Puf

  • La collection "Sociologies", dirigée par Raymond Boudon, membre de l'Institut, professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne, réunit des contributions variées par les sujets abordés, par les orientations politiques générales des auteurs, mais utilisant un paradigme commun qui préfigure une science sociale générale transcendant les barrières disciplinaires.

  • "Toutes nos tentatives pour penser l'antisémitisme échoueront tant que l'on croira possible de désigner des phénomènes aussi divers à l'aide d'un terme unique employé au singulier."
    Selon l'auteur il est nécessaire d'écrire une Histoire des antisémitismes où l'antisémitisme serait au second plan comme conséquence du régime d'altérité réservé aux Juifs. On a longtemps pensé pouvoir délimiter deux aspects dans l'attitude occidentale à l'encontre des Juifs : un préjugé d'origine religieuse, l'antijudaïsme, qui aurait progressivement cédé la place à une haine laïque, l'antisémitisme. Cette distinction facile ne résiste pas à une étude plus approfondie. Ce que tente l'auteur dans cet ouvrage essentiel.

  • Les hommages à Claude Lévi-Strauss privilégient les dimensions littéraire ou écologique de l'oeuvre sans s'attarder aux études de parenté.Or, le meilleur hommage à rendre à une oeuvre scientifique est de la discuter scientifiquement. Souvent présentée comme une révélation jaillie du terrain amazonien ou de la rencontre avec Jakobson, la modélisation structurale de la parenté doit être replacée dans l'histoire des sciences. Dès 1939, Marcel Granet avait énoncé la typologie complète des systèmes de parenté, réduisant l'inceste à une « faute de jeu » et valorisant la « réciprocité élargie » des alliances.
    Partant du modèle Granet/Lévi-Strauss, l'enquête parcourt les formalisations de la parenté du droit romain à nos jours, en privilégiant la notion de bifurcation, sexuée ou non. On découvre qu'hommes et femmes sont interchangeables dans la théorie classique de l'alliance, à moins d'être séparés par un écart d'âge structural. Que les classifications cognitives de la parenté ruinent les interprétations démographiques. Que les locuteurs ne confondent pas l'individu avec ses équivalents structuraux : ego n'est pas quelconque mais quelqu'un. Et qu'il faut réfuter les théories déterministes qui prétendent loger des ressorts inconscients dans les structures de parenté, comme l'ordre mathématique des choses, l'intérêt caché (Pierre Bourdieu) ou le contact des chairs (Françoise Héritier).
    Nourri d'exemples anciens (Égypte pharaonique, Rome impériale, Europe classique...) ou actuels (Sahara, Inde du Sud, Australie, Nouvelle-Guinée...), l'ouvrage est émaillé de 240 « diagrammes de structure » spécialement conçus pour exposer au regard et à la critique les postulats de la logique structurale.


  • Sociologie 2020, N.4

  • Afin d'être en phase avec le mouvement social français actuel, le comité de rédaction de la revue Sociologie a décidé d'organiser un dossier débat sur « Enquêter à chaud sur les mouvements sociaux actuels ». Il s'agit de demander à quelques sociologues de présenter un texte assez court sur leurs expériences récentes. Comment enquêter ? Quelle posture d'enquêteur adopter (observation participante ou non, masquée ou non, etc.) ? Quel angle privilégier quand le mouvement étudié est inédit ? Quelles méthodes utiliser pour quels résultats ? Enquête collective ou non ? Comment surmonter les difficultés ?

    Les contributions respectives couvrent plusieurs exemples de mouvements sociaux : La mobilisation sociale dans les conflits du travail dans le secteur de la grande distribution aux Etats-Unis (Mathieu Hocquelet), le mouvement des Gilets Jaunes en France (Quentin Ravelli), le mouvement Nuit Debout en France (Alexandra Bidet), les mobilisations de la jeunesse en colère dans plusieurs métropoles (Cécile Van de Velde), et les mouvements sociaux en France, y compris celui en cours en 2020, sous l'angle d'une approche transversale et réflexive (Michel Kokoreff).

    Le numéro contient en outre une longue enquêtre ethnographique de Claire Cosquer sur la situation des femmes dans un mouvement migratoire qui peut être qualifié de privilégié - celui des françaises expatriés dans les Emirats.

  • La modernité occidentale a construit l'homme sensible et a lentement façonné les sens et les sentiments. Elle a placé au coeur de la condition humaine, en particulier depuis les traités de civilité de la Renaissance, des exigences de retenue du corps, de distance à autrui, délimitant ainsi un intérieur et un extérieur en chacun. Elle a voulu inscrire l'individu dans un sentiment de continuité, privilégier la perception d'une stabilité de l'existence sur quoi se fonde la propriété de soi. Celle-ci est aujourd'hui menacée par la fluidité d'un monde devenu immatériel, dépourvu de limites. Ce livre entreprend d'élucider les métamorphoses de la condition sensible dans les sociétés contemporaines. Les flux sensoriels et informationnels continus incitent l'individu à des formes de propriété illimitée de soi en même temps qu'ils induisent un rétrécissement de l'espace intérieur. Processus paradoxaux, ils transforment en profondeur nos manières de sentir, de percevoir, d'être et de penser. Cet état de fluidité entraîne des formes d'indistinction, d'indifférenciation entre le réel et le virtuel, entre les individus, reposant alors de façon aiguë la question du sens et des sens : sommes-nous entrés dans une ère nouvelle de la condition sensible ?

  • Les « insolites » présentés dans ce volume sont des auteurs qui ont tous étudié le fait religieux, mais qui ne se situent dans aucune école en sociologie des religions. Certes, certains se réfèrent à Marx, Weber ou Durkheim, mais il serait difficile de les définir comme leurs disciples, même « infidèles ». Walter Benjamin, Erich Fromm, E. P. Thompson, Eric Hobsbawm, W. E. B. Du Bois, Ernesto De Martino, Roger Caillois, Lydia Cabrera et Michel Leiris sont des électrons libres des sciences sociales qui refusent de graviter sagement autour d'un noyau. Ils sont insolites tantôt par l'objet même de leur recherche par exemple le capitalisme comme religion qui ne cadre pas avec la liste canonique des objets des sciences sociales des religions, et tantôt par leur façon inattendue, inhabituelle, non-conforme, d'examiner des questions classiques de nos disciplines : le sacré, le millénarisme, le christianisme primitif, la sorcellerie. Tous ces auteurs ont donc en commun d'introduire un peu de « jeu », dans tous les sens du mot, dans l'étude de la religion.

    Erwan Dianteill et Michael Löwy sont chercheurs et enseignants à l'École des hautes études en sciences sociales, Centre d'études interdisciplinaires des faits religieux.

  • Dans cet ouvrage, l'auteur développe une thèse originale sur un nouveau modèle de socialisation des enfants, organisé autour de ce qu'il appelle la " distance sociale ".
    Le but de ce travail est d'interroger la manière dont se socialisent les enfants au contact, ou non, des adultes et d'utiliser l'enfance comme un analyseur des mutations de notre société. ainsi l'auteur explore l'enfance contemporaine, celle des pokemons et de harry potter. le travail d'enquêtes est réalisé à partir de trois champs d'observation : les enfants à l'école - la rue et les espaces publics - le foyer familial.
    Le résultat de ces enquêtes conduit l'auteur à identifier des traits spécifiques de cet " enfant de la distance ", en parlant de l'enfant connecté (ce que l'auteur met en relation avec un changement bien plus général de la société), de l'enfant de l'amour (objet privilégié des protections des adultes et notamment des parents), enfin de l'enfant créatif (l'enfant ne s'ouvre pas au monde par frottement et programmation, mais par les compétences créatrices qu'il a su développer).
    Sa conclusion est claire : dans la société française aujourd'hui, les enfants sont tenus à distance du monde, ils ne sont pas exclus du monde, mais préservés et protégés, dans une forme de " mise en tension sociale " selon l'auteur, par laquelle l'enfant est à la fois rapproché et écarté des adultes.

  • La collection "Sociologies", dirigée par Raymond Boudon, membre de l'Institut, professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne, réunit des contributions variées par les sujets abordés, par les orientations politiques générales des auteurs, mais utilisant un paradigme commun qui préfigure une science sociale générale transcendant les barrières disciplinaires.

  • La collection "Sociologies", dirigée par Raymond Boudon, membre de l'Institut, professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne, réunit des contributions variées par les sujets abordés, par les orientations politiques générales des auteurs, mais utilisant un paradigme commun qui préfigure une science sociale générale transcendant les barrières disciplinaires.

  • Il existe un modèle français de discrimination positive qui se déploie essentiellement dans l'ordre socio-économique. Mais, à l'observation des problèmes d'inégalité et d'exclusion qui se pérennisent dans les différents champs de l'intervention sociale - emploi, logement, éducation et quartiers sensibles -, les interrogations sur la validité d'une telle orientation se multiplient.
    Partant de ce constat, l'auteur examine les potentialités de certaines théories de la justice qui ont fondé les démarches de discrimination positive - celle de John Rawls notamment, complétée par d'autres apports -, à produire des références mobilisables dans le champ des politiques de justice sociale. L'auteur procède à une analyse critique de la théorie de John Rawls, en soulignant le changement radical de perspective opéré par rapport aux pratiques courantes de la justice distributive, y compris en France : l'action en direction des plus défavorisés y est une priorité, un point d'ancrage de l'action publique, articulé au développement d'ensemble du monde économique et social ; et non une contrainte " après coup ", de redistribution des ressources en leur faveur, en isolant l'action sociale de celle portant sur le développement socio-économique général. Portant l'approche de la justice sociale au-delà de sa forme redistributive, l'auteur analyse les contributions de courants de pensée qui se sont situés en opposition, en complément (Amartya Sen), ou en dépassement de la problématique de Rawls. Nancy Fraser, Axel Honneth ou Michael Walzer appréhendent la justice sociale suivant deux composantes : la répartition des statuts sociaux et des biens matériels, d'une part, la reconnaissance de la valeur sociale des personnes et des groupes sociaux, d'autre part. Les analyses sont étayées par des exemples d'application de ces références théoriques à la définition et / ou à l'évaluation des politiques publiques et des politiques sociales en France.

  • Cet ouvrage réuni dix études consacrées à la modélisation ou étude des formes. C'est un champ spécifique d'une sociologie créée par G. Simmel. Outre l'actualité d'une sociologie qui se prête particulièrement bien à des tests empiriques, l'ambition des auteurs consiste à suspecter et analyser les dérives possibles liées à cette apparente diversité et "facilité".

    Ce livre collectif a donc l'ambition d'établir la fécondité scientifique du texte de Simmel dont la vocation actuelle est de renouveler l'approche empirique des faits sociaux.

    La postérité de Simmel a exploité l'orientation à la fois empirique, quantitative et combinatoire de ce qui est devenu l'analyse des réseaux sociaux.

  • La collection "Sociologies", dirigée par Raymond Boudon, membre de l'Institut, professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne, réunit des contributions variées par les sujets abordés, par les orientations politiques générales des auteurs, mais utilisant un paradigme commun qui préfigure une science sociale générale transcendant les barrières disciplinaires.

  • La collection "Sociologies", dirigée par Raymond Boudon, membre de l'Institut, professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne, réunit des contributions variées par les sujets abordés, par les orientations politiques générales des auteurs, mais utilisant un paradigme commun qui préfigure une science sociale générale transcendant les barrières disciplinaires.

  • La collection est dirigée par Georges Balandier, professeur émérite à l'Université de Paris Sorbonne, directeur d'études à l'EHESS. Les ouvrages publiés sont des travaux de jeunes chercheurs français en sciences sociales.

  • La collection est dirigée par Georges Balandier, professeur émérite à l'Université de Paris Sorbonne, directeur d'études à l'EHESS. Les ouvrages publiés sont des travaux de jeunes chercheurs français en sciences sociales.

  • Sociologie est une revue généraliste qui a pour objectif principal de publier des articles scientifiques originaux. Comme son intitulé l'indique, il s'agit d'une revue de sociologie (et non de sciences sociales), mais ouverte sur ses frontières avec les autres disciplines qui viendraient discuter ses concepts et ses objets. Sociologie ne se revendique d'aucune école théorique ou méthodologique. Elle privilégie une approche pluraliste de la discipline sous la seule condition du respect des règles d'administration de la preuve. Son intitulé, volontairement au singulier, témoigne de cet attachement à l'unité de la discipline.

  • Sociologie est une revue généraliste qui a pour objectif principal de publier des articles scientifiques originaux. Comme son intitulé l'indique, il s'agit d'une revue de sociologie (et non de sciences sociales), mais ouverte sur ses frontières avec les autres disciplines qui viendraient discuter ses concepts et ses objets. Sociologie ne se revendique d'aucune école théorique ou méthodologique. Elle privilégie une approche pluraliste de la discipline sous la seule condition du respect des règles d'administration de la preuve. Son intitulé, volontairement au singulier, témoigne de cet attachement à l'unité de la discipline.

  • La collection "Sociologies", dirigée par Raymond Boudon, membre de l'Institut, professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne, réunit des contributions variées par les sujets abordés, par les orientations politiques générales des auteurs, mais utilisant un paradigme commun qui préfigure une science sociale générale transcendant les barrières disciplinaires.

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