• Confronté aux excès des êtres humains et aux abus de nos sociétés de consommation, un groupe de moineau décide de pendre le maquis et d'organiser la résistance.
    Au nom de la préservation et du respect de la nature.
    Afin de nous réapprendre à ménager l'environnement.

    Une communauté de moineaux se retranche dans les ruines d'un vieux moulin pour ne plus avoir à subir l'inconséquence des humains. Bientôt elle se trouve cependant confrontée à de nouveaux dangers. La route à proximité de son refuge ne lui laisse aucun répit et par un froid matin de novembre, quatre des siens sont fauchés d'un seul coup ! Pour les oiseaux, qui découvrent au même moment l'existence de projets d'aménagement menaçant de détruire leur nouveau cadre de vie, la mesure est comble.
    Réunis en conseil de guerre, ils décident qu'il est grand temps de ramener les humains à la raison...

  • Roman fantastique de 236 pages illustré par l'artiste dessinateur Benjamin Freudenthal.


    Un matin de décembre 1968, entre Noël et le jour de l'an, Balthazar prend la fuite, seul à bord de l'ID 19 break de son père, alors que s'annonce une tempête de neige. Il s'élance dans une quête éperdue depuis l'Alsace jusqu'au sud de la France, dans l'espoir de rejoindre à Bordeaux une troupe de musiciens tsiganes en partance pour l'Amérique. Une épopée baroque et une formidable course contre le temps qui le mèneront en des lieux inquiétants, aux confins du réel, avec les étoiles pour seuls repères...

  • Depuis qu'il était au chômage, les choses n'avaient fait qu'empirer à la maison. Il fallait se rendre à l'évidence, les vingt-huit mètres carrés de l'appartement HLM étaient incapables de contenir leur haine réciproque. De la chambre à la salle de bains, tout n'était que recoins malcommodes, réduits exigus où étouffait leur bien-être, angles aigus auxquels sans cesse s'affûtait un peu plus leur rancoeur. Seul le séjour pouvait passer pour une pièce à vivre, par ses dimensions en tout cas. Car pour ce qui était du quotidien, il s'apparentait plutôt à un champ de bataille où tous les coups étaient permis, les plus bas de préférence.
    Ursula buvait, ce qui n'était pas nouveau, mais elle buvait maintenant dans des proportions bien plus considérables que par le passé, quand ils vivaient dans leur sordide cabane, du côté des étangs. Sa pension d'invalidité passait dans l'alcool. Elle buvait de la vodka ; celle avec de l'herbe de bison dedans, qu'elle achetait avec les économies qu'elle cachait dans son immense soutien-gorge.
    - T'avise pas d'y fourrer tes gros doigts dégoûtants ! avait-elle dit un jour à Eugène sans qu'il eût manifesté quelque intention que ce fût.
    - Pas d'danger que j'aille salir mes doigts délicats sur tes gros nibards crados ! avait rétorqué Eugène et il n'avait eu le temps que de baisser la tête pour éviter la gifle monumentale qui rôdait dangereusement dans l'orbite de sa face.
    À travers les destins singuliers d'hommes et de femmes que tout semble séparer, ces dix-huit récits baroques et grinçants, souvent teintés d'humour et de poésie, composent à petites touches une fresque haute en couleur de ce que peut devenir la vie à deux dans ce qu'elle a de torride, terrible ou émouvant. Chaque étape de la vie amoureuse est jalonnée de moments intenses, tragiques parfois, ici mis en lumière au fil d'une narration polyphonique, chaotique, mais diaboliquement cohérente.

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