• Une traversée, en prose et poésie, de l'impensable, de la perte au deuil d'un enfant qui est exprimée entre les vides inouïs de la page, avec une fulgurance saisissante, ou parfois d'une façon si légère, comme mine de rien ce rien qui plombe, qui troue, qui cisaille.

  • Ombre monde est un recueil de 90 poèmes écrits par l'auteure lors de sa relation extraordinaire "par-delà les mots"qu'elle a vécue avec son père en l'accompagnant en soins palliatifs, suite à un accident, pendant 14 mois. Sa poésie, riche en couleurs, bouleversante, révèle la force des mots qui ne sont pas dits. Son père, prisonnier de son corps, parle avec les yeux. Ils se voient, ils se disent, ils s'entendent. Roselyne Sibille nous livre dans ses poèmes un témoignage magnifique de ce que peut être une relation entre une fille et un père. Et c'est avec beaucoup de douceur et d'apaisement que le lecteur suit les chemins de l'Ombre.
    "En février 2011, mon père a eu un accident vasculaire cérébral qui l'a laissé paralysé et aphasique pendant 14 mois, jusqu'à sa mort en avril 2012. Et pendant un an, nous l'avons accompagné en soins palliatifs à domicile, lourde charge qui m'a permis de vivre une relation extraordinaire avec lui, par-delà les mots. Durant tous ces mois auprès de lui, j'ai écrit des poèmes, qui sont devenus un recueil : Ombre monde. Cette ombre qui, parfois, envahit le paysage, le fait changer de couleur et de définition. Ce recueil est l'écho de cette relation et de la façon dont j'ai affronté cette ombre." Propos recueillis de Roselyne Sibille en décembre 2013.

  • En lisière des saisons un être se dénude jusqu'au dénument. Une voix sur un fil, sur le bord de rien, qui nous dit cinq saisons de la vie d'une femme cisaillée d'histoires qu'elle dévoile doucement, par lambeaux de mots. Une vie inscrite dans l'écorce des arbres, le vol des oiseaux, le parfum des fleurs, la rosée des herbes, la pénombre et la clarté. Une poésie où le temps et la lumière finissent par s'épouser.

    Cinq saisons :
    L'enfant : La joie jaillit dans les pieds du soleil.
    La jeune fille : Ce n'est qu'à côté de toi que je te ressemble.
    La jeune femme : Les rires du présent.
    La femme mûre : Avec le temps du vide.
    La femme vieillissante : Les passages enchevêtrés de secrets.

    Cinq saisons comme un fondu enchaîné dans lesquelles on voit l'enfance de celle qui écrit mêlée à celle des enfants qu'elle mettra plus tard au monde ; l'adolescence et l'éveil à la sensualité ; la jeune femme avec l'amour, sa joie, l'enfantement; puis la maturité qui porte ruptures, pertes et mort; enfin l'âge venu avec la sagesse, et l'équilibre recherché par une méditation sur le temps.

  • Où me dis-tu qu'ils vont ;
    Par quel vent sans leurs chevaux ;
    Assignés à quelle récolte inouïe?

    Peut-être ;
    Entre les mirages de leurs ciels ;
    Inscrivent-ils leur existence ;

  • Lumière froissée

    Roselyne Sibille

    Montagne Sainte Victoire - Majesté de son nom - intimidante comme une lumière bleue froissée par Cézanne.

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