La Boite A Bulles

  • Dans son premier album, Un Automne à Hanoï (en 2004), Clément Baloup racontait quelques moments privilégiés d?un séjour au pays de ses ancêtres à l?occasion d?un stage en école d?art. Avec Quitter Saigon, il donne cette fois la parole à ses proches (dont son propre père), vietnamiens condamnés à l?exil par les mouvements de l?Histoire, les occupations tour à tour japonaise, française et américaine et la victoire des troupes du Nord.

    Des témoignages émouvants portés par des dessins et une palette de couleurs d?une extrême sensibilité. L?occasion de mieux appréhender les sources et raisons de l?exil de ces milliers de vietnamiens réfugiés en France dans les années 1970 et 1980.

    Une réédition augmentée d?un 4ème récit sur les boat people et d?un rappel historique. Un ouvrage qui intègre la fort réputée collection Contre-c?ur (Kaboul Disco, Dans la Secte...).

    Un album poignant et d?une extrême sensibilité.

  • Un automne à Hanoï puise son inspiration dans un séjour de deux mois que Clément Baloup a effectué à Hanoï. Cet ouvrage, il l'a conçu comme un intermédiaire entre un reportage et un témoignage : ses histoires courtes nous font partager des rencontres, des moments touchants, des ambiances et surtout une autre vision du monde. Puisant dans ses somptueux carnets de voyage et s'inspirant de la peinture vietnamienne, Clément nous entraîne dans un univers coloré et envoûtant, véritable mosaïque d'images et de sensations. Un album pictural et sensible, dépaysant et enchanteur : un véritable régal pour les yeux !

  • Etoile de cabaret la nuit, Missy redevient chaque matin cette grosse femme dont le monde entier se contrefiche. Une fois leur curiosité et leur désir assouvis, ses amants l'abandonnent invariablement au saut du lit.

    Rythmé entre adoration et répulsion, l'équilibre de Missy ne tient qu'à un fil. Un fil sur lequel tire l'impitoyable Dud, le gérant du cabaret. Afin que les hommes cessent de ne voir en elle qu'un simple objet de fantasmes, Missy décide de maigrir, au risque de perdre ce qui l'a imposée sur scène : ses formes généreuses.

    Mêlant tristesse et tendresse, les auteurs mettent en scène toute la légèreté et l'hypocrisie humaine en matière de séduction amoureuse. Un dénommé Mario, tapi dans l'ombre du comptoir du cabaret, la regarde chaque soir d'un oeil énamouré. Lever le voile des apparences semble bien difficile dans cette histoire.

  • Elle n'a pas de nom. Mais elle n'en a pas pour autant sa langue dans sa poche. Et elle jette sur son univers, sur les pays qu'elle découvre un regard tout à la fois plein de fraîche naïveté et de délicieuse malice.

    Entre ses voyages dans des contrées lointaines (Pérou, Québec, Afrique, Inde.), ses disputes avec Prescott le nounours, sa découverte des mystères de l'humanité, le chat Trafalgar et Isidore, le fils des voisins, voici le monde acrobatique de "Bibi", une gamine un peu trop dynamique pour être une petite fille modèle ....

  • " Caravane nous entraîne, à la suite des guides et des chameliers, dans un voyage hors du temps et du monde, sans point de départ ni but apparent, dans un espace qui défie les frontières du rêve et du cauchemar, du jour et de la nuit...
    Les couleurs du désert se mêlent à l'obscurité la plus profonde pour faire de cette déambulation au rythme du pas des chameaux un parcours initiatique, une exploration avant tout intérieure. Six ans après sa première édition en noir et blanc (éditions Fremok), cette oeuvre née sous la plume de l'immense Jorge Zentner et mise en images, poétiques voire hypnotiques, par Bernard Olivié, se pare enfin de couleurs, selon le désir originel de ses créateurs.
    /> On lit ce récit le nez dans tes étoiles et les yeux comme aimantés aux mots de Zentner. (...) Un livre qu'on relirait bien une fois la dernière page tournée ". Thierry Bellefroid.

  • Vendeuse en librairie, Lisa n'en finit pas d'enchainer les " jobs " précaires. Il n'y a pas si longtemps, ça lui plaisait, cette absence d'engagement professionnel, cette liberté de changer en profitant parfois du chômage. De même avec les hommes, auxquels elle préférait sa précieuse liberté. Mais depuis quelques temps, Lisa a comme une envie de tourner la page.

    Serait-ce le besoin de bénéficier de revenus plus réguliers ? La crise de la trentaine qui la titille ? Ou tout simplement l'envie de s'accomplir plus avant ? Il faut dire que côté coeur, Elisa vit depuis quelques mois (un record !) avec Paul, un garçon posé et bien dans sa peau de tous points de vue.

    Reste à savoir quelle orientation prendre quand on est diplômé de Lettres classiques et que les conseils manquent cruellement quand notre parcours sort des sentiers battus. Idéaliste, refusant d'entrer dans un moule, de singer une intégration factice, Lisa essaye de se frayer un chemin sur le marché du travail, entre découragement et culot.

    Après bien des difficultés, elle décroche un travail d'attachée de presse. Presque le rêve ! Mais pour Lisa, toujours en quête de vraies valeurs, le plus dur reste peut-être à venir : affronter une nouvelle réalité et en accepter les limites.
    Face au regard et aux attentes de ses collègues, de sa famille qui se félicitent de la voir ainsi " devenir raisonnable ".

  • Emile, grand chef, a choisi de prendre sa retraite pour s'adonner aux activités qui lui tiennent vraiment à coeur : culture potagère, parties de pêche entre amis et surtout recherches culinaires sans contraintes.
    A travers la (non-)histoire de pêche d'un « esox lucius », un fabuleux brochet d'au moins 1 mètre et pesant 15kg, Conte de la rivière révèle différentes manières d'envisager la création et le rapport au monde, au travers de ses trois principaux protagonistes, en mêlant ambiances délicates et personnages délicieusement ciselés.
    Avec beaucoup de simplicité, en mettant en scène un quotidien plein de non-dits, Sarah Masson dévoile son « idéal » d'auteure créateur.
    Un véritable précis de philosophie - d'une grande fluidité narrative - des plaisirs simples et du goût.

  • Dans un futur proche, l'économie a continué à dériver sans révolution fondamentale du système en place, l'empreinte culturelle asiatique s'est accentuée, l'écologie s'est structurée de sorte qu'elle est entrée au coeur des entreprises ; l'universalité et la mondialisation sont omniprésentes.

    C'est ce moment que choisit l'humanité, et nous sommes donc bien dans un conte, pour se mettre d'accord. Tout le monde va alors effectuer un fabuleux retour à la terre dans la joie et la bonne humeur !

    Mais en parallèle, des mouvements sont lancés et se poursuivent, la langue universelle arrive, alors même qu'elle n'est plus utile, le protectionnisme de l'humain se poursuit, alors que les dangers environnementaux diminuent, et surtout comme souvent, ceux qui ne suivent pas le mouvement sont marginalisés.

    À travers une famille, suivie de génération en génération, on verra des êtres parfois pantois, parfois moqueurs, parfois leaders et parfois absents de tous ces mouvements, et surtout le lecteur lui-même pourra, face à ce qu'il faut bien considérer comme une caricature destinée à secouer, se poser quelques nouvelles questions.

  • Quel est le point commun entre nous tous, qui sommes à la recherche d'un moment de plaisir, d'abandon de soi ou de tendresse ? Nous sommes tous différents. L'avantage, c'est que ces différences, ces fragilités et ces tentations qui nous sont propres finissent par générer. des moments uniques !

    En clin d'oeil à chaque signe du zodiaque, Virginie Vidal compose des tranches de vie d'hier et d'aujourd'hui. Entre une danse amoureuse qui n'en finit pas, une couche de peinture qui dérape ou encore une séduction post-divorce, c'est l'instant qui commande, crée les situations et laisse agir les personnages.

    Et il ne faut surtout pas se fier aux apparences. Sous des allures parfois classiques, les personnages de Des Astres peuvent transformer un dîner raté en nuit torride, ou une attente de bus en coup de folie.

    Parce que nous sommes tous différents !

  • Finie l'image des transports en gris, où personne ne se parle ! Le bus, le train, peuvent aussi devenir des lieux de rencontres, voire. de sentiments.

  • Le héros a émigré au Japon par amour, mais, lorsque Yuki l'abandonne, il sombre dans la paranoïa et s'enferme dans des questions existentielles telles que : « Le manque d'ambition peut-il ruiner une salade de thon - » un jour, au supermarché, il entre en contact télépathique avec un homard de sa connaissance, posé sur la glace de la poissonnerie.
    Son seul ami, Tahei, une marionnette de télé, lui assure le minimum de réconfort vital jusqu'au jour où, totalement déboussolé, sans travail, il prend en otage Tahei et son marionnettiste sur leur plateau de télévision.une histoire sombre que vient éclairer d'un jour nouveau l'épilogue en forme de prologue.

  • Jiro, un charbonnier, tombe par hasard sur un cadavre transpercé d'une flèche, gisant à la croisée de chemins. Des chemins qui ne sont plus très sûrs dans cette campagne japonaise du 17e siècle, depuis que sévit la horde du terrible Kuemon.
    Témoin de cette découverte macabre, Kaze, rônin de passage, assiste aux investigations du magistrat Nagato, au service du Seigneur Manase.
    A son grand amusement, l'enquête n'a de judiciaire que le nom et choisit rapidement le pauvre charbonnier comme coupable. Homme d'honneur, Kaze décide de mettre sa propre quête entre parenthèses (il recherche la fillette de ses défunts maîtres) et de rester pour prouver l'innocence de Jiro.
    Contre toute attente, il se lie d'amitié avec le Seigneur Manase, un virtuose de l'art théâtral du Nô.
    A noter :
    L'adaptation de Death at the crossroads (La promesse du samouraï) oeuvre multi-primée de l'auteur américain Dale Furutani. Une fiction originale, à mi-chemin entre le conte japonais et le polar à l'occidentale. Une adaptation entre manga et BD francobelge.
    Une enquête riche en rebondissements, non dénuée d'humour et d'esprit. Un dessin très enlevé qui donne de l'intensité et de la spontanéité aux mouvements et aux ambiances.
    Après Ada Enigma et Racines, parus aux éditions Glénat, un nouveau récit de Vincent Dutreuil qui nous emmène au Japon du début du 17e siècle.

  • Au blanc venu étudier « leurs moeurs », le chef du village répond : « nous n'avons pas de moeurs. Nous n'avons que des habitudes de vie qui sont la résultante d'une longue adaptation à l'environnement qui s'est affinée et transmise de génération en génération. D'autre part nous avons des rites magiques qui ne sont pas des moeurs mais bien des techniques dont nous vous prouverons l'efficacité !! » Nous voici donc avertis.

    Paru en 1989 aux éditions Rackham, cet ouvrage pétri d'humour, d'exotisme et de décalage reçut l'Alph Art Coup de coeur à Angoulême en 1990. Le revoici dans une nouvelle version mise en lumière et en aquarelles par Joël Alessandra, cet aquarelliste amoureux de l'Afrique à qui l'on doit Fikrie et Dikhil.

    Comme le dit Alexandro Jodorowsky dans sa préface : « Séjour en Afrique est l'histoire d'une initiation. Cet ethnologue venu étudier les moeurs d'une petite tribu africaine est en fait, sans le savoir, à la recherche de lui-même. Il ne trouvera son être essentiel qu'avec une remise en question complète de ses principes. (.) Alain Garrigue et Jean-Luc Coudray ne sont jamais allés en Afrique, mais la vision qu'ils nous en donnent n'en est que plus réelle. »

  • Le centenaire de leur lycée est l'occasion pour ses anciens élèves de renouer avec leur passé, de faire le point sur leur existence. Ce récit porté par sept voix off, avec chacune sa propre sensibilité nous amène à suivre les pas convergents d'une prof de français trop bien rangée, d'un bobo à la vie sentimentale moins brillante que la carrière, d'une mère souffrant du silence de sa fille, d'un employé de mairie déstabilisé par le départ de sa femme, d'une jolie première de la classe devenue agricultrice... Une déambulation au coeur de la vie, la vraie, avec ses coups de coeur et ses coups de gueule, ses ruptures et ses retrouvailles.

  • Arthur Rimbaud a été celui qui, sans cesse, s'est trouvé en instance de partir. Le 13 décembre 1880, il débarque à Harrar en Abyssinie.
    Un siècle plus tard, c'est Tom qui arrive en Afrique de l'Est. Besoin irrépressible de voyages et d'ailleurs, il laisse derrière lui sa compagne pour se plonger, à travers une longue mission culturelle, dans la magie envoûtante de cette partie de l'Afrique. Avec les écrits du poête pour tout guide de voyage.
    Il rencontre alors Fikrie, une jeune éthiopienne qui lui sert de femme de ménage et dont il tombe immédiatement amoureux. Entre eux se tisse une amitié sensuelle et passionnelle.
    Mais Fikrie a un lourd passé et elle est mariée : l'enfant qu'elle attend de Tom les replongera tous les deux dans la dure réalité d'une aventure sans lendemain, dont les enjeux pour Fikrie étaient bien plus qu'une simple histoire d'amour.

    « Avoir vécu à Djibouti aura sans nul doute été l'expérience la plus marquante de mon existence. L'Afrique ne peut laisser indemne. Les couleurs, les odeurs, les gens que l'on croise sont autant de signes indélébiles qui vous marquent à jamais A travers ce livre, j'ai voulu transmettre un peu de cette atmosphère envoûtante qui vous colle à la peau pour le reste de votre vie.
    Fikrie a beaucoup compté pour moi. J'ai à peine exagéré son histoire, sa fuite d'Érythrée, son périple atroce à travers le désert, ses mariages pour sauver sa vie, son incroyable joie de vivre et cette beauté sensuelle qu'ont la plupart des femmes de cette région. » Joël Alessandra Dans la lignée de Ferrandez ou Loustal, de superbes aquarelles qui donnent à voir et aimer l'Afrique.
    Une autofiction poignante qui mêle habilement poésie et réalité sociale.

  • 1928. Edmond, un jeune médecin, tombe amoureux d'une gitane. Par souci des convenances, cette idylle restera secrète. Ou presque.
    1971. Du côté de La Rochelle, Pierre s'est mis dans une sacrée panade. Garçon sans histoire, il a fini par céder à son « ami » Olivier en acceptant un boulot qui sent le traquenard à plein nez. Il faut dire que Clarisse, la soeur d'Olivier, a des arguments particulièrement convaincants. Depuis quelques semaines, Pierre s'occupe donc de Margot, une mamie qui dissimulerait chez elle une coquette somme d'argent. Son boulot consiste à trouver où, à démissionner et à laisser Olivier et l'inquiétant José s'occuper du reste.
    Seulement Pierre finit par s'attacher à sa patronne.
    Si plus de 40 ans séparent ces deux histoires, un lien terrible les relie et ne demande qu'à revenir à la surface.

  • Notre corbeau a du vague à l'âme. Et ce n'est pas quelques cadavres de hérissons grignotés sur les routes départementales qui vont le dérider.
    Su-Wan, la jolie mainate qui avait rejoint à sa bande, est morte. Depuis ce jour tragique, notre corbeau semble porter un secret bien lourd pour ses petites plumes. Son innocence s'est envolée à l'horizon et il traîne son spleen à tire d'aile, jetant un regard narquois sur sa vie, le monde et les êtres humains.
    À force d'errance, il finit par croiser la route d'un truand blessé en cavale et d'une vieille femme qui vit seule dans une pauvre cahute... Ces rencontres vont libérer un cocktail d'émotions tout ce qu'il y a de plus noir : beaucoup de culpabilité, de la tendresse (celle, infinie d'une vieille mère pour son fils) et bien sûr la passion torride du corbeau pour la jeune mainate... Bref, de quoi composer une histoire douce-amère qui vous serre le coeur.

  • Cécile est le récit d'un rendez-vous manqué d'une impalpable tristesse. Deux voisins qui se croisent, deux destins qui se percutent au mauvais moment. Dans une autre vie, dans d'autres circonstances, ces deux-là auraient pu tomber amoureux, et cette histoire aurait pu être celle d'une rencontre banale et heureuse.
    Tout en retenue et en pudeur, Séverine Lambour et Benoît Springer nous offrent une belle histoire au dessin épuré, qui laisse transparaître la timidité des personnages, leur incapacité à agir, le malaise qui s'installe. Impossible de rester indifférent à leurs regrets sourds, mais qui sait - La suite reste à imaginer

  • C'est la fête. Mais Luc n'a pas la tête à ça. Il bougonne dans son coin au point de se disputer avec Anna, sa petite amie. Fin de leur relation. Une de plus pour Luc qui se sent, depuis longtemps déjà, parti à la dérive. Il ne supporte plus ni ses propres défauts - insociabilité, instabilité - ni son existence de comédien raté.
    Retour en arrière : au sortir de l'adolescence, Luc décide de couper les ponts, de partir aux Etats Unis et d'y rester. Sans donner de nouvelles à ses parents, pensant ainsi punir son père avec qui il est en conflit majeur. A son retour, il découvre que sa mère est morte pendant son absence. Sans qu'il s'en soit douté, sans qu'il ait pu lui dire adieu, sans qu'il ait pu se préparer au choc. Depuis, il n'en finit plus de dériver...
    Des tranches de la vie de Luc, jeune adulte à la recherche du contre-courant qui le ramènera sur la terre ferme...

  • « La chasse aux sorcières permet de cristalliser sur quelques individus une véritable peur sociale. La sorcière personnifie la notion de déviance par rapport aux normes. Pour parvenir à faire de la sorcière un objet de méfiance, il fallait susciter des sentiments violents, de haine, de mépris, de dégoût, de scandale. » Chantal Montellier y voit le parfait symbole de la féminité refusée, du droit à la différence bafoué. Et pas seulement au Moyen Age !
    Sorcières mes soeurs est un recueil d'histoires courtes inédites en album, pour la plupart prépubliées dans le magazine A Suivre. Chacune met en scène une présumée sorcière, issue de notre histoire ancienne mais aussi contemporaine, sans balai magique mais avec un insupportable - pour la société - parfum de scandale. Parmi les plus belles planches de Chantal Montellier...



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