Unicite Francois Mocaer

  • « Le vrai miracle est de marcher sur la terre », Houeï-Neng, en exergue à La Chine intérieure « Mes mains palpent le sol ancien, les hommes des millénaires Ont peu à peu creusé cette forme intérieure,ce lieu où je me tiens pour mon temps d'ignorance. » Henry Bauchau, extrait de La Chine intérieure.

  • Une bande d'amis se retrouve pour passer le jour de l'an dans une maison dominant l'océan suite à la tentative de suicide de l'un d'eux. L'auteur interroge dans ce récit très personnel exigeant, construit en circonvolutions temporelles et spatiales éclatées autour d'une même journée hypnotique, les raisons qui ont poussé à ses yeux sa génération à une forme de naufrage, et au suicide « réussi », au final, de cet ami d'enfance, six mois plus tard, tout en tentant d'imaginer la part manquante de son parcours, de révéler le sens de sa parole. Nous dirons notre dette / Au carrefour de nos solitudes, écrit l'auteur comme un beau mensonge funèbre. Dans ce récit Julien Marcland innerve des mots lucides et affirmés, cela s'appelle la grâce d'un style. Pourquoi n'avons-nous été à même d'amorcer en nous-mêmes peut-être, ce mouvement, la reconnaissance de ce déplacement indispensable de soi, de ce léger mouvement qui nous émut .... demande-t-il au héros et au lecteur hors gravitation. Là réside le périple de la chute ultime.

  • Moteur! / prenez votre ticket / installez-vous dans un fauteuil de lecture / ouvrez les yeux sur nos pages-écrans / où passe 35 fois un certain rêve de cinéma / au millimètre près / en VOP / (version originale poétique) / refusant l'explication de texte / mais composant avec l'inspiration des images / dont le montage donne leur chance aux jeunes premiers comme aux vieux routiers / encadre les pouvoirs hypnotiques de la série / envisage & dévisage des visages / ... / + d'exquis & vivants bonus / un long métrage de collures au final / que sectionne ce maître coup de ciseaux oral?: / coupez?! H.F.

    L'un cherche des affinités entre des mots ; l'autre, des affinités entre des images (comme un écrivain le ferait avec des mots). Pour que quelque chose se produise. Pareils à de la pâte (dans un moule à gaufres) ils se répondent librement, dans une forme de narration plastique.A.C.

  • Que peut-il y avoir de commun entre un vigneron, un professeur émérite, une jeune féministe, un chanteur occitan, une femme au foyer, un zadiste, un gendarme, un travailleur immigré, un « nez » et deux ex-soixante-huitardes ? Une chanson de Johnny et une réflexion sur la grammaire de Vaugelas ? À quel moment et de quelle façon leurs vies se croisent-elles ? Au fur et à mesure de la lecture, les histoires s'imbriquent les unes dans les autres telles les pièces d'un puzzle que le lecteur reconstitue. Dans le premier tome de cette saga, une trentaine de personnages de pro-fessions, langues, opinions et orientations sexuelles différentes se rencontrent, se perdent de vue, se quittent sans savoir qu'ils ont tous un point commun. Au fil d'une fresque romanesque qui se déroule sur trois générations de Paris à la Provence en passant par Londres et Katmandou, du Qué-bec au Kurdistan, de mai 68 à mai 2018, sur des airs de Leonard Cohen, Jimmy Hendrix, Johnny Hallyday, Indochine ou Jacques Higelin, sans oublier les comptines pour enfants ni les chants occitans, l'auteure à l'écriture concise, vive et imaginative nous entraîne dans un ballet fascinant et intrigant, rapide et turbulent comme un vol de libellules. En refermant ce livre, on n'a qu'une hâte : lire la suite !

  • Ce livre s'adresse aux enfants âgés de 7 ans et plus, beaucoup plus. Les différentes religions sont abordées dans un ordre chronologique de la préhistoire à l'époque actuelle, de l'animisme à l'athéisme moderne. Il doit être lu aux plus petits. Les plus grands peuvent l'aborder directement ou avec un adulte de 77 ans et moins, avec qui ils peuvent échanger. Le but est d'aider les enfants à développer leur compréhension de la religion de leurs camarades dans l'esprit de tolérance que permet la connaissance de l'autre, tolérance garantie par la laïcité républicaine qui permet la totale liberté de conscience tant que ces manifestations ne troublent pas l'ordre public. La dernière « leçon » se termine par la Charte de la laïcité de l'Éducation nationale.

  • Après À l'Est d'Éros, Laurent Baudoin commente, dans ce nouveau livre, L'Histoire de Tayyib et Tahir du poète ottoman Nev'î-zâde Atâyî (1627), qui présente l'amour homoérotique comme une voie pouvant mener à l'amour divin. Traduit pour la première fois en français, ce conte d'inspiration soufie nous montre comment l'amour peut être une transcendance lorsqu'en sont respectés les différents stades qui permettront aux protagonistes d'y accéder. Ainsi les jeunes Tayyib et Tahir découvrent que l'amour, quelle que soit sa forme, est une voie d'élévation et de connaissance qui annihile, de fait, les concepts de bien et de mal pour accéder au divin.

    « Voyant arriver leurs bien-aimés, ils ont sauté dans leur barque.
    Chacun retrouva son amant et devint l'ami de l'amant de l'autre.
    Le déluge des cris de joie poussa le frêle esquif et les larmes de bonheur le firent couler. » Surprenant, ce livre pourrait bien déranger celles et ceux qui ont sur les religions des idées préconçues trop souvent enfermées dans le carcan de leurs livres sacrés. Laurent Baudoin prend soin de replacer l'oeuvre dans son contexte historique et littéraire, notamment en la comparant ou en l'opposant à A Wonderful Accident, pamphlet anglais antimusulman et antihomosensuel du XVIIe siècle. Il nous offre ainsi une étude approfondie des cultures chrétienne et musulmane et de leurs visions respectives des moeurs de l'époque.

  • Dans Lorsque le rideau s'ouvre, Sophie Marchal noue une intrigue existentielle, un voyage initiatique autour d'un mystère à découvrir. À travers ce roman, l'auteure traque un joyau alchimique et alchimère, susceptible de faire fondre nos visions comme celles de Dorian au bord de sa découverte. Lorsque Nahla disparaît, Dorian perd ses certitudes ancrées et le sens de la vie. Cette épouse lui laisse un récit où se révèlent les entremêlements complexes, les ambivalences de l'être au coeur de la tragédie humaine. Puis Dorian rencontre un metteur en scène et s'aventure sur les pas de celle qu'il a aimée. Chaque être humain est une oeuvre en devenir qui lentement mais inexorablement progresse vers la perfection comme le dit Elif Shefak dans Les quarante règles de Shams de Tabriz. Que découvre Dorian qui bouleverse sa vision du temps et du monde ? Est-il prêt à changer de regard ? Est-il prêt à vivre ?

  • Nous retrouvons ici la fine écoute de Jean-Pierre Rousseau, ce poète du recueillement et de l'attention accordée à l'autre est également un traducteur amoureux, spécialiste des langues portugaise et finnoise. Il partage sa vie entre la France et le Brésil et a choisi de porter jusqu'à nous, par ses traductions, ces grandes figures : professeurs, voyageurs, diplomates, magistrats, mais aussi citoyens atypiques qui ont passé leur vie une oreille collée contre la terre pour capter le sens même de ce Brésil secret. Pays dont la carte nous emporte tant elle représente à elle seule, par sa forme, le souffle vital de ses habitants et de ses poètes, tous proches des choses les plus simples. Une mystique de l'humilité, ici, relie chaque mouvement d'horlogerie de notre quotidien à une étoile... Francis COFFINET

  • Dans le parc de Yosemite, la puissante nature confronte l'auteur à sa petitesse, à une interrogation sur le temps et la fragilité de l'homme. De courts poèmes naissent, offrant comme un espace de méditation propice à l'écoute des voix, en particulier celles des cascades et des séquoias. Jacqueline Persini nous invite à retrouver une mémoire ancestrale afin de nous relier, par des fils invisibles, au plus loin de l'humanité. Les dessins de Pierre Delcourt, parce qu'ils préservent silence et secret, font résonner plus encore les voix. Ils rythment et agrandissent les chemins du lecteur appelé, comme chacun de nous, à inventer sa place dans l'univers.

  • Le vide

    Eric Katz

    « Ça prévient pas quand ça arrive, ça vient de loin. Ça s'est traîné de rive en rive, la gueule en coin. Et puis, un matin au réveil, c'est presque rien, mais c'est là ça vous ensommeille au creux de reins. Le mal de vivre. Le mal de vivre ! ». Comme des larmes aux paupières au jour qui meurt, au jour qui vient, la longue dame brune aux yeux en amande. La longue ténébreuse entonnant, comme une berceuse, son mal de vivre au fil de mes nuits. La gueule en dérive de coin en coin qu'il faut bien vivre, vaille que vivre. Emmitouflé jusqu'au col dans ce long manteau de tristesse et de mélancolie, mon mal de vivre comme un cancer intérieur. Virgule, point-virgule, point, comme les étapes d'une lente agonie. Où sont-ils donc passés tous ceux qui n'en sont pas revenus du mal de vivre. Au fil de mes respirations, tout seul dans le silence d'une nuit discontinue, virgule, point-virgule, point, comme les stigmates d'un vide qui n'en finit plus. »

  • Langage(s)

    Eric Dubois

    Les bruits du monde sont le paravent des habitudes Comme un bruit respire par le sésame porte porte porte nombre de pensées nombre établir le plan Joinville le pont litanie tremper ses pieds dans l'eau bruissante d'une rivière monotone dans le soleil miroir de face hiver grinçant saison des revenants des morts mis en abyme.

  • Saute !

    Marine Fieyre

    Saute ! elle est là rêveuse elle a tout largué les amants les passants les papiers la mêlée elle a tout largué contre vents et marées et se laisse dériver au fil des courants concomitants elle savait déjà que même au plus bas y'avait toujours un endroit où déposer ses pas mais ce qu'elle ne savait pas c'est que tout la haut c'est bien plus rigolo

  • Voici un texte de yoga et de non-dualité d'une qualité rare, et dans sa forme la plus pure, qui parlera tant aux adeptes qu'aux néophytes. C'est l'exposition claire et simple, profonde et détaillée, vivante et aimante d'une voie - celle de la connaissance, jnâna yoga - qui conduit des ténèbres à la lumière, de la mort à l'immortalité : celle de la voie rapide de la recherche du Soi. C'est un grand classique tamoul écrit par Tândavarâya Swâmi (né près de Tanjore, vers le Ve s.). Il fut traduit en anglais par le célèbre Swâmi Râmânanda Saraswathi (Srî Munagala V. Venkataramiah qui traduisit, entre autres, les Talks with Ramana Maharshi (1963). Si ce dialogue entre Maître et disciple se déroula il y a environ mille cinq cents ans, il est on ne peut plus d'actualité, même si le lieu diffère, et si le contexte social et spirituel diffère aussi. Nous sommes au XXIe siècle, et, il est vrai (sans jouer la corde du « passéiste »), que la société moderne met en avant la « personnalité ». Tout tend, plus ou moins, à ramener toute chose à elle, au « je », à « soi », à un ego-ji (dixit « Shunyata », Emmanuel Sorensen) plus puissant et envahissant que jamais. Alors ? Oui, alors, va-t-on à contre-courant ? Peut-être. Et « s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là ! ». Utopique ? Intrépide ? Peut-être les deux.

  • Un chant fait être ici ce qui est sous la voûte de nulle église et sa voix silencieuse était toujours là dans l'écoute des mondes appelant notre vie et notre regard au-delà des apparences et des douleurs et ses airs de forêts d'étoiles de landes nous peuplaient constamment de beauté son langage muet et vivant faisait notre amour et notre mystère éternellement.

  • Muse au

    Marine Fieyre

    Avec ce deuxième recueil, Marine Fieyre use une fois de plus d'un langage à part, entre réalité brute et lyrisme, qui utilise tous les pouvoirs suggestifs de la langue pour nous offrir là des poèmes aussi surprenants que subversifs. Cette poète se laisse guider par des intuitions et la musique des mots qui font partie de son moi intérieur, et c'est peut-être là qu'est l'intérêt primordial de sa poésie qui détonne dans le paysage poétique actuel.

  • Avec ce texte, Axelle Guilmault endosse la peau de sa chienne, If, qui nous parle de sentiments, d'émotions. Le lecteur, surpris de prime abord, tombe ensuite sous le charme du récit qui, malgré les apparences, est loin de tout anthropomorphisme. Plein d'humour ce livre nous enseigne, à nous humains, que les animaux ont droit à tout notre respect, à toute notre attention. L'auteure nous transmet ce que sa chienne a sur le coeur, comme un double langage, à savoir que c'est elle peut-être qui se sent animal et non l'inverse. Les joies et les agacements de la chienne If ne sont que les prolongements de nos attentes envers les autres humains. Mais plus simple-ment, If nous fait savoir parfois par des stratagèmes toute l'affection quelle porte à «ses humains». Tout comme nous, elle a ses humeurs, ses préférences et n'hésite pas à montrer les dents s'il le faut. Elle aime la bonne cuisine, se lie d'amitié et adore poursuivre les chats... Un livre à mettre entre toutes les mains. Il se lit avec bonheur car ce sont les animaux qui se racontent et nous le font bien savoir. Les dessins d'un trait laissent l'imagination vagabonder. Ils peuvent être coloriés au gré des pages.

  • J'ai tenu à tricoter avec mes souvenirs marseillais les deux textes qui suivent dans leur intégralité en les laissant intacts. Ils décrivent deux détenues que j'ai connues à la même période lors de mon incarcération en 2013-2014 à Fleury-Mérogis, dans le 91. Thérèse a vécu son corps comme entièrement aliéné à la cour de promenade, à sa cellule, au petit espace des parloirs, aux contingences. Elle en est morte. Tandis que Sana a déréalisé et réinventé son corps, elle a ainsi agrandi la cour de promenade, sa cellule, le petit espace des parloirs, et les contingences, elle a survécu. Tout corps est imaginaire, quand il est enfermé, quand il jouit, quand il meurt. Et surtout quand il se regarde dans le miroir. J'ai dû quitter la ville sans corps - Paris - et rejoindre la ville orga-nique - Marseille - pour enfin accepter que mes écrits, Thérèse est décédée et Sana ou le Corps incarcéré deux fois, soient incarnés par deux lectrices dans le cadre d'Une semaine, un auteur, consacrée à mon travail et organisée par Peuple et culture Marseille sur la langue des minoré.e.s.

  • Le recueil d'Hélène Révay est un recueil initiatique qui ne cède rien à « La quête infinie du vrai ». Il parle de la naissance même de l'écriture, interrogeant ses affres et ses embellies, l'invoquant comme on implore la pluie les jours de sécheresse. Ni les émotions superflues ni les modes éphémères n'ont eu raison de cet engagement visionnaire dans l'acte poétique. Le vide n'existe pas. Les poèmes d'Hélène Révay l'attestent. Il n'est qu'une figure de l'absence qui sourit au poète. La source du vivant et la finitude qui battent au coeur du poème comme le pouls dans les veines du penseur interrogeant sa présence au monde. Il n'est plus un vertige mais la condition d'émergence du beau. Hélène Révay nous invite à une traversée qui tient tête aux évidences et aux faux semblants. Elle creuse et enracine la conscience sur le bord de l'angoisse existentielle sans jamais s'y résoudre. Entre philosophie et spiritualité, l'auteure nous fraye ici le chemin qui mène au vrai lieu de la parole poétique. Poèmes sous-vide est le premier recueil de cette collection qui en mémoire d'Yves Bonnefoy a été baptisée « Le Vrai Lieu ». Il donne le La et le Là de la partition des recueils à venir.

  • Arnaud Delcorte déploie une poésie intense où amours et sentiments se délient pour mieux se renouer. Poésie du corps en attente de l'autre. Poésie-béatitude et poésie-cataplasme opèrent dans une fusion entre pulsion érotique et recherche de plénitude. Le poète creuse en lui, va chercher l'intime dans ses tripes. Des poèmes qui donnent à sentir ce que l'amour a de plus exponentiel, amour des corps, amour regard. Le poète ici est dans cette présence qui cherche les signes de l'amour aux confins de lui-même, entre désirs, quête de sens, joies, douleurs.

  • En quelques livres, elle est parvenue à affirmer la singularité d'une écriture poétique contemporaine qui se joue des formats et des catégories.. La fulgurance poétique au coeur de son écriture réactive la force évocatoire du mot et de la langue : l'éclat lumineux de l'image, qu'elle apparaisse sous la forme du fragment ou du récit, nous plonge dans la sensation pure et nous invite à une expérience de lecteur hors du commun.



    Extrait :
    « Sorcière brûlée de l'intérieur chassée de la cité, femme, irradiante, connaisseuse, vive depuis nos entrailles, depuis la nuit des temps, de-puis le rouge du coeur qui amorce la pompe à la vie même, qui porte en elle et au-delà d'elle, qui transmet le monde tissé aux veines et ose reconnaître chaque fois le vrai du faux, si elle voit, si elle sent, si elle peut. Femme qui donne l'enfant et lui donne le monde, qui perçoit l'onde de choc, le vacillement... »

  • Le livre parlé par 23 poètes est une anthologie de poètes contemporains ici rassemblés. Pour chacun, Anne de Commines croque un portrait. Chez les auteurs, elle recueille une maturité primordiale et insuffle ces ondes bienfaitrices qui les révèlent. Aux marges de ce monde, les poètes s'expriment et nous livrent leurs lignes à longueur de volutes. Écrits en exil, vestiges du cri, appels à l'amour, au règne des altitudes... ces plumes composites mosaïquent ce recueil et font valoir une identité poétique. À une époque tyrannisée par l'approche des extrémismes, la poésie recule et nous devons brandir son innocence héroïque. Engagée aux côtés des auteurs accueillis, Anne de Commines veut affirmer cette nécessité poétique, cette voix confidente, cette réappropriation vitale du silence créateur. Le livre parlé par 23 poètes s'élève contre ces nuits a-culturelles qui nous répètent et s'amassent en rimes obtuses. Autour des poètes présentés, Anne de Commines souhaite reconquérir le pays des dieux enfuis. À travers ce livre elle invite la culture poétique et la culture tout court à exprimer ses initiatives et ses diversités.

  • Les énergies yin et yang sont en miroir et en flux l'une vers l'autre. Elles sont animées par le dao dans une dynamique en miroir à l'infini. Le dao (Tao) est voie d'énergie. Sa puissance est universelle, en tout lieu, à tout niveau, à tout moment, en permanence. De sa 'musique' émergent toutes les choses et tous les êtres 'sous le ciel'. La voie du dao est une voie personnelle dans l'instant : notre chemin se chemine en cheminant. Le Dao de jing (Tao Te King), Livre de la puissance du dao, est une référence de philosophie de vie pour l'Humanité. Cette oeuvre très originale, attribuée à Laozi (Lao-tseu) au VIe s. avant notre ère, est composée en 81 chapitres très courts sous forme d'aphorismes poétiques, volontiers paradoxaux. Concision et musicalité poétique en facilitent la mémorisation. L'auteur a compilé et traduit 57 fragments du Dao de jing. À l'image de son précédent livre sur les poèmes zen de Dogen, il propose pour chaque fragment ses résonances personnelles avec des haïkus en contrepoint. Cette 'poédagogie' vivante donne à vivre la musique du dao, de yin en yang et de yang en yin, de fragment en fragment, et au quotidien.
    Francis Kretz, coach, ancien cadre dirigeant, est expert en mixité dans le management. Connaisseur du zen et du dao, il se dit 'zennien' et 'daotien', plutôt que bouddhiste ou taoïste. Il compose des haïkus depuis 2001, et est auteur de quatre livres de haïkus. Son livre haïkus de la pleine lune offre ses résonances sur un florilège de haïkus classiques japonais, et musique de zen en zen fait de même sur des poèmes de Dogen. L'auteur utilise le haïku en communication pédagogique et en coaching. Il est pianiste. Il a pratiqué le yoga, et pratique la méditation zen, le Qi gong, et le violoncelle. Il est marié et multi grand-père.

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