• "Les pages qui suivent consistent en des évocations de mon insouciante jeunesse... dès mon plus jeune âge j'ai tâté de radeaux faits de planches et de rondins. Que par la suite, et durant maintes années, j'ai consacré à la voile toutes mes heures de loisir, toutes mes vacances d'été. Des dériveurs, d'abord, et autres coques de noix. Jusqu'au jour où on m'a confié un vrai bateau." Ella Maillart, grande voyageuse à travers les terres d'Asie, amie d'Alain Gerbault, fut la première femme à disputer les jeux Olympiques en épreuves de yachting, à Paris en 1924.

  • « J'aurais voulu respirer l'odeur de fleur de votre visage ».

    En juin 1939, alors que l'Europe s'apprête à basculer dans la guerre, Ella Maillart et son amie Christina (en réalité Annemarie Schwarzenbach) décident de partir au volant d'une Ford vers l'Afghanistan, pour découvrir « comment on peut vivre en accord avec son coeur ». Dans ces paysages somptueux, tout oppose les deux femmes, l'une robuste, l'autre blessée. Ella n'arrachera pas Christina à la souffrance et à la drogue, mais elle tirera de cette expérience un récit magnifique et poignant, un récit qui « fait travailler l'imagination » - son meilleur livre.

  • Récit d'un voyage effectué en 1932 par l'écrivaine suisse à travers l'Asie centrale en proie à une intense agitation politico-religieuse. Elle part à la rencontre des nomades et, à cheval, traverse le pays des Kirghizes jusqu'aux monts célestes, puis traverse le désert des sables rouges à dos de chameau.

  • L'audace du parcours d'une femme seule. Avec Croisières et caravanes, paru en 1951, c'est à travers un demi-siècle d'existence qu'Ella Maillart nous promène, depuis sa jeunesse insouciante et rebelle en Suisse jusqu'à son long séjour en Inde qui la transforma si profondément. Pour la première fois, elle raconte sa vie, ce qui la fit courir ainsi vers l'"inconnu lointain".

  • Douze ans après la Révolution, le régime soviétique demeure une énigme. Ella Maillart, âgée de 26 ans, réussit à obtenir un visa pour l'URSS et arrive à Moscou en 1930, dans un pays bouleversé, frappé par la famine. Elle loue une paillasse dans le deux-pièces de la comtesse Tolstoï, vit de thé et de pain noir, rame sur la Moskova avec de jeunes ouvriers, visionne les films d'Eiseinstein et passe ses heures dans la cabine de montage du réalisateur Vsevolod Poudovkine.
    Avec fraîcheur, elle note ce qu'elle voit, et parvient à se joindre à un groupe qui part découvrir la Svanéthie, traversant le massif central du Caucase à pied.

  • Mais qui est donc cette mystérieuse ti-puss qui, dans les années 1940, accompagne l'une des voyageuses les plus étonnantes du xxe siècle dans un long périple à travers l'inde, auprès des grands maîtres de sagesse, parmi les pauvres et les humiliés ? ti-puss, décrite par ella maillart comme son miroir et son modèle parce qu'elle incarne " la plénitude de l'instant présent ", n'est autre.
    Qu'une chatte tigrée, initiatrice inattendue des mystères de l'inde.

  • Pékin, 1935. Ella Maillart et le journaliste espion Peter Fleming - qui inspirera à son frère le personnage de James Bond - quittent la cité impériale. Leur but : traverser la Chine d'est en ouest, atteindre les oasis interdites du Xinjiang, berceau d'une culture millénaire, et, de là, gagner le Cachemire, sur l'autre versant du monde, par les cols muletiers du Pamir et du Karakoram. En toute clandestinité, car le Turkestan chinois, dont la population ouigours est à majorité musulmane, est alors en plein soulèvement... "De la côte chinoise à l'Inde mogole, sans doute le plus beau trajet de pleine terre qu'on puisse faire sur cette planète. Ce récit magnifique est aussi un livre heureux." (Nicolas Bouvier). Cette édition comprend 60 photographies prises par Ella Maillart durant son voyage.

  • Au pays des sherpas

    Ella Maillart

    • Zoe
    • 2 Mars 2017

    Nourri d'un rapport fort entre texte et image, Au pays des Sherpas est construit comme un diptyque. Il décrit un itinéraire qui va de la périphérie vers le centre :
    à plusieurs occasions, Ella Maillart rappelle qu'elle vit une quête de sens au « coeur » de l'Asie. La première partie fait la part belle à l'enquête ethnologique :
    L'observateur s'efface, les objets et les coutumes sont décrits avec soin de l'extérieur, avec le choix du mot juste utilisé par les autochtones; après l'expérience de l'ascension vers le lac sacré de Gosainkund, le regard se tourne vers l'intérieur, en particulier vers les pratiques religieuses : Ella Maillart abandonne sa neutralité, trouvant sa place dans un pays où une harmonie est possible entre individu et collectivité, entre nature et culture.

  • Ella Maillart (1903-1997) a été l'une des voyageuses les plus audacieuses de la première moitié du XXe siècle. Nous publions aujourd'hui une partie importante de la correspondance tenue avec sa mère à l'époque de ses pérégrinations. Écrites sur le vif, ces lettres saisissent au vol les humeurs du moment et les impressions du lieu, annoncent les projets d'itinéraires, esquissent des réflexions sur l'Orient et l'Europe. Accompagnées de nombreuses photos prises pendant ses expéditions, elles sont un témoignage irremplaçable des élans d'Ella Maillart vers l'ailleurs, de ses voyages au jour le jour, de son cheminement intérieur.

  • En 1935, Ella Maillart fait un voyage seule au Mandchoukouo, ce nouvel empire taillé dans la Mandchourie par la volonté du Japon. Trois populations différentes habitent le pays, les Chinois, les Mandchous, les Japonais qui occupent le territoire avec militaires et civils. Les Russes soviétiques sont ressentis comme une menace par tous, le continent craint que le communisme ne contamine l'Asie entière. Le fétichisme du rail domine, la construction des voies est une priorité absolue pour les Japonais. C'est ainsi qu'Ella Maillart sillonne tout le pays, privilégiant les endroits qui semblent interdits. Avec minutie et maîtrise, elle s'informe, étudie, observe, utilise ses connaissances déjà vastes de l'Asie et de l'URSS pour comprendre ce qui se passe entre les populations et quels sont les enjeux pour les gouvernements. Avec humour, elle décrit les interminables contrôles. Ce texte, publié sous forme d'articles dans Le Petit Parisien à la fin de 1935, est inédit sous forme de livre. Il a été complété avec le manuscrit de l'auteur, et un choix de photos.

  • Dans ses autres livres, ella maillart (1903-1997) nous narrait des aventures précises circonscrites dans le temps.
    Avec croisières et caravanes, paru en 1951, c'est à travers un demi-siècle d'existence qu'elle nous promène, depuis sa jeunesse insouciante et rebelle en suisse jusqu'à son long séjour en inde qui la transforma si profondément. pour la première fois, elle se laisse aller à raconter sa vie, et ce qui la fit courir ainsi vers l' " inconnu lointain ".

  • En juin 1939, alors que l'Europe s'apprête à basculer dans la guerre, Ella Maillart et son amie Christina (en réalité sa compatriote Annemarie Schwarzenbach) décident de partir au volant d'une Ford vers l'Afghanistan, pour découvrir « comment on peut vivre en accord avec son coeur ». Dans ces paysages somptueux, tout oppose les deux femmes : l'une est robuste, l'autre blessée.

    Ella n'arrachera pas Christina à la souffrance et à la drogue, mais elle tirera de cette expérience son meilleur livre.

  • née à genève en 1903, ella maillart traversa le xxe siècle de son pas d'infatigable voyageuse. son long séjour d'apprentissage en inde, auprès du sage sri ramana maharishi, lui permit de trouver des réponses aux questions lancinantes qui la poursuivaient depuis toujours. ces "bribes de sagesses", tirées des écrits d'ella maillart ou de textes d'autres auteurs qui accompagnèrent sa quête tout au long de sa vie, sont un viatique pour le voyageur engagé sur la voie de la recherche spirituelle.

  • " moscou, 1930.
    Dès la gare centrale c'est la pénurie : queue qui bat la semelle à la consigne, hôtels bondés ou hors de prix, capitale blême, engorgée de clochards, oú rien d'heureux ne survient qu'à la faveur du désordre. ella, qui n'a rien à perdre - aucune passion politique -, loue une paillasse dans le deux-pièces de la comtesse tolstoï, vit de thé et de pain noir, rame sur la moskova avec de jeunes ouvriers et visionne la production soviétique d'eisenstein à dovjenko.
    Elle passe les meilleures heures de cette période ingrate dans la cabine de montage de poudovkine, qui l'a prise sous son aile et lui explique son travail. on peut parier que les superbes images mongoles de tempête sur l'asie lui donnent un avant-goût de cet orient qui bientôt deviendra sa vie. " (nicolas bouvier. ).

  • Ce recueil rassemble une série de textes inédits, introuvables ou peu connus d'Ella Maillart, parmi lesquels « Le sens du voyage » (1948) ; « Vers l'Everest » (1965), sur le rôle des coolies ; « L'école dans les nuages » (1966), sur une école créée en altitude par des sherpas ; « L'homme à l'aigle » ; « Le culte du serpent » en Inde ; « Noël avec soi-même » (inédit) ; « Souvenirs de mes voyages » (1945) ; ou encore le très caustique « La femme dans les expéditions » (1969).

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