À propos

« Plus il est malheureux, plus il est redoutable. » Après avoir feint sa mort pour échapper à ses ennemis, Mithridate est de retour dans son royaume et sème la terreur parmi ses sujets. Car en son absence, les langues se sont déliées : Pharnace, son fils aîné, a fait alliance avec les Romains, ennemis jurés de son père ; quant à Xipharès, le cadet, il a avoué son amour à Monime, pourtant promise à Mithridate... et cet amour est partagé. Face à ces non-dits, la colère et la jalousie conduiront-elles cet admirable chef de guerre à devenir un tyran ? Tensions politiques et amoureuses se mêlent dans Mithridate (1672), opposant le despote légendaire à sa propre famille. Tour à tour bourreau et victime, il incarne le héros racinien par excellence : passionné et profondément ambivalent. DOSSIER - De l'Histoire à la tragédie : le travail des sources - Mithridate à la scène, avant et après Racine - La jalousie, passion tragique - Mithridate, une tragédie ?


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  • Auteur(s)

    Jean Racine

  • Éditeur

    Flammarion

  • Distributeur

    Union Distribution

  • Date de parution

    10/04/2024

  • Collection

    Gf

  • EAN

    9782081469877

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    192 Pages

  • Longueur

    17.8 cm

  • Largeur

    10.8 cm

  • Épaisseur

    1.3 cm

  • Poids

    128 g

  • Support principal

    Poche

Infos supplémentaires : Broché  

Jean Racine

1639-1699
Jean Racine naît un an après Louis XIV, en 1639 alors que Corneille a trente-trois ans et Molière, dix-sept. En 1643, il se retrouve orphelin et sa soeur, entrée à Port-Royal, est devenue abbesse. Il est recueilli par son grand-père maternel et bénéficie gracieusement des Petites-Ecoles de l'abbaye. En 1653, il entre au Collège de Beauvais et de retour dans le foyer janséniste, il y recevra des cours de grec. Malgré les reproches de sa soeur, il fréquente les gens de lettres: La Fontaine, puis Boileau et Molière. A partir de 1667, il donne ses meilleures pièces et reçoit une pension royale. Dix ans plus tard, il devient, avec Boileau, historiographe du roi, au grand scandale de certains, Mme de Sévigné en tête. Ses pièces Esther et Athalie, jouées à Saint-Cyr, obtiennent un grand succès mondain. En 1694, Racine se rapproche de Port-Royal et entreprend des négociations en faveur de l'abbaye.
Il meurt, rue des Marais, le 7 janvier 1699 et selon son désir, est inhumé à Port-Royal des Champs. Le cimetière sera détruit, comme l'abbaye, en 1709, par ordre du roi. Le 2 décembre 1711, les restes du poète sont à nouveau inhumés à Saint-Etienne-du-Mont.
On peut se plaire à étudier la poésie racinienne, la musique des vers et la beauté des images. On peut relever et expliquer les emprunts à la mythologie, à l'histoire et aux maîtres antiques. Mais est-il de meilleure approche, pour un public jeune, que l'étude des sentiments tels que Racine nous les montre, ni héroïques, ni royaux mais humains simplement. Avec lui, s'installe en littérature l'empire des femmes: il les a peintes au moment où elles deviennent souveraines dans une société lassée des guerres. Il a peint la Femme, plus sensible que raisonnée, courageuse ou violente quand la passion s'empare d'elle.

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