• Madeleine Delbrêl (1904-1964) a cherché à comprendre la foi qui l'a " éblouie " un 29 mars 1924, après une période d'athéisme. La lecture intensive d'auteurs spirituels a nourri sa soif, parmi lesquels les saints du Carmel. L'étude met à jour cette source majeure de la spiritualité de Madeleine, en relevant non seulement des affinités avec l'esprit du Carmel, mais des convergences de fond qui témoignent de la compréhension que la jeune convertie avait pu acquérir de la Réforme thérésienne et des mystiques castillans, en particulier de Jean de la Croix, proclamé docteur de l'Eglise en 1926.
    L'expérience de Dieu, à travers la nuit de la souffrance et de l'athéisme, mais aussi par la contemplation de la beauté, l'oraison comme lieu essentiel de conversion, creuset de la vie théologale et missionnaire... en sont quelques points communs. Mais si Madeleine puise dans cet héritage, elle l'actualise par le questionnement propre de son temps : l'athéisme croissant provoque ainsi la foi à une conversion permanente, qui se réalise dans un amour fraternel inconditionnel pour les incroyants et les plus pauvres.

  • Le 2 décembre 2006, moi, Anne-Sophie Mathis, je deviens championne du monde de boxe anglaise. Le même soir, j'apprends que mon père a lui aussi été boxeur. à sa mort, j'avais treize ans et j'ignorais qu'un jour je mettrais les gants à mon tour. Je suis devenue « AS ». 1,78 mètre, 63,5 kilos en poids de combat, quadruple championne du monde, en catégorie super-légers. Mon palmarès : 20 combats dont 18 victoires par K-O. Sur le ring, je suis une machine de guerre programmée pour gagner. Dans la vie, je suis Anne-So, maman célibataire, habitant dans la région de Nancy. Je boxe, c'est un sport d'hommes assorti d'une sale réputation. Très récente, la boxe féminine n'en finit pas d'intriguer. à ceux qui me demandent si je n'en ai pas assez de prendre des coups, je réponds : « Boxer n'est pas cogner. » à ma fille, qui considère ce métier comme un voleur de maman, vu mon emploi du temps chargé, je dis : « C'est mon travail, je l'aime et il a le mérite de nous faire vivre toutes les deux. » Même si la boxeuse est assez mal payée. La boxe est riche d'une histoire forte, ce sport m'a permis de soigner une solitude et une douleur sans nom. J'ai voyagé, j'ai rencontré d'autres athlètes, mais aussi des capitaines d'industrie, et puis, surprise de taille, j'ai découvert la gastronomie et le bon vin. Malgré les difficultés matérielles, malgré la question de l'avenir, la boxe est ma plus belle rencontre.

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