Correspondance (août 1914 - avril 1915)

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Correspondance (août 1914 - avril 1915) (PREFACE DE MICHEL BERNARD)

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Au début du mois d'août 1914, Paul Dupuy, secrétaire général de l'École normale supérieure, avait demandé à tous les élèves mobilisés de lui écrire depuis le front. Eux l'informeraient de la guerre, lui donnerait à chacun des nouvelles des autres. Rapidement, Dupuy constata que les lettres de Maurice Genevoix, alors âgé de 23 ans, représentaient un intérêt supérieur par leur force d'évocation et que leur auteur était un écrivain particulièrement doué. Dupuy découvrit aussi une personnalité attachante à laquelle il adressa des lettres de plus en plus longues, stimulant l'écriture de son correspondant et se livrant à son tour. À la fin de 1914, une amitié très forte était née entre le maître et l'élève. Lorsque Genevoix fut blessé, le 25 avril 1915, Dupuy fit jouer ses relations ministérielles pour pouvoir se rendre au plus tôt dans la zone des armées, à l'hôpital de Verdun, auprès de son jeune ami. Il voulait à la fois se rassurer sur son état et vérifier qu'il pourrait bientôt se mettre à la tâche et écrire la guerre comme personne n'avait su le faire avant lui. C'est Dupuy qui obligea le jeune mutilé, bouleversé, amer et déprimé, à faire le récit de son séjour au front. C'est lui qui fit signer à Genevoix son premier contrat chez Hachette. Grâce à Dupuy, le premier livre de ce qui deviendrait Ceux de 14 put paraître en mai 1916.

  • EAN 9782710370550
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 336 Pages
  • Longueur 21 cm
  • Largeur 14 cm
  • Épaisseur 2 cm
  • Poids 384 g
  • Distributeur Sodis

Rayon(s) : Littérature générale > Romans & Nouvelles

Maurice Genevoix

Né en 1890 à Decize, dans la Nièvre, Maurice Genevoix sort de l'École normale supérieure pour entrer dans la guerre, en août 1914. Il passe des mois très durs dans les secteurs les plus meurtriers du front. Grand blessé, il décrit ses épreuves dans Ceux de 14, qui le révèle au grand public. Il est l'auteur de plus de cinquante livres, parmi lesquels Raboliot (1925), qui exhalte la vie libre d'un braconnier de Sologne et lui vaut le prix Goncourt, La Dernière harde (1938) et La Forêt perdue (1967).

Broché
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