• Usage

    Jean-Michel Léger

    Usage Jean-Michel Léger Collection Passage Format 210 x 115 96 pages, 10 illustrations 9 € ISBN 978-2-91-5456-59-2 Office : octobre 04 Une fois banni le fonctionnalisme jugé trop peu soucieux des hommes appelés à vivre dans les espaces conçus par les architectes modernes, un terme apparaît et s'impose à la fin des années 1970, celui d'usage. L'irruption d'un tel concept dont l'emploi renvoyait aux bonnes manières, à la grammaire ou au droit, interroge la définition même de l'architecture et le jugement qu'on y porte. On connaît la rengaine, véhiculée par les sociologues et partagée par les élus comme le public, des architectes qui négligeraient la prise en compte de l'usage au profit de l'apparence. Ce conflit est ancien dès la Renaissance et le XVIIIe siècle, les traités en rendaient compte mais tous privilégiaient soit la beauté soit l'art de composition ou l'art de la distribution.
    À l'évidence, au cours des siècles, le terme s'est enrichi au point de devenir polysémique. Ainsi, dans le sens de " bon usage ", l'usage peut être lu comme un manuel de savoir-vivre ensemble qui prescrit quelques règles fondamentales pour ne pas se détester les uns les autres : ne pas faire de bruit après vingt-deux heures, ne pas étendre son linge aux fenêtres, ne pas salir les parties communes, etc.
    Dans une acceptation plus large, l'usage est un arbitrage non réductible à une appartenance sociale ou culturelle. Seule une petite partie des usages peut être inscrite au cahier des charges confié aux concepteurs, le reste est affaire d'interprétation de la part de l'architecte et appartient donc à sa poiesis, qui rencontrera peut-être celle de l'usager. Dans un programme de logement, le maître d'ouvrage ne devrait pas prescrire les types de relation entre les pièces ; c'est l'affaire du projet, donc de l'architecte. En revanche, le rapport geste/corps/espace est peu négociable. Peut-on admettre des lieux incapables d'accompagner les gestes de la vie quotidienne et de l'appropriation de l'espace car ceux-là placent l'habitant dans une condition d'inquiétude ?

    À l'issue de ce tour d'horizon, il est prouvé que l'architecture ne se réduit pas à suivre une fonction. Qui d'ailleurs a jamais cru qu'elle n'était que cela ? Cependant si l'architecture ne se réduit pas à l'usage, elle n'existe pas sans lui.


    Jean-Michel Léger, sociologue, ingénieur de recherche et chercheur à l'IPRAUS (laboratoire de l'École nationale supérieure d'architecture de Paris-Belleville et département de l'unité mixte de recherche du CNRS 3329 Ausser (Architecture, urbanisme, sociétés : savoirs, enseignement, recherche) ; co-responsable de l'Observatoire d'architecture de l'habitat), enseigne à l'École nationale supérieure d'architecture de Paris-Belleville. Il a publié Bénarès, un voyage d'architecture (avec Pierre-Daniel Couté) et Derniers domiciles connus. Enquête sur les nouveaux logements 1970-1990 et Yves Lion, logements avec architecte.

    Liens avec d'autres ouvrages des Éditions de la Villette :
    L'abécédaire de la maison, Jean-Paul Flamand Les Abords du chez-soi, Christian Moley Hygiène, Roger-Henri Guerrand ??

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  • Connu pour ses édifices publics prestigieux, notamment l'ambassade de France à Beyrouth (Equerre d'argent 2004), Yves Lion est d'abord un architecte du logement. Il a étonné par son souci de réconciliation avec les habitants et avec la ville.

    L'analyse de l'oeuvre de Yves Lion, architecte de logements sociaux à Paris, en banlieue et en province s'accompagne ici d'un long entretien avec lui et d'une enquête sur l'usage des logements auprès des habitants.

    Plans et documents de l'architecte, photographies d'extérieur et d'intérieur illustrent l'ouvrage.


  • Les territoires qui ne sont ni la ville ni la campagne, mais empruntent à l'une et à l'autre, connaissent une forte croissance démographique, sous la forme d'une ville discontinue. Les campagnes urbaines dépendent tout autant des villes centres que des flux de la mondialisation et de leurs relations avec les villages, les bourgs, la ruralité, les paysages, tout ce capital de manières d'habiter qui font d'elles des lieux désirables.
    L'avenir de ces espaces fragiles est un défi social et paysager, économique et écologique considérable.
    L'ouvrage explore la manière dont les campagnes urbaines peuvent accueillir des formes nouvelles de densification ou doivent au contraire être dédensifiées, en conciliant la pression démographique et foncière avec la préservation des sols et des paysages.
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  • A partir de l'étude de nombreux programmes de premier cycle en entrepreneuriat, cet ouvrage propose aux étudiants de mieux connaître et comprendre la démarche de l'entrepreneur avant d'en présenter le processus. Illustré de nombreux cas et témoignages, il se veut très concret pour répondre aux attentes et besoins de ces étudiants-entrepreneurs.

    Qu'est-ce que l'entrepreneuriat ? Comment s'imaginer et devenir entrepreneur ? Comment construire son projet et le fiabiliser ? Quel processus mettre en oeuvre ? Comment définir un Business Model compétitif ? Comment construire un Business Plan cohérent ?
    Alliant théorie et pratique, ce manuel met l'accent sur l'acquisition des méthodes et des compétences indispensables à tout étudiant pour réussir son diplôme (Licence, Ingénieur, Bachelor ou DUT) ou son projet entrepreneurial. Il propose :
    - des situations concrètes pour introduire les concepts ;
    - un cours visuel et des conseils méthodologiques pour acquérir les connaissances fondamentales en entrepreneuriat ;
    - de nombreux exemples, des cas d'entreprises détaillés (BlaBlaCar, GuestApp, DropBox, i-Demenager, Talentroc, AlterEco, etc.) et des éclairages professionnels pour concrétiser le lien entre concepts académiques et pratiques entrepreneuriales ;
    - des applications progressives et variées (QCM, études de cas, activités) et leurs corrigés détaillés pour s'évaluer et s'entraîner.

    Des compléments en ligne pour les étudiants et les enseignants sont disponibles sur www.dunod.com.

  • Dans la continuité d'un travail sur les intérieurs habités entamé depuis plusieurs années, Hortense Soichet a photographié des logements sociaux dans quatre villes en province et en région parisienne : Beauvais, Carcassonne, Colomiers et Montreuil. S'il n'existe pas de lien a priori entre ces différents sites, la cohérence du travail (entre approche anthropologique et création) tient à la façon de photographier ces lieux selon un même protocole, voire un même rituel. Hortense Soichet affirme son style documentaire personnel dans la lignée des grands photographes qui, d'Eugène Atget à August Sander et Walker Evans, ont changé notre regard sur les modes de vie de nos proches contemporains. L'ouvrage envisagé réunira une partie de cet ensemble de photographies réalisées sur ces sites au cours des deux dernières années. Il apportera une contribution à la connaissance des manières d'habiter au XXIe siècle, principalement dans les périphéries urbaines.

  • « Cergy, dès sa construction, a été une ville de brassage, soixante nationalités différentes, Français venus de toutes les provinces. Je trouvais cela prodigieux, une ville pareille, à quarante kilomètres de Paris, cette possibilité d'être ensemble entre gens arrivant de partout. Une ville où il n'y a pas, comme à Rouen, Bordeaux, Annecy - les villes où j'ai vécu - un coeur »bourgeois», inscrit dans les murs, dans les rues, cette puissance ancienne d'un ordre social, de l'argent, manifestée dans les bâtiments » (Annie Ernaux, Le vrai lieu, Gallimard, 2014).

    Le petit village de Cergy, dans son écrin de verdure et son univers champêtre, s'est trouvé pris à la fin des années 1960 au centre d'une agglomération nouvelle voulue par l'état et les aménageurs. La création de « centres urbains nouveaux », à l'échelle de l'Ile-de-France, a apporté des réponses à la croissance démographique et à l'étalement urbain en réalisant un développement multipolaire.
    50 ans sont passés comme autant d'années d'une chronique urbaine et humaine faite de ruptures et de continuités, planifications et changements de programme, superpositions et hésitations, lenteurs et fulgurances, échecs et réussites.
    Dans l'aventure de la ville nouvelle, Cergy est celle qui a connu les bouleversements les plus importants et la croissance démographique la plus spectaculaire, passant de 2 500 habitants en 1969 à plus de 62 000 aujourd'hui. Chaque quartier, constitué autour d'îlots ou d'unités de voisinages, témoigne d'une extraordinaire diversité architecturale, urbaine, paysagère et sociale. En résulte une forme urbaine complexe, vivante, entrelacée de pleins et de vides, de parcs, de routes et de sentiers, de liens et de passages propices à toutes sortes de circulations.
    Toujours en travaux, travaillant ses limites et son centre, la ville aime se contredire et se mêler, comme sa population, à l'air du temps.

    En s'attachant aux ambiances singulières des quartiers, aux édifices-témoins et emblématiques (de la Préfecture à l'Axe majeur, par exemple), à ce qui fait lien ou rupture entre les quartiers, le photographe Jean-Yves Lacôte donne à voir autant une histoire des formes urbaines que la manière dont on les habite aujourd'hui, dont on se les approprie ou les détourne. Une photographie-constat de 50 ans de vie (non pas « après » mais « pendant »).

  • L'appréhension des opérations de restructuration repose sur une bonne compréhension des mécanismes et enjeux comptables et fiscaux.
    Tous les groupes de sociétés sont confrontés à des restructurations internes, dès lors que celles-ci accompagnent en général les évolutions opérationnelles ou organisationnelles, ainsi que les stratégies de croissance ou de recentrage des activités. Quels que soient le type d'opération et son niveau de complexité, il faudra s'assurer en amont de faire les bons choix afin de réserver au groupe les meilleures conditions de restructuration dans le contexte qui lui est propre.
    Ce livre pluridisciplinaire vous accompagnera dans l'atteinte de cet objectif, au même titre que vos conseils juridiques et financiers, et vous orientera sur les options à prendre et leurs conséquences : Quel type d'opération choisir ? Quelle(s) valorisation(s) ? Quel régime fiscal ?
    Quel calendrier ? Quelle comptabilisation statutaire ? Quelle comptabilisation consolidée, en normes françaises et en normes internationales ?...
    Vous bénéficierez d'informations détaillées sur les règlementations ainsi que d'interprétations et de conseils de professionnels traitant régulièrement des opérations de restructuration. Ce livre est le fruit d'une collaboration étroite entre ses co-auteurs, avocats, experts-comptables et commissaires aux apports et à la fusion. Vous pourrez ainsi vous appuyer sur les nombreux exemples chiffrés et cas pratiques issus de leur expérience professionnelle.
    Cet ouvrage, à vocation pratique et volontairement synthétique, se veut un outil indispensable pour les directions financières, juridiques et fiscales de groupes, ainsi que leurs conseils.

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