Fragments International

  • Découvrez Musée Carnavalet - Histoire de Paris, édition bilingue français-anglais, le livre de Jean-Marc Léri

  • A la pratique de l'estampe, Gérard Garouste n'a emprunté jusqu'alors qu'un nombre très restreint de techniques. Seules, en effet, depuis plus de douze ans qu'il a imprimé ses premières planches, la gravure et la lithographie connaissent ses faveurs. Ce n'est pas pour ajouter une corde de plus à son arc, ni pour combler un éventuel manque de création, que l'artiste est venu à l'estampe mais pour enrichir sa peinture. Garouste appartient en effet à cette catégorie de créateurs qui sont persuadés de la nécessaire complémentarité des pratiques et celle de l'estampe lui est apparue très vite comme un autre territoire d'élargissement possible de son travail. Il s'en est donc rendu curieux, toujours avide de recherche et d'expérimentation.

  • Chaque tableau de Nicole Bottet étonne, surprend. Il séduit.
    Il suppose une élégance imprévue, un charme soudain, une simplicité harmonieuse. Il propose des variations, des rythmes modifiés, des fugues discrètes, les jeux de l'équilibre et des instabilités, les oscillations, l'espace mouvant, les sillages, les transparences, les traces, les empreintes.
    Chaque tableau est une chance, une baraka, une aubaine. Il est une occasion, un sort. A chaque coup de pinceau, l'artiste ose, elle se lance. Elle risque sans cesse. Dans le champ de la création, elle est une aventurière.
    Elle tente et décide. Elle essaie et fonce. Elle agit à la bonne occasion, dans le lieu convenable, au moment favorable, par les gestes appropriés, à la belle heure, pour la joie et par la joie.
    L'opportunité est irréversible, comme le premier chant du coq à l'aube. L'artiste voyage à l'intérieur de l'inexploré.
    Gilbert Lascault

  • S. Sirot

    Lisa Damon

    Couleurs acidulées, vives franches, des sujets pris dans un quotidien rêvé, on reste frappé par la vitalité et le dynamisme silencieux de Sophie Sirot.
    Des visages sans regards, des dos pleins de bonhomie laissent imaginer des personnages perdus dans leur rêve qui nous amusent autant qu'ils nous attirent. Hors des contraintes stylistiques, libérée des querelles d'école la peinture de Sophie Sirot n'a pas vocation à délivrer un message, si ce n'est celui de la lumière et de la couleur. Une peinture franche, solidement construite, aux perspectives savamment étudiées qui nous happent dans un univers apaisant et heureux.

  • ...Dans le domaine des arts plastiques, le peintre japonais de style occidental le plus célèbre en France est sans conteste Foujita Tsuguharu. Foujita a passé une grande partie de sa vie en France où il a laissé de nombreux chefsd'oeuvre.
    Cependant, innombrables sont les peintres qui, comme Foujita, ont étudié en France et, une fois retournés dans leur pays, ont transmis le fruit de leur expérience. Pour tous ces peintres, Paris était la capitale des arts.
    Il est extrêmement intéressant de souligner qu'à l'époque où florissait en Europe le japonisme, nouveau mouvement artistique influencé par la culture japonaise des XVIIe-XIXe siècles - à commencer par les estampes, céramiques et porcelaines -, beaucoup de peintres japonais de style occidental vinrent en France afin d'y étudier.
    Ainsi, le Japon et la France entretenaient déjà d'intenses échanges culturels plus d'un siècle avant que ne soit créée la Maison de la culture du Japon à Paris, dont c'est le 10e anniversaire cette année...

  • Courants à quelque continent lointain et venues s'échouer sur nos rivages [...] Les formes étranges de ces souches noueuses, écorcées, nues, nues d'une obscène nudité, la masse inerte, putride, monstrueuse de ces débris d'embarcation, offrent à Danièle Perré des stimulants de création, le plaisir et le tourment d'inventer à partir du réel ces objets fantastiques, ces puissants ensembles de lignes et de couleurs qu'elle expose aujourd'hui, après des années de silence, de labeur et d'ingrate patience ".
    Frank Elgar

  • Au-delà de l'âpreté, de la grandeur des montagnes himalayennes qui fascinent tant l'Occident - qu'elles demeurent inviolées et sacrées ou assujetties à ces fameux "conquérants de l'inutile" - il y a ces humbles, et ils sont légion : paysans, éleveurs, sherpas, porteurs ou colporteurs, ces femmes et ces enfants portefaix, ces oubliés de la richesse économique confrontés aux dures lois d'une nature si souvent extrême. C'est vers eux que Monique Balmand s'est tournée à chaque rencontre avec le pays si bien nommé "séjour des neiges".
    Pour autant, il ne s'agit pas d'un album de plus illustrant les beautés du Népal - même si, bien souvent, il en révèle l'âme subtile -, mais d'un "regard équitable" qui se garde de tout commerce avec un dépaysement ou une couleur locale dont les seules empreintes durables se réduiraient à un album de photos.
    À la fois pour tous, et dédiés à quelques-uns, les instantanés de Monique Balmand nous laissent entrevoir la relation intime, fut-elle fugitive, si pudiquement tissée. Ils nous racontent la tendresse et le respect en partage. Visages comme paysages, demeure, obsédante, cette invitation au voyage : celle qui mène vers l'autre : à l'abrupt d'une montagne, au sein d'un monastère ou autour du feu frileux d'une pièce enfumée. Un ouvrage propre à séduire les adeptes de tous les "ailleurs" comme les inconditionnels du Népal et de la montagne. Mais aussi tous ceux pour qui l'authenticité doit demeurer au coeur du voyage, de tous les voyages, même en images.

  • Au fil des siècles, le Kama-Sutra est devenu un livre mythique.
    Aujourd'hui, il désigne avant tout un inventaire des multiples positions sexuelles. Illustré par des toiles, dessins au fusain et des sanguines, Michel Four nous plonge dans un érotisme époustouflant, loin de toute vulgarité.
    Le Kama-Sutra est là pour apporter du piment au couple. Sans pour autant en tester toutes les positions, le feuilleter à deux en découvrant les oeuvres de Michel Four amènera les désirs à de nouvelles sensations en stimulant ainsi la libido. Cet ouvrage original par sa perception sensuelle entraînera le couple dans un monde intime et ludique.
    Le Kama Sutra de Michel Four Accompagné d'un superbe texte de Jean Orizet est un livre-objet qui incitera les amoureux à faire de leur sexualité une vie harmonieuse.

  • Nissan Engel

    Collectif

    L'oeuvre de Nissan Engel a pris au cours des dix dernières années un caractère de plus en plus personnel. Les formats de ses peintures tour à tour s'agrandissent et se réduisent. Des s'élaborent et s'achèvent.
    De la figuration à l'abstraction, de l'abstraction à une nouvelle forme de figuration, Nissan Engel a fait un long voyage, aller retour dans l'espace...
    Nissan Engel est un maître de la gravure : il l'a ouverte à de nouvelles applications, il l'a enrichie de nouvelles teintes, il y a introduit de nouvelles écritures... il l'a réinventée...
    De la mer Valery disait qu'elle est toujours recommencée. Une toile, une gravure de Nissan Engel sont pareilles à la mer, envoûtantes comme elle :
    Toujours recommencées, toujours neuves.
    /> Marek Halter

  • Les vitraux de Thibaut de Reimpré confèrent à l'édifice un caractère nouveau, en le dotant de leur propre démesure, j'entends par là : leur grande intensité, l'effervescence picturale, émotionnelle, qui, sur le mode moderne, radical, fait échos à la ferveur effusive des autels baroques.
    Vitraux et autels participent d'un même irrépressible élan, déchaîné ici, plus concentré là. Nul doute que la foi trouve son compte dans ces trouées baroques par où afflue l'infini turbulent. Et on se prend à rêver de ce qu'eut été un cycle plus vaste de vitraux, inondant l'église d'une symphonie de lumières, de part en part.

  • ...Si la peinture de Christine Sefolosha peut-être rattachée à l'art des temps immémoriaux, elle n'en est pas moins une oeuvre éminemment contemporaine, qui brouille les repères temporels au point que la frontière entre passé, présent et futur tend à s'effacer. Son affinité pour la perception archaïque du monde trouve son point d'ancrage dans la peinture pariétale de l'ère paléolithique.
    Moment de la naissance de l'art, moment de la naissance de l'homme qu'elle exalte en développant un bestiaire fantastique aux accents d'inquiétante étrangeté :
    Tout un monde de créatures hybrides, de spectres, d'animaux solitaires ou regroupés dans la toile d'un clair obscur vaporeux. On y décèle l'opération magique entre la représentation de l'animal et le pouvoir chamanique, la séparation accomplie entre l'homme et la nature, la culture et l'instinct, la raison et l'inconscient...

  • ...Pelletier a su se créer un style en assimilant à la fois les leçons des paysagistes de l'école de Fontainebleau et celles des Impressionnistes. Poète, il nous émeut par ses paysages mélancoliques tout au long des quatre saisons, par la beauté de ses ciels. Mais il nous étonne quand, devenant rétrospectivement un passionnant journaliste, il nous décrit comment se présentaient Paris et nos banlieues ... St-Ouen, Genevilliers, Epinay, Argenteuil, Issy-les-Moulineaux ...- il y a un siècle...
    ...Regarder Pierre-Jacques Pelletier, c'est pénétrer dans l'univers bouillonnant de l'art de cette fin de siècle, c'est côtoyer les plus grands tout en restant unique dans sa palette, dans son dessin, dans ses couleurs, dans l'expression de l'art qu'il offre à son amateur.
    Il sait contraindre les emprunts du réel à sa propre sensation, à son univers intérieur.
    Il sait faire dire à un paysage la tristesse de l'hiver en donnant à ses couleurs, l'atmosphère feutrée et silencieuse de la neige. Il nous en donne des frissons...
    Toute son oeuvre s'exprime dans le rendu des atmosphères que la nature entière dévoile au fil des saisons, des aubes et des aurores, de la terre et des ciels...

  • Découvrez Reimpré - 2006-2009, le livre de Bruno Lajoinie

  • « Pour se présenter à Paris, Shinsen a composé une synthèse très choisie de l'essentiel de ses inspirations. Aux côtés de peintures respectant les styles traditionnels de la Chine et du Japon, quelques oeuvres abstraites témoignent de la volonté de l'artiste à éviter tout conformisme. Les paysages sont fluides, figés dans des couleurs calmes, légères, s'enchaînant à la façon de l'arc-en-ciel. Les fleurs abondent, discrètes, elles se détachent d'un flot de feuillages. Arrogantes, elles envahissent la toile de leurs pétales et s'exaltent dans des rouges très personnels d'une grande beauté. Plusieurs bouquets spontanés et champêtres sont ennoblis par de majestueuses feuilles d'or. »

  • A travers une oeuvre qui va de l'Hypperréalisme à la Géométrie fractale, le travail de Jean Claude Meynard est axé sur l'exploration de la complexité du réel et sur la place de l'homme au sein de cette complexité. Depuis 30 ans, pour explorer cette complexité, Meynard a mis à jour des représentations du réel de factures picturales très différentes qui, pour la première fois, seront rassemblées lors d'une exposition à la Villa Tamaris.

  • Découvrez Du Bristol au Pavillon Henri IV, le livre de Pierre Jammet

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