces aidants, indispensables auprès de leur proche fragilisé, souvent invisibles aux yeux de tous. En parallèle, elle lutte pour leur reconnaissance et leur prise en compte dans toutes les sphères de la société.
    Elle nous fait découvrir son histoire et celle de nombreux aidants qu'elle a croisés sur son chemin. Des histoires d'amour, d'engagement, de responsabilité, de culpabilité et, trop souvent, de sacrifices. Mais ce sont aussi de multiples informations, conseils, points d'attention qui font de ce livre un guide précieux pour tout aidant.

  • Depuis deux siècles le recours aux produits ou comportements addictifs devient de plus en plus massif dans notre société. Les styles de vie n'engendrent pas toujours le bonheur attendu ; par des substances licites ou non, ou par des comportements répétés, on cherche à oublier l'objet de l'insatisfaction.
    A travers sa longue expérience de médecin alcoologue, l'auteur Pierre Radisson s'appuie sur sa connaissance de l'alcool, « mère de toutes les addictions », pour permettre un parcours, des conseils, un accueil et une compréhension du processus de dépendance et du chemin qui peut en libérer la personne, en aidant aussi l'entourage, souvent démuni.
    Alcool et addictions, très pratique aussi, conduit sur une voie qui comprend trois étapes : l'indépendance vis-à-vis du produit, l'indépendance affective, le dépassement de l'ego.
    Par un travail du petit pas», c'est une vraie liberté qui est possible, en profitant de ses failles, en acceptant l'imperfection heureuse de notre vie.Par un travail du petit pas», c'est une vraie liberté qui est possible, en profitant de ses failles, en acceptant l'imperfection heureuse de notre vie.Par un travail du petit pas», c'est une vraie liberté qui est possible, en profitant de ses failles, en acceptant l'imperfection heureuse de notre vie.

  • Membre de la célèbre commission GIEC, Lorna Gold retrace dans Génération climat son parcours personnel et ses prises de conscience successives. Elle lance un appel à agir immédiatement pour lutter contre le changement climatique sous peine de risquer de léguer un lourd héritage aux générations futures.
    Plutôt que de simplement déplorer la grave situation à laquelle notre planète est confrontée, l'ouvrage offre au lecteur de l'espoir et un manifeste de changement. Elle exprime avec conviction et intelligence comment, en apportant des changements relativement modestes dans notre vie quotidienne, nous pouvons jouer un rôle dans la transformation du monde qui nous entoure. Mais pas seulement. Lorna Gold explique aussi comment nous pouvons devenir de véritables leviers capables d'inviter avec efficacité les élites politiques de tous bords à élaborer et adopter les politiques qui produiront de réels résultats et des réformes efficaces et significatives.
    Génération climat est le témoignage puissant et engagé d'une mère de famille qui a su trouver et ouvrir les portes des institutions décisionnelles les plus élevées pour apporter une contribution valide à la lutte pour un monde pérenne et vivable pour nous d'abord et pour ses enfants.

  • Alexandre men

    Hamant Y

    Alexandre Men est né en 1935 à Moscou de père juif et de mère convertie au christianisme dans l'Eglise orthodoxe.
    Il étudie la biologie à l'université, puis est ordonné prêtre. Il devient rapidement un point de référence pour l'intelligentsia moscovite comme pour le peuple des paroisses. Solidement ancré dans son Eglise, il est très ouvert à l'oecuménisme et au dialogue interreligieux. Il a été le premier prêtre autorisé à enseigner la religion dans un lycée de l'Etat soviétique. Men a écrit et publié clandestinement de nombreux ouvrages qui sont une véritable catéchèse pour un monde déchristianisé, notamment son chef-d'oeuvre, Jésus, " le Maître de Nazareth ", paru en français aux éditions Nouvelle Cité (1999).
    Suspect aux yeux du KGB et des antisémites, il a été tué à coups de hache par des inconnus le 9 septembre 1990. C'est la vie et l'action de ce prophète et martyr du XXe siècle qu'évoque ce livre, en les replaçant dans le contexte de son époque. Un cahier-photos de seize pages complète le récit.

  • Takashi Nagai, médecin japonais qui perdit sa femme dans l'explosion atomique de Nagasaki, est désormais bien connu dans les pays francophones, notamment grâce aux deux livres publiés par Nouvelle Cité sur sa vie : l'un traduit de l'anglais.
    Requiem pour Nagasaki de Paul Givnn (6e édition), l'autre, plus récent, traduit du japonais, Le Sourire des cloches de Nagasaki de son fils Makoto. Ce grand artisan de paix est aussi l'auteur de dix-huit livres dont la plupart n'existent qu'en japonais. Marie-Renée Noir, qui vit depuis longtemps au Japon, a accompli un important travail pour choisir, commenter et traduire un ensemble de textes significatifs de Takashi Nagai.
    Mgr Joseph-Marie Takami, archevêque de Nagasaki, Mgr Olivier de Berranger, évêque de Saint-Denis-en-France, et Mgr René Coste, théologien, ont apporté leur soutien à ce travail. Dans une première partie. cette anthologie propose des souvenirs personnels de Nagai autour des événements-clés de sa vie et de ses contacts, des victimes de la bombe au Père Kolbe ou à l'empereur du Japon. Dans une deuxième partie, en suivant la logique des Béatitudes de l'Evangile et celle du Credo, Nagai développe une véritable spiritualité de la paix.
    Comme le dit Mgr de Berranger : " Ces fragments arrachés à l'oubli nous font entendre la voix d'un vivant. Ce vivant est un Japonais, un savant et un poète, un laïc chrétien, un spirituel et un homme de prière, un héraut de la paix. "

  • Face à l'Edit de Milan de 313, l'attitude des Pères de l'Eglise a changé, ils n'ont plus subi les persécutions et ont pu mettre en évidence l'originalité du christianisme comme monothéisme trinitaire face au polythéisme. Ils ont christianisé les sculptures païennes et un certain nombre de formes littéraires de l'Antiquité.

  • Nous avons appelé « lettres à la France » les lettres envoyées par Tous­saint Lou­verture à Étienne Laveaux, gou­verneur français de la colonie de Saint-​​Domingue, entre 1794 et 1798. Tous­saint est un Noir né esclave dans la colonie, qui adhère au mou­vement de rébellion de 1791 et en devient le chef. Laveaux est un mili­taire de car­rière, qui devient gou­verneur en 1793, le moment le plus cri­tique, lorsque l'île, rongée de l'intérieur par deux années de guerre et de des­truc­tions, est attaquée par les Espa­gnols et les Anglais.

    Com­mence entre les deux hommes une col­la­bo­ration : la France répu­bli­caine, assaillie par les deux monar­chies, est défendue par les anciens esclaves en armes. Tous­saint vit une situation para­doxale : il a compris que les idées en faveur de la libé­ration des esclaves ne pou­vaient venir que de la France et les esclaves, après s'être insurgés contre elle pour se libérer, doivent à présent la défendre.

    Mais Tous­saint nous explique aussi le contraire.

    Face à une liberté, à une égalité et à une fra­ternité refusées aux esclaves, la Révo­lution noire révèle le contenu effec­ti­vement uni­versel de ces trois prin­cipes en les étendant à l'« humanité noire ». Au coeur d'un pays dévasté, les rap­ports entre ces deux hommes tracent alors un espace, fragile mais réel, à l'intérieur duquel deux révo­lu­tions dif­fé­rentes se ren­contrent et s'influencent mutuellement.

    Les lettres sont publiées pour la pre­mière fois sur la base des ori­ginaux conservés au Dépar­tement des Manus­crits de la Biblio­thèque Nationale de France.

  • En 1995, christian et marie-france des pallières, un couple à l'âge de la retraite, découvrent des enfants dont la détresse est reconnue par l'unicef comme l'une des pires au monde : ils travaillent, vivent et se nourrissent sur la décharge de phnom penh, la capitale du cambodge ; ils sont aussi les victimes d'une terrible violence familiale car leurs parents ont subi l'atrocité de la période des khmers rouges qui a détruit les valeurs de la société cambodgienne.
    Quand les petits chiffonniers leur demandent de pouvoir " manger et étudier ", christian et marie-fronce des pallières n'hésitent pas. aujourd'hui, ce sont plus de 4000 garçons et filles que leur association pour un sourire d'enfant (pse) a en charge : centre de nutrition, classes de rattrapage, internat pour les fillettes en danger, centre de formation professionnelle. , l'action de pse a pour but de sortir les enfants de la décharge et de les accompagner jusqu'à ce qu'ils aient un métier.
    Dans cette mission, des milliers de parrains, de donateurs et d'animateurs du réseau pse en europe ainsi que plus de trois cents collaborateurs cambodgiens sont fortement impliqués. le livre qui raconte l'aventure de pse et de ses fondateurs est né de la rencontre entre marie-france et christian des pallières et une journaliste passionnée par l'action humanitaire, france de lagarde (photo), grand reporter à la vie puis rédactrice en chef de plusieurs publications.
    Il y a vingt ans, elle avait interviewé les des pallières qui publiaient quatre enfants et un rêve, le récit de leur voyage jusqu'en inde en camping-car (ce livre est réédité aujourd'hui par nouvelle cité). nouvelle rencontre en 2004 : france de lagarde dit à christian et marie-france qu'elle pourrait se rendre au cambodge et écrire un livre qui donne la parole à tous les acteurs de l'extraordinaire histoire de pse.
    Pour montrer qu'à soixante ans, on peut commencer une nouvelle vie et relever des défis incroyables. pour faire connaître, à travers celle des enfants, la situation du cambodge, trente ans après le génocide. pour rendre hommage au courage des jeunes cambodgiens issusde la pire misère, qui ont à coeur de construire l'avenir de leur pays. quatre mille enfants et un rêve ! et ce n'est pas fini.

  • Le don est devenu un concept à la mode. Il n'existe pas un domaine de la vie en société où il n'a pas apporté une vision nouvelle : économie, entreprise, santé, aide internationale, relations intergénérationnelles, numérique... Le don semble pouvoir agir et donner des solutions partout. Mais pour comprendre ce phénomène, peut-on ignorer les travaux de Marcel Mauss qui, maintenant encore, possèdent une étonnante force explicative ? Mauss met le don au coeur aussi bien de la cohésion sociale que de l'échange.
    Car pour Mauss le don est non seulement une force de mélange et de lien, mais aussi l'origine même de l'échange marchand. Mauss présente ainsi un monde où la société et le marché, loin de s'opposer, sont irréversiblement entremêlés. Mais le don est aussi une force de paix et de civilisation qui incite les belligérants à poser les armes et à vivre ensemble, un instrument du bien et du bonheur.
    Dans la même collection :
    Penser le travail avec Karl Marx (n°1), de Pierre-Yves Gomez (2016) Penser le travail avec Simone Weil (n°2), d'Emmanuel Gaballieri (2017)

  • De la galere a la scene Nouv.

  • Je ne les ai pas laisses seuls - femme aumonier en hopital Nouv.

  • Puisqu'ils sont la - aux cotes des jeunes exiles en france Nouv.

  • On a beaucoup écrit sur l'usure professionnelle ou burn out, tant dans la littérature médico-scientifique que psychologique. Il s'agit d'une souffrance personnelle, d'une grande tension nerveuse dont seules les personnes qui en souffrent en connaissent la profondeur. Ce sont souvent des personnes généreuses, des « bons samaritains », qui n'en peuvent plus de se battre contre un milieu parfois difficile, que ce soit dans les domaines de la santé, de l'enseignement, du travail social, du bénévolat ou même de l'accompagnement spirituel.
    Dans ce livre, Roberto Almada, psychologue, se propose de « contribuer à ce que la terre continue d'être bonifiée par les personnes bonnes, par les personnes honnêtes », sans pour autant qu'elles se tuent !
    Après avoir décrit les différentes caractéristiques du burn out de ceux qui donnent sans compter, l'auteur propose des outils simples et concrets pour aider ceux qui en souffrent. C'est en considérant l'homme dans son intégralité, c'est-à-dire aussi dans sa dimension spirituelle, que celui-ci peut retrouver le sens de sa propre vie et par conséquent, celui de son travail.

  • Dans sa préface, Henri-Jacques Stiker, universitaire spécialiste des questions de handicap et engagé dans de nombreux projets d'intégration, résume ainsi le livre de Julien Perfumo " Il n'est pas le premier ni le seul à poser la question qui lui sert de titre (Voulez-vous de nous ?) et à essayer de convaincre qu'il est possible, souhaitable, bénéfique, pour tous de vivre avec les personnes dites handicapées mentales, comme nous vivons avec la multitude de ceux qui nous entourent.
    Cette proclamation a souvent été lancée par les personnes concernées elles-mêmes, par les parents, voire par les chercheurs. Plus rarement par un professionnel. Julien Perfumo met cartes sur table en racontant son itinéraire et son travail dans des institutions spécialisées. Le professionnel n'a jamais baissé les bras, il est resté convaincu que les structures spécialisées sont toujours à dépasser, que les personnes sont premières et qu'elles donnent autant qu'elles reçoivent, qu'il faut continuer à dénoncer les faux-fuyants, les étroitesses institutionnelles ou politiques.
    Où l'auteur a-t-il puisé cette façon d'être et de parler ? Peut-être dans cette conviction : " Plus je prends conscience de mon être de faiblesse et l'accepte, plus je suis en mesure d'accepter mon semblable en difficulté ; l'inverse est tout aussi vrai. "

  • II en ressort une certaine idée de l'école à la fois très réaliste et pleine de confiance dans l'avenir et les jeunes. II ne cache pas les défauts du système mais sait aussi donner les preuves de la réussite possible, avec ses " plus " comme les spectacles de fin d'année ou le travail réalisé auprès de jeunes handicapés mentaux insérés dans le monde professionnel. Ceci avec un taux de réussite au bac de 95 % pour l'établissement. II indique aussi les pistes qui lui semblent prometteuses, en insistant sur l'ouverture à l'international, au monde de l'entreprise et aux élèves porteurs d'un handicap. II résume son rôle par ces mots : " Accueillir et proposer, résister et tenir, poser sur chacune et chacun de nos élèves un regard d'humanité ". Son essai, exemples à l'appui, montre que cela est possible.

  • Romano Prodi et Flavia Franzoni sont mariés depuis 1969. Parents de deux fils et plusieurs fois grands-parents, ils se sont connus à Reggio Emilia, leur ville natale, et ont partagé l'expérience du monde universitaire italien de la fin des années soixante, alors qu'elle étudiait les sciences sociales et politiques, et qu'il était déjà " professore " (surnom qui lui reste encore) en économie. Depuis, Flavia est devenue, en Italie, une référence dans le monde de la formation sociale, tandis que Romano Prodi, après une longue période d'enseignement et de direction industrielle, est entré en politique pour y devenir un protagoniste national et international. Il a fondé l'alliance de centre-gauche, l'Olivier. Il a exercé les fonctions de Président du Conseil des ministres italien de mai 1996 à octobre 1998, puis de Président de la Commission européenne de septembre 1999 à novembre 2004 (passage à l'euro et élargissement de l'Europe à 25 Etats). En avril 2006, après avoir été désigné par des primaires auxquelles ont participé plus de 4,5 millions d'électeurs italiens, Romano Prodi bat Berlusconi de justesse. Il se retrouve à nouveau Président du Conseil des ministres italien, à la tête d'une coalition (" L'Unione ") qui, selon les schémas politiques français, irait de Bayrou à Besancenot. Il s'est fixé notamment comme objectifs : le développement, la justice sociale et la relance de l'Europe. Si ce livre est d'abord né comme un projet de Flavia Prodi avec son éditeur italien San Paolo, elle a tout de suite voulu le rédiger avec son mari. Ils se sont donc partagé les chapitres, chacun relisant ce que l'autre a écrit. Si les chapitres intitulés Ecole, La paroisse et ce qui l'entoure, Familles et maisons, Le social et l'économie, Vie quotidienne dans les institutions, En observant la politique... sont de la plume de Flavia, on peut lire sous la signature de Romano : A la rencontre des entreprises et des régions, Objectif Europe, Racines chrétiennes et laïcité... De chapitre en chapitre, on passe d'anecdotes familiales aux conversations avec Hillary Clinton, Bernadette Chirac, Helmut Kohl ou Jean-Paul II. Les faits sont précis, les convictions claires mais toujours ouvertes vis-à-vis de ceux qui pensent différemment.

  • A l'époque patristique, les lettres supposaient beaucoup de temps pour être transmises. Leurs auteurs profitaient du passage de l'un ou de l'autre pour donner des nouvelles de leur communauté ou de leur exil (on pense ici à Jean Chrysostome)... L'échange de correspondance était également l'occasion pour les Pères de développer leur pensée sur tel ou tel point, ce qui faisait de leurs lettres de petits traités qui, parfois, résumaient de longs ouvrages ; autant dire l'intérêt de leur correspondance que nous présentons dans ce numéro.

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