ALEXANDRA CARRASCO

  • Les fleurs de la guérilla

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    • Arenes
    • 25 Mai 2022

    Fleuriste, amateur de vélo, militant révolutionnaire Tupamaros, emprisonné douze ans et finalement élu président de l'Uruguay, en 2009 : telles sont les mille vies de " Pepe " Mujica.
    Un journaliste uruguayen et un dessinateur costaricain enquêtent sur cet homme né en 1935, élevé par sa mère dans un quartier modeste de Montevideo, passé par la lutte armée dans les années 1970, et qui va apprendre, au fil des luttes et des évolutions du monde, à transiger.

  • L'épopée espagnole ; intégrale

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    • Denoel
    • 24 Mars 2021

    Depuis la parution en 2011 de L'Art de voler dans la collection Denoël Graphic, les lecteurs conquis réclament souvent une édition de plus grand format qui rendrait mieux justice au travail graphique de Kim et autoriserait une lecture plus confortable des textes, souvent copieux. Considérant que ce titre, avec sa suite, L'Aile brisée, constitue désormais l'un des classiques modernes de la bande dessinée mondiale, nous avons décidé à la faveur de ce dixième anniversaire de satisfaire cette requête. Voici donc, rassemblés en un seul volume relié de 500 pages, d'un format supérieur aux parutions originales, les destins symétriques d'Antonio Altarriba père et de son épouse Petra, qui donnèrent naissance à Antonio Altarriba fils, l'auteur. Côte à côte, ils tracent une formidable fresque espagnole, l'épopée de ces sans-grade qui traversèrent avec une bravoure et une dignité désormais inconnues sous nos latitudes un siècle noir de guerres civile et mondiale, de souffrances, de privations, d'humiliations et d'espoirs jamais vaincus. Cet omnibus constitue en quelque sorte l'édition de bibliothèque définitive d'un diptyque dont se sont emparés aussi bien les lecteurs européens que les instances universitaires.

  • Moi, menteur

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    • Denoel
    • 24 Mars 2021

    Adrián Cuadrado est conseiller en communication du Parti Démocratique Populaire, force dominante de l'échiquier politique espagnol vouée à la corruption, aux magouilles financières, aux coups tordus, à la manipulation des consciences et des suffrages. Roi du storytelling, Adrián est l'un de ces spin doctors chargés de produire la lumière qui illuminera le meilleur profil d'un candidat, en fera un produit désirable pour les électeurs. Menteur par vocation, par profession et par nécessité conjugale, il est l'heureux détenteur d'une double vie, entre son épouse et ses deux enfants à Vitoria, et sa maîtresse torride à Madrid. Pour l'heure, sa mission est de faire entrer dans le grand bain national le jeune élu local Javier Morodo, dont l'homosexualité assumée offrira un gaywashing au Parti, trop longtemps accusé d'homophobie. Tâche élémentaire pour Adrián, que vient compliquer la découverte inopinée de trois têtes coupées de conseillers municipaux artistement conservées dans des bonbonnes en cristal. Qui est derrière ces meurtres baroques ? Quel lien les rattache à une opération autour des palais en ruine qui constellent la cité basque ? Soudain, la vie d'Adrián l'imposteur se détraque, menaçant de faire mentir sa devise, selon laquelle « le menteur est un dieu dont le verbe crée des mondes ».

    Avec ce tome ultime, la très sombre « Trilogie du Moi » acquiert sa dimension finale. Celle d'une ode lovecraftienne à la ville où l'auteur vit depuis des décennies, où tous les fils se nouent, toutes les trajectoires se recoupent, tous les conflits se terminent (mal le plus souvent) pour tracer le portrait d'une Vitoria noire, gothique, mythique. Celle aussi, majestueuse, d'une cathédrale de papier dédiée à nos modernités perturbées.

  • Moi, assassin

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    • Denoel
    • 18 Septembre 2014

    Enrique Rodriguez Ramirez est professeur d'Histoire de l'Art à l'université du Pays Basque (où Altarriba a enseigné la littérature française). A S3 ans, il est à l'apogée de sa carrière.
    Sur le point de devenir le chef de son champ de recherches, en proie aux rivalités académiques, il dirige un groupe d'étude intitulé: "Chair souffrante, la représentation du supplice dans la peinture occidentale." Bruegel, Grünewald, Goya, Rops, Dix, Grosz, Ensor, Munch, Bacon sont ses compagnons de rêverie et la matière de son travail.
    Mais sa vraie passion, dans laquelle il s'investit à plein, est plus radicale : l'assassinat considéré comme un des Beaux-Arts. Enrique profite des congrès, concours, jurys, pour commettre des meurtres sans mobile, sans autre visée qu'esthétique. Chacun constitue une performance, inspirée d'une technique picturale particulière. Ils jalonnent une impeccable carrière d'artiste-assassin jamais inquiété par les autorités. Or, voici que cet homme au dessus de tout soupçon se trouve impliqué dans le meurtre d'un de ses principaux rivaux, inspiré d'un des Caprichos , la suite de gravures de Goya. Meurtre qu'il n'a bien sûr pas commis. Une partie difficile s'engage pour le serial-killer, dont l'imposant cursus de 34 morts doit impérativement être protégé des curiosités de la loi...

  • Moi, fou

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    • Denoel
    • 25 Octobre 2018

    Après Moi, assassin, Grand Prix de la Critique ACBD 2015, le duo Altarriba-Keko poursuit sa « Trilogie du Moi » avec Moi, fou. Où le premier livre s'intéressait à l'imposture morale et artistique, celui-ci se penche sur l'imposture scientifique.

    Angel Molinos, docteur en psychologie et écrivain, basé à Vitoria comme le héros de Moi, assassin, travaille pour l'Observatoire des Troubles Mentaux (OTRAMENT), un centre de recherche affilié aux Laboratoires Pfizing de Houston, qui suit l'évolution des maladies mentales et teste de nouvelles molécules sur des patients affectés de symptomatologie atypique. La mission d'Angel est d'identifier de nouveaux profils « pathologisables » afin de créer des maladies inédites et d'aider Pfizing à élargir sa gamme de produits. Un jeu d'enfant pour un psychologue aux velléités littéraires. Il travaille actuellement sur le « syndrome de Thersite » (l'effroi de sa propre laideur) et le « syndrome de la Marâtre » définissant ceux qui se pensent les plus beaux.
    Récemment, les nuits d'Angel sont hantées de cauchemars terrifiants, qu'il consigne dans son « cahier de rêves » dans l'espoir de découvrir leur signification. Un message de son frère lui annonçant l'expulsion de leurs parents de la maison familiale aggrave les choses. Angel doit retourner dans son village natal, que des soupçons d'homosexualité l'ont obligé à quitter à l'âge 16 ans, trente-huit ans plus tôt. Il retrouve son père Alzheimer et renoue avec l'homme qui l'a initié à l'homoérotisme, devenu curé de la paroisse.
    Angel comprend que son métier est lié à ce trauma de jeunesse. Il crée des catégories d'« anormalité mentale » pour se venger de l'étiquette homosexuelle qui a bouleversé sa vie. Revenu à Vitoria, il décide de rallier la cause de son collègue Narciso Fuencisla, qui veut dénoncer les pratiques d'OTRAMENT. Mais Narciso a disparu sans laisser de trace.
    La main coupée dans un gant de cuir noir qu'Angel trouve devant sa porte n'arrange pas son état. Ses employeurs auraient-ils décidé de se débarrasser de lui ? L'inventeur de fausses folies serait-il en train de devenir fou lui-même ?
    Cette histoire de multinationales découpant nos vies et nos psychés pour optimiser leurs profits pourrait se dérouler n'importe où, mais ses tonalités politiques ajoutent un volet au portrait sans concession de son Espagne contemporaine qu'Altarriba trace de livre en livre. Et la mystérieuse ville basque de Vitoria, au centre de sa « Trilogie du Moi », devient pour lui ce que Dublin fut pour Joyce ou Providence pour Lovecraft, le lieu mythique d'où sourdent toutes les peurs, tous les fantasmes, toutes les hantises qui habitent ses héros.

  • Le sauvage

    Guillermo Arriaga

    • Librairie generale francaise
    • 31 Mars 2021

    Dans l'Unidad Modelo, quartier trépidant du Mexico des années 1960, la violence est une affaire quotidienne. Pour Juan Guillermo, elle est une présence obsédante, qui l'a privé de ce qu'il avait de plus précieux : son frère aîné, assassiné par les « bons garçons », de dangereux fanatiques protégés par un très corruptible commandant de police. La vengeance devient une idée fixe pour Juan Guillermo. Dans cette vie nouvelle placée sous le signe de la vendetta, seul son amour fou pour l'intrépide Chelo pourrait l'extirper de la spirale de destruction dont il est captif.
    En contrepoint de cette histoire se déploie la quête d'Amaruq, un trappeur inuit lancé dans la traque sans relâche d'un grand loup à travers les forêts glacées du Yukon - un périple qui le conduira dans les profondeurs de la folie et de la mort.
    Ces deux récits subtilement enchevêtrés forment une fresque éblouissante et féroce, faisant écho aux plus belles pages de Herman Melville et Jack London. Une épopée magistrale qui tend un miroir troublant au lecteur, en lui dévoilant comment la société réveille le loup sauvage qu'est l'homme en puissance.

  • Tu parles comme la nuit

    Vaitiere Rojas Manrique

    • Rivages
    • 3 Mars 2021

    En 2018, comme plus d'un million de ses compatriotes, Vaitiere Rojas doit fuir un Venezuela ravagé par la crise économique. Exilée en Colombie, dans la banlieue de Bogota, la voici dans la peau de l'étranger démuni et rejeté. S'identifiant au personnage K du «Château», dans un monde où rien ne lui est rassurant ni compréhensible, c'est à travers des lettres adressées à Kafka qu'elle parvient à dépasser son expérience. Par petites touches, en quelques scènes précises et particulièrement évocatrices, elle décrit « sur le vif » le sort réservé aux migrants - la nécessité, le manque de tout, la xénophobie. «Tu parles dans la nuit, »véritable petit bijou de littérature, nous donne à entendre une voix sincère et terriblement touchante.

  • FRACTURE

    Andrés Neuman

    • Buchet chastel
    • 1 Avril 2021

    « Un tremblement de terre fracture le présent, brise la perspective, remue les plaques de la mémoire. ».
    C'est ainsi que Yoshie Watanabe, un retraité japonais, décrit les premières secousses du tremblement de terre de 2011 qui causa la catastrophe nucléaire de Fukushima. Dans les jours qui suivent le désastre, Yoshie Watanabe se retourne sur sa vie, celle d'un des rares citoyens japonais à avoir déjà connu Hiroshima et Nagasaki.
    Comme on recollerait un vase brisé, quatre femmes, à Paris, New York, Buenos Aires et Madrid, font le récit fragmentaire de cette vie rythmée par les catastrophes, les fractures, les pertes et la beauté qui peut naître de ces fêlures.

  • Les douze naissances de Miguel Marmol

    Dani Fano

    • Rackham
    • 8 Novembre 2019

    Miguel Mármol naît en 1905 de mère célibataire, dans la petite ville d'Ilopango au Salvador. Enfant, il tente d'échapper à la misère en faisant le ménage dans une caserne où il se trouve confronté à la brutalité des soldats, puis devient cordonnier - métier qu'il exercera une grande partie de sa vie. Il mène en parallèle une activité syndicale intense qui le conduit à participer à la fondation du Parti Communiste Salvadorien (PCS) en 1930. S'ensuit un voyage en URSS où il affine ses connaissances idéologiques.
    De retour au Salvador, il prend part au soulèvement contre le Général Martínez aux côtés du dirigeant du PCS, Farabundo Martí. Emprisonné et fusillé, il survit miraculeusement. Cet épisode est à l'image de ce que sera désormais toute sa vie : une vie passée à revendiquer la liberté et la justice sociale, faite de luttes contre dictateurs et propriétaires terriens entre menaces, réclusions et tortures. Dix autres fois Miguel Mármol s'est retrouvé face à face avec la mort, il en a échappé et a recommencé a se battre.
    Les Douze Naissances de Miguel Mármol est le fruit de presque dix années de recherches autour du révolutionnaire salvadorien. Pour rendre compte de son destin mouvementé, Dani Fano s'est plongé dans les écrits d'Eduardo Galeano et les poèmes de Roque Dalton et s'est également rendu sur place. Un travail d'orfèvre qui lui permet de livrer un album sous forme d'hommage, à la fois poétique et passionné, évoquant à travers l'émancipation d'un homme les luttes des paysans indigènes, leurs légendes et croyances ancestrales ainsi que la beauté de leurs terres. Allégorie d'une vie qui fait un écho implacable à ce vers de Victor Hugo : « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent [...]. »

  • La soustraction

    Alia Trabucco Zeran

    • Actes sud
    • 3 Février 2021

    Un road trip funèbre cocasse et furieux qui interroge la mémoire officielle de la dictature chilienne à travers les séquelles  des enfants des "héros", les héritiers du désastre.

  • Le plus bel endroit du monde est ici

    Francesca Miralles

    • Pocket
    • 19 Juin 2014

    Iris, âgée de trente-six ans, est bouleversée par la mort de ses parents dans un accident de voiture. Par un après-midi froid et gris où rien ne semble plus avoir de sens, elle songe à commettre l'irréparable. Quand soudain, elle découvre un petit café auquel elle n'avait jamais prêté attention. Son nom étrange, Le plus bel endroit du monde est ici, ayant éveillé sa curiosité, elle décide de pousser la porte et d'aller s'asseoir à une table. Un jeune Italien vient bientôt l'y rejoindre, il se prénomme Luca. Ensemble, ils commencent à évoquer la vie d'Iris. Pendant six jours d'affilée, ils se retrouvent au même endroit et, progressivement, Iris semble sortir la tête de l'eau. Mais au septième jour, Luca demeure introuvable. Iris comprend qu'elle ne le reverra plus. Ce qu'elle ignore en revanche ce sont les raisons de sa disparition. Mais une chose est certaine, la semaine qui vient de s'écouler avait quelque chose de magique... Au sens propre du terme.

  • Le voyageur du siècle

    Andrés Neuman

    • Libretto
    • 7 Septembre 2017

    Allemagne, début XIX e siècle. En route vers Dassau, Hans, énigmatique traducteur nomade, fait arrêter sa calèche à Wandenbourg pour y passer la nuit. Le lendemain, en se promenant, il s'égare dans les rues labyrinthiques de cette ville étrange où les bâtiments semblent constamment changer de place. Une rencontre avec un vieux joueur d'orgue de barbarie fournit à Hans un premier motif pour repousser son départ. Une forte amitié se noue entre eux. Hans rend visite quotidiennement à ce vieux sage qui vit dans une grotte avec son chien Franz. Peu après, Hans fait la connaissance de M. Gottlieb, qui appartient à la bourgeoisie locale. Il rencontre surtout Sophie, la fille de celui-ci. D'un raffinement exquis et d'une vive intelligence, aussi délicate que non conformiste, il en tombe très vite amoureux. Une partie du roman se passe dans la maison des Gottlieb et, plus précisément, dans le salon littéraire que tient Sophie chaque vendredi et où ont lieu des débats enflammés autour d'un large éventail de sujets allant du rôle de l'écrivain dans la société à la construction de l'union européenne. Jetant un pont entre l'Europe de la Restauration et celle du XXI e siècle, ce roman met en évidence la pérennité des grandes questions de notre époque : multiculturalisme, multilinguisme, émancipation des femmes, statut de l'étranger, cloisonnement social.

  • Tous les hommes sont menteurs

    Alberto Manguel

    • Actes sud
    • 2 Novembre 2011

    A la croisée de 3 courants - policier, métalittéraire et historique -, ce roman célèbre les zones d'ombres où se joue la vérité de toute histoire puisque "Tous les hommes sont menteurs", de l'auteur au lecteur.

  • Babylone Vegas

    José Luis Munoz

    • Actes sud
    • 2 Septembre 2015

    Ça fait dix ans que Mike Demon se coltine les déserts de Californie, du Nevada et de l'Arizona pour vendre des polices d'assurances agricoles. Ce jour-là, il en a encore une à fourguer avant de rentrer chez lui à Los Angeles. C'est l'anniversaire de la mort du King, il fait quarante-cinq degrés, on a retrouvé deux vieux grillés dans leur voiture et le moteur de la vieille Taurus commence à fondre.
    Demon prend la première sortie. Bienvenue à Las Vegas.
    Au garage, on lui annonce deux jours de réparation, mais pour Demon ça veut surtout dire deux jours à rester coincé dans le temple de la perdition. Et quand on est le fils d'un puritain qui s'est ruiné au jeu avant de se suicider, ça fait deux jours de trop. Alors quand les pièces de la Taurus tardent à arriver, Demon cède à son tour aux sirènes de la Grande Tentatrice et entre dans une frénésie de jeu, d'alcool et de sexe. Des lumières aveuglantes des salles de jeu climatisées aux chambres d'hôtel où la Bible côtoie le bottin des prostituées, Demon plonge lentement dans un enfer dont Las Vegas n'est peut-être que l'antichambre.

  • Ton avant-dernier nom de guerre

    Raúl Argemi

    • Rivages
    • 9 Octobre 2013

    Victime d'un accident, Manuel Carraspique ne se souvient que de son nom et de sa profession : journaliste. Il partage sa chambre avec un autre blessé, un Indien Mapuche connu sous le nom de Marquez. En bon journaliste, Manuel veut savoir qui est son mystérieux voisin, d'autant plus que la police fait des incursions répétées dans leur chambre. Lorsqu'il essaie de lui tirer les vers du nez, Marquez lui raconte des histoires à dormir debout : il aurait tué les membres de sa famille pour les exorciser, avant de s'immoler au pied d'un arbre sacré. Mais peut-être ne s'appelle-t-il Marquez. Peut-être cache-t-il mille identités sous les bandages qui l'emmaillotent, au point que Manuel finit par le surnommer " le Caméléon ".

  • La petite reine de Bahia

    Alejandro Reyes

    • 10/18
    • 9 Novembre 2017

    À tout juste dix ans, Maria Aparecida est d'une beauté rare, et il émane d'elle une joie de vivre contagieuse qui séduit tous ceux qui la rencontrent. Après la mort de sa mère, elle déménage à Bahia pour gagner sa vie en cirant des chaussures. Un jour, elle fait la connaissance de Betinho, jeune homosexuel à peine plus âgé qu'elle. Lui aussi a été sacrément cabossé par la vie. Il sera le frère, l'ami, l'allié de la petite fille. Le jour où un flic véreux décide que Maria Aparecida est en âge de se prostituer pour des touristes étrangers, les deux gamins décident de s'enfuir. Quand Roméo et Juliette rencontre La Cité de Dieu : le récit âpre et dur d'une amitié indestructible qui éclot au milieu du chaos.

  • De l'amour et autres mensonges

    Etxebarria Lucia

    • 10/18
    • 3 Juin 2004

    La célébrité est une déesse capricieuse, elle échappe à ceux qui la poursuivent et s'offre à ceux qui ne la désirent pas. Ruth, fillette fragile de trente-trois ans, yeux verts et chevelure rougeoyante, est une icône médiatique. Happée par le monde de l'image, cette jeune réalisatrice fait grimper les ventes de la presse people. Dans ce monde fébrile et truqué du show-business espagnol, elle rencontre Juan, jeune écrivain provincial en quête de notoriété. Entre ces deux êtres que tout sépare naît un amour sauvage et possessif.

    « Lucía Etxebarría, auteur d'Amour, Prozac et autres curiosités, nous entraîne dans une fresque flamboyante qui mêle tragédie amoureuse et comédie. Un roman attachant comme un film de Pedro Almodóvar. » Fémina « Un saisissant portrait de femme, d'une beauté dénuée d'artifices, à l'image de cette héroïne atypique.» Valeurs Actuelles

  • L'aile brisée

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    • Denoel
    • 1 Avril 2016

    En venant au monde, Petra, la mère de l'auteur, tue sa propre mère. Cette mort en couches est le drame fondateur de sa vie. Dès sa naissance, elle est molestée par un père qui la tient pour fautive de ce « meurtre ». Elle vouera pourtant, durant toute son enfance, une dévotion sans borne à cet homme brutal et dépressif, à la fois barbier, marchand de tabac, infirmier, auteur de pièces jouées sur les places de village. Maltraitée, exploitée par le reste de sa fratrie, finalement violée, Petra part en ville se placer comme femme de ménage chez le gouverneur militaire de la région de Saragosse. Là, son dévouement et sa discrétion lui valent rapidement du galon. La voici gouvernante de ce notable, royaliste violemment opposé au régime de Franco, un autre paradoxe espagnol.
    C'est une jeune fille pimpante, mais cachant un profond dégoût des hommes, qui épouse finalement Antonio Altarriba Senior, le père de l'auteur. Lequel verra en sa mère une femme craintive et froide, meurtrie par un pays où le machisme sévit sans retenue, réfugiée dans la plus obtuse des ferveurs religieuses. Il devra attendre les derniers instants pour découvrir, sur le lit de mort de Petra, l'impossible secret de son aile brisée, écho déchirant au désir de voler contrarié de son mari, qui dessine d'elle un portrait bien différent de celui qu'il imaginait.

  • L'art de voler

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    • Denoel
    • 24 Août 2017

    Ce livre est né d'un fait réel : le suicide d'Antonio Altarriba Lope, qui, le 4 mai 2001, âgé de 95 ans, se jeta du quatrième étage de la maison de retraite où il vivait ses derniers jours. Au crépuscule d'une existence de tribulations et de désillusions, il fit le grand saut pour enfin voler librement. Son fils, Antonio Altarriba, a retrouvé les carnets où il avait consigné les détails de sa vie et s'en est inspiré pour écrire cet étonnant roman [bio]graphique.
    Cadet d'une famille rurale, Antonio Altarriba Lope naît à l'aube du XXe siècle à Penaflor, un petit village près de Saragosse. Sa soif d'apprendre le distingue de ses frères et des garçons de sa génération. Son voeu le plus cher est de quitter ce monde misérable pour les lumières de la ville. Il rejoint dans la tourmente la cohorte des humiliés, ces millions d 'Espagnols sans travail, sans pain, sans toit, les perdants, les vaincus qui subiront toutes les violences de l'Histoire la fin de la dictature de Primo de Rivera, la chute de la monarchie, la Seconde république, la guerre civile, le régime franquiste, l'exode de la Retirada, la nouvelle monarchie, la transition, jusqu 'aux années Aznar... Une vie tissée d'espoir, de luttes, de défaites, d'efforts et de privations. Altarriba Lope connaîtra le pain noir des sans- terre, fuira l'enrôlement forcé dans les rangs nationalistes, errera dans la France vaincue, luttera contre les Allemands dans la Résistance pour finir par revenir dans l'Espagne de Franco, ajoutant à ses souffrances la mortification de l'exil intérieur...

  • La sous developpee

    Zoé Valdés

    • Actes sud
    • 4 Juin 1999

    Quittant allégrement les utopies planifiées de La Havane, l'insatiable Daniela s'envole vers Paris, où son père, ambassadeur, compte bien lui faire jouer le rôle de la jeune fille modèle. Malheureusement pour lui, la "sous-développée" ne l'entend pas de cette oreille. Dès le décollage de son avion, elle croque le diamant que lui offre le baron Mauve, personnage mythique, audacieux pirate du ciel parisien, et gentleman-cambrioleur à ses heures. C'est en sa compagnie que, dans la ville gorgée de richesses, elle jouira de sa liberté nouvelle, perdra le peu qui reste de sa vertu, et goûtera aux fastes provocants du capitalisme fin de siècle.

  • « Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir et donner ma vie pour les autres. » C´est par cette déclaration que le pape François entamait son pontificat, prenant exemple sur les enseignements de Jésus, lors de sa messe inaugurale place Saint-Pierre en mars 2013.Dans ce livre qui réunit textes inédits et homélies exemplaires, on retrouve l´essence de sa vision du monde dans une réflexion claire et pénétrante qui brille par son intelligence et remue l´âme. S´adressant à tous, le pape François livre avec ferveur le message de l´Évangile tel qu´il vibre dans son coeur : faire de tout le monde son prochain, créer un nouveau chemin, ouvrir le dialogue, ne laisser personne au bord de la route.Conscient de la fragilité de notre époque dans bien des domaines, dans notre vie personnelle, au sein de notre famille, de notre travail, de notre société, le pape François invite les hommes et les femmes de bonne volonté à créer une nouvelle citoyenneté, à construire ensemble un foyer où les portes soient ouvertes à tous. Pour aller à la rencontre de son prochain.

  • à tombeau ouvert

    Raúl Argemi

    • Rivages
    • 8 Mai 2019

    2012. Carlos Ripoll, le narrateur, est chez lui à Barcelone. Il reçoit sur Facebook deux messages anonymes qui le ramènent à un passé de violence et le mettent au défi de retourner à Buenos Aires. Un événement grave l'a marqué à jamais: il a tué la femme qu'il aimait par accident, en jouant avec une arme. 

  • Un autre sang

    Sergi Puyol

    • Rackham
    • 5 Juin 2020

    Armando déteste le travail, les vendredis, et surtout les autres. Rien de plus normal, en somme. Cette existence vouée à la misanthropie bascule soudainement le jour où, à la supérette du coin, il tombe sur un homme en pleine transe catatonique, en train de psalmodier une unique et mystérieuse phrase. Ensorcelé par ces mots, Armando se lance dans la quête effrénée et bientôt obsessionnelle de leur signification.
    Sur son chemin, des bizarreries : romans russes, hectolitres de bière, thèses conspirationnistes, doutes métaphysiques ou encore apparitions de totems à base de chewing-gum goût fraise. En fin de course, une révélation : l'important n'est pas de savoir ce qu'est " le sang des autres ", mais comment continuer à vivre après l'avoir découvert. Sergi Puyol, dans une ambiance digne de The Twilight Zone, livre un thriller aux multiples rebondissements, entre réalisme et fantastique.
    L'occasion de mener une réflexion pertinente sur l'emprise hypnotique des mots et l'intensité de nos obsessions.

  • Béatriz et les corps célestes

    Lucía Etxebarria

    • 10/18
    • 4 Avril 2002

    " beatriz tente de faire son chemin amoureux, et son chemin tout court, entre deux lieux, madrid, sa ville d'origine, et edimbourg, sa ville d'adoption, et entre deux amies aux corps célestes, monica, la mangeuse d'hommes compulsive, et cat, une lesbienne convaincue.
    A edimbourg, beatriz croisera ralph, et... et bientôt beatriz, qui rêvait d'incendies, et qui se brûlait aux grands feux de l'amour, renaîtra de ses cendres, et pourra enfin vivre de quelques braises de passion partagée. en paix avec elle-même et avec les autres, lucia etxebarria épingle la comédie humaine, écrit entre le tendre et le cru, et fait superbement rimer amour avec humour. " nord eclair " on retrouve l'auteur d'amour, prozac et autres curiosités dans un roman plus dense et émouvant encore qui lui a valu le prestigieux prix nadal.
    " 24 heures

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