• Au Japon Nouv.

    Au Japon

    Albert Londres

    C'est en 1922 qu'Albert Londres réalise enfin pleinement son rêve de journaliste au long cours. Mandaté par Excelsior, il part en effet pour le plus long et le plus ambitieux de ses reportages : six mois de pérégrination, soixante-quinze jours d'enquête qui le mèneront au Japon, en Chine, en Indochine et en Inde.

    C'est au Japon que le reporter se frotte pour la première fois à l'Asie. Il s'enthousiasme et retrouve sa meilleure veine pour décrire l'étrangeté d'un univers dont il ignorait tout. Il brosse le portrait d'un pays aux ambitions contradictoires, prêt à de profondes mutations dans la recherche d'une nouvelle légitimité internationale. À Tokyo - qu'il qualifie de « monstre pour Barnum », tant la ville lui semble tentaculaire - il se lie d'amitié avec le nouvel ambassadeur de France, qui a pour nom Paul Claudel, lequel lui accorde une interview exclusive.

  • Au bagne

    Albert Londres

    En 1923, Albert Londres est déjà célèbre quand il décide d'enquêter sur le pénitencier de Guyane.
    Près de sept mille condamnés, surveillés par six cents fonctionnaires, vivent à Saint-1,aurem-du-,Maroni et sur les îles du Salut. Les conditions de vie des bagnards, telles qu'il les découvre et telles que son talent les restitue dans leur cruauté, ne sont abois guère connues. La publication de l'enquête dans le Petit Parisien s'achève par une lettre ouverte au ministre des Colonies. Ce reportage connaît d'emblée un retentissement considérable, et sa tétine sera si grande qu'en septembre 1924 le gouvernement décidera la suppression du bagne.

  • C'est dans ce texte mythique, souvent évoqué, qui raconte la « grande boucle » de 1924, qu'Albert Londres rend hommage aux « géants » du Tour de France.
    C'est la «grande boucle» de 1924 qui est ici superbement racontée, avec ses exploits, ses souffrances et ses drames.

  • Chez les fous

    Albert Londres

    Après avoir dénoncé les bagnes de Guyane et Biribi, c'est à une autre forme d'enfermement qu'Albert Londres entend s'attaquer : les asiles d'aliénés.
    Se heurtant une fois encore à la mauvaise volonté des autorités administratives, le grand reporter tentera même de se faire passer pour fou.
    Parvenant enfin à pénétrer dans plusieurs établissements, il réalisera de nombreuses interviews de malades, qui fourniront la matière de douze articles - volontairement polémistes.

    La rédaction du Petit Parisien hésitera avant de publier cette enquête, qui ne paraîtra qu'en mai 1925. Devant l'indignation des psychiatres et des aliénistes, Albert Londres, dans le livre qui fera suite à la publication du reportage, sera contraint d'adoucir certains passages et de maquiller quelques noms propres.

  • Terre d'ébène

    Albert Londres

    En 1927, Albert Londres embarque pour un périple de quatre mois dans les colo-nies françaises d'Afrique. Il a déjà écrit quelques articles sur les « petits blancs »de Dakar, mais s'engage cette fois dans une enquête d'envergure sur les pratiques des colons usagers de « moteur à bana-nes ». Il en rapporte un récit virulent, caustique, dont le lecteur sort tour à tour réjoui et atterré, dénonçant les milliers de morts survenues au nom de l'exploitationdes forêts et de la mise en valeur du territoire.Par la violence de ses dénonciations, Terre d'ébène suscitera furieuses polémiques et démentis violents. « Notre métier n'est pasde faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie », écrit Albert Londres.

  • Le juif errant est arrivé

    Albert Londres

    • Motifs
    • 18 Novembre 2011

    En 1929, Albert Londres part à la découverte des Juifs. Il les a aperçus dans le ghettos d'Europe centrale ou à Withechapel lors de ses précédents périples; à présent, il les rencontre et c'est une aventure.Au cours de longs mois, de Londres à Lodz, de Varsovie à Tel-Aviv, il parcourt la terre juive et en découvre les souffrances.Le redresseur de torts qu'il est s'empare de ce sujet qui deviendra une des questions majeures du XXe siècle. Se plaçant au centre du débat, il en envisage les aspects avec une vrai lucidité. Il est autant conscient du danger qui s'approche: "Le jour où les Soviets céderont le terrain, les Croix-Rouges peuvent préparer leurs ambulances. La meute aryenne jouera des crocs", que de l'ambiguïté du rêve sioniste: "Il y avait des Arabes à l'ombre du bar de Lord Balfour. Bah! dirent ceux qui venaient de Galicie, d'Ukraine, nous travaillerons d'une main et de l'autre nous tiendrons l'épée."Peut-être le livre le plus visionnaire d'Albert Londres.

  • En 1926, au retour d'un reportage en pologne, albert londres se lance dans un projet qui lui tenait à coeur depuis très longtemps : s'arrêter - pour une fois - à marseille, et faire le portrait de cette ville déjà cosmopolite, ouverte sur le monde, et qui n'a été jusqu'ici pour lui qu'une brève étape.
    Conçus dès le départ pour aboutir à un livre, les douze articles qui constituent ce reportage seront publiés dans l'été 1926

  • Le récit des grands reportages du journaliste autour du monde, entre 1922 et 1932. Il est notamment question de la guerre civile en Chine, de la traite des Blanches en Argentine, du colonialisme en Afrique, mais aussi de la détresse des communautés juives d'Europe centrale.

  • En 1920, au prix de mille difficultés - et de mille détours -, Albert Londres parvient à s'infiltrer dans la Russie des soviets. Il lui faut en effet cinquante-deux jours pour se rendre de Paris à Petrograd (Saint-Pétersbourg). En France, son reportage fait sensation. Son journal, Excelsior, annonce à la une: "M. Albert Londres est le premier journaliste français qui ait réussi à pénétrer jusqu'au coeur de la République des soviets".

  • En 1922, après le succès de ses premiers grands reportages, albert londres part pour la chine : quatre cents millions d'habitants sous le joug des seigneurs de la guerre, des mercenaires, des bandits, dirigés tout à la fois par un président de la république et par un empereur.
    Le reporter va de surprise en surprise : jeu, pirates, trafics de toutes sortes, désorganisation générale, la chine semble alors en proie à une véritable folie. avec son style haut en couleurs, ses questions de candide et son goût de l'anecdote, albert londres nous livre une fois de plus un reportage truculent au ton très libre.

  • Pêcheurs de perles

    Albert Londres

    • Motifs
    • 28 Mars 2012

    Au large des côtes brulantes de la Corne de l'Afrique, Albert Londres observe, fasciné, l'aventure de ces hommes qui plongent à la recherche des huîtres perlières, pour parer la gorge des belles Occidentales. La misère des pêcheurs, la cécité, la surdité qui les affligent, le cynisme des courtiers et des systèmes politiques, mais aussi la poésie des sambouks de la mer Rouge et des marieurs de perles, les rêves de fortune... En 1931, le bourlingueur marche avec les pêcheurs de perles " sur la trace des fées" et peint, le verbe haut et l'adjectif corrosif, des tableaux éblouissants du Yémen, de Djibouti-la-Jolie et de Bahrein l'inaccessible, qui ont des "perles au fond de la mer et des étoiles au fond des cieux".

  • " 1924, le Tour de France s'élance dans poussière de juin.
    Albert Londres, qui découvre le milieu, embarque avec ceux qu'il aura tôt fait de baptiser " les forçats de la route". Les Bottechia, Pélissier et Thys dévorent la France en quinze étapes, de jour comme de nuit. -Voulez-vous voir comment nous marchons ? Tenez. De son sac il sort une fiole : -Ça c'est de la cocaïne pour les yeux, ça c'est du chloroforme pour les gencives (. ) -Et des pilules? Voulez-vous voir dc pilules ? Tenez, voilà des pilules.
    Ils en sortent trois boites chacun. -Bref ! dit Francis, nous marchons à "dynamite". Sur cent cinquante, ils arriveront soixante. ".

  • En 1923, alors qu'il enquêtait sur le bagne de Guyane, Albert Londres avait fait la connaissance d'Eugène Dieudonné, jeune ébéniste condamné comme complice de la bande à Bonnot. Clamant son innocence, le prisonnier des îles du Salut avait impressionné le reporter qui avait vainement tenté d'obtenir une révision de son procès. Dieudonné, dont le "cas" était devenu célèbre en France, réussit à s'évader du bagne. En 1927, Albert Londres entreprend de retrouver le fugitif. Convaincu qu'il s'est réfugié au Brésil, il lui adresse plusieurs messages au nom de son journal, puis décide de se rendre à Rio. Dieudonné est au rendez-vous, et Albert Londres, après avoir obtenu qu'on lui restitue son passeport, le ramène en France en octobre 1927.

  • Chez les fous - recit

    Albert Londres

    • Motifs
    • 3 Octobre 1997

    En 1925, albert londres " trempe sa plume " dans une plaie méconnue : l'enfermement des malades mentaux tel qu'on le pratique à l'époque.
    Mêlant à sa manière toujours vivante et faussement naïve descriptions, portraits et interviews, londres (après avoir même tenté, pour les besoins de son enquête, de se faire passer pour fou) dresse l'état des lieux des hôpitaux psychiatriques de la france de l'entre-deux-guerres : locaux vétustes, absence de soins, mauvais traitements... le bilan que fait le reporter après sa tournée des asiles est lourd et provoquera un tollé dans le milieu de la psychiatrie.

  • Depuis le début de la guerre de 1914-1918, Albert Londres se bat contre la censure. Le travail des correspoindants de guerre est réglemenenté de façon tatillonne. Le reporter s'insurge et ruse autant qu'il le peut. Parfois la censure interdit en totalité certains de ses reportages.
    C'est dans cet état d'esprit, rebelle et acharné à dire la vérité, que Londres couvrira jusqu'à la fin de 1918 la plupart des fronts de la Grande Guerre : France, Belgique, Italie, Allemagne bientôt occupée, etc.
    Tous les reportages d'Albert Londres concernant la guerre de 1914-1918 portent la trace de sa révolte "contre le bourragde de crâne". Il devient bientôt "indésirable" et se retrouve en tête d'une liste noire établie par l'état-major comme "mauvaise tête" ! Le haut commandement déposera même une plainte contre lui pour "insolence" et "insubordination" auprès de la direction du Petit Journal, qui soutiendra néanmoins le grand reporter.

  • La grande guerre

    Albert Londres

    Les éditions arléa 16, rue de l'Odéon, 75006 Paris Tél. 01 43 26 98 18 Fax. 01 44 07 04 88 Mél : arlea@wanadoo.fr Site : www.arlea.fr Office d'octobre 2010 (1) Ballainvilliers le 27 septembre 2010 En librairie le 7 octobre 2 "Littérature" N° 165 Albert Londres La Grande Guerre 144 pages, 8 € EAN 9782869599185 Lorsque éclate la Grande Guerre, le reporter a juste trente ans. La mobilisation ne le concerne pas directement en tant que citoyen puisqu'il a été réformé en 1906 par le conseil de révision. Comme journaliste, en revanche, la guerre lui fournit rapidement le moyen de se faire connaître. Envoyé à Reims, où la cathédrale est en flammes, il signe des articles remarqués. Il sera désormais sur tous les fronts, et ses reportages paraîtront plusieurs fois à la une du Matin.

  • Les oeuvres complètes d'Albert Londres, publiées en 1992 par Arléa, ont connu un vrai succès de librairie (plus de 10 000 exemplaires vendus). Le procès intenté par l'association des Amis d'Albert-Londres, que nous avions perdu, et à la suite duquel nous avions été contraints d'arrêter la commercialisation de tous les titres du grand reporter, vient d'être invalidé par une récente décision de la Cour de cassation. Nous reprendrons donc dans les mois qui viennent l'ensemble des titres de cet auteur (18 en tout) que nous avions inscrits à notre catalogue.

  • Marseille, bilbao, montevideo, buenos aires.
    1927, albert londres s'embarque pour l'argentine et mène l'enquête sur la traite des franchuchas, les blanches made in france.
    Tenace, le journaliste arpente les trottoirs de buenos aires, interrogeant et suivant dans leurs "activités" maquereaux, filles et policiers, plongeant dans le folklore de victor le victorieux, de vacabana dit le maure, des créolos et des polaks. derrière une apparente indulgence pour les canailles non dénuées de panache du "milieu" apparaît la critique implacable et véhémente du système social qui les engendre.
    "la responsabilité est sur nous", conclut londres, qui donne ici une fois de plus toute la mesure de son humanisme et de son indépendance d'esprit.

  • « Qui veut acheter le Palais d'Été ? Qui rêve de démolir vingt mètres de la muraille pour se construire une bicoque avec ces pierres sacrées ? C'est à vendre. » Dans un empire chinois livré aux guerriers, pirates et autres trafiquants, Albert Londres (1884-1932) affiche une humeur désinvolte : l'allure rapide, la réplique amusante, tout laisse entendre qu'une belle comédie se joue à Pékin, pourtant menacée par les seigneurs de la guerre.
    Loin du ton mélodramatique qui prédomine aujourd'hui dans le reportage de guerre, cette voix décalée renouvelle notre regard sur le monde. En Chine, Albert Londres n'y va pas par quatre chemins.
    Son récit est tonique et vivant.
    Texte extrait de La Chine en folie, reportage publié dans l'Excelsior en 1922.

  • 1924, le Tour de France s'élance dans la poussière de juin. Albert Londres, qui découvre le milieu, embarque avec ceux qu'il aura tôt fait de baptiser "les forçats de la route".

    "Vous n'avez pas idée de ce qu'est le Tour de France, dit Henri, c'est un calvaire. Et encore, le chemin de croix n'avait que quatorze stations, tandis que le nôtre en compte quinze. Nous souffrons du départ à l'arrivée. Voulez-vous savoir comment nous marchons ? Tenez..." De son sac, il sort une fiole : "Ça, c'est de la cocaïne pour les yeux, ça, c'est du chloroforme pour les gencives... Et des pilules ? Voulez-vous voir des pilules ? Tenez, voilà des pilules." Ils en sortent trois boîtes chacun. "Bref, dit Francis, nous marchons à la "dynamite. Et la viande de notre corps, dit Francis, ne tient plus à notre squelette..." Cet ouvrage montre ici l'actualité du texte d'Albert Londres, tout y est déjà dit : l'abus de substances, les rythmes infernaux, les difficultés surhumaines. La tragédie du cyclisme professionnel est déjà en germe dans ces pages.

    Albert Londres - tour à tour chroniqueur parlementaire, reporter de guerre puis journaliste engagé pour le célèbre quotidien le Matin - est considéré comme l'archétype du journaliste aventureux droit et incorruptible. Il a dénoncé l'inhumanité du bagne, les problèmes des hôpitaux psychiatriques, des Bat' d'Af, les unités disciplinaires de l'armée française, les horreurs du trafic de blanches vers l'Argentine et les terribles conditions rencontrées par les coureurs cyclistes du tour de France. Ses violentes enquêtes et sa renommée incontestable obligent les autorités à réagir, parfois même... à réformer. C'est certainement l'un des premiers journalistes d'enquête qui soit.

    Il meurt en mer lors de l'incendie de son paquebot au retour d'une enquête qui se révélait dévastatrice pour les triades et les colons d'Indochine.

  • En 1931, la bulgarie du roi boris ii est secouée par des affrontements entre terroristes et contre-terroristes : une guerre civile larvée oppose de manière chronique communistes, révolutionnaires et ligues fascistes des balkans.
    Albert londres, curieux insatiable, se rend à sofia et se met en devoir de rencontrer le chef de l'organisation révolutionnaire intérieure macédonienne, association clandestine d'opposants que l'on appelle aussi les comitadjis. ces articles sur la " poudrière des balkans " constituent le dernier livre d'albert londres, qui reste sans doute l'un des plus actuels, à la lumière des récents événements qui ont déchiré ces régions.

  • Empire du soleil levant, annam et cochinchine, inde millénaire, albert londres, infatigable voyageur, faux naïf mais homme du monde - entier - est parti pour son plus vaste périple.
    Envoyé par l'excelsior, son journal, il rencontrera le fils du fils du ciel ainsi que paul claudel, saluera le roi sisowath, opiomane notoire, chassera le tigre avec les moïs dans la jungle annamite avant d'arriver dans une inde " en flammes ! " là, peu amène avec le colonisateur anglais, il fera la connaissance de nehru, de gandhi et de rabindranath tagore, écrivant l'histoire à mesure qu'elle se fait par ses dépêches à l'inimitable finesse.

  • Les éditions arléa 16, rue de l'Odéon, 75006 Paris Tél. 01 43 26 98 18 Fax. 01 44 07 04 88 Mél : arlea@wanadoo.fr Site : www.arlea.fr Office d'octobre 2010 (1) Ballainvilliers le 27 septembre 2010 En librairie le 7 octobre 2 "Littérature" N° 164 Albert Londres Parmi le peuple aux dents laquées 64 pages, 6 € EAN 9782869599178 À la suite de ses voyages en Chine et au Japon, Albert Londres visite l'Indochine, découvrant ainsi une capitale qui deviendra bientôt une destination mythique pour des générations de journalistes : Saigon. Relativement déçu par la ville, en proie à la morosité et à la crispation colonialiste, durement éprouvé par le climat dont il se plaint sans cesse, il parcourt le Tonkin, l'Annam, la Cochinchine, le Cambodge, et participe même à une chasse au tigre sur les hauts-plateaux de Dalat.

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