• Dans la tradition des «hobos» empruntant illégalement des trains de marchandises pour des destinations aléatoires, William T. Vollmann parcourt les États-Unis, en compagnie de son ami Steve Jones, à la recherche du Grand Partout. Une odyssée initiatique au sein de la décourageante Amérique de Bush.

  • Par l'auteur de «La Famille royale» et de «Central Europe» (National Book Award 2005), une incursion aussi magistrale qu'envoûtante dans les territoires infinis du surnaturel à travers des histoires de fantômes, de vampires ou autres créatures démoniaques vaquant à leurs magiques ou funestes besognes des Balkans au Japon en passant par le Mexique ou les États-Unis. Au fil de ce kaléidoscope narratif placé sous le double signe de la mort et de l'érotisme, William Vollmann met à contribution la diversité culturelle des mythologies et joue avec les codes du roman d'aventure, du thriller politique, du fantastique, de l'horreur, ou de la "simple" fiction littéraire, pour transporter le lecteur dans un univers fantastique où l'amour et le désir ne cessent de rendre possible l'inimaginable même.  

  • Installé au coeur de l'Histoire du xxe siècle, Central Europe est une colossale machine littéraire qui, au fil d'une trentaine de récits enchevêtrés, procède à l'autopsie des mécanismes totalitaires qui ravagèrent l'Europe d'alors.
    En s'attachant à quelques destins singuliers - dont ceux du compositeur Chostakovitch ou du cinéaste Roman Karmen, du général russe Vlassov ou de son homologue allemand Paulus - sur lesquels plane l'ombre à deux têtes du Somnambule (Hitler) et du Réaliste (Staline), le livre explore les complexes chemins que durent, sous l'emprise de dictatures diverses, emprunter des hommes et des femmes dont il fait partager les passions, les doutes ou les aveuglements.
    A la fois critique éclairée du totalitarisme, surprenant portrait de Chostakovitch et implacable radiographie de la conscience créatrice, Central Europe, qui a reçu aux Etats-Unis le National Book Award, peut également se lire comme un traité d'éthique à l'usage de l'Europe que nous habitons aujourd'hui.

  • Henry Tyler, privé neurasthénique, a été embauché par un homme d'affaires cynique à la recherche de la mythique "Reine des Putes" de San Francisco, dont il entend faire la vedette d'un bordel virtuel à Las Vegas. Comme en proie à un sortilège, Tyler se voue corps et âme à une enquête dans les bas-fonds de San Francisco, finît par localiser "la Reine", tombe amoureux d'elle et devient dès lors membre de "la Famille Royale", une tribu de prostituées ravagées par le crack et que le Roi Dollar et ses sbires vont s'employer à anéantir.
    Dans une autre vie, Henry a eu un frère, John, un avocat froid et méprisant, marié à une Coréenne, Irène, que Henry chérit d'un impossible amour. Les destins des deux frères se croisent sous le signe des amours contrariées, des vies gâchées, des sociétés corrompues...
    Traquant la moindre bribe d'humanité là où ne semblaient régner qu'ordure et obscénité, Vollmann crée de toutes pièces une psychologie d'un genre nouveau, et compose une fresque éblouissante et affranchie de tout tabou, qui démontre, une fois de plus, que "le grand roman américain" est toujours à écrire à condition, pour l'écrivain, de choisir de confronter l'Amérique à ses pires hantises.

  • Pour en finir avec toute interprétation unilatérale d'un phénomène qui hante tragiquement l'Histoire, William Vollmann a voulu entendre, de la bouche même des pauvres de la Terre, la réponse à une question très simple : "Pourquoi êtes-vous pauvres ?" Multiformes, saisissantes, parfois inattendues et d'autant plus dérangeantes, les réponses recueillies, du Yémen à la Thaïlande, des Etats-Unis aux slums de Calcultta et du Japon au Mexique, bouleversent notre approche de la pauvreté.

    Prix du Meilleur Livre étranger - Essai - 2008.

  • Un homme, dans une cabine publique, parle à une femme, gloria, et il n'est pas certain qu'elle revienne.
    De toute façon, la cabine téléphonique ne marche plus et jimmy sait que pour récupérer gloria, il lui faudra " visiter " les prostituées qui hantent le tenderloin, le quartier chaud de san fransisco.
    Au fil des jours, il pille ainsi l'âme et le corps des putains. mèches de cheveux, regards, attitudes, sexes, souvenirs : un étrange puzzle féminin prend corps. gloria est-elle un amour d'enfance ou une prostituée ? peu importe, puisque pour exister, elle doit renaître des cendres humaines dispersées en chacune des âmes perdues...
    Poème lyrique de la rue, des putes pour gloria est aussi un voyage extraordinaire au pays du désespoir, la quête d'une impossible rédemption, dans la tradition de hubert selby jr.

  • Les fusils

    William Tanner Vollmann

    1815 : le continent américain a été cartographié à l'est, à l'ouest et au sud. Parti à la découverte du mythique passage du Nord-Ouest, Sir John Franklin disparaît dans les glaces avec tout son équipage. Alternant l'histoire détaillée de l'expédition Franklin et les tribulations plus contemporaines du capitaine Subzéro, un Américain obsédé par la blancheur apocalyptique du Grand Nord qui vit une histoire d'amour avec une jeune Inuit, William T. Vollmann signe un fascinant roman où récit historique, reportage et fiction s'entrelacent en une étonnante composition pour rendre hommage à la beauté aveuglante d'une région plongée dans la nuit perpétuelle et à un peuple en lutte pour sa survie.

  • En mars 2011, un tremblement de terre et un tsunami ravagent la côte est du Japon. S'ensuit un enchaînement catastophique d'événements qui, à la centrale de Fukushima, aboutissent au plus grave accident nucléaire civil depuis Tchernobyl.

    L'écrivain William Vollmann est sur les lieux. Le livre-reportage qu'il en rapporte représente à la fois un modèle du genre et un acte journalistique extrême. Avec des protections rudimentaires et un dosimètre capricieux pour mesurer le taux de radioactivité, l'auteur s'aventure dans la " zone interdite ". Fidèle à sa méthode, il constate, il décrit et il interroge - avec les questions les plus simples - acteurs, témoins et victimes de la tragédie.

    Dans ce Japon qu'il connaît et aime de longue date - et où le traumatisme des bombardements d'Hiroshima et Nagasaki est encore vif - Vollmann pose, dans des termes neufs, la question du nucléaire et de l'information sur le nucléaire. Une préoccupation qui était déjà celle du jeune William Vollmann lorsqu'il était étudiant en Californie, et qui est à l'origine des interrogations morales développées dans son oeuvre majeure : Le Livre des violences (Tristram, 2009).

  • "Comme c'était rafraîchissant ! Boulevard Saint-Germain, les grilles ondulées sur le trottoir, avec dessous les lumières du Métro et du gravier, me révélaient les dangers de l'enfer.
    La braise rouge d'une cigarette s'engouffra sauvagement par les mailles du grillage. Encore une étoile qui tombait ! Mais la tour de l'église s'élevait tel de l'ivoire ancien, rendue crayeuse par la palette du temps. Une jambe noire se profila sur un seuil blanc, une vieille femme furieuse avec une jeune chevelure blonde, des continents d'écorce brune s'accrochant au monde blanc et cylindrique d'un érable pelé, l'un d'eux incisé comme par un réseau de voies ferroviaires, tel était Paris : vent et pierre, urine et anneaux rouillés aux murs.
    Paris promettait de m'enivrer d'été et de café, afin que j'oublie mon Etoile. Paris m'offrait des spectacles devant des tentures étoilées. Paris se pliait en quatre pour me surprendre avec des orgasmes de sucre et de beurre. L'amour mort me hantait-il ? Paris m'ouvrait ses cuisses, elle était prête à tout, elle me tendait ses bras et ses jambes ! Une gracieuse Parisienne dotée d'une bouche étrangement mobile s'était mise à me poursuivre, elle agitait ses longs doigts nerveux, et tournait, tournait, incroyablement pâle, cherchant à me toucher, à m'étreindre." W.
    T. VOLLMANN (Extrait). Sous le signe de Lautréamont dans Les Chants de Maldoror ou de la Nadja de Breton, une élégie à l'amour - impossible, définitivement charnel, fatalement déconcertant - dans une ville de Paris sexuée à l'infini, immense et poétique lupanar et commune libre des passions effrénées, lieu par excellence de l'incarnation du désir. Un impétueux et voluptueux voyage au coeur d'un monde enfin et puissamment "décentré".

  • Oeuvre majeure de William T. Vollmann, résultat de deux décennies de lectures, de recherches et de voyages, " Le Livre des violences " - d'abord publié aux Etats-Unis en sept volumes - constitue une somme sans équivalent sur la violence, son histoire, ses justifications. La première partie, " plus théorique et générale ", s'emploie - à travers de très nombreux exemples de figures historiques ou contemporaines - à " catégoriser éthiquement la violence ". La seconde partie présente des études de cas, dont Vollmann a été le témoin, en divers endroits de la planète (ex-Yougoslavie, Malaysia, Somalie...). Par leurs exceptionnelles qualités narratives et descriptives, ces chapitres s'inscrivent pleinement dans son oeuvre littéraire. Recréant " diverses sphères de la vie humaine ", ils ont pour but " de rendre plus aisée l'identification avec chaque acteur moral ". " Les descriptions de personnalités, d'apparences, des décors dans lesquels les gens agissent et réagissent " permettant au lecteur d'évaluer par lui-même les jugements de l'auteur. Dans son chapitre crucial sur le " Calcul moral ", mobilisant toutes les ressources à sa disposition, William Vollmann entreprend de répondre à la principale question que pose ce livre : dans quels cas le recours à la violence est-il - ou non - justifié ? La parution du " Livre des violences ", en 2003 aux Etats-Unis, a été un extraordinaire événement éditorial et critique.

  • C'est par ce premier roman paru en 1986 que Vollmann s'est imposé sur la scène littéraire, à l'heure où celle-ci guettait la relève d'auteurs de la trempe de Pynchon. Roman d'apprentissage, charge incendiaire contre les ambitions impérialistes et certains "idéaux" révolutionnaires où Vollmann joue à fond, pour la première (et sans doute la dernière) fois, la carte de l'imaginaire et de la fantasy, «Les Anges radieux» s'affirme comme un moment indispensable dans la perpétuelle découverte d'un écrivain hors normes, véritable colosse de la littérature américaine contemporaine.

  • Le Livre des violences - événement critique de l'automne 2009 - se concluait par une série de quatre reportages littéraires, sur quatre zones de conflits contemporains : en Asie du Sud-Est, en Europe dans l'ex Yougoslavie, en Somalie, à la Jamaïque.
    Nombre de lecteurs, ayant le souvenir de l'enquête de William Vollmann sur la pauvreté, menée selon la même méthode d'immersion et dans le même style empathique, ont jugé qu'il s'agissait des chapitres les plus forts de l'ouvrage. Ce sont à coup sûr les plus bouleversants.
    Le projet du Livre des violences compte, en tout, une trentaine de ces récits.
    Nous en entreprenons la publication exhausive, en quatre volumes dont l'unité sera géographique. Cet ensemble complètera le livre déjà paru - qui propose quant à lui une réflexion historique et morale sur la violence.

    William Vollmann a beaucoup voyagé et séjourné en Asie du Sud-Est au cours des vingt-cinq dernières années. Il en a ramené certains de ses reportages les plus intenses. C'est là, aussi, qu'il a fait la preuve, en plus de ses extraordinaires qualités d'écrivain, de ses compétences journalistiques hors-normes (le courage, le sens de l'événement). Ainsi a-t-il pu rencontrer, par exemple, le " Roi de l'Opium ", en Birmanie, mais aussi des chefs de guerre cambodgiens.

    Les reportages littéraires de William Vollmann sont saisissants à plusieurs titres - par la profondeur de l'investigation, la pluralité des témoignages, l'intensité descriptive, mais surtout grâce à la magniqique humanité du regard de William Vollmann lui-même.

  • Le Livre des violences - événement critique de l'automne 2009 - se concluait par une série de quatre reportages littéraires, sur quatre zones de conflits contemporains : en Asie du Sud-Est, en Europe dans l'ex-Yougoslavie, en Afrique, à la Jamaïque.
    Nombre de lecteurs, ayant le souvenir de l'enquête de William Vollmann sur la pauvreté, menée selon la même méthode d'immersion et dans le même style empathique, ont jugé qu'il s'agissait des chapitres les plus forts de l'ouvrage. Ce sont à coup sûr les plus bouleversants.

  • « Imaginez une représentation du "Ring" de Wagner orchestré par Sam Peckinpah sur un livret composé par J.R.R. Tolkien, avec interludes musicaux d´Aaron Copland, et vous aurez une petite idée de l´ambition de ce roman étourdissant. »The New York Times Book Nous sommes au dixième siècle de notre ère. Venus de Suède, de Norvège ou d´Islande, une longue lignée de rois vikings s´apprête à franchir les océans de glace qui les séparent d´une terre mythique : le Vinland, sésame de la gloire et de tous les fantasmes dont l´Amérique sera le nom. Cinq cents ans avant Colomb, Erik le Rouge, Leif le Chanceux, Freydis Eiriksdottir et quelques autres seront ainsi les véritables premiers « inventeurs » du Nouveau Monde. Quittant l´Europe nordique aux vieux parapets peuplés de monstres et de dieux du froid, ils toucheront à ce pays de cocagne, terre de lait, de miel et de légendes, avant d´en être chassés par ses habitants natifs, les redoutables indiens Skrælings...



    De cette odyssée grandiose, la mémoire et les mythes ont été conservés dans l´un des documents les plus prodigieux de notre littérature : les Sagas islandaises. C´est à ce monument que s´attaque William T. Vollmann dans ce roman non moins monumental. L´auteur de La Famille Royale, des Fusils et du Livre des Violences, depuis longtemps hanté par les origines héroïques et sanglantes de l´Amérique, ne pouvait pas rester sans se lancer à la conquête de cette mythologie - mais en la transfigurant au gré de ses propres obsessions, avec la facétie, la folie des grandeurs et le génie littéraire qu´on lui connaît. La Tunique de glace est ainsi un opéra de bruit et de fureur, une ode somptueuse et barbare à la splendeur des paysages arctiques et à la geste de nos ancêtres vikings, où dans un joyeux tohu-bohu se mélangent mythologie nordique, fantasmagorie historique, récit de voyage et d´aventures, contes inuits et pastorale américaine...





    Après Les Fusils, le cherche midi poursuit ici, dans sa collection Lot 49, la publication en langue française du cycle romanesque en sept volumes, "Seven Dreams" de William T. Vollmann. Ce cycle en cours d´écriture - quatre titres sont déjà parus à ce jour - se veut une histoire symbolique de la découverte du continent nord-américain.

  • En 1543, l'astronome polonais Nicolas Copernic repose sur son lit de mort, tenant entre ses mains un exemplaire de son livre récemment publié : Des révolutions des sphères célestes. Jusqu'alors - parce que l'Église l'enseignait et que cela semblait l'évidence même - on était persuadé que la Terre régnait au centre de l'Univers. En décentrant brutalement la Terre, en décrivant une nouvelle cosmologie où c'est le Soleil qui occupe la position centrale, Copernic accomplit une révolution irréversible, qui infléchit, en même temps que la place de l'homme dans l'Univers, le cours de la pensée humaine. En cet âge où le télescope n'avait pas encore été inventé, hormis la force de sa pensée, de ses calculs, de quels moyens Copernic disposait-il au juste ? Pouvait-il avoir conscience des fabuleuses conséquences de sa découverte ? Son époque était-elle prête à accepter pareille révolution ? Ce sont ces questions que le grand romancier américain William T. Vollmann explore dans cet ouvrage, avec l'énergie intellectuelle et l'acuité stylistique qu'on lui connaît. Il refait pour le lecteur d'aujourd'hui - et avec lui - le parcours qui a permis à Copernic, seul contre presque tous, " d'immobiliser le Soleil et de faire se mouvoir la Terre ". Des révolutions des sphères célestes est l'un des très rares livres dont on peut affirmer qu'il a " changé le monde ". Et cependant, à l'exception de la première de ses cinq parties, il n'a jamais été traduit en français. En commentant étape par étape le maître livre de Copernic, William Vollmann fait plus que combler une lacune : il rend accessible - aux lecteurs curieux comme aux novices - la plus prodigieuse des Grandes Découvertes.

  • Dans ce roman-mosaïque composé de treize récits et de treize épitaphes qui se reflètent et s'illuminent, william t.
    Vollmann explore avec minutie et humanité les différents mécanismes de la perte. qu'il s'agisse d'une ville que l'on quitte, comme san francisco, d'amis que l'on perd de vue, d'une femme qui s'éloigne ou tout simplement de la vie qui s'en va, les formes de désarroi varient, et avec elles les solutions de survie. écrits dans un style à l'élégance monstrueuse, situés en des lieux et à des époques variés, ces récits mettent en scène les individus chers à vollmann : prostituées, voleurs, clochards, pornographes, assassins.
    Y compris l'auteur lui-même.

  • Examines and analyzes the diversity of poverty, using a series of interviews with impoverished people from around the world, who draw on their belief systems to account for their financial disadvantages.

  • Anglais Imperial

    William Tanner Vollmann

    For the migrant workers Imperial County has held the promise of paradise - and the reality of hell. Sprawling across a stinking artificial sea, across the deserts, date groves and labor camps of south-eastern California, it is a land beautiful and harsh, enticing and deadly, rich in history and heartbreak. This title explores this region.

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