Sos Homophobie

  • La lesbophobie désigne les manifestations hostiles à l'égard des lesbiennes oú se conjuguent homophobie et sexisme.
    à ce titre, ses divers aspects sont-ils difficiles à identifier ? quels en sont les acteurs, les manifestations, les conséquences, les mécanismes ? la commission lesbophobie de sos homophobie a lancé une grande enquête afin de palier le manque d'informations et d'études spécifiques d'ampleur sur le sujet dans le but de mettre en place des actions de lutte ciblées. un questionnaire, conçu pour quantifier et analyser le phénomène en france, a été diffusé fin 2003-début 2004.
    1793 réponses ont été récoltées, elles font ici l'objet d'analyses statistiques. 63% des répondantes évoquent des épisodes lesbophobes dans leur vie. les domaines les plus cités sont la vie quotidienne, la famille, le milieu amical et le contexte professionnel (respectivement par 45%, 44%, 24% et 24% des répondantes). l'objectif de cette enquête est de rendre cette discrimination visible auprès du plus grand nombre en espérant que d'autres approches scientifiques et militantes suivront.

  • La situation est préoccupante : en 20 ans, l'homophobie ordinaire faite essentiellement d'ignorance et de rejet, s'est transformée en refus de l'égalité des droits et en violences verbales ou physiques assumées à l'égard des personnes lesbiennes, gays, bi-e-s et trans'... Le vote des lois instaurant le PACS, l'aggravation des peines encourues, le délit d'injure homophobe et bien évidemment l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de personnes de même sexe constituent de réelles satisfactions. Mais force est de constater que ces avancées, acquises dans la douleur, sont incomplètes et font persister certaines inégalités laissant le champ libre à des discriminations insupportables... Ce terrible constat nous motive encore plus pour continuer à agir, à porter haut la voix des victimes pour que personne n'oublie que chaque année, les violences et les discriminations touchent encore trop de personnes.

  • Avec cette seizième édition, le rapport annuel de SOS Homophobie dresse un état de l'homophobie en France à la veille de l'élection présidentielle de 2012.

  • La quatorzième édition du Rapport annuel sur l'homophobie dresse un état des lieux des violences et discriminations dont sont victimes les lesbiennes, gays, bi et trans en France. Il s'agit de la seule base statistique sur l'homophobie, établie à partir des témoignages recueillis par l'association SOS homophobie via sa ligne d'écoute et par mails. Ces éléments sont analysés sur 22 thématiques au sein desquelles des experts, universitaires et autres associations apportent un éclairage.

  • 2008 aura été une année en demi teinte : si nous avons constaté de réelles avancées dans certaines politiques de lutte contre l'homophobie, nous regrettons aussi une stagnation dans la mise en place d'actions positives sur des aspects pourtant préoccupants.

    Il y a deux ans, SOS homophobie s'était donné deux axes d'action prioritaire : l'homophobie chez les jeunes et sur le lieu de travail.

    Si nous avions choisi de nous pencher sur la violence et le mal-être des adolescents liés à l'orientation sexuelle et l'identité de genre, c'est suite à la publication de plusieurs études qui démontraient que les jeunes homosexuel-le-s ont entre sept et treize fois plus de comportements à risque et conduites suicidaires que les autres. Par ailleurs, notre propre observation révélait que les actes violents envers les homosexuel-le-s semblent majoritairement commis par des moins de vingt-cinq ans. Ainsi, si l'homosexualité semble globalement un peu mieux acceptée dans la société, ce phénomène semble s'inverser chez les jeunes. Les adolescents d'aujourd'hui seront les adultes de demain et ne devons nous pas, en conséquence, nous préparer à un retour en force de la haine ? Malgré les alertes lancées par les associations et les chercheurs sur ce sujet, les politiques de prévention n'avançaient pas, voire se trouvaient bloquées.

    En 2008, enfin, avec le soutien de la Halde et de chercheurs, la société civile a réussi à attirer l'attention des ministères concernés, Santé et Éducation nationale notamment, mais aussi des collectivités locales, et à obtenir lamise en place de politiques et des prises de positions claires sur l'urgence de prévenir l'homophobie chez les jeunes. Nous souhaitons que les autorités ne « s'endorment pas sur leur lauriers » et maintiennent ou renforcent les actions positives engagées.

    Si nous avions mis en exergue l'homophobie au travail, c'est simplement parce que, cette année encore et depuis notre création, ce contexte reste le plus évoqué dans les cas qui nous sont soumis. Cet ancrage fort a été corroboré par l'enquête du cabinet RCF, commanditée par la Halde, et par de nombreuses observations européennes. Force est de constater que la loi n'a pas toujours d'impact significatif sur les délits. C'est particulièrement le cas dans ce contexte, puisque la modification du droit du travail ne semble pas avoir fait régresser les agressions et discriminations en raison de l'orientation sexuelle dans le milieu professionnel. Les institutions et associations européennes ont alerté les acteurs concernés depuis plusieurs années et si de nombreux pays ont pris en main cette problématique, la France semble creuser son retard.

    En effet, en 2008, nous avons constaté une quasi-absence de programmes et de politiques allant dans ce sens, que ce soit de la part des entreprises, des syndicats ou des pouvoirs publics. Si l'on peut entendre de belles prises de positions sur la lutte contre toutes les discriminations de la part des entités concernées, les initiatives concrètes restent sporadiques et l'on ne voit apparaître que des "mesurettes", essentiellement centrées sur les droits des pacsés et tournant radicalement le dos à la lutte contre l'homophobie.

    Cette situation provient sans doute du manque de visibilité des actes violents ou discriminatoires envers les homosexuel-le-s dans le monde du travail. Si notre Rapport insiste sur l'importance de ce phénomène, si des enquêtes démontrent que ces actes sont commis chaque jour dans les entreprises et les administrations françaises, les cas qui parviennent aux directions des ressources humaines ou aux délégués syndicaux demeurent extrêmement rares. Pression dumarché du travail en période de crise, poids du tabou, manque de confiance dans les voix de recours sont sans doute les raisons de cette rareté. En conséquence, bien des acteurs restent sur une position de déni de l'homophobie au travail. Et ainsi, les recommandations de la Halde aux entreprises tardent à se mettre en place. Si l'on observe les pratiques adoptées chez nos voisins européens, on constate pourtant que des actions simples et peu onéreuses pourraient faire reculer ce fléau.

    La différence de traitement de ces deux aspect de l'homophobie nous conduit à nous interroger : faut-il des procès, des scandales, des suicides ou des crimes pour que la société finisse par prendre en compte une problématique, pour que les acteurs et institutions mettent en place une autre politique que celle de l'autruche ?

    Si le combat pour la visibilité des homosexuel-le-s semble bien engagé, celui de la visibilité de l'homophobie reste d'actualité. C'est pourquoi SOS homophobie s'investit d'ailleurs de plus en plus dans la lutte spécifique contre la lesbophobie : trop souvent, l'homosexualité féminine, et les violences et discriminations que subissent les lesbiennes, sont passées sous silence. Gageons que ce Rapport, comme l'Enquête sur la lesbophobie publiée pour la première fois en France en mai 2008, contribueront à visibiliser ces difficultés que peuvent encore rencontrer les gays et les lesbiennes.

  • Comme chaque année depuis 11 ans, ce rapport informe, analyse et dénonce les actes homophobes en France au travers des témoignages reçus par SOS Homophobie. Connaître, comprendre pour alerter, sensibiliser et combattre plus efficacement l'homophobie.

  • Nombre de témoignages à la source de ce 17e Rapport annuel s'inscrivent dans une période aussi particulière qu'inédite : le début de la procédure législative pour l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe, accompagnée d'une multiplication de démonstrations homophobes. Médias, lieux publics, lieux virtuels, famille, travail... Nul lieu n'a été épargné par ces débats qui n'en ont pris parfois que le nom. La marche pour l'égalité ne rencontre en vérité qu'une seule embûche : l'homophobie, la biphobie et la transphobie. Une embûche de taille, comme en témoigne une fois encore ce Rapport Annuel.

  • Triste et malheureux constat : après deux années consécutives de baisse des témoignages, les LGBTphobies progressent à nouveau en 2016 avec une augmentation de 19,5 % des témoignages reçus par SOS homophobie. Les personnes trans sont parmi les premières victimes de cette hausse (+76 % de témoignages). La haine envers les personnes lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT) persiste, s'amplifie et s'ancre toujours aussi profondément dans notre société... Nous sommes aujourd'hui à la croisée des chemins, à l'un de ces moments où l'histoire hésite. Dans quelle société souhaitons-nous vivre et accueillir nos enfants ? Une société dans laquelle la haine d'autrui est tolérée voire encouragée ? Une société uniforme, dans laquelle toute différence est suspecte ? Une société dans laquelle l'altérité est vécue comme une menace ?...

  • Depuis sa première édition en 1997, le rapport annuel de SOS Homophobie permet de mesurer l'évolution de l'homophobie en France en s'appuyant sur les témoignages reçus via sa ligne d'écoute ou transmis par courriel. Tous les jours, SOS Homophobie oeuvre pour soutenir et aider les victimes. Publier ce rapport participe de ce combat, mais il n'a d'intérêt que s'il est repris par tous.

  • Depuis douze ans qu'il existe, le rapport sur l'homophobie est devenu une référence.
    C'est la seule publication à faire le point chaque année sur l'évolution de l'homophobie en france. ainsi, pour réaliser cette nouvelle édition, sos homophobie s'est appuyée sur les 1263 témoignages qu'elle a reçus en 2007 et a suivi l'actualité de ces douze derniers mois. il en ressort un panorama très complet des différents visages de l'homophobie dans notre pays : les agressions physiques et les meurtres, les conflits de voisinage ou familiaux, les discriminations au travail, les appels à la haine sur internet ou les déclarations homophobes de responsables politiques et religieux.
    Recenser et dénoncer ces actes homophobes ne nous a pas conduits pour autant à occulter les progrès réalisés ces dernières années ou à dresser un portrait à charge et sans nuance. les motifs de satisfaction existent : des décisions de justice qui font progresser l'égalité de droits, des actions de prévention qui commencent à porter leurs fruits, une presse plus ouverte qu'il y a quelques années...
    Le combat contre l'homophobie et la lesbophobie rencontre un écho de plus en plus grand. ce rapport en rend compte. mais les témoignages que nous rassemblons ici prouvent à quel point le travail ne fait que commencer et qu'il y a urgence à le poursuivre. tous les jours, des homosexuel-le-s sont victimes des préjugés, de l'intolérance et de la bêtise. tous les jours, nous oeuvrons à les soutenir et les aider.
    Publier ce rapport participe de ce combat. mais il n'a d'intérêt que s'il est repris par le plus grand nombre.

  • Les témoignages recueillis sur la ligne d'écoute et par écrit forment une somme de données qui sont ensuite analysées afin de quantifier et qualifier au plus juste les diverses manifestations d'homophobie.

empty