Langue française

  • Au Japon, porter plainte pour viol est synonyme pour les femmes de véritable suicide social. Une femme a pourtant pris le risque de parler à visage découvert.
    En 2015, Ito Shiori a 26 ans, elle est journaliste. Un soir, elle rejoint N. Yamaguchi - directeur dans une grande chaîne de télévision et proche du Premier ministre - au restaurant pour parler affaires. Quelques heures plus tard, elle reprend conscience dans une chambre d'hôtel, en train de se faire violer.
    Confrontée à la mauvaise volonté des pouvoirs publics et au silence des médias, Shiori mènera seule l'enquête sur sa propre affaire. A ce jour, elle n'a toujours pas obtenu justice.
    Le livre que vous avez entre les mains est son histoire, sa voix, et surtout son combat pour faire changer le regard que porte la société japonaise sur les victimes d'agressions sexuelles.

  • Pendant l'âge d'or de la civilisation chinoise, sous la dynastie Tang (618-907), nombre de courtisanes étaient aussi des poétesses et des taoïstes, de grandes dames qui suscitaient fascination et respect. Elles eurent pour descendantes les geishas japonaises. Saxifrage avait des goûts aristocratiques et des moeurs très libres.
    C'est son regard sur le monde, plus que sa beauté physique ou ses talents en érotisme, qui devrait faire regretter au lecteur de n'avoir pu la connaître.

  • Voici le portrait croisé d'une femme libre, qui vécut dans la seconde moitié du XIe siècle sous la dynastie des Song. Il semble qu'il ait été composé par un lettré qui eut accès à ses carnets après sa mort ; il rencontra pour cela tous ceux qui l'avaient connue : antiquaires, muletiers, couturières, préfets, bonzes ou mendiants. Azalée faisait partie de ces artistes qui se situent au-delà des différences de sexe.
    Son talent et que son extravagance gênaient autant qu'ils suscitaient l'envie. Elle était une incarnation de la liberté dans son art comme dans sa vie. Un modèle de vie qui résonne jusqu'à nous dans une grande modernité.

  • Ce recueil porte sur les faits, effets et pratiques de la traduction littéraire entre la France et le Japon dans l'époque moderne. Depuis la fin du xixe ? siècle, les oeuvres françaises ont été abondamment traduites et retraduites en japonais, dans un mouvement massif de découverte et de réappropriation. Pour sa part la littérature japonaise commence plus tard, à partir des années 1960, à être mieux introduite en France.
    Si de telles différences apparaissent a priori comme des évidences, une exploration approfondie permet de mieux comprendre les mécanismes à l'oeuvre et l'évolution en cours. Ce volume réunit pour la première fois dix-huit articles d'écrivains, traducteurs, spécialistes, français et japonais, qui témoignent de ces dynamiques fluctuantes, entre asymétrie et convergences, décentrement et affinités électives.
    Pourquoi la toute première traduction littéraire depuis le japonais, une anthologie poétique, date-t-elle de 1871 ?? Comment expliquer qu'il faille attendre 1878 pour la première traduction en japonais d'un auteur français, Jules Verne - lequel suscitera pourtant un engouement sans précédent ?? Dans quelles circonstances La Recherche de Proust a-t-elle bénéficié de trois traductions intégrales au Japon ?? Cet ouvrage répond à ces questions et à beaucoup d'autres, tout en replaçant la traduction au centre des phénomènes de patrimonialisation et des flux culturels internationaux, des réseaux d'influence et des enjeux de la mondialisation".

  • "Chroniques des Printemps et Automnes", c'est ainsi que l'on nomme cette compilation de récits historiques qui eurent lieu entre 722 et 481 avant J.C. en Chine.
    Considérés comme un véritable livre d'histoire écrit par de multiples scribes, elles auraient été corrigées par Confucius lui-même et racontent les principaux évènements qui eurent lieu dans cette époque : guerres, évènements politiques et diplomatiques ainsi que naturels.
    Elle fut une période d'effervescence et la source spirituelle de la Chine ; elle produisit Confucius, Lao-Tseu et de nombreux penseurs à un moment clé de son histoire et le sens qu'elle eut pour la Chine fut le même que celui de la Grèce à l'égard de l'Occident. Mais cette époque fut pleine de violence, de rapacité et de désordre chaotique.

  • Au Japon, le temps du voyage s'écoule avec humilité. Des jours dans les traces de l'écrivain Akutagawa - "Vague inquiétude" seraient les derniers mots qu'il aurait prononcés avant de mourir - et avec les poètes Issa, Sôseki et Bashô pour compagnons de route. A Tokyo, ou dans les Alpes japonaises, ce pays qui laisse les arbres vivre et mourir en paix le dégèle par sa chaleur inattendue. Le pays "de la familiarité, de la complicité, de la fraternité". Ce n'est pas un observateur qui chemine, mais un poète qui écrit, attentif au monde discret et serein qui se découvre à lui dans sa douceur.

  • Ce roman picaresque met en scène, dans la Chine du XVIIe siècle, un marginal à l'esprit contestataire, rétif aux règles de la religion et de la société de son époque. Serveur dans une maison de thé, il réalise son rêve en suivant une troupe d'opéra comme accessoiriste, puis comme acteur. Mais l'invasion mandchoue disperse la troupe et il se réfugie dans un monastère où il devient jardinier.

  • Ce livre appartient à la catégorie des ouvrages que l'on désigne sous le nom de manuels de l'oreiller ou, encore, d'images de printemps.
    Ces petits volumes veulent introduire le lecteur aux arcanes de l'amour physique en enseignant par le texte et l'image. L'Aube au printemps prend comme référence les Notes de chevet de Sei Shônagon, une dame de cour du XIe siècle, en s'appliquant à les détourner. Sei tentait, à travers des énumérations, de faire jaillir la poésie du monde : " Choses qui réjouissent le coeur ", " Choses qui doivent être courtes ", etc.
    L'auteur anonyme de L'Aube au printemps applique ce modèle au jeu des corps dans l'amour : " Choses dont c'est plaisir qu'elles soient de bonne taille ", " Choses passées dont on se dit : c'était si bon ! ". Son dessein est manifestement de mettre en dérision l'oeuvre qu'il parodie. Mais, à le lire, on découvrira que le schéma imposé par Sel Shônagon fonctionne aussi, et très bien, pour les effrois du coeur quand la passion s'empare des corps.

  • La Chine, pays pauvre, isolé et sujet aux disettes il y a encore trente ans, est devenue la deuxième puissance économique de la planète. Atelier du monde, elle a amassé une montagne colossale de réserves en devises et s'est lancée il y a quelques années dans une vague d'acquisitions à l'étranger sans équivalent et dans tous les secteurs. Depuis 2000, les investissements chinois à l'étranger ont été multipliés par quarante. Ce mouvement a un nom en chinois : zouchuqu, « sortir des frontières ». Mais après presque deux décennies d'un développement tentaculaire, le régime communiste a décidé de freiner ces énormes sorties de capitaux car la Chine a bien compris que c'est aussi par le biais de son économie intérieure qu'elle pourrait devenir un jour la première puissance économique mondiale.

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