Du corps

À propos

Ce texte, André Comte-Sponville l'a conçu quand il avait 26 ans. L'oeuvre est une méditation de jeunesse. Elle se présente à bien des égards comme un exercice d'admiration (Montaigne et Pascal, Épicure et Lucrèce, Spinoza et Descartes, Marx et Freud...) mais relève aussi d'une déprise radicale d'avec la modernité littéraire et intellectuelle (Foucault, Deleuze, Barthes, Derrida...). Une douzaine de sections aborde quelques grands thèmes philosophiques, l'art, la liberté, la vérité, la religion..., dans un style libre et concis, proche de l'aphorisme qui fascinait déjà le jeune écrivain. Vingthuit ans plus tard, au moment de publier ce texte de jeunesse, l'auteur a à peine révisé son manuscrit. Il lui reconnaît un caractère certes juvénile et imparfait mais en endosse la paternité avec le regard mûr de l'homme accompli. « Il faut savoir penser contre son temps » : telle était déjà la ligne de conduite que s'était fixé l'écrivain.



Sommaire

Préface (édition 2008).
Avant-propos.
Chapitre premier. La philosophie, l'éthique et la morale ; ni espoir ni désespoir ; donner une âme à mon corps ; matérialisme et sublimation.
Chapitre II. L'amour, la poésie.
Chapitre III. L'admiration ; les sciences, les arts, la philosophie ; bonheur et malheur.
Chapitre IV. L'art et le beau ; la crise de l'art contemporain ; Magritte et Chardin ; classicisme et modernité : sortir du XIX siècle ; Mozart ; éthique et esthétique.
Chapitre V. Dieu, la religion, l'athéisme ; rationalisme et superstitions ;
L'esprit descendant chez Simone Weil ; le haut et le bas ; ni pessimisme ni optimisme ; l'égoïsme et la mort.
Chapitre VI. Vie sociale et politique ; ridicule et tyrannie ; la démocratie ; le progrès ; l'individu et le groupe.
Chapitre VII. Qu'est-ce que le moi ? ; taceo ou cogito ? ; l'âme ; amour de soi et amitié ; Spinoza contre Pascal ; l'égotisme ; amour de soi et sagesse ; le dualisme paradoxal de Paul Valéry ; le sage, c'est l'anti-Narcisse ; ne pas mentir.
Chapitre VIII. Vouloir philosopher ; que la critique du libre arbitre n'abolit pas toute hiérarchie éthique ; déterminisme et libération dans les sciences humaines ; raison et volonté.
Chapitre IX. Matérialisme et ascension ; la difficulté d'être ; le naturalisme de Spinoza ; le point de vue de Dieu ou de la totalité ; le silence ; valeur et vérité.
Chapitre X. La mort chez Platon et chez Épicure : thanatophilie ou hédonisme ; vivre au présent : carpe aeternitatem ; mort et finitude ;
L'éternité et le temps ; l'histoire et la vérité ; la sagesse.
Chapitre XI. Le matérialisme : qu'il explique le supérieur par l'inférieur, mais sans nier sa supériorité ; une verticalité sans transcendance ; l'absolu pratique ; Nietzsche, Hegel ou Spinoza ? ; le haut n'existe pas d'abord, mais le bas ; le rire d'Épicure ; la morale et l'histoire ; hétéronomie du sens, autonomie de la vérité ; ce qui en découle : que la vérité n'a pas de sens, ni le sens, de vérité ; la béatitude : l'amour vrai du vrai.
Chapitre XII. Le paradoxe de ce recueil ; philosophie et littérature ;
éclectisme ? ; ridicule, vérité, classicisme ; comment j'ai écrit ce livre

Rayons : Sciences humaines & sociales > Philosophie > Philosophie contemporaine

  • EAN

    9782130812999

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    352 Pages

  • Longueur

    19 cm

  • Largeur

    13 cm

  • Épaisseur

    1.7 cm

  • Poids

    312 g

  • Distributeur

    Union Distribution

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

André Comte-Sponville

Philosophe et enseignant français, né en 1952, André Comte-Sponville est l'auteur de nombreux ouvrages qui, par leur clarté et leur pédagogie, mettent la philosophie à la portée de tous. Philosophe humaniste, il a remis la recherche de la sagesse au goût du jour et a écrit sur beaucoup des thèmes classiques traités par les philosophes antiques ou des siècles passés, y compris sur la philosophie politique. Dans la "Sagesse des modernes", ouvrage co-signé avec Luc Ferry, les deux philosophes confrontent leurs visions respectives sur des thèmes fondamentaux comme la quête de sens, la liberté, la sagesse... André Comte-Sponville a eu la foi jusqu'à 18 ans : "L'une des rares choses dont je suis sûr en ce domaine, c'est que Dieu ne m'a jamais rien dit". Il se définit comme un athée fidèle car il se reconnaît dans une certaine tradition et histoire des valeurs gréco-judéo-chrétiennes. Il pense que l'homme peut se passer de religion, la philosophie en étant l'un des moyens.

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