Langue française

  • L'histoire d'une liaison, source de passion, de rupture et de mort, racontée à travers trois lettres inoubliables dans un style glacé et brûlant qui fait de ce court roman un chef-d'oeuvre universel.


    Poète, nouvelliste et romancier, Yasushi Inoué (1907-1991) restera sans doute le plus grand et le plus populaire écrivain japonais de son temps. Son oeuvre, d'une richesse exceptionnelle, aborde tour à tour avec le même bonheur toutes les formes de l'écriture. Depuis la parution, voici près de trente ans, du Fusil de chasse, elle a connu en France un succès qui ne s'est jamais démenti.

  • Yasushi Inoué Le Faussaire Voilà ce que je savais du faussaire, en somme rien de plus que des témoignages éclatés. Pourtant, en mettant bout à bout ces différents fragments, les soixante-huit années de sa vie avaient Þni par composer une image, quelque chose qui m'apparaissait dans une continuité sombre et froide [...]. Quelle ironie de voir que le grand peintre qui avait régné sur son temps et celui qui, tournant le dos aux cris de la foule, tirait ses feux d'artiÞce sans les voir avaient débuté côte à côte sur la même ligne de départ ! [...] Désormais, je ne percevais plus dans la vie du faussaire la marque d'une obscure fatalité.
    Yasushi Inoué Trois récits. Trois manières de regarder l'humanité. Trois mélodies douces amères. Avec, en toile de fond, la solitude des êtres et les pesanteurs du destin. Il y a d'abord Le Faussaire : l'étrange enquête d'un journaliste parti sur les traces d'un génie de la peinture, qui découvre dans son ombre l'existence d'un « double » mystérieux... Il y a ensuite Obasuté, thème et variations : souvenirs d'enfance autour d'une légende... Il y a enÞn Pleine lune : le récit de l'ascension et du déclin fulgurants d'un homme qui croyait que le monde était plié à sa loi...

  • Yasushi Inoué Confucius Retiré depuis la mort de Confucius dans un village perdu du centre de la Chine, un vieil homme, Yanjiang (« Vieux Gingembre »), raconte ce que furent les quinze dernières années du grand maître dont il partagea une partie de la vie.
    Pourquoi Confucius abandonna-t-il la capitale de sa province où il avait occupé les plus hautes fonctions ? Avait-il un projet secret ? Le dernier disciple du maître tente de donner les clés du mystère. Mais plus qu'une évocation biographique, Inoué raconte une captivante aventure politique et humaine au cours de l'une des périodes les plus troublées de l'histoire de la Chine du ve siècle av. J.-C.
    Yasushi Inoué est l'un des plus remarquables écrivains japonais du xxe siècle. Ses ouvrages - Le Fusil de chasse, Le Maître de thé, Histoire de ma mère. - sont devenus de grands classiques. Confucius est son dernier roman. L'auteur a mis beaucoup de lui-même dans le personnage malicieux du « Vieux Gingembre » qui nous donne à découvrir le grand sage et penseur chinois sous l'apparence d'un homme souffrant, humble, plein de compassion et d'humanité face à l'incompréhension hostile du monde.

  • Kôsaku

    Yasushi Inoué

    • Denoel
    • 14 Février 1995

    Dans le village isolé où il est élevé par la vieille Onui, la maîtresse de son arrière-grand-père, le jeune Kôsaku grandit. Sous forme de courtes scènes, enchâssées dans le récit comme autant de joyaux, voici tout le Japon traditionnel du début du siècle qui revit devant nous : ses fêtes paysannes, ses coutumes méconnues, telles que les voit et les vit un enfant au seuil de l'adolescence. A travers l'histoire de Kôsaku, la sienne en fait, si particulière et qu'il sait pourtant rendre universelle, Yasushi Inoué nous raconte notre entrée à tous dans la vie adulte, avec ses joies, ses peines, ses surprises, ses déceptions, ses larmes et ses rires...

  • De tous les grands romans d'Inoué, l'un des plus ouvertement « aventureux » - mais non le moins désabusé le fait de savoir, dès la préface de l'auteur, que ces Rêves de Russie ne font que raconter une histoire parfaitement authentique ne consolant en rien, bien au contraire, la tristesse qui nous tient à l'instant de refermer le livre.
    A la fin du XVIIIe siècle, Daikokuya Kôdayû, capitaine du Shinshômaru , poussé vers le nord avec ses compagnons, fait naufrage aux abords d'une île située juste au sud du détroit de Béring. La moitié des survivants périt faute de pouvoir s'habituer au terrible climat. Les autres apprennent à vivre en imitant les sauvages de l'endroit et en se liant à quelques aventuriers russes exilés dans les parages, dont ils apprennent la langue et les coutumes. Les aventures du brave Daikokuya ne font que commencer.
    On le suit ensuite jusqu'aux rivages de la Sibérie, qu'il atteint à bord d'une embarcation de fortune ; puis jusqu'à Irkoutsk où l'un de ses compagnons, amputé après avoir eu les jambes gelées, se convertit à la religion orthodoxe ; et de là à Saint-Pétersbourg où il est reçu par la Grande Catherine en personne, avant d'être autorisé à regagner, après mille tribulations, son lointain archipel.
    Terrible retour où l'attend l'incompréhension des siens, leur suspicion et une solitude pire encore que l'exil.
    Inoué signe, avec ces aventures d'un Ulysse nippon - un Ulysse puni - l'un de ses livres les plus amers mais non le moins bouleversant.

  • Shirobamba

    Yasushi Inoué

    C'était pendant la quatrième ou cinquième année de l'ère taishô, il y a donc environ quarante ans.
    Les enfants avaient l'habitude, le soir, de courir ça et là sur la route du village en criant " les shirobamba ! les shirobamba ! " ils poursuivaient ces petites bêtes blanches qui flottaient comme des flocons d'ouate dans le ciel commençant à se teinter des couleurs du crépuscule. " ce roman-là, tous les japonais le connaissent par coeur. dans l'oeuvre abondante de yasushi inoué, c'est sans doute le plus frais, le plus charmeur.
    Très largement autobiographique, il raconte l'enfance au début du siècle d'un petit garçon qui s'appelait kôsaku. comme inoué lui-même, il grandit non pas auprès de ses parents, mais de la maîtresse de son arrière-grand-père, une ancienne geisha. entre le petit garçon et la vieille femme se tisse une relation toute de tendresse, une complicité un peu féerique, présentée sous forme d'une série d'exquis petits tableaux naïfs aux couleurs vives.

  • Sur un vaisseau en mer de Chine, quatre jeunes moines japonais discutent avec fougue de leur mission impériale : étudier les Écritures bouddhiques et apporter l'érudition religieuse dans leur pays. Ils découvrent l'Empire des Tang, lisent, recopient, apprennent, puis décident d'escorter au Japon Ganjin, le grand maître bouddhiste chinois. Une odyssée périlleuse dont l'issue dépend de la volonté des flots.

  • Trois couples se croisent.
    Trois couples se cherchent, s'avouent, se dérobent ou se quittent. et la vie, petit à petit, les reprend. faux-semblants des sentiments (la mort, l'amour et les vagues), illusions perdues (le jardin de pierres) ou frustrations inavouées (anniversaire de mariage), trois courts récits regroupés autour du même lieu commun: l'amour, ou plutôt la comédie de l'amour. un regard ironique, bienveillant ou attendri, féroce parfois, pour mieux dévoiler - comme inoue le faisait dans le fusil de chasse - les ombres et les doutes, les troubles cachés de l'homme devant l'amour, la mort et la vie.

  • Nuages Garance

    Yasushi Inoué

    Les enfants dont nous parle inoue jouent, sautent, rient, font des pâtés de sable, pleurent comme il est normal de le faire à leur âge.
    Mais lorsqu'ils sont de gré ou de force plongés dans le monde des adultes, la candeur et la naïveté qu'on associe à l'enfance se muent en une intuition aiguë et en une intelligence des situations les plus complexes. ils n'hésitent pas alors à perturber le jeu des adultes, ils aiment fureter là oú il ne faut pas et peuvent aussi connaître les tourments de la jalousie et les humiliations, en même temps que de grands émois.
    Ecrites d'une plume légère avec la retenue et la sobriété caractéristiques des nouvelles d'inoue, ces délicieuses pièces psychologiques - dont certaines sont autobiographiques éclairent d'un jour nouveau la personnalité du grand écrivain japonais mort en 1991.

  • L'histoire des tragiques amours de l'empereur siuan-tsong et de yang kouei-fei est aussi célèbre en chine que celle de tristan et yseult en occident.
    Cet empereur de la dynastie t'ang a réellement existé : il régna sur la chine de 712 à 756, accompagné seize ans durant par la " précieuse épouse " yang kouei-fei. dans ce livre, qui se lit comme un roman d'aventures, c'est la chine médiévale qui s'anime avec le talent d'inoue, sur la toile de fond de la vie luxueuse et insouciante du palais et des intrigues autour de ministres sanguinaires, de généraux ambitieux, d'eunuques intrigants ou de concubines habiles.
    En arrière-plan des enjeux du pouvoir, les incursions barbares aux frontières cernent la cour d'un danger toujours pressant qui se rapproche inexorablement jusqu'au dramatique dénouement. roman historique donc, où l'on reconnaît, comme dans les autres oeuvres d'inoue, un constant souci d'exactitude et de vérité qui nous fait entrer de plain pied dans un huitième siècle chinois d'une étonnante actualité.

  • Kubilai (1215-1294), grand khan des mongols, petits-fils de gengis khan, empereur fondateur de la dynastie mongole de chine, réalisa le rêve que son aïeul, avant lui, n'eut pas le temps d'accomplir : la conquête de la mythique chine avec les fils du " loup bleu et de la biche fauve ".
    Connu des européens grâce aux récits de marco polo, son nom évoque, pour les japonais, le fameux épisode des kamikaze ou " vents divins " qui protégèrent leur pays de l'invasion mongole. c'est cette conquête du japon, vue du côté coréen, que nous raconte inoue, tandis que se dessine peu à peu la personnalité fascinante de kubilai : monarque bienveillant et débonnaire, habile diplomate, oppresseur cruel et sans pitié.
    Les évènements, décrits dans un ordre rigoureusement chronologique, sont entrecoupés pat les interminables chevauchées des émissaires coréens et mongols. par petites touches poétiques ou émouvantes, l'auteur nous dépeint l'asie cruelle du xiiie siècle et la beauté des paysages et des saisons. le lecteur songera longtemps à l'ombre envoûtante de kubilai, au roi wonjong rendu muet par l'horreur des épreuves imposées à son pays, ou au regard glacial du cruel général hong tagu, alter ego machiavélique de l'empereur mongol.

  • Ce roman historique se situe dans le japon du xvie siècle et se déroule comme une tragédie antique pleine de fureur shakespearienne, sur fond de batailles et de châteaux incendiés.
    Il possède une telle puissance évocatrice que certaines scènes sont comme les images d'un film, un film qui aurait la splendeur baroque de ran, le célèbre film de kurosawa. inoue mit six années pour l'écrire. six années pour offrir à ses lecteurs ce magnifique portrait d'une femme japonaise, la châtelaine de yodo, dissimulant un coeur vibrant de passions derrière la beauté impassible d'un masque de nô, et qui devra, dans les flammes du château d'osaka, faire face à son destin.
    Plus que jamais, inoue yasushi se révèle maître dans l'art de manier la fiction romanesque tout en restant fidèle à la réalité historique.
    Sous un apparent détachement de chroniqueur, perce la poésie d'un peintre d'estampes : paysages, saisons et lumières sont en harmonie avec l'humeur intérieure de personnages aux poses hiératiques, vêtus de kimonos chatoyants ou d'impressionnantes armures.

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