• Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigréaux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu'en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s'installent clandestinement dans «l'Annexe» de l'immeuble du 263, Prinsengracht. Le 4 août 1944, ils sont arrêtés sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa soeur Margot. La jeune fille a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et son témoignage, connu dans le monde entier, reste l'un des plus émouvants sur la vie quotidienne d'une famille juive sous le joug nazi. Cette édition comporte des pages inédites.

  • Mon frère

    Daniel Pennac

    Peu de temps après la mort de son frère Bernard, Daniel Pennac entreprend la lecture publique d'une célèbre nouvelle de Melville, Bartleby le Scribe. Or, Bernard et lui partageaient la même passion pour le personnage de Bartleby. En faisant alterner ici des extraits de la nouvelle tel qu'il l'adapta pour le théâtre et les anecdotes sur Bernard, souvenirs tendres, drôles ou cinglants, répliques pleines d'humour et de lucidité, Daniel Pennac dresse le portrait de ce frère disparu, vrai complice, irremplaçable compagnon de sa vie. Et il révèle une étrange proximité entre les deux personnages. Comme Bartleby, Bernard pratiquait un retrait de plus en plus délibéré de la vie sociale. À ce témoignage de tendresse fraternelle, Pennac mêle des réflexions passionnées sur le théâtre, le jeu et les masques sociaux. Le tout forme un livre d'amour profond, lucide et bouleversant.

  • « Il y a encore tant de choses que j'ignore au sujet de l'Amérique, de la vie, et de ce que l'avenir nous réserve. Mais je sais qui je suis. Mon père, Fraser, m'a appris à travailler dur, à rire souvent et à tenir parole. Ma mère, Marian, à penser par moi-même et à faire entendre ma voix. Tous les deux ensemble, dans notre petit appartement du quartier du South Side de Chicago, ils m'ont aidée à saisir ce qui faisait la valeur de notre histoire, de mon histoire, et plus largement de l'histoire de notre pays. Même quand elle est loin d'être belle et parfaite. Même quand la réalité se rappelle à vous plus que vous ne l'auriez souhaité. Votre histoire vous appartient, et elle vous appartiendra toujours. À vous de vous en emparer. »

  • Jeunesse

    Pierre Nora

    Depuis des années, mes amis me pressent, en m'écoutant raconter mes histoires, d'écrire mes Mémoires. Je me suis toujours refusé à cette tâche que je sentais pourtant, moi-même, nécessaire.
    Les souvenirs ici réunis ne s'apparentent donc pas à des Mémoires, au sens classique du terme, mais à un mélange de ce que j'ai baptisé « lieux de mémoire » et « ego-histoire ». Pour mieux dire, ils relèvent de ce que l'on appelait autrefois un roman d'apprentissage.
    Je me suis spontanément concentré sur les traits singuliers de mes jeunes années : la guerre de neuf à treize ans pour un enfant juif ; une famille faite d'individualités fortes ; une impossibilité à me plier aux normes universitaires sans pouvoir cependant m'en détacher ; une initiation amoureuse des moins banales ; une ouverture à plusieurs types de vie qui n'a pas été offerte à tous. Une jeunesse qui m'a fait ce que je suis.
    P. N.

  • D'un côté, le sable et de l'autre, la neige. C'est avec ces deux couleurs et ces deux éléments que Chantal Thomas nous offre un bouleversant autoportrait, campé entre les plages de son enfance à Arcachon et au Cap ferret et la ville de Kyoto aujourd'hui, sous la neige d'un 31 décembre, ville mélancolique, ville magique. En passant par les semaines à la campagne, avec Louisette, la fille des fermiers, dans la maison d'enfance de son père, Le Petit Palet, près de Saintes.
    Les lieux, les temps et les dates se chevauchent, mêlant la joie, la liberté, la cocasserie et les jeux de l'enfance à la gravité et le mystère d'un père silencieux, mutique, qui mourra très jeune, à quarante-trois ans.
    Les vagues de l'Océan rythment le récit. La Grande Dune, les excursions au Cap Ferret, le bateau, le petit train, les aiguilles de pin, les huîtres, l'ivresse des mots et du vin, l'amitié, les poupées, le ski, les parties de pêche avec le père, les promenades en bateau deviennent ici des « Mythologies ». Le calme d'un côté, la violence de l'autre. Toute une fresque pour dire la beauté des choses et la puissance de leur silence. Dans l'intimité d'une mémoire, écrite dans une langue faite d'élégance et de grâce pour exprimer des sensations les plus fugitives tout en faisant l'éloge du déplacement. De sable et de neige, ou l'art de vivre dans l'instant.
    Les photos d'Allen Weiss en gros-plan couleurs accompagnent délicatement le voyage, ponctué également de photos d'enfance et d'estampes japonaises.
    CHANTAL

  • «J'ai voulu l'oublier cette fille. L'oublier vraiment, c'est-à-dire ne plus avoir envie d'écrire sur elle. Ne plus penser que je dois écrire sur elle, son désir, sa folie, son idiotie et son orgueil, sa faim et son sang tari. Je n'y suis jamais parvenue».
    Dans Mémoire de fille, Annie Ernaux replonge dans l'été 1958, celui de sa première nuit avec un homme, à la colonie de S dans l'Orne. Nuit dont l'onde de choc s'est propagée violemment dans son corps et sur son existence durant deux années.
    S'appuyant sur des images indélébiles de sa mémoire, des photos et des lettres écrites à ses amies, elle interroge cette fille qu'elle a été dans un va-et-vient implacable entre hier et aujourd'hui.

  • Les mots

    Jean-Paul Sartre

    « J'ai commencé ma vie comme je la finirai sans doute : au milieu des livres. Dans le bureau de mon grand-père, il y en avait partout ; défense était de les faire épousseter sauf une fois l'an, avant la rentrée d'octobre. Je ne savais pas encore lire que, déjà, je les révérais, ces pierres levées : droites ou penchées, serrées comme des briques sur les rayons de la bibliothèque ou noblement espacées en allées de menhirs, je sentais que la prospérité de notre famille en dépendait... »

  • Arrêtée par la Gestapo en mars 1944 à Avignon avec son père, son petit frère et son neveu, Ginette Kolinka est déportée à Birkenau. Elle sera la seule à en revenir. Dans ce convoi se trouvent deux jeunes filles dont elle deviendra l'amie - Simone Jacob et Marceline Rosenberg, plus tard Simone Veil et Marceline Loridan-Ivens.
    Ginette Kolinka raconte ce qu'elle a vu et connu. Les coups, la faim, le froid. La haine. Le corps et la honte de la nudité. Les toilettes de ciment et de terre battue. La cruauté. Parfois, la fraternité. La robe que lui offrit Simone et qui la sauva. Aujourd'hui, dans toutes les classes de France, et à Birkenau, où elle retourne avec des élèves, Ginette Kolinka témoigne et se demande encore comment elle a pu survivre à « ça ».

  • Océane

    Florence Arthaud

    • Arthaud
    • 17 Mars 2021

    « La force de la mer m'a souvent impressionnée, mais elle ne m'a jamais fait peur. Sa tendresse m'émeut encore tous les jours. J'ai l'impression qu'elle fait tout pour me rendre heureuse ».

    Écrit au seuil des années 1990, le manuscrit d'Océane ne sera jamais publié. Trente ans plus tard, avec l'accord de Marie et Hubert, fille et frère de Florence Arthaud, cette poignante déclaration d'amour à la mer voit enfin le jour, aux éditions Arthaud.
    Celle qui fut surnommée « la fiancée de l'Atlantique » dévoile l'origine de sa passion pour la voile mais aussi les moments difficiles, en mer, lorsque des accidents l'ont mise en danger ou lui ont fait perdre des proches, et sur Terre, où elle a dû faire face au défi d'être une des seules femmes dans le milieu de la course au large.
    En contrastes, en lumières, toutes les facettes de la personnalité de Florence Arthaud s'animent à nouveau, grâce à ce texte retrouvé.

  • Un journal intime est une entreprise de lutte contre le désordre. Sans lui, comment contenir les hoquets de l'existence ? Toute vie est une convulsion : une semaine se passe au soleil, une autre dans l'ombre, un mois dans la paix, un autre sur la crête.
    Tout cela ne fait pas un destin, mais un effroyable battement, une trémulation de cauchemar.
    Le journal est la bouée de sauvetage dans l'océan de ces errements.
    Chaque soir, on y revient.
    On lui voue sa fidélité.
    Et grâce à lui une ligne se dessine, la vibration s'apaise en une très légère oscillation.

  • Ce texte rassemble des réflexions, des citations et des portraits, à partir desquels Philippe Labro propose une sorte de « livre de sagesse » où l'on reconnait ses passions pour la littérature, la musique, la politique et la nature. Ainsi le volume recèle d'informations inédites sur des personnages illustres que l'auteur a connus, tels que Serge Gainsbourg, Johnny Hallyday, Romain Gary, Tom Wolfe, Jean-Pierre Melville, Georges Pompidou... Ce sont des portraits vivants, souvent étonnants, car Philippe Labro nous donne accès à l'intimité de leur création. Il a écrit des chansons pour Hallyday et tout un album pour Serge Gainsbourg. Il a travaillé avec le cinéaste Jean-Pierre Melville, qui lui a prodigué ses conseils pour réaliser des films. En politique, les analyses de Philippe Labro se nourrissent à la fois des hommes qu'il a fréquentés, comme Pompidou et Chirac, mais aussi de la lecture scrupuleuse des oeuvres de Churchill et du Général de Gaulle, dont il donne ici un éclairage original. Au contact de Tom Wolfe et de Romain Gary, l'auteur a pu s'intéresser à la part mystérieuse de l'écriture et à l'effort qu'elle requiert de l'écrivain.Dans ce livre de réflexions et de souvenirs, l'auteur déploie un sens aigu de la narration pour donner vie à ses portraits et à ses analyses. C'est également un texte de sagesse où Philippe Labro essaie de comprendre ce feu sacré qui habite les quelques grands créateurs qu'il a pu approcher et qui ont donné du sens à son parcours. Pour le lecteur, c'est un livre édifiant, une traversée lumineuse dans un destin qui est au contact des autres s'est chargé de leurs enseignements.

  • « Vous n'imaginiez tout de même pas, que j'allais me contenter de vous débiter des souvenirs d'enfance et de jeunesse ? Je ne me mets pas très haut, mais je ne suis pas tombé assez bas pour vous livrer ce qu'on appelle des Mémoires. » Pour raconter ses neuf décennies de vie, Jean d'Ormesson a choisi de se défendre dans un procès qu'il s'intente à lui-même. Sous la forme d'un dialogue pétillant entre son moi et son surmoi, l'auteur fait défiler au galop un passé évanoui. il va de l'âge d'or d'un classicisme qui règne sur l'Europe à l'effondrement de ce « monde d'hier » si cher à Stefan Zweig. De Colbert, Fouquet, Bossuet ou Racine à François Mitterrand, Raymond Aron, Paul Morand et Aragon.
    Les aventures d'un écrivain qui a aimé le bonheur et le plaisir en dépit de tant de malheurs cèdent peu à peu la place à un regard plus grave sur le drame qui ne cesse jamais de se jouer entre le temps et l'éternité, et qui nous emportera.

  • Edgar Morin, qui a 100 ans en 2021, réunit les souvenirs remontés à sa mémoire et déroule dans ce livre l'épopée vivante d'un homme qui a traversé les grands événements du XXe siècle. La grande histoire se mêle à une vie riche de voyages et de rencontres, où l'amitié et l'amour occupent une place centrale.

    « Ces souvenirs témoignent que j'ai pu admirer inconditionnellement des hommes ou femmes qui furent à la fois mes héros et mes amis. Ils témoignent des illuminations qui m'ont révélé mes vérités, de mes émotions, de mes ferveurs, de mes douleurs, de mes bonheurs. Ils témoignent que je suis devenu tout ce que j'ai rencontré. Ils témoignent que le fils unique, orphelin de mère que j'étais, a trouvé dans sa vie des frères et des soeurs.

    Ils témoignent de mes résistances : sous l'Occupation, puis au cours des guerres d'Algérie, de Yougoslavie, du Moyen-Orient, et contre la montée de deux barbaries, l'une venue du fond des âges, de la haine, du mépris, du fanatisme, l'autre froide, voire glacée, du calcul et du profit, toutes deux désormais sans freins.

    Ces souvenirs témoignent enfin d'une extrême diversité de curiosités et d'intérêts, mais aussi d'une obsession essentielle : que puis-je savoir ? Que puis-je croire ? Que puis-je espérer ? Inséparable de la triple question : qu'est-ce que l'homme, la vie, l'univers ? Cette interrogation, je me suis donné le droit de la poursuivre toute ma vie. » Edgar Morin

  • « Post-scriptum, c'est le démarrage d'une autre vie. C'est le début de ma vie avec Lou... de mon union avec Jacques Doillon... Kate est maintenant teenager, Charlotte a neuf ans...
    C'est une autre ouverture, une autre balade, plus curieuse des autres, découvrant une trajectoire, des concerts, des tournées, des pièces de théâtre, voyageant, parfois m'attachant à des personnes... Il me semble que j'ai plutôt navigué dans un optimisme absolument infondé. J'ai cessé d'écrire ce journal à Besançon le 11/12/13... en apprenant la mort de Kate... ».
    Après les Munkey Diaries, qui retraçaient la vie de Jane Birkin de 1957 à 1982, ce second volume de son journal intime, débutant après sa séparation d'avec Serge Gainsbourg, traverse les années 1980 à 2000 avec une fantaisie et une grâce qui lui permettent de surmonter bien des épreuves. On retrouve avec bonheur une mère dévorée d'amour pour ses trois filles qui s'émancipent, une amoureuse tiraillée entre passion, jalousie et nostalgie, une artiste engagée qui s'épanouit et enchante le monde entier.

  • Quand on flâne entre les rayons, on oublie souvent que le libraire est là qui nous observe. Et quand l'un d'eux épingle nos bizarreries et nos manies d'une plume malicieuse, il peut en faire un joyeux jeu des sept familles, caustique et cocasse. Vous reconnaîtrez-vous dans un des lecteurs de ce savoureux recueil de portraits et d'anecdotes ?

  • « Contrairement aux apparences, je suis plutôt un homme sauvage, fleurs, papillons, arbres, îles. Ma vie est dans les marais, les vignes, les vagues. Qu'importe ici qui dit je. Écrire à la main, nager dans l'encre bleue, voir le liquide s'écouler sont des expériences fondamentales. Je vis à la limite d'une réserve d'oiseaux, mouettes rieuses, goélands, faucons, sternes, bécasseaux, canards colverts, hérons. Ah être un oiseau ! Dans la maison, tous les matins, je laisse Richter jouer Haydn, on pourrait l'écouter sans cesse, ré mineur, concert public de Mantoue, notes vives et détachées, j'aime le futur immédiat, je ne crains pas la répétition, jeu enfantin, cercle qui ne va nulle part, on écrit toujours pour une voix disait Beckett, pas de voix, pas de notes ni de mots. Le bonheur est possible. Je répète. Le bonheur est possible. » Il y a de la magie dans la vie et dans l'oeuvre de Philippe Sollers, écrivain, éditeur, critique, solitaire, paradoxal, et merveilleux visionnaire. Une magie née de sa passion pour la littérature, la poésie, la nature et la musique, pour la rencontre amoureuse, pour l'art du secret et de l'intime. Philippe Sollers, en agent secret ? Tel est le pari de ce singulier et bouleversant autoportrait.

  • Dara McAnulty est un naturaliste nord-irlandais, un amoureux de la faune et de la flore, un adolescent autiste ayant trouvé dans la nature un remède à ses maux, un refuge. En 2018, alors que sa famille s'apprête à déménager à l'autre bout du pays, Dara est dévasté par la perspective de devoir quitter les forêts et paysages qu'il affectionne. L'écriture s'impose à lui comme une nécessité - un moyen d'exprimer ses sentiments et son engagement, ses passions et ses frustrations. À tout juste quatorze ans, il entreprend la rédaction d'un journal et nous fait partager, au fil d'une année, son émerveillement au contact de la vie sauvage et sa lassitude face à l'inconséquence et l'indifférence humaines ; il nous dévoile le quotidien d'un adolescent tiraillé entre les préoccupations inhérentes à son âge et un combat pour la conservation de l'environnement, qui le pousse à transcender son «handicap invisible» en allant vers les autres. Mêlant observations scientifiques, nature writing, poésie et mythologie irlandaises, son récit nous offre la perspective unique d'un jeune autiste sur le monde vivant et nous invite à observer et protéger les merveilles trop souvent ignorées qui nous entourent.

  • Les philosophes ont la chance d'avoir Minerve pour déesse protectrice. Sa chouette prend son vol au crépuscule. Heureuse coïncidence, c'est là où j'en suis. Ce volatile, juste avant la nuit, nous prête sa vue plongeante sur l'enfilade des hasards qui nous a fait grandir. On peut alors rembobiner le film et discerner comme une courbe reliant nos saisons l'une à l'autre. Pardon pour l'outrecuidance mais il m'a semblé que la parabole d'un « intellectuel » français, ayant connu plus d'un pays et quelques écarts de conduite, pouvait, comme un document parmi d'autres, contribuer à la cartographie d'une époque très bousculée et encore un peu floue.
    Régis Debray

  • De 1941 à 1943, à Amsterdam, une jeune femme juive de vingt-sept ans tient un journal. Le résultat : un document extraordinaire, tant par la qualité littéraire que par la foi qui en émane. Une foi indéfectible en l'homme alors qu'il accomplit ses plus noirs méfaits. Partie le 7 septembre 1943 du camp de transit de Westerbork, d'où elle envoie d'admirables lettres à ses amis, Etty Hillesum meurt à Auschwitz le 30 novembre de la même année.

  • « J'ai écrit mon journal à partir de 11 ans, adressé à Munkey, mon confident, ce singe en peluche offert par mon oncle, gagné dans une tombola. Il a dormi à mes côtés, il a partagé ma vie avec John, Serge, Jacques, il a été le témoin de toutes les joies et toutes les tristesses. En relisant mes journaux, il me semble flagrant qu'on ne change pas. Ce que je suis à 12 ans, je le suis encore aujourd'hui. » On croyait tout connaître de Jane Birkin, tant elle fait partie de notre histoire depuis cinquante ans, jusqu'à ce livre qui nous fait vivre une époque flamboyante, du Swinging London au Saint-Germain-des-Prés des années 1970, et donne à lire le quotidien d'une grande amoureuse et d'une artiste exceptionnelle.Un journal à la fois intime et universel.C'est splendide et passionnant. Olivia de Lamberterie, France Inter.On rit, on pleure avec elle et on a envie d'embrasser celle qui nous a fait si souvent rire et rêver. Bernard Babkine, Marie France.

  • Idiotie

    Pierre Guyotat

    Cet Idiotie traite de mon entrée, jadis, dans l'âge adulte, entre ma dix-huitième et ma vingt-deuxième année, de 1958 à 1962. Ma recherche du corps féminin, mon rapport conflictuel à ce qu'on nomme le «réel», ma tension de tous les instants vers l'Art, ma pulsion de rébellion permanente : contre le père pourtant tellement aimé, contre l'autorité militaire, en tant que conscrit puis soldat dans la guerre d'Algérie, arrêté, inculpé, interrogé, incarcéré puis muté en section disciplinaire.
    Drames intimes, politiques, amitiés, camaraderies, cocasseries, tout y est vécu dans l'élan physique de la jeunesse.

  • Satchmo, ma vie à la Nouvelle-Orléans Nouv.

    Ce récit autobiographique est celui de l'enfance et de la jeunesse de Louis Arsmtrong dans lequel il évoque avec une bonhommie souvent ironique des moments parfois tragiques de son existence et de celle de ses proches - l'humour n'est-il pas la politesse du désespoir ? On y apprend qu'il naquit dans un milieu extrêmement modeste à La Nouvelle-Orléans, que sa mère, Mayann, qu'il évoque toujours de façon drôle et émouvante, était probablement une prostituée, qu'il passa de longs mois dans une maison de correction où il s'initia au cornet à pistons. Son don exceptionnel fit rapidement de lui une célébrité locale. Il était encore un adolescent quand il commença à jouer dans les fanfares et les bastringues de la ville, tout en pelletant du charbon pour arrondir ses fins de mois. Fasciné par les musiciens des honky tonks, ces pionniers du jazz, il s'attacha à étudier leur style et ce fut l'un d'eux, le légendaire King Oliver, qui lui mit le pied à l'étrier. Texte capital pour comprendre le parcours de l'un des plus grands musiciens du siècle dernier, Satchmo est également un témoignage inestimable qui nous éclaire sans idéologie sur les conséquences de la ségrégation raciale à La Nouvelle-Orléans dans le premier tiers du XXe siècle. Toute ressemblance avec les problèmes rencontrés de nos jours par les Noirs américains dans les États de la Bible Belt n'est évidemment pas fortuite.

  • Silhouette imposante, port de tête altier, elle fait résonner la voix d'une femme noire, fière et volontaire, qui va devoir survivre dans un monde d'une extrême dureté, dominé par les Blancs. Une voix riche et drôle, passionnée et douce qui, malgré les discriminations, porte l'espoir et la joie, l'accomplissement et la reconnaissance, et défend farouchement son droit à la liberté.

    Après l'inoubliablement beau Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage, Maya Angelou poursuit ici son cycle autobiographique. Maya Angelou fut poétesse, écrivaine, actrice, militante, enseignante et réalisatrice. Elle a mené de nombreux combats avant de devenir une icône contemporaine qui a inspiré la vie de millions de personnes. Elle a côtoyé Nelson Mandela, Martin Luther King, Malcolm X et James Baldwin. À sa mort, Michelle Obama, Rihanna, Oprah Winfrey, Emma Watson, J. K. Rowling et beaucoup d'autres encore lui ont rendu hommage.

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