Sciences humaines & sociales

  • Pour la plupart des femmes (85 %), les trois premiers mois de la grossesse sont un enfer physique et psychologique : nausées, vomissements, fatigue extrême, état dépressif, fausse couche, le début de grossesse est marqué par l'insécurité permanente d'un corps qui met tout en place pour accueillir la vie alors que rien ne se voit au-dehors... Ce livre dénonce la non-prise en charge des femmes - RH, médicale, psychologique, affective... - et propose une analyse féministe de ce tabou systémique..

  • Le livre le plus célèbre de Freud, cinq conférences prononcées par Freud en 1909, lors de son voyage aux Etats-Unis, devant un public de non-spécialistes.
    On y trouve un récit simple et vivant des origines de la psychanalyse inventée par l'hystérique Anna O., mais aussi une introduction aux problèmes centraux : la sexualité infantile, l'interprétation des rêves, le complexe d'OEdipe. Freud conclut sur la nature des névroses et le refuge dans la maladie. Les Cinq leçons sur la psychanalyse sont suivies de Contribution à l'histoire du mouvement psychanalytique, où Freud retrace les débuts difficiles de la psychanalyse et les résistances qu'elle rencontra.

  • Notre temps est placé sous le signe du risque : calculs de probabilités, sondages, scénarios autour des crachs boursiers, évaluation psychique des individus, anticipations des catastrophes naturelles, cellules de crises, caméras ; plus aucune dimension du discours social ou politique, voire éthique, n'y échappe. Aujourd'hui le principe de précaution est devenu la norme. En termes de vies humaines, d'accidents climatiques, de terrorisme, de revendications sociales, le risque est un curseur que l'on déplace au gré de la mobilisation collective, mais de fait, il est une valeur inquestionnée.Mais que signifie : risquer sa vie ? Comment est-ce possible, étant vivant, de penser ce risque ? Le penser à partir de la vie et non de la mort ? Risquer sa vie, est-ce nécessairement affronter la mort - et survivre... ou bien y a-t-il, logé dans la vie même, un dispositif secret, une petite musique à elle seule capable de déplacer l'existence sur cette ligne de front qu'on appelle désir ? Comment ne pas s'interroger sur ce que devient une culture qui ne peut plus penser ce risque sans en faire un acte héroïque, une pure folie, une conduite déviante ? L'expression est l'une des plus belles de notre langue. Car le risque - laissons encore un indéterminé son objet - ouvre un espace inconnu. D'abord, il métabolise l'instant de la décision, et donc notre rapport intime au temps. Il est un combat dont nous ne connaîtrions pas l'adversaire, un désir dont nous n'aurions pas connaissance, un amour dont nous ne saurions pas le visage, un pur événement. Et si le risque traçait un territoire avant même de réaliser un acte, s'il supposait une certaine manière d'être au monde, construisait une ligne d'horizon. Au risque de.Ce livre évoque, en courts chapitres, différentes sortes de risques : la passion, la liberté, le rêve, le rire, l'infidélité, mais il traite aussi du risque de. perdre du temps, quitter la famille, ne pas être mort, être en suspens, décevoir, penser. Car le risque ne se loge pas nécessairement là où on l'attend. Et l'inespéré est sans doute ce qui le définit le mieux.Anne Dufourmantelle est psychanalyste et philosophe et dirige depuis 2005 la collection L'autre pensée aux éditions Stock. Elle est déjà l'auteur aux éditions Payot de En cas d'amour, Psychopathologie de la vie amoureuse, paru en 2009.

  • Un portrait très vivant de l'Egypte d'Amenhotep II (vers 1442 av. J.-C.) sur 24 heures, avec un personnage par heure, du pharaon au simple potier, de l'embaumeur au voleur de tombes, en passant par la sage-femme et la pleureuse - ou comment un archéologue de renom nous aide à comprendre une civilisation complexe au moyen d'un docufiction sur papier, dans l'esprit des livres d'Alberto Angela sur l'Antiquité romaine.

  • Des histoires de fantômes passées au crible de la science : neurologues, physiciens, historiens, psychiatres et psychologues se penchent sur des histoires de revenants, poltergeist et autres apparitions survenues dans les soixante dernières années afin de tenter d'en comprendre scientifiquement les ressorts... Et répondre une bonne fois pour toutes à cette question qui nous taraude tous, dans un coin même reculé de notre cerveau : finalement, les fantômes, ça existe ou pas ?

  • Après «24 Heures dans l'Égypte ancienne», de Donald P. Ryan (Payot, oct. 2019), voici de nouveau 24 chapitres et un personnage par chapitre, cette fois pour raconter chacune des 24 heures d'une journée à Athènes en 416 av. J.-C., lors d'une pause dans la guerre du Péloponnèse. En ce temps-là se trouvaient réunies dans la cité plusieurs grandes figures du monde grec, dont Alcibiade, Aristophane, Sophocle, Euripide, Hippocrate, Platon et bien sûr Socrate. Mais l'historien britannique Philip Matyszak n'oublie pas les Athéniens ordinaires, qui ont contribué eux aussi à forger une civilisation dont nous sommes les héritiers. Mieux, c'est à travers le regard et le quotidien de ces petites gens qu'il fait revivre les célébrités de l'époque.

  • Rassurant, précis, efficace : ce livre est pour les femmes qui ne se sentent pas épanouies dans leur vie sexuelle. Elles ont mal, ou peur, leur libido est en berne, ça les ennuie. Souvent, elles finissent par se passer de sexe et se réfugient dans la tendresse. S'appuyant sur de nombreux témoignages et sur leur expérience de sexologues, Heidi Beroud-Poyet et Laura Beltran racontent la vie secrète du sexe féminin, ses entraves et les manières de se libérer. Leur message est clair : parler des difficultés permet de dédramatiser et de trouver des solutions. Car nommer les galères sexuelles, c'est aussi une chance : l'occasion d'aller à la découverte de soi, de son plaisir, de son rythme - bref, de s'ouvrir à son potentiel érotique et de choisir une façon personnelle, à soi, d'aimer la sexualité.

  • Rejouer sans le savoir les traumatismes de son enfance, multiplier les ruptures amoureuses, souffrir de troubles obsessionnels compulsifs, souffrir d'addictions (au jeu, à la drogue, au sexe, etc.), échouer sans cesse devant les mêmes épreuves... Si la répétition nous permet d'apprendre, de créer et de nous affirmer toujours davantage, elle peut aussi être le moteur de nos échecs. Pourquoi ? Et peut-on s'en sortir ?

  • 20 novembre 1945 : à Nuremberg s'ouvre le procès exemplaire des criminels de guerre nazis. Les Américains veulent en faire un show médiatique pour transmettre au monde « le plus grand conte moral jamais raconté ». Dans ce récit très narratif, Sylvie Lindenperg raconte l'avant-procès - la quête effrénée de bouts de pellicules et d'images à travers toute l'Europe -, puis le filmage quotidien durant 10 mois et la compétition farouche entre les équipes américaine et russe. Avec, en protagonistes de cette bataille de l'image, les frères Schulberg : Budd, l'auteur de «Qu'est-ce qui fait courir Sammy ?,» et son frère Stuart, le producteur de la NBC.

  • Si vous avez aimé "On arrête ? on continue ?", qui est "le" livre à lire pour faire son bilan de couple sans conflit, vous adorerez "J'y vais ou j'y vais pas ?", que vous auriez peut-être dû lire avant de vous mettre en couple...

  • L'orgueil humain a reçu trois grands démentis, souligne Freud dans l'Introduction à la psychanalyse : Copernic a montré que la terre n'était pas au centre de l'univers, Darwin que l'homme était un animal parmi d'autres et maintenant la psychanalyse fait apparaître que le "moi" n'est pas maître chez lui. Une affirmation que la psychanalyse fonde par la prise en compte de phénomènes (rêve, lapsus, symptômes) et par le recours à certains concepts (inconscient, préconscient). La pensée de Freud n'a rien d'ineffable : elle peut se transmettre. Telle est la visée de cette série de conférences (1915-1917), où Freud fait preuve de son talent à exposer ses idées. Rien d'obscur ou de désincarné, mais le mouvement de la psychanalyse où apparaissent tous les problèmes majeurs qu'elle aborde (interprétation des rêves ou théorie de la névrose) ainsi que les notions qu'elle a forgées (libido, transfert). Nous sommes ainsi guidés au coeur de la révolution psychanalytique, aussi bouleversante que celle de Copernic.

  • Quel est le plus important : avoir des droits ou des devoirs ? Chef d'oeuvre de la pensée politique, «L'Enracinement» est un livre engagé sur le patriotisme, les déracinements et notre besoin vital d'appartenances, mais aussi de vérité. Il peut se lire comme un "manuel de citoyenneté" qui prône une société où l'épanouissement de chacun est la norme, où des principes moraux nous guident, et où l'argent et la technique ne font plus la loi.

  • Ce livre propose aux femmes de maîtriser l'art d'être subversives sur le terrain. Pour casser les codes, il faut d'abord les reconnaître, se les approprier en les testant, et donc jouer avec, avant de pouvoir prendre pleinement sa place : déchiffrer les codes tout en proposant des pistes concrètes d'actions. Déjouer l'attente de l'autre quand l'autre tente de nous réduire au rôle qu'il tient à nous faire jouer : se taire un temps lorsqu'une réponse est exigée, faire preuve d'humanité lorsqu'on vous invite à un pugilat, se montrer piquante lorsque l'on vous attend aimable, etc. Déjouer sans cesse le jeu pour mieux cultiver son je.

  • Dans quels temps vivons-nous ? Voici qu'une frénésie primaire pousse à mordre, haïr, dénoncer. Les rumeurs et les «fake news» aveuglent jusqu'aux politiques les plus expérimentés. Dans nombre de démocraties, le mensonge est la vérité. Les populations semblent adorer l'incompétence au pouvoir. Le cynisme et la désinhibition se généralisent. L'amour de la liberté devient un cliché. Puissant ou dominé, chacun revendique le droit d'être une exception aux règles et à la morale... C'est le moment d'écouter la parole du plus important philosophe européen actuel. En cinq essais sur les thèmes de l'immigration, du Brexit, de la cohésion sociale et de la nation, Peter Sloterdijk analyse la montée des populismes et leur vision simpliste du monde, dénonce l'improvisation de politiques réduits à réparer chaque matin les erreurs qu'ils ont commises la veille. Lui qui avait prévu le retour de la colère et de la violence, il nous exhorte aussi à ne pas oublier que l'Europe, malgré ses défauts, reste à ce jour le seul système de coopération durable.

  • Merci mais non merci

    Céline Alix

    En s'appuyant sur sa propre expérience et sur celles de ses paires, Céline Alix décortique les raisons qui poussent les femmes à sortir des clous des carrières toutes tracées et revisite leur choix autrement que par le prisme de l'échec : les femmes sont aujourd'hui en mesure de proposer une alternative au monde du travail actuel, en souffrance, au bord de l'implosion (généralisation du «burn out», culture de la performance, quête de sens, etc.) pour définir de nouveaux codes de réussite, plus en accord avec leur éthique et leurs aspirations profondes, où les mots de sororité, d'efficacité et d'excellence peuvent enfin cohabiter pour une vie meilleure. Cette mue fait écho aux envies de changement de la jeune génération comme de nombreux hommes corsetés dans un modèle qui ne leur convient plus.

  • Très claire introduction au phénomène du totalitarisme, ce livre rassemble deux textes de Hannah Arendt qui se situent dans le sillage immédiat de son ouvrage majeur, «Les Origines du totalitarisme» (1951), qu'il contribue à éclairer et à approfondir. « La nature du totalitarisme » (1954) est une conférence où Arendt traite de la spécificité du régime totalitaire par rapport au despotisme et aborde les thèmes de l'idéologie, de la terreur, de la tyrannie, de la solitude. « Religion et politique » (1953) est un essai où Arendt discute des religions politiques et séculières, et où elle réfléchit à la question de l'autorité.

  • De nos jours la douceur nous est vendue sous sa forme frelatée de mièvrerie. L'ère du cynisme vante l'efficacité en toute chose ; les qualités doivent être opérationnelles immédiatement. L'époque, pour la méconnaître mieux, l'exalte dans l'infantile ou la niaiserie. C'est ainsi que l'on tente de venir à bout des hautes exigences de la subtilité non plus en les combattant mais en les pervertissant. Rien n'échappe à cette force de perversion, surtout pas le langage.
    La douceur est une énigme. Elle est une qualité dont les registres infinis vont au-delà même du règne du vivant. La douceur suppose la reconnaissance de la vulnérabilité de ce qui est approché, touché, embrassé ; comme la caresse, elle n'est pas étrangère à l'éros ni à la pensée.

  • «Les Règles de la méthode sociologique» est le texte le plus célèbre de Durkheim, le plus cité, le plus étudié aussi. Il date de 1894, année où Durkheim le publie dans la «Revue philosophique», et c'est lui qui jette les bases de la sociologie en tant que science. Il forme un diptyque avec «Le Suicide», ce dernier livre se voulant une application des «Règles.» Dans une préface inédite, Philippe Vienne éclaire non seulement les enjeux de ce texte fondateur, mais aussi la controverse et les fortes résistances qu'il suscita en France comme aux Etats-Unis.

  • Certains sont invulnérables à la dépression, et d'autres sombrent. Pourquoi ? Le nouvel essai de J.-D. Nasio s'attache au rôle des illusions dans notre vie, offre une explication neuve et originale de la dépression, et montre comment, une fois guéri, s'ouvrir à une nouvelle manière de s'aimer et d'aimer les autres.

  • Sans les femmes, il n'y aurait pas de psychanalyse. Elles en sont le moteur dès le début, comme inspiratrices, mais aussi comme créatrices et théoriciennes. Tel est le fil rouge de ce livre qui raconte, en cinquante-trois histoires, du temps de Freud à nos jours, la relation de la psychanalyse - et donc la nôtre - au sexe, à l'amour et à la liberté. Comment se réinventer après un chagrin d'amour, comme le fit Anna O. ? Que faire quand, comme Anna Freud, nos parents ne comprennent rien à notre orientation sexuelle ? En quoi la vie de Lou Andreas-Salomé nous indique ce qu'est l'indépendance affective ? Comment réagir quand, comme Sabina Spielrein, la jalousie nous décompose ? Pourquoi acceptons-nous parfois que la personne qu'on aime en aime une autre sans cesser pourtant de nous aimer, comme le firent Virginia Woolf et les membres du groupe de Bloomsbury ? Peut-on rester sur le divan de la personne avec qui l'on vit une histoire d'amour, comme le fit Catherine Millot avec Jacques Lacan ? Et plus largement, la psychanalyse peut-elle encore nous aider, aujourd'hui, dans notre vie amoureuse et sexuelle ? Sarah Chiche, écrivain et psychanalyste, est l'auteure des «Enténébrés».

  • La douleur d'aimer Nouv.

    Nous aimons parce que nous attendons ; nous souffrons parce que nous perdons. Qu'est-ce que la douleur psychique ? Une douleur d'aimer. C'est l'affect qui résulte de la rupture brutale du lien qui nous rattache à l'être ou la chose aimés. Un essai lumineux sur l'amour, l'attente et la perte.

  • Pourquoi tant de parents manifestent-ils le besoin d'avoir des enfants « anormaux », des « enfants troubles »? Le nombre de ces « enfants sous microscope » est en constante augmentation parce que les parents (et le corps médical) ne cessent de les étiqueter « trouble du comportement », « trouble de l'attention », « hyperactivité », « Asperger », « précocité », etc. Nos enfants seraient-ils victimes d'une « épidémie psychique » ? Que signifie cette frénésie du diagnostic pour soigner nos enfants ? Deux cliniciens tirent le signal d'alarme et proposent une approche plus écologique : "Changeons les relations, pas les enfants !"

  • « Tous les humains, même les plus normaux, sont capables de rêver. » (S. Freud).

    Publié en 1901, Sur le rêve offre une synthèse vivante de la monumentale Interprétation des rêves, qui est au coeur de la méthode psychanalytique. En une dizaine de courts chapitres, décryptant plusieurs rêves dont les siens, Freud propose une typologie des rêves, explique leur fonctionnement et le rôle qu'y jouent le désir, la censure et le refoulement. Ce faisant, il aborde divers thèmes comme les rêves des enfants, la créativité du rêve ou la part d'érotisme que recèlent nos rêves, sans oublier d'initier son lecteur à l'art délicat d'interpréter les symboles oniriques.

  • « Cela ne cesse de me faire une impression singulière de voir que les histoires de malades que j'écris se lisent comme des nouvelles ».

    La psychanalyse repose, à ses débuts, sur cinq cas célèbres : Dora, Le Petit Hans, L'Homme aux rats, Le Président Schreber, et L'Homme aux loups. Une jeune fille manipulée et abusée par son père, un garçon pris de panique à la vue des chevaux, un jeune homme obsédé par un horrible supplice chinois, un respectable magistrat se disant persécuté par Dieu, un Russe bipolaire aux étranges hallucinations... Chacun incarne une notion clé : l'hystérie, la phobie, l'obsession, la castration, la paranoïa. Freud les a regroupés dans ce livre publié d'abord en 1935 chez Denoël et qui, depuis lors, a marqué, charmé et inspiré des générations de thérapeutes et d'étudiants grâce à sa puissance narrative.

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