Payot

  • L'inceste ne fait pas de bruit : des violences sexuelles et des moyens d'en guérir Nouv.

    L'inceste ne fait pas de bruit et c'est pour cela que cette violence sexuelle, dans le secret de s familles empoisonne des générations et des générations. Le psychanalyste transgénérationnel Bruno Clavier peut en témoigner, lui qui fut victime par deux fois d'un inceste durant son enfance. A travers son témoignage et de ceux de ses patients, il sera beaucoup question du phénomène d''amnésie traumatique (l'oubli d'événements traumatisants), de la responsabilité d'une certaine psychanalyse dans la non-prise en compte des violences sexuelles, et des manières qui s'offrent aujourd'hui de s'en sortir. La psychologue clinicienne spécialiste en psychocriminalité Inès Gauthier revient, dans un second temps, sur le profil et les motivations des agresseurs sexuels.

  • Révolution pour la vie : philosophie des nouvelles formes de contestation Nouv.

    Une réflexion indispensable sur les mouvements de protestation et de contestation contemporains, par l'une des figures montantes de la pensée philosophique et politique allemande.

  • Pour la plupart des femmes (85 %), les trois premiers mois de la grossesse sont un enfer physique et psychologique : nausées, vomissements, fatigue extrême, état dépressif, fausse couche, le début de grossesse est marqué par l'insécurité permanente d'un corps qui met tout en place pour accueillir la vie alors que rien ne se voit au-dehors... Ce livre dénonce la non-prise en charge des femmes - RH, médicale, psychologique, affective... - et propose une analyse féministe de ce tabou systémique..

  • Rejouer sans le savoir les traumatismes de son enfance, multiplier les ruptures amoureuses, souffrir de troubles obsessionnels compulsifs, souffrir d'addictions (au jeu, à la drogue, au sexe, etc.), échouer sans cesse devant les mêmes épreuves... Si la répétition nous permet d'apprendre, de créer et de nous affirmer toujours davantage, elle peut aussi être le moteur de nos échecs. Pourquoi ? Et peut-on s'en sortir ?

  • Penser librement

    Hannah Arendt

    Penser, c'est apprendre à désobéir, à ne pas se soumettre ou obéir à des idéologies. Ce recueil en grande partie inédit d'essais, interviews, conférences, discours, critiques littéraires, depuis un essai sur le travail et l'action jusqu'à des textes sur la liberté et la condition humaine, en passant par un remarquable "Hannah Arendt par Hannah Arendt", montre ce que penser librement veut dire : sans appuis ou garde-fous, sans les piliers de la religion, de la morale, de la politique ou de la philosophie, interroger sans répit au lieu d'offrir des réponses figées.

  • La religion ? Une manière de penser poétiquement notre rapport au monde. Mieux même : une création poétique. Alliant intelligence philosophique et littéraire, le grand livre sur la religion qu'on attendait de l'auteur de «Sphères».

  • Comment les lesbiennes se disent-elles ? Comment aiment-elles ? Quels sont leurs modèles de couple ? Quelle est leur sexualité ? Comment sont-elles perçues par les femmes hétérosexuelles ? Ce livre à la fois novateur, riche et subtil est le premier, en France comme à l'étranger, à s'attacher à l'intimité des femmes lesbiennes en s'appuyant sur des récits de vie. Il fait l'historique de cette « catégorie » apparue dans les années 1870, décrit les trois parcours qui mènent à la construction de soi comme lesbienne, s'attache au coming out et nous apprend notamment que le couple est une manière privilégiée de se dire et de se révéler socialement lesbienne (on préfère dire à sa famille qu'on vit avec une femme que de déclarer « Je suis lesbienne »). Ce sont donc les modalité de la rencontre et les manières d'être en couple qui forment le coeur de ce livre qui tire aussi son originalité de l'analyse des « scripts sexuels » (cf. J. Gagnon, Les scripts de la sexualité, Payot) des lesbiennes. Recevoir ou donner du plaisir, tenir compte, susciter, accepter le désir de l'autre, imposer le sien... autant d'attitudes qui ne se déclinent pas de la même façon en contexte hétérosexuel ou lesbien. Reste une norme commune à toutes les femmes, quelle que soit leur orientation sexuelle, et que ce livre met enfin en valeur : la place donnée à l'autre.
    À noter que ce livre comporte en annexe un très utile et original petit glossaire du vocabulaire lesbien.

  • Ce livre propose aux femmes de maîtriser l'art d'être subversives sur le terrain. Pour casser les codes, il faut d'abord les reconnaître, se les approprier en les testant, et donc jouer avec, avant de pouvoir prendre pleinement sa place : déchiffrer les codes tout en proposant des pistes concrètes d'actions. Déjouer l'attente de l'autre quand l'autre tente de nous réduire au rôle qu'il tient à nous faire jouer : se taire un temps lorsqu'une réponse est exigée, faire preuve d'humanité lorsqu'on vous invite à un pugilat, se montrer piquante lorsque l'on vous attend aimable, etc. Déjouer sans cesse le jeu pour mieux cultiver son je.

  • Merci mais non merci

    Céline Alix

    En s'appuyant sur sa propre expérience et sur celles de ses paires, Céline Alix décortique les raisons qui poussent les femmes à sortir des clous des carrières toutes tracées et revisite leur choix autrement que par le prisme de l'échec : les femmes sont aujourd'hui en mesure de proposer une alternative au monde du travail actuel, en souffrance, au bord de l'implosion (généralisation du «burn out», culture de la performance, quête de sens, etc.) pour définir de nouveaux codes de réussite, plus en accord avec leur éthique et leurs aspirations profondes, où les mots de sororité, d'efficacité et d'excellence peuvent enfin cohabiter pour une vie meilleure. Cette mue fait écho aux envies de changement de la jeune génération comme de nombreux hommes corsetés dans un modèle qui ne leur convient plus.

  • Pour La première fois, Melanie Klein parle explicitement du travail psychanalytique avec les adultes. Les six conférences inédites réunies ici, découvertes récemment dans les Archives Melanie Klein, ont été données en 1936 aux analystes en formation à la British Psychoanalytical Society. Nulle part Melanie Klein ne se montre aussi vivante et claire dans la formulation de ses idées, abordant les fondamentaux de la psychanalyse : le transfert, la connaissance de l'inconscient, ou encore le travail d'interprétation. Ces conférences sont suivies de la transcription des séminaires, également inédits, qu'elle conduisit vingt ans plus tard, en 1958, avec de jeunes analystes et qui se présentent sous la forme de dialogues sans dogmatisme sur de nombreux thèmes, dont les entretiens préliminaires, les silences du patient, l'attention flottante, le contre-transfert. Melanie Klein y explique en particulier combien la compréhension du patient requiert une mobilisation totale des émotions et des sentiments de l'analyste, et elle met en garde contre la tentation si courante de poser une étiquette sur le patient.

  • C'est un Paris insolite et captivant, nostalgique et métissé, que Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot nous invitent à parcourir d'une manière originale. Les deux célèbres sociologues ont conçu quinze itinéraires pour donner à comprendre la capitale française dans sa diversité et faire partager un peu de la vie des habitants de chaque quartier.

    Ces promenades, commentées et agrémentées de plans et de photographies, envisagent Paris sous différents angles sociologiques : l'immigration (Goutte-d'Or, Sentier, 13e arrondissement), la mobilité (métro, gare Saint-Lazare), l'embourgeoisement (faubourg Saint-Antoine, 8e arrondissement, Saint-Germain-des-Prés, rue Oberkampf), les transformations architecturales (villas de luxe à l'ouest, villas populaires à l'est, Bercy, quartier de la Bibliothèque de France), le rapport à la banlieue (les portes de Paris, à l'ouest d'Asnières à Maillot, à l'est de Montreuil à Pantin). Le marcheur pourra ainsi découvrir autrement les quartiers où se construit aujourd'hui le Paris de demain, où se joue l'identité d'une ville ouverte sur le monde.

  • Il existe à présent un certain nombre de livres sur la psychogénéalogie, à commencer par ceux d'Anne Ancelin Schützenberger, créatrice de cette approche, mais il manquait encore un petit manuel d'exercices pratiques pour s'y essayer soi-même. C'est chose faite avec ce livre court, limpide, illustré et interactif, où après avoir expliqué les quelques notions incontournables de la psychogénéalogie, l'auteur vous aide concrètement à choisir votre matériel, débroussailler le terrain, poser les bonnes questions et lire les bons livres, éviter certains pièges, dérouler votre génosociogramme et l'interpréter.

  • Opposante de la première heure au régime hitlérien, Charlotte Beradt (1901-1986) conçut dans une volonté de résistance une étrange entreprise : de 1933 à 1939, elle rassembla 300 rêves de femmes et d'hommes ordinaires pour mesurer combien le nouveau régime malmenait les âmes... Rêver sous le IIIe Reich est un livre exceptionnel. D'abord parce qu'il montre avec quelle efficacité le IIIe Reich assassina le sommeil. Ensuite parce qu'il présente de manière inédite, à travers les rêves, la servitude volontaire au régime totalitaire. Enfin parce qu'il révèle que, de façon surprenante, ceux qui ont rêvé sous la dictature ont souvent pressenti les développements du régime totalitaire. Une préface de Martine Lebovici, philosophe, retrace la genèse de ce livre et en explore les dimensions théoriques. Une posface de François Gantheret, psychanalyste, montre comment ce matériel traumatique est précieux pour une approche analytique de la domination totale.

  • Les textes inédits rassemblés ici montrent le rôle central joué par la famille dans le développement émotionnel de l'enfant. Pour Winnicott, l'absence de parents à bousculer, à aimer, de qui être aimé, à haïr et à craindre constitue un terrible handicap car c'est dans ces interactions que l'enfant fait l'apprentissage de la vie en société. Quelles sortes de tensions, positives ou négatives, émanant des parents ou des enfants, parcourent la famille et la rendent plus forte et solide, ou, au contraire, contribuent à la désintégrer ? Quelles sont les conséquences sur la vie familiale de la dépression de l'un ou des deux parents ? Et quels sont les effets de la psychose (que celle-ci soit le fait de l'enfant ou des parents) ? Est-il utile ou opportun de donner des conseils aux parents ? Qu'est-ce que la « maturité au bon âge » ? Dans quelle mesure peut-on dire que « l'enfant crée la famille » ?

  • La langue secrète du corps, ce n'est pas un geste qui nous trahirait, ni un mensonge qu'il s'agirait de décrypter, c'est un signal inconscient, de souffrance parfois, de joie parfois, que le corps émet et dont il faut immédiatement se saisir pour rendre la vie plus facile. La couleur d'un vêtement, une position dans l'espace, un cou dénudé ou couvert, un tripotement d'oreille ou de bijou attire soudain notre regard et le fruit de cette observation fine prend au dépourvu les défenses habituelles, suscitant chez l'autre une surprise qui permet de mettre à nu l'essentiel. Pendant des décennies, cette communication non verbale, ainsi que les idées et théories qui la sous-tendent, ont été au coeur du travail d'Anne Ancelin Schützenberger ; ce livre est le premier qu'elle lui consacre.

  • À quoi pensons-nous lorsque nous disons qu'une attitude ou une personne sont hystériques ? Comment devient-on hystérique et comment en guérit-on ? Quelle est la souffrance de la vie sexuelle de l'hystérique ? Pourquoi la relation de couple entre l'homme et la femme s'hystérisent-t-elle si facilement, c'est-à-dire devient-elle si rapidement un rapport de force dominant-dominé où le pouvoir décide de l'amour, de la haine et du désir ? Toutes ces questions sur l'hystérie moderne sont traitées ici de façon claire et rigoureuse, avec le désir de transmettre au lecteur ce que l'écoute de l'hystérie apprend au psychanalyste.

  • Hannah Arendt l'affirmait dès 1943 : l'état de réfugié allait devenir " le paradigme d'une nouvelle conscience historique ". Les conflits armés, génocides, mais aussi la pauvreté et les changements climatiques forcent aujourd'hui des millions de personnes à se déplacer. Si toutes ne demandent pas l'asile, le nombre de celles qui le font ne cesse d'augmenter. Or, les politiques gouvernementales, qui mènent un réel combat contre l'immigration " clandestine ", cherchent à savoir si la demande d'asile est légitime ou non - en d'autres termes : si le de-mandeur est un " vrai " ou un " faux " réfugié. Chacun est donc obligé de prouver qu'il a bien été persécuté, violenté, torturé ! Pour les demandeurs, qui doivent s'exprimer dans une langue qui n'est pas la leur, la remémoration des événements devient un impératif absolu auquel il faut répondre dans l'urgence. Quelles sont les incidences subjectives de ces soupçons sur celui qui est en quête de refuge ? Quel est le statut psychique de ces témoignages verbaux, mais aussi corporels, des réfugiés ? Comment le professionnel au contact de ces populations, et notamment le psychothérapeute, va-t-il pouvoir travailler avec elles ? Au croisement de la psychanalyse, de l'anthropologie et de la philosophie politique, ce livre qui repose sur des observations de terrain et une pratique thérapeutique trace les grandes lignes d'une vé-ritable " clinique de l'asile ".

  • Les 1001 ruses des riches sympas (autrement dit : le business social, le capitalisme "humaniste", la finance solidaire, etc.) pour piquer, grâce à l'entreprenariat social, l'argent des pauvres, des classes moyennes, des mutuelles, de l'Etat. Par le directeur du Centre d'économie sociale au CNAM.

  • Salué aussi bien par Edward Said que par Toni Morrison ou J. M. Coetzee, Homi K. Bhabha est l'un des théoriciens les plus importants et les plus influents du postcolonialisme. S'appuyant sur la littérature, la philosophie, la psychanalyse et l'histoire, il invite notamment à repenser les questions très actuelles d'identité et d'appartenance nationales ; à dépasser, grâce au concept très fécond d'hybridité culturelle, la vision d'un monde dominé par l'opposition entre soi et l'autre ; à saisir comment, par le biais de l'imitation et de l'ambivalence, les colonisés introduisent chez leurs colonisateurs un sentiment d'angoisse qui les affaiblit considérablement ; ou encore, plus largement, à comprendre les liens qui existent entre colonialisme et globalisation. « Aucune discussion sérieuse sur le postcolonialisme n'est concevable sans se référer à Monsieur Bhabha. » (Toni Morrison)

  • L'image choque : un SDF avec un portable dernier cri. Pourquoi ? Une dépense injustifiée ? L'argent des pauvres est un objet de fantasmes : on l'imagine mal géré, mal utilisé, mal alloué. Pourtant, on s'interroge peu sur comment les pauvres eux-mêmes le gèrent, où va cet argent, ce qu'il devient et qui il enrichit. À partir d'exemples concrets de notre quotidien, ce livre vise à déconstruire notre perception du pauvre. Poser la question de l'argent des pauvres, c'est aussi s'interroger sur notre rapport à la consommation. La place du luxe ou du superflu dans nos dépenses. La nécessité - ou non - des « petits plaisirs » que l'on s'octroie.

  • Pourquoi avons-nous cette étrange impression que la ville ne nous appartient pas ? De n'être que de passage alors même que nous y résidons ? Quel est ce malaise que nous ressentons à la vue d'un banc «design» segmenté en places individuelles, de pics au rebord d'une vitrine, de grillages et de caméras tous azimuts ? Ce sont autant de symptômes de suspicion et de mépris de la ville à notre égard, autant de sensations de dépossession. Loin d'être une chose inerte, l'espace urbain formé par les urbanistes et architectes est politique, vivant et signifiant. Il envoie des signaux de reconnaissance et de mépris à destination de ceux qui y vivent. C'est pourquoi il est plus que temps d'apprendre à décrypter le langage urbain pour pouvoir reprendre place en son sein et exiger de ceux qui la fabriquent, architectes et politiques en tête, qu'ils prennent en compte sa destination véritable : servir ses habitants.

  • Naître et donner naissance ne vont plus de soi. Nombreux sont ceux et celles qui remettent en question leur désir de reproduction. Sans compter le désir parfois contrarié d'enfant (infertilité, âge trop avancé, etc.). Autrefois considéré comme miraculeux et spontané, cet acte est de plus en plus soumis à une logique de contrôle. D'un côté, il est de plus en plus déterminé, mécanisé et médicalisé : PMA, clonage, manipulations génétiques. De l'autre, la fatalité climatique assombrit tout projet tourné vers l'avenir. Sommes-nous déjà trop nombreux ? Peut-on vraiment donner naissance à un être dans un monde en ruine ? Impensé par la philosophie, il est urgent d'interroger et de dessiner les contours de l'acte qu'est naître et s'engager au monde afin de répondre aux défis de l'anthropocène. Pour que la naissance contribue à sauvegarder la permanence d'un monde «habitable».

  • L'objectif de Winnicott est de rendre confiance aux mères. De leur rappeler qu'elles possèdent un savoir naturel. Bref : si elles s'écoutent, elles feront mieux les choses que si elles apprennent (ailleurs) à les faire ! Thèmes traités dans ce recueil : la grossesse, la naissance, l'allaitement, la communication mère-enfant.

    Traduit de l'anglais par Madeleine Michelin et Lynn Rosaz.

  • D'une importance historique considérable, puisque c'est par lui que Winnicott a été connu en France, «De la pédiatrie à la psychanalyse» est une référence incontournable. Parmi les trente textes qui le composent, et qui manifestent l'indépendance d'esprit de ce grand psychanalyste, la variété technique et conceptuelle de ses travaux, on trouvera notamment réunis certains de ses essais les plus célèbres sur l'agressivité et la tendance antisociale, la haine, les objets transitionnels, la solitude, etc.

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