Ouest France

  • La Bretagne, tout le monde connaît, mais ce qu'on en dit est parfois surprenant. Longtemps retardataires et méprisés, les Bretons sont aujourd'hui très dynamiques et très appréciés, mais dans les deux cas, on explique souvent, Leur comportement par une nature mythique. Ironisant sur bon vieux temps, celtitude et bretonnité, Jean Rohou fait revivre les lieux, les personnages et la vie de son enfance. II les confronte à l'existence d'aujourd'hui et à celle d'époques plus anciennes, montrant la diversité des Bretons et de leurs moeurs à travers les temps et les lieux. Il analyse la vie des couples et des maisonnées, la mentalité des paysans, l'importance des femmes, le rôle de l'alcool et de la danse, l'attitude face au sexe. Un témoignage exceptionnellement riche, personnel et solidement documenté ; un récit allègre, émouvant et ironique, qui invite à la réflexion critique et à une juste connaissance du passé, indispensable à la construction de l'avenir.

  • Le 3ème tome de "Fils de Ploucs" : un témoignage et une réflexion de Jean Rohou sur la vie et la société de 1950 à 1975.

  • Pour la toute première fois, un itinéraire insolite et étrange des maisons hantées en Normandie, fruit d'une longue recherche sur le terrain. Châteaux, abbayes, maisons étranges, lieux insolites et hantés : de nombreux témoins ont apporté leur concours pour aider à y voir plus clair, entre légendes, rumeurs, superstitions, racontars et authentiques histoires.
    Une enquête inédite et toujours surprenante.

  • Mémoire retrouvée des Républicains espagnols - Paroles d'exilés en Ille-et-Vilaine
    Cet ouvrage est né de la rencontre de deux filles de Républicains espagnols exilés en France à la fin de la guerre civile. La décision de collecter la mémoire républicaine fut prise à leur retour d'Argelès-sur-mer, en février 2001, alors qu'elles étaient allées rendre hommage aux réfugiés espagnols, internés sur les plages du sud lors de la Retirada, en février 1939. En Ille-et-Vilaine, six camps furent ouverts pour accueillir les civils. Les combattants républicains, pour beaucoup d'entre eux, durent travailler à la construction du mur de l'Atlantique, notamment sur les îles anglo-normandes. Très vite ils organisèrent des réseaux de résistance en Bretagne.
    Dans la première partie, Gabrielle Garcia interroge les acteurs de la République. De sensibilités politiques différentes, ils parlent de leur engagement en Espagne et de leur arrivée sur le sol français. Ils évoquent la poursuite de leur combat pour la liberté, dans un pays étranger parfois hostile.
    Les recherches menées avec l'historien espagnol Francisco Espinosa Maestre ont permis de reconstituer les chemins parcourus, de part et d'autre des Pyrénées.
    La deuxième partie rapporte les entretiens d'Isabelle Matas avec les enfants des vaincus. Leurs témoignages nous font pénétrer l'univers douloureux des adultes qui ont connu la guerre dans leur enfance.
    Ces femmes et ces hommes qui ont passé une grande partie de leur vie en France, sont-ils espagnols ? Sont-ils français ?


  • Eric Favre a choisi de devenir agriculteur alors qu'il n'est pas issu de ce milieu. Dans ce livre, il retrace le parcours de son intégration dans le monde rural avec ses réussites et ses échecs. Il décrit ce qu'il ressent en faisant son travail journalier et nous raconte les raisons les plus intimes qui lui font aimer ce métier. II nous confie aussi comment la pratique de cette profession et les échanges avec ses collègues l'ont radicalement transformé. Son histoire singulière lui permet d'avoir un regard éclairé sur le monde agricole. Il nous révèle quelques-unes des valeurs profondes de l'identité paysanne : le sens du travail, les relations aux animaux domestiques, le rapport à la nature... Il nous raconte également l'histoire d'une volonté de casser la chaîne infernale de l'intensification. Sous nos yeux, s'inventent de nouveaux systèmes d'exploitation plus à l'écoute de la nature. Ce livre permettra de mieux connaître le milieu agricole, un univers où les manières d'être sont parfois difficiles à comprendre depuis l'extérieur.

  • Deux enfants, fils de paysans, nés dans les années cinquante, au coeur du Morbihan, dans un monde en plein bouleversement. Pas toujours facile à vivre quand on est rivé à la terre, quand on envie en secret le confort des camarades citadins, quand on rêve des filles de la ville. Dur quand on voudrait dire tant de choses à son père qui ne dit rien, qu'on souhaiterait tant se confier à sa mère qui n'est plus là. Quarante ans plus tard, Michel et Joseph Gicquel se souviennent. Ils racontent la fierté des racines et la honte des origines. Plus d'un lecteur se reconnaîtra dans leurs itinéraires. Plus d'un revivra la même obstination à tenter de vaincre les frustrations, sociales, affectives, sensuelles, à rompre les tabous. Joseph et Michel révèlent les sentiments et les émotions que nombre de leurs contemporains n'ont jamais su ou pu exprimer.

  • D'après les mémoires de Paul Bedel, agriculteur de la pointe de la Hague. La vie de Paul Bedel, né en 1930 à Auderville près de La Hague, aurait pu passer inaperçue. Et pourtant, en mai 2006, il est le héros d'un documentaire de France 3 (Paul dans sa vie), devenu film de cinéma. Depuis lors sa popularité ne cesse d'augmenter, il a reçu plus de 3000 visiteurs. Cet agriculteur qui a repris l'exploitation modeste de ses parents n'a jamais succombé aux sirènes du modernisme. Longtemps considéré comme idiot, il apparaît aujourd'hui comme un sage, voire même un avant-gardiste ou un écologiste. Tout ça l'amuse, c'est qu'il a une grande lucidité et sait faire preuve d'autodérision. Catherine Ecole-Boivin est aussi fille de La Hague, et c'est en août 2006 lors de la foire aux moutons de Jobourg que Paul vient vers elle. Il connaît son père mais aussi ses livres, en particulier Jeanne de Jobourg. C'est le début d'une belle amitié, elle conduit à ce livre qui nous conte la vie de Paul. L'écriture de Catherine Ecole-Boivin, s'apparente à celle de Giono, elle restitue les ambiances de ce coin de terre qui affronte la mer, l'univers de Paul qui par sa simplicité nous semble si « fabuleux ». Didier Decoin (qui habite également cette région) a encouragé Catherine Ecole-Boivin à écrire ce livre et en a suivi la genèse, c'est donc tout naturellement qu'il en offre la préface.

  • Suite à une thèse de Doctorat Vétérinaire, Christophe Auray a prolongé ses recherches sur la sorcellerie et la magie dans la campagne bretonne. Son étude est centrée sur des témoignages oraux collectés ces dix dernières années dans toute la Bretagne et par des documents historiques des siècles précédents.
    Ce vétérinaire, au contact de la population rurale au quotidien, a également pu constater le rôle encore important aujourd'hui de différents types de guérisseurs, ainsi que l'existence de situations de sorcellerie dans certaines fermes bretonnes.

  • A 7 ans, Yann Queffélec essayait de rejoindre Ouessant à la godille. A 10 ans, Alan Stivell potassait son breton dans le métro. A 11 ans, Yves Coppens découvrait son premier squelette... de vache. A 15 ans, Michel-Edouard Leclerc voulait être missionnaire. René Pétillon fut d'abord patissier. Jean-Pierre Pichard est un sonneur asthmatique. Paul Le Guen est diplômé de Science éco. PPDA a pris des cours de breton. Vincent Bolloré a programmé sa retraite le 18 février 2022 !... Il sont forts ces Bretons. Et quand ils racontent eux-mêmes leur(s) Bretagne(s), ça décoiffe ! Paul Burel nous brosse ici les portraits étonnants de 25 personnalités bretonnes, agrémentés par l'humour des dessins de Nono

  • Au XXe siècle naissant, dans tout le Nord de la France, des hommes et des femmes, ouvriers dans les usines textiles, manoeuvres dans l'agriculture, mineurs du bassin houiller, vivent une existence quotidienne particulièrement difficile. Aussi, nombre d'entre eux, probablement poussés par une tradition discrète autant qu'avérée à la frontière franco-belge, exercèrent le métier risqué de contrebandier. Ce peuple modeste, solidaire des « travailleurs de la nuit », brava les interdits, tenta d'incroyables équipées, affronta les redoutés douaniers. Le but de ce salaire du risque ? « Importer » ou « exporter » quelques kilos de bon tabac, des plaquettes de chocolat, des paquets de café vert et mille autres marchandises, parfois les plus inattendues. Que des biens de première nécessité qui leur permettraient d'améliorer un peu « l'ordinaire » et de mieux nourrir une famille souvent nombreuse. Ces acteurs de la fraude, témoins silencieux mais jamais muets, nous les avons rencontrés et écoutés. Ce sont leurs paroles et leurs aventures qui ont nourri les présentes histoires.
    Toutes histoires vraies racontées à hauteur d'homme.










  • Instituteur public à sa sortie de l'école normale, l'auteur s'est beaucoup penché sur les problèmes de l'école. Après avoir publié « Au temps de l'encre violette, l'écolier », puis « Il y a un siècle. l'école », il se propose, dans cet ouvrage, de pénétrer dans la vie de celui sur qui repose le sort de l'école, le maître d'école.
    Ainsi nous est présentée l'activité quotidienne du maître d'hier dans sa classe. Nous découvrons ses études, ses débuts, ses difficultés, ses espoirs, ses réussites et ses déceptions. De la rituelle leçon de morale aux embûches de la grammaire, ou aux pièges des parcours arithmétiques, en passant par l'ouverture sur le monde, nous entrons dans la classe d'hier, celle qui assurait les bases d'une culture éprouvée. Nous pénétrons également au coeur de la maternelle. Et nous vivons les soucis du maître auxiliaire.
    Dans un deuxième temps, sont présentés les rapports qu'entretient le maître d'école avec la société. Rapports avec les collègues, avec les parents, avec les autorités, avec le clergé, avec le public, ce qui nous le montre aussi bien dans ses heures fastes que dans ses heures sombres.
    Enfin, l'auteur consacre un chapitre au devenir de l'école, en amenant le maître d'école à se pencher sur son futur.






  • on estime à moins d'une centaine le nombre de vétérans de la première guerre mondiale actuellement encore en vie à travers le monde.
    la france jusqu'en février 2006 en comptait huit, elle
    n'en dénombre désormais plus que sept. sept " poilus " qui représentent une page de notre histoire nationale. des hommes, rescapés de cette boucherie que fut la grande guerre, qui racontent leurs souffrances et dont ce livre retrace le parcours. les officiers, la fraternisation, la bataille du chemin des dames - à laquelle deux d'entre eux ont participé -, la peur, l'armistice figurent parmi les sujets évoqués avec ces anciens de la grande guerre qui délivrent tous le même message de paix.
    un livre d'émotions qui ne peut laisser insensible au destin de cette génération d'hommes sacrifiée au nom de la patrie.

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